AccueilArticlesL'Europe et la Chine s'entendent sur les prix des véhicules électriques importés

L'Europe et la Chine s'entendent sur les prix des véhicules électriques importés

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Après plusieurs cycles de discussion, l’Union Européenne et la Chine sont parvenues à un accord. En échange de certaines garanties, les constructeurs chinois pourraient ainsi profiter d’une levée des taxes additionnelles sur les véhicules électriques.

À l’été 2024, la Commission Européenne a mis en place un système de taxes additionnelles à l’importation sur les véhicules électriques produits en Chine. Un système très critiqué, car il touche à la fois les marques chinoises et les marques européennes, avec des pénalités très variables.

Tesla profite par exemple d’un taux très favorable de seulement 7,8 %, tandis que BYD pointe à 17 % et que MG écope de 35,1 %. Effet pervers du système, les constructeurs chinois se tournent de plus en plus vers l’hybride et l’hybride rechargeable, des secteurs où ils peuvent librement casser les prix.

Face à ces surtaxes, qui s’ajoutent aux 10 % de base à l’importation de tout produit, la Chine négocie depuis plusieurs mois. Pékin veut ainsi convaincre Bruxelles de passer à un système de prix minimum plutôt qu’à ces taxes supplémentaires qui pénalisent la rentabilité de ses constructeurs. Les deux parties sont parvenues à un accord.

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Prix minimum et investissements locaux

Bruxelles ne souhaite pas appliquer une politique à l’aveugle pour tous les constructeurs. Ceux qui souhaitent lever leur surtaxe pourront donc déposer un dossier contenant un engagement sur des prix minimums. Le dossier comprendra divers aspects : process de distribution, établissement des prix en fonction de la gamme et des options, équilibrage sur d’autres modèles non concernés (hybrides, hybrides rechargeables…).

Un volet majeur du dossier sera un engagement sur des investissements dans l’Union. Et si ces engagements ne sont pas tenus, les taxes initialement prévues pourront être prélevées avec effet rétroactif.

Côté chinois, on se réjouit de cet accord. Selon la Chambre de commerce chinoise dans l’Union Européenne (CCEU), cet accord apporte de la stabilité dans le secteur pour décider de ses investissements en Europe. La Chine avait mis dans la balance une réduction des subventions au secteur automobile, retiré il y a quelques semaines de la liste des activités critiques pour le développement du pays.

Cette importante évolution de la politique européenne pourrait relancer l’attrait des constructeurs chinois pour le secteur du véhicule électrique en Europe. Outre BYD est son énorme appétit, un des acteurs les plus susceptibles de déposer un dossier rapidement est SAIC, maison mère de MG, le plus lourdement taxé. Il pourrait par ailleurs choisir de changer ses plans d’usine en Turquie pour s’implanter dans un pays de l’Union Européenne.

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