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La France va tester la recharge des véhicules électriques en roulant sur l'autoroute

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Sur l’autoroute A10, Vinci va installer deux tronçons pour tester la recharge dynamique des poids lourds électriques, par induction et par rail conductif.

Le secteur des transports représente un tiers des émissions de gaz à effet de serre de la France. Une situation causée par les très nombreux camions sur nos routes pour le transport des marchandises. Près de 9 marchandises sur 10 passent par la route ! Même si l’Etat pousse au développement du fret ferroviaire, cette part restera longtemps majoritaire.

Il convient donc de trouver des solutions pour améliorer le bilan carbone des poids lourds. Une réponse au problème est bien sûr l’électrification. Mais pour de tels engins, il faut des batterie XXL, sans oublier des points de recharge hyper-puissants.

D’où l’idée de développer la recharge dynamique, c’est à dire la recharge en roulant. Ce genre de système permettrait aux poids lourds électriques d’avoir des batteries plus raisonnables, ce qui limiterait leur coût et l’usage de matières premières. Une étude du ministère des Transports (de 2021) évoque une économie équivalent à 10 à 17 batteries de voitures électriques par camion.

La recharge dynamique fait l’objet de tests dans plusieurs pays, notamment en Allemagne. Et ce sera bientôt le cas en France, en conditions réelles sur une autoroute ouverte à la circulation. Un consortium mené par Vinci Autoroutes a été lauréat de l’appel à projets de BPI France (financement de l’Etat dans le cadre du plan France 2030).

Le consortium va expérimenter sur l’autoroute A10 deux tronçons-test de deux kilomètres chacun, un pour la recharge par induction et un pour la recharge par rail conductif. Le site pilote sera en amont du péage de Saint-Arnoult, dans le sens Paris Province. Le projet va être lancé à la rentrée 2023, avec des tests sur une piste fermée du Cerema à Rouen puis l’installation sur l’A10.

Vinci envisage ensuite d’équiper des tronçons plus longs pour de premiers usages commerciaux, avec une extension progressive sur les principaux axes utilisés par les poids lourds. Mais les technos de recharge dynamiques pourront aussi être envisagées par d’autres véhicules.

Dans l’annonce de ce projet, Vinci rapporte que « déployés à grande échelle, les systèmes de recharge dynamique permettraient de réduire de 86 % les émissions de CO2 du transport routier de marchandises par rapport à l’utilisation du gazole, contre 60 % pour ce qui concerne les poids lourds embarquant de très grosses batteries et se rechargeant sur des bornes ».

Photo : test d’une recharge en roulant en Allemagne, par Siemens.

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Pragmaticil y a 3 ans

Effectivement, le fret ferroviaire ne s’est pas trop développé à cause des contraintes horaires. Les usines ont toujours eu des retards pour charger les camions, et ces derniers arrivaient souvent trop tard en gare du fret (camion sur train), car ils n’avaient plus de marge au moindre problème de circulation. La souplesse du camion jusqu’à destination a remporté la bataille, voilà tout.

Pragmaticil y a 3 ans

Regardez-mieux, c’est le cas, il y a deux caténaires - pantographes suffisamment écartés pour éviter le court-circuit en cas de déboitement du camion.

Bernard42il y a 3 ans

Enfin, il faut prévoir le fait que les batteries seront plus performantes.
Quand on aura des batteries à 300 wh / kg... On aura l'autonomie des diesel.

Et à 500 wh / kg, on commencera même à être plus léger.

Les caténaires et inductions seront alors obsolètes... Car aux dernières nouvelles, il n'y a pas de camion ravitailleur sur autoroute pour les voiture roulante.

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