L’approvisionnement en cobalt pour la fabrication des cellules des véhicules électriques et hybrides est un sujet épineux.

Tout dernièrement encore, l’ONU a publié un rapport en appelant les constructeurs à régler au plus vite les problèmes majeurs entourant la production des batteries lithium-ion. Parmi eux, le cobalt est l’un des plus sensibles, en particulier s’il provient de République démocratique du Congo où des enfants seraient exploités pour son extraction contre des salaires de misère.

Afin de se libérer de cette filière, BMW vient de signer avec la société minière marocaine Managem Group un accord d’approvisionnement en cobalt pour la période 2020-2025. Doté d’une enveloppe d’environ 100 millions d’euros, il permettra de couvrir le cinquième des besoins en cet élément pour la cinquième génération de groupes motopropulseurs électriques. Le constructeur s’approvisionnera en Australie pour le solde.

« La durabilité est un aspect important de notre stratégie d’entreprise et joue un rôle clé dans l’expansion de l’électromobilité. Nous sommes pleinement conscients de nos responsabilités. Le cobalt et les autres matières premières doivent être extraits et traités dans des conditions éthiquement responsables », justifie Andreas Wendt, membre du comité de direction de BMW AG en charge des achats.

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BMW estime que ses besoins en cobalt auront triplé en 2025 par rapport à aujourd’hui, du fait de l’extension de sa gamme de modèles électrifiés.

Sur son site Internet, le groupe a mis en ligne un document présentant avec transparence ses chaînes d’approvisionnement.

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