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Xiaomi n’est pas le seul constructeur chinois à gagner de l’argent en vendant des véhicules électriques. Mais il est celui qui a atteint la rentabilité le plus vite. Et bientôt celui qui gagnera le plus ?
On en vient à se demander ce qui arrêtera Xiaomi, qui enchaîne les records depuis la commercialisation de la SU7 en avril 2024. À peine lancés, ses deux modèles se sont hissés au sommet des ventes de leur catégorie respective sur le marché chinois, engrangeant des dizaines, voire des centaines de milliers de commandes en quelques jours. Et malgré les diverses polémiques sur la sécurité ou la fiabilité, le succès ne se dément pas. L’année dernière le constructeur a ainsi écoulé plus de 400 000 voitures.
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Ce constructeur chinois enregistre son premier bénéfice après 11 années de pertes abyssalesLe dernier résultat en date est tout aussi spectaculaire. Surtout si on le compare à celui de Nio, Xpeng ou Leapmotor. Et plus encore face aux américains Rivian ou Lucid. En 2025, premier exercice complet de ventes rappelons-le, la division électrique de Xiaomi a enregistré un bénéfice net. Longtemps réputé pour être le seul petit constructeur chinois rentable, LI Auto a atteint ce stade en trois ans tout comme la division automobile de Huawei. De son côté Leapmotor a patienté six ans tandis que Nio ou Xpeng se contentent encore de bénéfices trimestriels.
Déficitaire sur les deux premiers trimestres de 2025, Xiaomi est passé dans le vert sur les deux dernières périodes. De quoi afficher un bénéfice net de 900 millions de yuans (112,5 millions d’euros). Avec un chiffre d’affaires de 103 milliards de yuans (13 milliards d’euros), la branche automobile du géant de l’électronique représente déjà près de 20 % du chiffre total (57,2 milliards d’euros).
Outre des ventes éclair, ce bénéfice est surtout le résultat d’une maîtrise absolue de son outil et des process de production. Le constructeur a ainsi monté très rapidement sa cadence, tout en maîtrisant les coûts. En comparaison, Tesla ou toutes les autres jeunes marques ont été lourdement impactées par le fameux Production Hell et un démarrage difficile de la production de leurs nouveaux modèles. Pas de ça chez Xiaomi qui semble avoir réussi à transposer son expérience dans le domaine des produits électroniques au secteur automobile.
Si 2026 sera une année de transition avec le simple lancement de nouveaux modèles, 2027 sera marquée par un nouvel enjeu de taille : la conquête à l’international, et notamment en Europe. La berline SU7 a d’ailleurs déjà été surprise durant ses tests en France.
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