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Renault pourrait assembler un moteur électrique chinois dans une usine française

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Renault pourrait bientôt assembler en France un moteur électrique grâce à des composants venus de Chine. Ce bloc serait destiné aux citadines.

Fin du moteur 100 % français

Dévoilé par nos confrères de l’Argus, le projet de production d’un nouveau moteur électrique au sein de l’usine de Cléon avec des composants chinois a été confirmé par Renault. Ce moteur sera utilisé dans les futurs véhicules électriques d’entrée de gamme de la marque.

La firme française prévoit de faire appel à Shanghai E-drive. Et ce n’est pas une collaboration inédite. En effet, Renault collabore déjà avec ce fournisseur chinois pour la motorisation de la nouvelle Twingo 100 % électrique.

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Ce futur moteur sera assemblé à Cléon, en Seine-Maritime. Pour dire les choses autrement, l’usine normande ne produira pas le bloc de bout en bout. Les composants principaux seront fabriqués et fournis par Shanghai E-drive, en Chine, puis assemblés en France. Renault a fait savoir qu’il envisageait d’installer une nouvelle ligne capable d’assembler jusqu’à 120 000 unités par an à partir de 2027.

C’est une étape importante dans l’évolution de ce site historique qui a notamment vu passer le moteur de la mythique R5 Turbo des années 1980. La marque au losange a laissé sous-entendre que ce futur moteur électrique pourrait également être utilisé par d’autres marques de l’alliance, notamment Dacia ou Mitsubishi. Le constructeur cherche logiquement à mutualiser les investissements industriels.

Qu’en pense le personnel ?

Du côté du personnel, l’annonce suscite des réactions mitigées. Les syndicats saluent l’arrivée d’une nouvelle activité industrielle, mais font également part de leurs inquiétudes à propos de l’absence d’engagement clair sur l’emploi. L’assemblage d’un moteur dont les composants sont importés limite la création de valeur locale.

Cette décision intervient dans un contexte plus large de transformation du groupe. Renault cherche à diversifier l’activité de ses usines françaises, notamment à Cléon, où d’autres projets industriels sont à l’étude. Parmi eux figure même la participation à un programme de fabrication de drones militaires sous l’égide de la Direction générale de l’armement.

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