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Ces derniers jours ont été rythmés par des pics de pollution atmosphérique et des annonces en tous genres. La voiture électrique semble être absente de ce débat, et pourtant…
Je crois que la proposition la plus ridicule de cette semaine provient du Comité Interministériel de la Qualité de l’Air (CIQA) qui propose d’alterner la circulation des voitures lors des pics de pollution. Concrètement, cela signifie que les véhicules avec un numéro d’immatriculation pair ne pourraient rouler que les jour pairs, et inversement. Inapplicable et franchement risible comme solution d’urgence. Je pensais même à une blague au départ…
L’autre mesure qui a été annoncée est la limitation de la vitesse maximale sur le boulevard périphérique parisien à 70 km/h au lieu de 80 km/h. Elle devrait rentrer en application dès la fin du mois de janvier 2014.
Ces propositions au débat de la qualité sur l’air donnent vraiment l’impression que l’on agit dans l’urgence et qu’on ne sait plus par quel bout prendre le problème. Elles posent également la question de la place de la voiture électrique dans tout cela : les restrictions proposées doivent-elle également s’appliquer aux véhicules électriques ?
La place de l’automobile dans la problématique de la qualité de l’air est une question complexe pour laquelle la voiture électrique est loin d’être la solution unique. Les transports en commun, l’autopartage ou une place plus importante pour le vélo sont des axes d’évolution très importants.
Pourtant, je ne peux m’empêcher de me dire qu’aujourd’hui l’offre de véhicules électriques est suffisamment complète pour être adoptée à une large échelle par beaucoup de monde. Il serait vraiment temps que nos politiques, journalistes, concessionnaires et concitoyens en prennent conscience et passent à l’action !
La voiture à propulsion électrique est certainement l’une des composantes de l’amélioration de la qualité de l’air. Les constructeurs automobiles ont fait le job en proposant des voitures électriques et hybrides de qualité, répondant aux exigences de pas mal de monde en terme d’usage.
C’est maintenant aux consommateurs de s’emparer de ses solutions et aux pouvoirs publics de les y encourager (pas uniquement financièrement) !
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Bonjour jethan91,
Il n'y presque pas de problèmes d'approvisionnement de pétrole presque pas pas!
Sauf que même l'AIE reconnaît que du bout des lèvres:
http://petrole.blog.lemonde.fr/2013/11/13/petrole-la-route-est-droite-mais-la-pente-est-raide-dit-lagence-internationale-de-lenergie/
Une agence qui a plutôt la réputation de tergiverse et bien obliger de lâcher le mot déclin mais pas encore la réalités de la chute de la production de pétrole conventionnel.
Mais des tentions sont toujours présentés:
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/12/28/yemen-la-production-petroliere-arretee-apres-l-attaque-d-un-oleoduc_4341003_3218.html
Mais passer inaperçu le 28 décembre :?
Il faut être optimiste la Russie a augmenter sa production en 2013 de 1% :roll:
Pour combien de temps.:idea:[/quote]
Bonjour,
malheureusement, je crains que seule la contrainte soit génératrice de changement.
En 2008, la prime à la casse n'a pas abouti à une multiplication des véhicules hybrides dans les rues (sans aller jusqu'à l'électrique, car il ne s'adapte pas à la totalité des utilisations pour l'instant, il faut le reconnaitre).
J'ai acheté une MIA-L en 2012 et l'évolution de la situation de ce constructeur (qui a frôlé plusieurs fois la liquidation judiciaire) montre bien la faiblesse de la demande qui conduit cette société à chercher désormais un débouché sur le marché chinois.
Quant à la Zoe, elle a tardé à sortir (soit-disant pour des questions de mise au point de la tablette multimedia) et lorsqu'elle arrive il s'avère qu'elle n'est même pas rechargeable sur une prise 220v standard, ce qui limite sa polyvalence (cet hiver j'ai pu recharger sur prise 220v dans trois centres commerciaux en région parisienne, dont un seul nécessitait de posséder un badge d'accès à la borne, comme quoi accompagner le déploiement du VE n'est pas strictement impossible comme semblent le penser beaucoup de décideurs).
En pratique le prix d'un véhicule écolo (batterie incluse) c'est je crois environ 22 000 euros de base pour une prius, entre 10 000 et 20 000 pour une MIA (suivant le modèle et l'autonomie) et je trouve que l'écart de prix, même s'il est significatif, ne justifie pas le rejet par le grand public. Dans le cas de la MIA, le système de location de batterie, même s'il prolonge la dépense d'achat, est quand même indispensable pour rassurer les clients potentiels sur la longévité de leurs batteries (dans mon cas, 5000 euros répartis sur 5 ans soit 75 euros par mois, avec la garantie d'un remplacement à neuf des batteries si le taux de recharge passe sous les 80%).
Pour éliminer le malentendu, il faudrait éviter de faire croire que la transition énergétique se passera comme une lettre à la poste façon trente glorieuses, lorsqu'il suffisait de garantir la ressource pétrole avec des magouilles façon Elf. Chacun aura à revoir son mode de vie, et il faudrait s'en préoccuper le plus tôt possible, de manière à accompagner le changement avec l'impact le plus faible.
Je reste convaincu que beaucoup d'automobilistes ne font pas le calcul du coût réel d'usage de leur véhicule thermique. Aujourd'hui ce coût est visiblement considéré comme acceptable (bien que le prix du pétrole ait quand même doublé depuis 1997, sans que la nature du produit le justifie, ou alors en raison du passage au sans plomb, mais dans ce cas la problématique relèverait encore de la pollution associée).
Dans un pays comme la France qui a investi massivement dans le nucléaire, je trouve consternant que l'électricité ne soit pas considérée comme une énergie de base pour le transport depuis plus longtemps (sans la consommer à outrances pour autant), tandis que le gazole ponctionne à la fois l'argent public via une fiscalité avantageuse et la balance commerciale car il est majoritairement importé.
Après 10 000 km avec la MIA je totalise environ 120 euros de dépense de carburant contre 600 si j'avais fait l'équivalent en moto (125 cm3, 4 L. SP95 / 100km).
Je pense que les ménages qui ont réellement besoin de deux véhicules (pour des déplacements quotidiens sous les 100 km) et misent tout sur le diesel font une erreur majeure qu'ils paieront si le gouvernement décide de réviser la fiscalité ou si un conflit au Moyen-Orient provoque une brusque pénurie de carburant.
Là encore, c'est le porte-monnaie qui fera changer les habitudes, sauf que si la demande augmente brusquement les chaines de fabrication des constructeurs ne seront pas suffisamment nombreuses pour répondre aux commandes et le potentiel de création d'emplois associé sera essoré par des marques non produites en France.
Puisque la fiscalité est impossible à modifier sans provoquer un raz-de-marée électoral, et que l'approvisionnement en pétrole est toujours préservé via des conflits armés, j'accueille personnellement de manière favorable toute mesure intermédiaire qui tend à faire réfléchir les automobilistes sur la rationalisation de leur mode de transport.
En vous souhaitant à tous une bonne année 2014.
Pour la proposition pair impair comme d'autres restrictions d'utilisation de voitures en ville , je suis pour mais je pense qu'il faut laisser aux gens le temps de changer leur véhicule et de leur permettre de s'équiper en VE .
J'ai toujours penser que pour développer le VE , il fallait d'abord la volonté des pouvoirs publics et la mise en place d'un ensemble de mesures incitatives et contraignantes .
Mais enfin il faudra éviter de prendre les gens au dépourvu et leur imposer des obligations dans un temps trop court .