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Associés à Tesla (en compagnie de Suzuki, Subaru, Ford, Honda et Mazda), Stellantis et Toyota ont choisi de reprendre leur indépendance vis-à-vis des calculs d’émissions de CO2 en Europe. Car Tesla est devenu un partenaire moins attractif.
La réglementation européenne CAFE permet aux constructeurs de se regrouper pour calculer ensemble leurs émissions de CO2 moyennes. Naissent ainsi des « pools » regroupant des partenaires improbables, mais aux intérêts communs. Les constructeurs moins respectueux s’unissent ainsi à ceux vendant plus de modèles électriques. Bien entendu, ces derniers monnayent leur partenariat, mais cela coûte moins cher qu’une amende de Bruxelles.
L’un des groupes les plus importants s’est constitué autour de Tesla qui profitait alors du succès des Model 3 et Y. Son pool se composait ainsi des marques de Stellantis (hors Leapmotor), Toyota, Suzuki, Ford, Honda, Mazda et Subaru. Mais pour 2026, il va se réduire radicalement en termes de volumes, avec le retrait des deux poids lourds que sont Toyota (seconde marque en Europe l’année dernière) et Stellantis (n°2 européen par groupes).
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Bilan CO2 des constructeurs automobiles en 2025 : un assouplissement des règles était-il vraiment nécessaire ?Avec l’étalement sur trois ans des objectifs de réduction des émissions de CO2, certains constructeurs ont repris confiance dans leur capacité à respecter ces cibles strictes en solo et sans pénalité. C’est sans doute le cas de Toyota. En 2025, le numéro un mondial a passé sa cible : 96,1 g/km contre 96,3 g/km visés. Avec de nombreuses nouveautés, il peut voir les deux années à venir dans une relative sérénité : Aygo Cross hybride, C-HR+, Urban Cruiser… À l’avenir, on imagine aisément Suzuki ou Subaru se joindre à leur ami japonais.
Du côté de Stellantis, la perspective est sans doute différente. Ici, c’est probablement le rapprochement avec Leapmotor qui dicte le changement de pool. Rien de confirmé pour l’heure, mais un regroupement entre Stellantis et Leapmotor devrait voir le jour. Il faudra pousser les ventes de la firme chinoise pour compenser les gros volumes des autres marques, qui ont largement manqué l’objectif 2025, avec 6,6 g/km d’écart. Ce qui représente une pénalité potentielle de plus d’un milliard d’euros. Mais il reste deux ans pour lisser ce résultat.
La chute des immatriculations de Tesla a donc un impact collatéral. Moins de véhicules vendus, cela en fait un constructeur moins attractif pour compenser les rejets de CO2 des autres constructeurs. Ces derniers préfèrent tenter leur chance seuls, ou avec un autre partenaire. Bien entendu, cela se répercutera directement sur le bilan comptable de la firme américaine. Même si le volet financier des accords de pooling n’a jamais été révélé, il se chiffre probablement en centaines de millions d’euros pour Tesla.
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