AccueilArticlesChargeurs de voitures électriques en panne : les États-Unis font face à une pénurie d'électriciens

Chargeurs de voitures électriques en panne : les États-Unis font face à une pénurie d'électriciens

La suite de votre contenu après cette annonce

Début octobre 2023, 6 % des bornes dédiées aux véhicules électriques étaient en panne aux États-Unis. Le pays est confronté à un problème de taille : il n’y a pas assez d’électriciens qualifiés pour les réparer.

Alors que les voitures électriques se démocratisent au fil des mois et remplacent petit à petit les thermiques, le pays de l’Oncle Sam est confronté à un défi majeur. Pour assurer la maintenance et les réparations éventuelles des stations de recharge, il faut des électriciens qualifiés. Problème : ils sont de moins en moins nombreux aux États-Unis, alors que la demande est de plus en plus forte.

7 000 bornes de recharge hors service aux États-Unis

Les infrastructures de recharge sont un élément clé pour favoriser et accompagner la transition vers l’électrique. Joe Biden le sait et a justement fait passer un plan d’investissement de plusieurs milliards d’euros afin de financer l’installation de 500 000 bornes d’ici 2030 dans le pays. Seulement voilà, sans techniciens qualifiés pour entretenir le réseau, cela n’a pas d’intérêt. Au début du mois, le ministère de l’Énergie des États-Unis estimait que « près de 4 000 stations de recharge publiques et 7 000 ports sont hors service ».

À lire aussi
Joe Biden veut quatre bornes de recharge à 150 kW tous les 80 km aux États-Unis d’ici à 2030

Certains analystes pensent même que les estimations du gouvernement sont assez éloignées de la réalité. Selon eux, le nombre de bornes en panne serait encore plus important. La Maison-Blanche tente de réagir en débloquant des fonds pour faire construire davantage de chargeurs et réparer ou remplacer ceux qui ne fonctionnent pas. Mais malgré toute cette bonne volonté, il faut des électriciens qualifiés et il n’y en a pas assez. Pour ne rien arranger, les chargeurs de véhicules électriques sont complexes. Pour les réparer, il faut avoir reçu une formation spéciale.

Une pénurie d’électriciens

Les prestataires qui travaillent sur la maintenance des bornes estiment que la situation actuelle représente un « défi majeur » pour le pays. Matt Trout, président de Trout Electric, dans le sud de la Californie, affirme qu’il embaucherait n’importe quel électricien sur-le-champ s’il le pouvait. Mais il n’y a personne. Selon la société Qmerit, dont la mission est d’installer des chargeurs pour véhicules électriques aux États-Unis, le pays a besoin d’au moins 142 000 électriciens qualifiés supplémentaires d’ici à 2030 pour soutenir la transition vers l’électrification.

La tendance actuelle ne va pas du tout dans ce sens. Le réservoir de main-d’œuvre est en train de se réduire. Au lieu d’augmenter, le nombre d’électriciens pourrait diminuer de 14 % d’ici à 2030. Des programmes de formation vont être déployés partout dans le pays pour tenter de palier ce problème majeur. Jennifer Meffordn est à l’origine de l’un de ces programmes. Selon elle « nous vivons un moment historique avec l’électrification de toutes nos technologies. Nous allons avoir besoin de beaucoup plus d’électriciens pendant longtemps ».

Cet article vous a plu ? Rejoignez la discussion !

Accéder au forum
Jérémie Gouryil y a 2 ans

Et l’eau ça mouille….bien evidemment j’ai jamais dis le contraire. Dans tout metier il faut de la formation. Les entreprises specialisées en installation de bornes sont tout a fait aptes a embaucher et a former des gens vu qu’elles creent les bornes. Donc aucun soucis faut juste y aller.

Anonymeil y a 2 ans

BRETON38il y a 2 ans

En 77 j’a commencé ma carrière avec un CAP électromécanique. J’ai fait du chantier (nucléaire, chimie, voitures, sucreries, réparation navale etc etc. Les conditions de travail étaient parfois abominables. Pour ceux qui ont connu Usinor Dunkerque par ex. Un coup tu es black avec le coke un coup tu es marron avec le minerai à 10h selon l’endroit de l’usine en respirant des saloperies et bosser en haut du HF4 arrêté avec 40 degrés, ciré et bottes scotchés à patauger dans la chaux et ta sueur qui brûle les pieds à travers les chaussures. Puis électricien voltigeur à travailler dans le vide puis en mer du Nord sur les plates formes de forage à moins 20 degrés dehors où griller l’été sur la ferraille des barges dans le Golf.
Bref un super métier qui m’a décidé à retourner à l’école pendant 10 ans pour ne pas mourir prématurement de maladie professionnelle ou d’usure comme mon père à 65 ans à cause de l’amiante. J’ai juste conservé un suivi post-amiante de cette période où j’avoue avoir très bien gagné ma vie.

Donc effectivement entre un électricien qui fait du dépannage en local fermé et sain, super, et celui qui bosse en maintenance dans une usine d’engrais ammonitrate ou tout est bouffé par les acides, l’ammoniaque avec des fuites partout de courant ou on se fait châtaigner sur tout ce qu’on touche, Il y a un grand spectre de pénibilité qui fera l’attirance ou pas vers le job, accepté ou pas selon la rémunération.
Travailler en mer sur méthanier non dégazable avec un explosimétre autour du cou et toucher de grosses primes de risque car ta vie est en jeu à la moindre étincelle, ça fait partie aussi des joies de l’électricien de bord quand le port refuse la réparation en cale tellement c’est risqué d’avoir un gazier non dégazé.

Et effectivement j’ai travaillé à tirer des câbles dans des bateaux à St Nazaire ou on passe la journée à passer par des trous d’homme et en se contorsionnant, avec parfois les rats en double fond. Que c’est lourd du 400 carré alu en fin de journée... Sans parler des tourets de câbles de plusieurs tonnes...
Il y a aussi la dangerosité selon les niveau de tension ou proximité. J’ai moi même gardé des séquelles d’electrisation violentes sur du 5,5kV.

Non, électricien n’est pas un métier propre et de tout repos selon le domaine d’intervention, et ca c’est vrai pour tout les métiers je suis d’accord avec vous.

Je ne voulais pas raconter ma vie c’est juste pour atténuer les clichés qu’on a sur certains métiers qu’on idéalise parfois.

Nos guides