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Nous avons régulièrement parlé du leasing social sur Automobile Propre, généralement en bien, parfois aussi sur l’incertitude autour de l’atteinte des objectifs. Si les 50 000 véhicules dédiés ont bien été attribués en 2025, quels sont les gains réels pour les nouveaux propriétaires ? Une récente étude réalisée par l’Institut des Mobilités en transition permet d’y voir plus clair sur ce point.
Premier enseignement de l’étude (même si ce n’est pas une surprise) : oui, le leasing social produit un gain économique réel et mesurable. En comparant le coût total de possession d’une R5 électrique acquise via le dispositif avec celui d’une Renault Clio thermique, les chercheurs constatent un avantage net en faveur de l’électrique. En moyenne, le TCO (coût total de possession) ressort inférieur de 38 % à celui d’un modèle neuf équivalent, et reste encore de 7 à 12 % plus bas que celui des Clio d’occasion. Autrement dit, l’équation économique est favorable dans la majorité des cas étudiés.
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Surprise : le leasing social des voitures électriques va faire son retour en 2026Cette baisse du TCO s’explique par plusieurs facteurs. D’abord, le dispositif réduit fortement le coût d’accès au véhicule grâce à des mensualités maîtrisées. Ensuite, l’usage d’une voiture électrique diminue sensiblement les dépenses courantes. L’électricité représente un poste bien moins élevé que l’essence ou le diesel, surtout lorsque la recharge s’effectue majoritairement à domicile. À cela s’ajoute un entretien généralement moins coûteux, lié à une mécanique plus simple et à l’absence de nombreux éléments d’usure présents sur les motorisations thermiques.

Ces économies compensent largement certains surcoûts, comme l’assurance qui est généralement plus élevée pour un véhicule électrique. Dans les faits, cela se traduit par un gain de pouvoir d’achat. Selon l’étude de l’Institut des Mobilités en transition, les ménages économisent en moyenne entre 300 et 500 euros par an par rapport à un véhicule thermique d’occasion, et bien davantage face à un modèle neuf. Rapporté au revenu disponible, cela représente un gain d’environ 1 à 3 %. Ces bénéfices varient logiquement selon le véhicule remplacé et l’intensité d’usage.

Pour aller au-delà du seul aspect budgétaire, les auteurs de l’étude se sont également intéressés au rôle social joué par le leasing social. La hausse des prix du neuf avait progressivement exclu une partie des ménages modestes du marché. Dans ce sens, le dispositif devient alors inclusif, et permet à une partie de la population d’accéder à un véhicule récent, sous garantie, souvent plus sûr et mieux équipé. Il contribue ainsi à corriger partiellement les inégalités d’accès à la voiture neuve, un enjeu crucial en France où la dépendance à l’automobile reste forte pour de nombreux actifs.
Enfin, l’étude souligne des effets plus larges. Rappelons que pour être éligibles au leasing social, les voitures électriques devaient impérativement être éco-scorées. Concrètement, une part importante des véhicules livrés dans le cadre de ce dispositif a été produite ou assemblée en France, 34 % selon le gouvernement. « Le leasing social contribue donc à l’industrie automobile française et aux emplois qu’elle crée », selon les auteurs du rapport. Avant d’ajouter que la Clio, « considérée comme véhicule thermique de référence dans l’analyse est elle produite en Turquie ».
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