AccueilBrèvesCe constructeur chinois enregistre son premier bénéfice après 11 années de pertes abyssales

Ce constructeur chinois enregistre son premier bénéfice après 11 années de pertes abyssales

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Nio ES8

Tenu à bout de bras par ses investisseurs, Nio brûle l’argent depuis le lancement du SUV ES8 en 2018. C’est aujourd’hui ce même modèle qui lui permet d’enregistrer son premier bénéfice trimestriel. Mais le constructeur n’est pas encore sauvé.

Créé en 2014, Nio a commercialisé en 2018 son premier modèle électrique. Avec son système d’échange de batteries, l’ES8 illustre alors la transformation de l’industrie automobile chinoise.

Souvent qualifié de « Tesla chinois » à ses débuts, Nio n’a toutefois pas connu la même trajectoire. Ventes qui plafonnent, coûts élevés du réseau d’échange de batterie et des nombreuses technologies conçues en interne… Depuis sa fondation, Nio a perdu plus de 12 milliards d’euros (plus de 100 milliards RMB). L’annonce d’un bénéfice trimestriel est donc un petit événement pour le constructeur.

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ES8 Superstar

Sous pression, Nio avait fait d’un bénéfice trimestriel son objectif majeur de l’année. Les résultats finaux ne sont pas encore publiés, mais le constructeur a confirmé être dans le vert sur le quatrième trimestre 2025, selon les normes de comptabilité internationales GAAP. Un bénéfice estimé entre 20 et 100 millions d’euros. C’est encore peu, mais par rapport au gouffre des années précédentes, c’est un soulagement.

Pour parvenir à ce résultat, Nio a bénéficié du succès de trois produits récents. Tout d’abord la citadine Firefly avec 38 000 unités livrées en 8 mois (mai à décembre), un beau résultat sur le segment en Chine. Ensuite, le SUV Onvo L90 est venu rassurer après l’échec du L60 avec ses 44 000 exemplaires en 6 mois (juillet à décembre).

Mais c’est bien l’ES8 qui a sauvé la mise du constructeur. Le nouveau porte-drapeau de la marque est arrivé sur le marché à la fin du mois de septembre et plus de 40 000 exemplaires ont été livrés au 31 décembre. Il s’agit de l’un des modèles les plus chers du constructeur avec une marge brute de 20 %. En décembre, l’ES8 s’est classé en tête des ventes de grands SUV en Chine.

Et après ?

L’enjeu est à présent de maintenir cette rentabilité pour viser un bénéfice annuel, sur un marché hyper concurrentiel. La vache à lait qu’est devenue l’ES8 fait face à une concurrence très développée. Il s’agit aujourd’hui d’un des segments les plus porteurs sur le marché chinois. Et après les Aito M9 ou Zeekr 9X, le segment accueillera cette année d’autres nouveautés importantes comme le Xpeng GX. Et surtout le très attendu Xiaomi YU9 qui fait d’ores et déjà figure d’épouvantail.

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