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Le médiatique patron de l’enseigne Leclerc se lance dans un combat en faveur de la mobilité électrique. Plus précisément, c’est l’éligibilité des bornes de recharge aux certificats d’économie d’énergie que défend Michel-Edouard Leclerc.

On savait déjà que Leclerc était la première enseigne de grande distribution à déployer massivement des bornes de recharge mais il semble que son patron veuille aller plus loin. Il a donc sorti la grosse artillerie : message sur son blog et campagne publicitaire !



Son combat ? Rendre éligible l’installation de bornes de recharge aux fameux certificats d’économie d’énergie. Michel-Edouard Leclerc (MEL pour les intimes) explique : « La loi autorise aujourd’hui des opérateurs comme nous, à inciter financièrement les entreprises et les particuliers à réaliser des travaux d’amélioration de leur performance énergétique, en échange de Certificats d’économie d’énergie. Le système fonctionne bien. Notre proposition est de rendre éligible à ce système de compensation, l’équipement en bornes des particuliers et des entreprises. Cerise sur le gâteau, ça ne coûterait rien à l’Etat. »

Dans le billet sur son blog, que je vous invite à lire en intégralité (et à commenter), il parle de l’immobilisme dont fait preuve notre système politique : « Mais voilà. Tout le monde prend note, demande des notes, dit son soutien, mais…ça ne bouge pas! La réforme que proposent les Centres E.Leclerc n’est pourtant ni compliquée à comprendre, ni complexe à mettre en œuvre. »

L’ensemble de la proposition de Leclerc est synthétisé dans un document destiné à contribuer au débat sur la transition énergétique. Il est consultable en ligne.

En gros, avec cette proposition, Leclerc vise deux objectifs :

– cofinancer les installations de prise au domicile des particuliers
– cofinancer l’installation de bornes de recharge électrique sur l’ensemble des parkings de supermarchés et des stations-service

Les estimations réalisées par Leclerc montrent que l’équipement de la totalité des parkings de magasins de l’enseigne représenterait un coût global d’environ 2% du montant de ses obligations en matière de C2E (Certificats d’Economie d’Energie).

Pour ma part, je soutien complètement cette initiative qui va dans le bon sens, qui ne coûte rien à la collectivité et qui favorise le développement de la voiture électrique. La balle est dans le camp des politiques. En attendant, Michel-Edouard Leclerc a lancé une grande opération de communication dans les journaux :

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Rappelons que Leclerc est le deuxième distributeur de carburant en France avec 13% du marché. Intéressant, non ?