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Les nouveautés chinoises se multiplient sur le marché européen. Pourtant, les modèles vendus chez nous ne représentent qu’une infime fraction des véhicules disponibles en Chine. Plusieurs autos lancées dans l’Empire du Milieu en 2025 auraient sans doute leur place ici.
Près de 20 marques chinoises sont déjà présentes en Europe. L’invasion du marché européen n’a pas pris la forme d’un tsunami à effet immédiat, mais d’une montée progressive et inexorable. Ces constructeurs ont ainsi représenté plus de 5 % des immatriculations en 2025. Au-delà de toute considération d’ordre économique, industriel ou éthique, force est de constater que certains véhicules venus de l’Empire du Milieu sont désormais « désirables ».
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Xpeng : un bon démarrage et de grandes ambitions en FranceOn ne peut pas passer à côté de la Racco. BYD a conçu une Kei spécifiquement pour nourrir ses ambitions sur le marché japonais. Une stratégie inédite, puisque cette petite citadine électrique est tout simplement la première Kei conçue par un constructeur étranger. Il y a quelques précédents, comme la première Smart Fortwo, mais avec des véhicules qui entrent plus ou moins « par hasard » dans la catégorie.
À l’heure où l’on parle de Kei à l’européenne, de compacité, de voiture électrique abordable, cette Racco aurait donc tout son sens en Europe. Il se dit que BYD y réfléchit…
Restons chez BYD, avec ce petit SUV électrique. En plein retour en vogue du « vrai » 4×4 pur et dur, BYD a lancé sa marque Fang Cheng Bao. Certains modèles doivent arriver en Europe via la marque Denza. Rien ne dit encore que le Tai 3, le plus petit de la famille, arrivera lui aussi. Dommage, car c’est sans doute le plus intéressant du lot. Un style réussi qui donne moins dans la copie que ses frères, une longueur raisonnable de 4,60 m, une motorisation électrique, une autonomie de 400 km (500 km en cycle CLTC) avec sa batterie de 65 kWh, un gros frunk à ouverture motorisée à l’avant…
Contrairement au Tai3, le iCar V23 (groupe Chery) joue bien la carte de la (très) forte inspiration d’autres modèles tout-terrain. On y trouve du Jeep, du Defender, du Classe G. En réalité, la vraie inspiration est celle de la « Jeep chinoise », la BJ212. Qui était elle même inspirée de la vraie Jeep… Avantage de ce V23 sur la plupart des véhicules chinois : sa compacité. Il ne mesure en effet que 4,22 m de long. Disponible en propulsion ou 4 roues motrices, son autonomie approcherait des 450 km WLTP (550 km CLTC). Et son prix démarre à peine à 12 000 euros en Chine. Potentiellement sous les 30 000 euros en Europe ?
À ses débuts, la Chery QQ était une copie de la Daewoo Matiz. Pour rivaliser avec les BYD Dolphin ou Geely Xingyuan, Chery mise à nouveau sur l’appellation avec la QQ3. Un dessin plutôt réussi, avec quelques inspirations Smart, une belle finition intérieure, une techno au goût du jour, moins de 4,20 m de long et un prix serré. Une offre assez sympathique, qui a de grandes chances de venir titiller les Renault 5 ou VW ID.Polo dans quelques mois. Reste à savoir sous quelle marque, vu la créativité sans fin de Chery pour en créer sans cesse de nouvelles…
On change de segment pour entrer dans le domaine des voitures « pas raisonnables ». 5,16 m de long pour ce break élégant et luxueux, proposé en variante purement électrique ou avec prolongateur d’autonomie et un prix en Europe qui dépasserait sans doute les 80 000 euros. Mais à l’heure où de nombreux constructeurs spécialistes du genre abandonne le break pourtant typiquement européen, cette Stelato S9T est un joli pied de nez. Au menu, jusqu’à 524 kW pour la version 4 roues motrices, une batterie de 100 kWh et une autonomie de 800 km (CLTC – 650 km WLTP). Aucune chance qu’elle débarque en Europe, surtout avec son contenu technologique 100% Huawei. Stelato est en effet une marque co-détenue par BAIC et le géant de l’électronique.
Après les 5 modèles chinois annoncés, offrons nous une conclusion avec un modèle chinois, mais pas chinois. L’Audi E5 Sportback a bien sa place ici, puisqu’elle est uniquement vendue en Chine, avec une technologie bel et bien chinoise. Que reste-t-il d’allemand dans tout cela si Audi renonce au Vorsprung Durch Technik pour s’en remettre à SAIC ? Le design. Et avouons que sur ce chapitre, cette E5 Sportback est plus créative que les récentes Audi purement nées à Ingolstadt…
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