AccueilArticlesVous ne devinerez jamais comment ces voitures électriques canadiennes ont été fabriquées

Vous ne devinerez jamais comment ces voitures électriques canadiennes ont été fabriquées

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Il y a quelques belles surprises sur l’édition 2026 du Salon de l’automobile canadien. Deux véhicules ont notamment été présentés dans le cadre du projet Arrow, porté par l’Association canadienne des fabricants de pièces automobiles (APMA). Croyez-le ou non, ces deux engins électriques ont entièrement été imprimés en 3D.

Le Canada se bouge

Le projet Arrow remonte à 2021. Cette initiative portée par l’Association canadienne des fabricants de pièces automobiles (APMA) est née du fait que le pays ne dispose pas de marque automobile à proprement parler, bien qu’il abrite plusieurs usines. Plusieurs fournisseurs et équipementiers ont ainsi décidé de se regrouper pour prouver que l’industrie canadienne a bien les capacités sur son sol de fabriquer ses propres véhicules électriques. Et pourquoi pas innover tant qu’on y est ?

Des véhicules électriques… imprimés en 3D

Les deux prototypes ont été présentés à l’occasion du Salon de l’automobile canadien. Baptisés Vector et Borealis, ils reposent sur une approche radicalement différente de la fabrication automobile traditionnelle. Leur châssis a été conçu numériquement puis fabriqué par impression 3D à partir de polymères, d’aluminium et d’alliages métalliques. Cette technique permet de réduire le nombre de pièces, d’alléger la structure et d’optimiser certaines formes impossibles à produire par des méthodes classiques. Déjà utilisée en sport automobile ou pour des productions limitées, elle reste toutefois marginale dans l’industrie de grande série, notamment en raison de coûts encore élevés.

Pour de vrai ?

Figurez-vous que ces deux véhicules n’ont pas l’intention de rester au stade de prototype. L’APMA vise une mise en circulation à l’horizon 2030 pour Vector. Il serait a priori en mesure de proposer jusqu’à 550 km d’autonomie et environ 480 kW de puissance, tout en intégrant des fonctions de conduite automatisée de niveau 3. Le fourgon Borealis, plus prospectif, regarde plutôt vers 2040. Ses concepteurs évoquent une autonomie théorique pouvant atteindre 1 500 km et une conduite entièrement autonome de niveau 5.

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Au-delà des performances promises, ces prototypes servent surtout de laboratoire. Plus de 80 fournisseurs canadiens ont participé au programme, aux côtés notamment de l’Ontario Tech University, un partenaire académique majeur. Car il faut être réaliste. L’avenir de ces véhicules dépendra avant tout de la maturité des technologies d’impression 3D et de leur viabilité économique. Pour l’instant, Arrow ressemble surtout à une démonstration. Celle d’un pays qui cherche à se tailler une place dans la mobilité électrique de demain.

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