Malgré une industrie sceptique face à la voiture autonome, Elon Musk assure que les premiers robotaxis Tesla seront sur les routes l’année prochaine. Cela grâce au « meilleur processeur au monde ».

La voiture autonome fait encore peur et semble loin d’être démocratisée. Promise depuis des années, elle n’est pas encore au point pour des trajets sans intervention humaine. Un certain scepticisme s’est ainsi emparé de certains constructeurs, dont Ford et PSA. A l’inverse, le californien Tesla continue d’investir sur la technologie et a annoncé ce lundi 22 avril à l’occasion de son « Autonomy Day » l’arrivée prochaine de robotaxis.

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Un processeur ultra-puissant

Lors d’une présentation aux actionnaires, le constructeur a détaillé comment allait fonctionner le système autonome. Il fonctionne avec un processeur inédit, un système de vision combiné à un apprentissage neuronal basé sur les données collectées, et le logiciel.

En résumé, le gourou de la marque tenait à prouver être passé de « ne pas produire de processeur Tesla à produire la meilleure du monde avec une énorme avance ». Surnommé FSD en interne, ce processeur équipe désormais les Model 3, S et X sortant des chaînes.

« Toutes les Tesla produites à partir de maintenant ont tout ce qu’il faut pour la conduite entièrement automatique », a répété Elon Musk, « tout ce qu’on a besoin de faire, c’est d’améliorer le logiciel ».

Des robotaxis dès 2020 ?

Mais alors que l’on s’attendait seulement à une présentation détaillée des technologies, Elon Musk a lancé des annonces très ambitieuses. « Nous espérons avoir les premiers robotaxis opérationnels l’année prochaine » a lancé le dirigeant. « D’ici trois ans, il n’y aura plus de volant ou de pédales » a t-il ajouté.

« Tout le système a été conçu pour devenir un robotaxi depuis octobre 2016 », a précisé Musk, « le future de la conduite automatique est le matériel, l’intelligence artificielle combiné à la vision et le logiciel. »

Un avantage économique et un partage personnalisé

La commande d’un robotaxi Tesla se fera via une application dédiée. Contrairement à certaines plateformes, Tesla permettra aux propriétaires de mettre leur véhicule à disposition aux « amis, collègues et amis sur les réseaux sociaux ».

Il a aussi avancé l’intérêt économique du système, le coût kilométrique (aux États-Unis) étant 3 fois inférieur à une voiture classique. Un robotaxi Tesla équivaut ainsi à 0,11 dollar/km contre 0,38 dollar/km, et 1,55 dollar/km en autopartage. En un an, une Model 3 pourrait ainsi générer 30.000 dollars/an de bénéfices. A l’instar d’Uber ou de Air B&B, Tesla prendra une commission sur chaque transaction réalisée.

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Outre l’intégration des voitures des propriétaires, le constructeur Tesla compte aussi racheter toutes les Model 3 en fin de location, les convertir en robotaxis puis les déployer.

Reste toutefois à Tesla à relever deux défis majeurs. Le premier – le plus important – concerne la nécessaire évolution de la réglementation. Aux Etats-Unis, où Tesla devrait rapidement déployer ses premiers démonstrateurs, il n’existe aujourd’hui aucune loi fédérale encadrant l’utilisation des véhicules autonomes. Plus technique, le second défi concerne la recharge. Sur ce point, Tesla avait déjà présenté il y a quelques temps un concept de serpent robotisé se connectant de façon autonome sur le véhicule.

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