Le constructeur Sin Cars était connu jusqu’ici pour ses voitures de sport. Mais son fondateur Rosen Daskalov rêve maintenant de construire des citadines électriques.

Participant notamment aux épreuves du championnat européen amateur de GT4, les bolides conçus par le constructeur bulgare Sin Cars n’ont pas beaucoup de caractéristiques communes avec les petites citadines électriques. C’est pourtant dans ce segment de marché que son fondateur et ancien pilote de course Rosen Daskalov voudrait orienter les activités de son entreprise.

Notre objectif est de commercialiser une petite voiture électrique multifonctionnelle, qui pourra aussi être utilisée pour des livraisons de courrier, ou comme taxi”, a-t-il déclaré au magazine économique Bloomberg. Son rêve est de fabriquer entre 30 et 40 voitures par jour, ce qui lui semble réaliste pour le marché visé des métropoles européennes. « La plupart des grands centres urbains en Europe interdiront bientôt les véhicules diesel. La demande pour des citadines propres ne fera que croître » poursuit-il. Daskalov voit donc un marché pour les petites voitures électriques « dont les faibles vitesses et les autonomies limitées permettent des économies sur les coûts de production ».

« La Chine est éloignée et nous pouvons offrir une meilleure qualité » dit-il encore. Daskalov prévoit la production de ses modèles en Europe de l’Est où il pourra utiliser un réservoir de main d’œuvre qualifiée à faible coût. Rien qu’en Bulgarie, 150 usines produisent des composants pour l’industrie automobile.

Sin Cars présentera son futur modèle, baptisé L-City, au prochain salon de Genève. Il aura une autonomie de 150 km et son prix de base sera de l’ordre de 10.000 €, annonce Daskalov. Pour financer son projet il entrevoit une entrée en bourse qui devrait lui permettre de collecter 10,5 millions d’euros. Le lancement de la production est prévu pour 2020.

Sin Cars veut construire des citadines électriques à 10.000 €
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