AccueilArticlesHausse du prix des carburants : les Français se ruent vers les voitures électriques

Hausse du prix des carburants : les Français se ruent vers les voitures électriques

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Recharge et autonomie du SUV électrique compact
Recharge et autonomie du SUV électrique compact

Cela ne fait plus aucun doute : les voitures électriques tirent leur épingle du jeu avec le conflit au Moyen-Orient. Une récente étude menée par La Centrale montre que les recherches en ligne pour l’électrique explosent avec la hausse du prix des carburants. Avec cette guerre, Donald Trump, lui qui est ouvertement défavorable à la voiture électrique, n’avait certainement pas imaginé cela… Alors, cette tendance peut-elle s’inscrire dans la durée ?

La guerre en Iran favorise l’électrique en France

La guerre menée par les États-Unis et Israël en Iran a des répercussions partout à travers le monde. Avec la hausse du prix des carburants, l’industrie automobile fait partie des secteurs les plus touchés. Sur le terrain, les professionnels observent un phénomène très concret : les conséquences du conflit au Moyen-Orient agissent comme un déclencheur immédiat. En effet, selon le Journal de l’Automobile, les journées portes ouvertes de mars 2026 ont été marquées par une nette progression des commandes sur l’électrique. Leur part a gagné plusieurs points en quelques semaines seulement.

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Stellantis a constaté une hausse de 45 % des commandes de voitures électriques par rapport aux journées portes ouvertes de janvier et même de 65 % par rapport à mars 2025… Même chose chez Ford, qui a vu la part des commandes sur l’électrique bondir à 42 % en mars 2026, contre 25 % un an plus tôt. Dans ce contexte de hausse des prix du carburant, les ventes du Ford Puma Gen-e se rapprochent même de celles du Puma essence. De son côté, MG a enregistré 1 700 commandes (+31 % par rapport à janvier) lors des journées portes ouvertes de mars 2026.

Le marché de l’occasion tire son épingle du jeu

Et cette dynamique ne se limite pas au neuf ! Il se trouve que le marché de l’occasion profite aussi de la situation. Une étude menée par La Centrale montre que les recherches de voitures électriques d’occasion ont bondi de 91 % entre le 27 février (avant le début des tensions) et le 14 mars 2026. Un chiffre assez impressionnant, qui traduit moins un engouement soudain qu’un réflexe économique. Et comme vous pouvez le voir sur ce graphique, les recherches progressent un peu plus chaque jour. Face à un litre d’essence aux alentours des 2 €, les automobilistes semblent reconsidérer leurs arbitrages.

Derrière cette bascule, c’est la notion de TCO (ou coût total de possession) qui s’impose progressivement dans les esprits. Recharger un véhicule électrique à domicile est nettement moins onéreux que faire un plein de carburant, même si l’investissement initial est parfois plus élevé. Mais comme le note Auto Actu, le marché de l’occasion joue ici un rôle clé. Il permet de rendre ces modèles plus accessibles. D’ailleurs, les prix des voitures électriques d’occasion sont de plus en plus intéressants au fil des mois. L’écart avec le neuf se creuse, ce qui permet à plus de ménages français d’accéder à l’électrique.

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Et après ?

Cette ruée vers les voitures électriques est une bonne chose, mais le marché est-il prêt à suivre ? Entre les délais de livraison, les capacités de production des constructeurs revues à la baisse et nos infrastructures de recharge, plusieurs doutes subsistent. Et surtout, que se passera-t-il quand les prix des carburants reviendront à la normale ? Les Français vont-ils continuer de s’intéresser massivement à l’électrique en vue d’éventuels autres conflits à venir ? Ou au contraire, vont-ils décider de revenir sur des motorisations thermiques ? Attention à un potentiel effet « yo-yo » qui pourrait être préjudiciable pour le secteur.

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