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Et si les batteries des voitures électriques s’usaient en réalité moins vite qu’on ne le pense depuis quelques années ? Une nouvelle étude vient balayer les idées reçues sur une potentielle dégradation précoce. La longévité des batteries serait en fait bien supérieure aux perceptions du marché.
Arval, un spécialiste de la location longue durée détenu par BNP Paribas, vient de publier un nouveau rapport intéressant sur l’usure réelle des batteries de voitures électriques. L’entreprise a analysé 24 000 certificats d’état de santé (State of Health, ou SoH) de batteries, établis dans 11 pays européens différents. Il s’agit d’un échantillon inédit par son ampleur, trois fois plus important que celui étudié en 2025. Le SoH est calculé afin de mesurer la capacité résiduelle des batteries au moment de la revente des véhicules électriques.
Et cette étude se veut rassurante. Premier enseignement, la dégradation semble bien plus limitée que ce que nous pensions. À 70 000 km, la capacité moyenne restante s’élève à 93 %. Même à 160 000 km, ou après six années d’utilisation, le SoH demeure supérieur à 90 %. Concrètement, la perte de capacité se situerait autour de 1 % tous les 25 000 km, après une légère baisse initiale. Des chiffres qui contredisent l’idée d’une usure rapide, ce qui rendrait le véhicule difficilement exploitable après quelques années.
Surtout, l’étude met également en lumière un effet générationnel. Les modèles les plus récents affichent un état de santé supérieur de deux à trois points par rapport aux premières générations. Les progrès réalisés sur la chimie des cellules, la gestion thermique ou les logiciels de pilotage de la batterie expliquent en partie cette amélioration. Dans les faits, les batteries actuelles semblent mieux armées pour supporter les cycles de charge répétés et les usages intensifs. Ça aussi, c’est plutôt rassurant !
Ces résultats rejoignent d’autres observations relayées ces dernières semaines, notamment dans nos colonnes. Sur 8 000 tests réalisés sur des modèles de 36 marques différentes avec des kilométrages pouvant aller jusqu’à 250 000 km, la société londonienne Generational a relevé un SoH moyen de 95,15 %. Pour le marché de l’occasion, l’enjeu est majeur. La crainte d’un remplacement coûteux de la batterie pèse encore dans l’esprit de nombreux acheteurs. Mais peut-être plus pour longtemps.
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Témoignage : la Kia EV6 de Pascal affiche 530 000 km avec la batterie d’origine !Le cadre réglementaire européen devrait d’ailleurs renforcer la transparence. Les constructeurs auront bientôt l’obligation de fournir un passeport pour les batteries sur lequel devra figurer le SoH de manière standardisée. À horizon 2027, les nouveaux modèles électriques intégreront directement ces informations sur le tableau de bord, ce qui facilitera l’évaluation lors de la revente. Cette longévité supérieure aux perceptions du marché devrait contribuer à redéfinir la valeur des véhicules électriques.
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