Les premières livraisons de la Microlino devaient être effectuées au cours du printemps 2019, annonçait encore mi-avril son jeune constructeur suisse Micro Mobility Systems. Cause du retard : le rachat de TMI par la société allemande Artega, dirigée par Klaus Frers.

A l’origine, du fait de son expérience, le partenariat avec TMI, constructeurs de micro-citadines électriques sous la marque Tazzari, était une excellente nouvelle pour Micro Mobility Systems. Il était de nature à faciliter la production et la commercialisation des Microlino, évolution branchée de la mythique Isetta lancée dans les années 1950.

Le changement de direction survenu dans le secret chez TMI, après 3 ans de collaboration, semble avoir créé une véritable hémorragie de compétences. « Pas un seul ancien employé ou dirigeant de TMI n’est resté dans l’entreprise, entraînant une perte massive de savoir-faire », souligne Micro Mobility Systems.

« Notre contrat ne comportait aucune clause de changement de contrôle et nous ne pouvions rien faire contre la vente », déplore la direction de la startup suisse, qui ajoute : « Nous ne sommes pas d’accord avec le nouveau PDG, Klaus Frers, sur les normes de qualité, la poursuite du développement et la production de la Microlino ».

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« Notre objectif est de mettre sur le marché un véhicule de haute qualité avec un bon rapport qualité-prix », maintient Micro Mobility Systems qui préfère donner à sa petite voiture électrique le temps nécessaire pour la produire selon ces exigences.

Il ne s’agit cependant pas d’un abandon ou d’un au-revoir. Si l’encaissement des acomptes de réservation est reporté, le configurateur de la Microlino devrait être mis en ligne dans quelques jours.

Aucune date n’est à ce jour communiquée pour les premières livraisons.

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