Une infographie sur l’économie pétrolière mondiale vient d’être diffusée sur la toile et rappelle à quel point il est urgent de diminuer notre dépendance au précieux or noir.

Le portail internet écoreuil vient de diffuser une infographie intéressante sur l’économie pétrolière à travers le monde. Sans détailler l’intégralité de cette longue infographie dont la création repose sur une trentaine de sources, voici quelques éléments qui m’ont particulièrement marqué :

  • 1451 billiards de dollars de pétrole brut exporté en 2014. Pour les pays producteurs/exportateurs de l’OPEP, les revenus nets s’élèvent à 700 milliards de dollars par an.
  • En 2016, la demande est estimée à 35 milliards de barils (un baril = 159 litres), soit 96 millions de barils chaque jour.
  • Si elle reste productrice de pétrole (mais hors OPEP), la Norvège est le pays où l’essence est la plus chère avec un coût estimé à 2.17 €/litre. Une raison de plus pour expliquer le fort engouement pour le véhicule électrique à travers le pays.
  • Ce n’est qu’une goutte d’eau dans les revenus gargantuesques du pétrole mais l’Etat Islamique gagne environ 50 millions de dollars chaque mois en revendant du pétrole brut.
  • Des catastrophes écologiques à répétition. La plus importante a eu lieu en 1991, lors de la guerre du Golf, avec 240 à 336 millions de gallons répandus.
  • 1 milliards de véhicules thermiques à abreuver. Un nombre qui ne cesse malheureusement d’augmenter avec la montée en puissance des pays émergents.

Une transition nécessaire

Fluctuation, crise économique, financement du terrorisme, enjeux géopolitiques et conflits associés… Au-delà des aspects purement environnementaux, l’infographie ci-dessous rappelle à quel point il est urgent de diminuer la place du pétrole dans notre économie. En 2014 en France, les importations de pétrole ont coûté 45 milliards d’euros. Depuis 2013,  l’Arabie saoudite est le premier fournisseur de pétrole brut de la France (des années 1990 jusqu’à 2012, c’était la Russie) et a représenté 20.7 % des importations en 2014*.

La sortie du pétrole risque néanmoins d’être lente. Alors que les transports en Europe y sont aujourd’hui tributaires à 94 %, un plan présenté en juillet par la Commission Européenne estime que la part d’énergies « vertes » dans le mix transport ne sera que de 15 et 17 % à l’horizon 2030.



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Source : Bilan énergétique de la France pour 2014