Père de la BMW i3, Ulrich Kranz a quitté Faraday Future pour fonder Evelozcity avec Stefan Krauze

A peine trois mois après avoir claqué la porte de Faraday Future, Ulrich Kranz et Stefan Krauze, deux anciens managers de BMW fondent Evelozcity. Cette start-up ambitionne la construction de nouveaux véhicules électriques.

Avant de quitter BMW en 2016, Uli Kranz était le responsable des projets électriques du groupe bavarois. Le papa de la i3, c’est lui. Stefan Krauze fut quant à lui directeur financier et responsable des ventes chez BMW jusqu’en 2008 avant de rejoindre la Deutsche Bank en tant que CFO.

Les deux compères se sont retrouvés chez Faraday Future avec la mission de concurrencer Tesla et de lancer une douzaine de modèles d’ici à 2026. L’affaire a pourtant mal tourné. Racheté par LeEco, l’empire du golden boy chinois Jia Yueting, Faraday Future a dû abandonner son projet de mega-usine au Nevada et revoir ses ambitions à la baisse. L’entreprise, en proie à des problèmes financiers, est actuellement dans la tourmente. Des articles de presse se sont récemment fait l’écho de rumeurs selon lesquelles Jia Yueting serait soupçonné d’avoir détourné des fonds à des fins privées. Il aurait même été placé sur une liste noire par les autorités financières chinoises.



Le moins que l’on puisse dire c’est que Stefan Krauze et Ulrich Kranz n’ont pas quitté Faraday Future en bons termes. On apprend maintenant que l’ex-CFO et l’ex-CTO projettent de créer une nouvelle entreprise baptisée Evelozcity et qu’ils recrutent sur leur site (evelozcity.com) des profils d’ingénieurs, des designers et des modeleurs. Ils auraient déjà débauché d’anciens cadres de Faraday Future mais aussi, semble-t-il, de Tesla.

Basée en Californie, la start-up ambitionne visiblement de créer de nouveaux modèles électriques. Selon nos confrères du site elektroauto-news.net leur premier projet serait radicalement différent des puissantes voitures de luxe imaginées par Faraday Future. Il s’agirait cette fois d’un utilitaire destiné aux livraisons en centre-ville. Un concurrent du StreetScooter conçu par la Deutsche Post en quelque sorte mais avec l’objectif d’être fabriqué à plus grande échelle. Voilà qui, personnellement me paraît déjà plus sympathique. Toutefois ce véhicule serait construit sur une plateforme qui pourrait être utilisée pour d’autres types de modèles. Il serait aussi question, par exemple, d’une voiture spécialement développée pour les flottes de véhicules partagés.

Par ailleurs, le site germanophone manager-magazine.de croit savoir que les deux acolytes pourraient compter sur l’appui financier d’un groupe d’investisseurs dirigé, lui aussi, par un Allemand.

Evelozcity sera-t-elle une nouvelle star montante dans le ciel de l’électromobilité ou une simple étoile filante éphémère ? Wait and see.