AccueilArticlesLe véhicule électrique a besoin d'un électrochoc !

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Les mois se suivent et se ressemblent sur le marché français du VE. En dépit d’innombrables atouts comparativement à l’automobile à pétrole, sa part de marché peine à dépasser 1 % du total des ventes de VP neufs. Et ce, malgré une offre constructeur qui s’est considérablement accrue au cours des dernier mois.

I. Le problème fiscal

On en a déjà parlé à de multiples reprises sur ce blog. En France, malgré de très généreuses aides à l’achat, le VE subit de plein fouet la concurrence féroce de l’automobile à pétrole, et notamment celle des véhicules diesel à usage professionnel qui bénéficient encore (!) d’avantages fiscaux liés à l’usage du gazole. Des avantages indignes de l’époque qui est la notre et pourtant conservés tels quels ou presque à chaque nouvelle loi de finance par nos vieux décideurs qui passent plus de temps à sauvegarder le passé plutôt qu’à vraiment préparer l’avenir.

II. Le problème citoyen

L’autre obstacle qui se dresse droit devant le VE, c’est les attentes citoyennes. Malgré les discours très flatteurs et les sondages d’opinion toujours très favorables au VE, la réalité du marché du neuf est hélas assez différente. Cette année encore, les grands gagnants sont dans l’ordre : les « petits » crossovers (Renault Captur, Peugeot 2008, Nissan Juke…), les modèles low cost (Dacia Duster, Sandero…), les SUV (diesel à + de 95 %). Les VE et hybrides (rechargeables) se classent très loin derrière. La Yaris hybrid sauve la mise : avec près de 45 000 immatriculations à elle-seule, l’hybride préférée des français se classe dans le top 20 des véhicules les plus vendus dans l’hexagone. Pas mal mais très insuffisant pour compenser les millions de vieux diesel qui pourrissent quotidiennement ou presque l’air des grandes villes françaises.

III. Le problème des bornes de recharge publique

Un vrai problème pour tous ceux et toutes celles qui veulent pouvoir utiliser leur VE en toute circonstance partout, tout le temps. Un faux problème pour beaucoup d’usagers potentiels du VE qui font rarement plus de 100 kilomètres par jour et qui disposent d’un garage privatif.

Un réseau de borne de recharge parfaitement fonctionnel contribuerait certes à lever le frein psychologique de la panne mais sans pour autant répondre aux attentes des automobilistes qui jugent moins contraignant le fait de rouler au pétrole plutôt qu’à l’électricité.

IV. Le problème de l’offre

C’est un problème qu’il convient désormais de relativiser. Pourtant, ça reste un obstacle à l’adoption massive du VE dès lors que l’offre reste très inférieure à celle des véhicules thermiques. C’est particulièrement vrai pour les véhicules à usage professionnel, qu’ils soient tout électrique ou hybride (rechargeable).

V. L’électrochoc : la restriction d’accès des centres villes aux véhicules polluants !

Face à l’incapacité de nos décideurs à engager de vraies réformes fiscales, face à l’inertie des mentalités et aux difficultés financières croissantes rencontrées par les collectivités territoriales, un levier reste à activer pour faire décoller les ventes de VE : la restriction d’accès aux centre villes des (vieilles) voitures à pétrole qui n’ont plus rien à y faire. Un sujet polémique comme les médias en raffolent qui ne devrait pourtant plus l’être étant donné la qualité lamentable de l’air respiré quotidiennement à l’intérieur des grandes villes.

Les véhicules électriques ayant démontré depuis longtemps leur très grande supériorité en usage urbain comparativement à n’importe quelle auto à pétrole, qu’attendent les élus des grandes villes pour prendre des décisions dont ils pourront être fiers dans le futur ? Ce n’est certes pas une solution miracle à elle-seule. Mais elle aurait au moins le mérite de montrer la volonté à agir face aux problèmes récurrents de qualité de l’air en ville. Car n’en déplaise aux nostalgiques du XXème siècle, été comme hiver, en ville, c’est bien l’automobile à pétrole le problème…

Vive le futur !

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totofil y a 11 ans

Jessy tu as un VE ? tu en a fait la publicité autour de toi ?qu'est ce que redoute les gens selon toi,
moi après 1 ans d'utilisation et de "pub" je dirai que 50% pourrais y passer tout de suite pour des raisons "logique" mais que generalement le changement du véhicule n'est pas a l'ordre du jour car véhicule a credit qui devait leur faire gagner 50€/mois du fait de leur faible conso mais qui au final leur coûte limite +cher (un peu moins vrai en ce moment), alors du coup ils attendent trop peur de ce faire enc...

john75il y a 11 ans

Bsr Boutellier. Nous pouvons aider les personnes désireuses de se charger sur leur place de stationnement en copro et immeubles bureaux. Envoyer un msg en mp et je vous donnerais mes coordonnées directes si cela peut aider. Je ne sais pas comment réagirait le modérateur si je cite l'entreprise. Même si Yoann est un ami. Cdt. Joyeuses fêtes.

Boutellieril y a 11 ans

Je connais beaucoup de personnes qui aujourd'hui, lorsque la question du renouvellement du véhicule arrive, raisonnent de la sorte :
S'ils habitent en ville, alors le principal problème provient de la complexité et du prix de l'installation d'une prise à proximité de sa place de parking souterrain (meme une toute bête prise 220v) en copropriété. Ce point n'est pas listé dans l'article ni dans les commentaires, mais le problème n°1, c'est d'avoir sa propre prise de recharge.
S'ils n'habitent pas en ville, l'autonomie est toujours un gros soucis.

Et au final, il n'achète pas le véhicule électrique malgré une volonté initiale forte.

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