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Pour continuer d’exister, l’industrie automobile européenne a besoin de gagner en souveraineté. Et cela passe forcément par l’extraction de matériaux critiques. Olaf Scholz s’est récemment entretenu avec le président serbe à ce sujet. Un homme à la tête du pays qui dispose des plus grandes réserves de lithium connues en Europe.
La Serbie a peut-être le destin du secteur automobile européen entre ses mains. Si ce petit pays d’Europe de l’Est n’est pas connu pour être un grand producteur de voitures, il a d’autres atouts particulièrement intéressants. Aujourd’hui, la Serbie dispose des plus grandes réserves de lithium connues en Europe. En effet, la région de Jadar pourrait abriter de quoi produire annuellement 58 000 tonnes de carbonate de lithium.
Olaf Scholz, le chancelier allemand, s’est entretenu mardi 10 décembre avec le président serbe à ce sujet. Lors d’une visite à Freiberg, dans l’Est de l’Allemagne, il a rappelé que « le lithium est un élément très important pour les batteries des voitures électriques ». Avant d’ajouter que « si la transition vers l’électrique doit réussir, il doit y avoir suffisamment de lithium pour notre industrie et il doit être disponible, il en va du bien-être de nos pays ».
Les constructeurs allemands traversent une période délicate. En pleine campagne de réélection, le chancelier allemand tente de relancer un pilier de l’économie du pays. Belgrade doit commencer à exploiter ses réserves de lithium à partir de 2028. Cette gigantesque mine permettrait aux marques européennes de gagner en indépendance vis-à-vis de l’Australie, du Chili et de la Chine, principaux extracteurs de l’or blanc.
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Cette étude sur le vieillissement des batteries de voitures électriques va vous rassurerOlaf Scholz sait à quel point ce projet est important pour son pays. Il a d’ailleurs proposé « le soutien de l’Allemagne pour que la Serbie développe une chaîne de valeur plus importante pour la production de lithium ». Aleksandar Vucic a déjà confirmé que le lithium que produira son pays ira « en priorité à l’Europe ». C’est une question de souveraineté industrielle et peut-être même de survie pour les fabricants du Vieux continent.
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Non, non, la Serbie produit des voitures : Stellantis y est implanté, précisément dans la bonne ville de Kragujevac, où Fiat a repris les activités automobiles du groupe Zastava, qui était associé à Fiat depuis 1953. L'usine de Kragujevac a produit la 500L pendant une dizaine d'années et fabrique désormais la Grande Punto.
Avant l'éclatement de la Yougoslavie et la guerre, l'industrie automobile était présente dans trois républiques : Zastava, connu pour ses Yugo qui ont fait un bref carton aux Etats-Unis, Renault, en Slovénie à Novo Mesto qui y est toujours et fabrique la Clio V de nos jours et sans doiute un jour la future Twingo électrique , VW, en Bosnie-Herzégovine où l'usine TAS de Sarajevo construisait des Golf (et je ne sais pas si la production a repris). La Serbie comme ses voisins ont une tradition automobile certaine, ayant commencé par du CKD pour finir par construire leurs propres modèles et alimenter l'ensemble du marché européen pour deux groupes.
Il faudra voir comment cela va évoluer, avec les projets liés au lithium et l'entrée de la Serbie dans l'UE.
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Oui exact, vu dans cette émission. Il y avait un
reportage sur une mine de kaolin, déjà en exploitation en France, qui
renfermerait du lithium-minerai sous-jacent, et selon les premiers carottages,
permettrait de faire environ 700 000 batteries annuellement. Reste à l’extraire
et traiter le minerai dans les années à venir. L’avantage sur ce site, est qu’il
ne dénature pas plus l’endroit, car déjà en exploitation raisonnée de son Kaolin.
Comme pour l'uranium : pas du tout rentable