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Introduite ce lundi 1er juin et limitée à 200.000 véhicules achetés neufs ou d’occasion, la nouvelle prime à la conversion offre l’opportunité à de nombreux français de mettre à la casse leur vieux véhicule essence ou diesel au profit d’un modèle plus vertueux. En six questions, on vous explique les grandes lignes du dispositif.
La prime à la conversion est conditionnée à la mise au rebut d’un vieux véhicule essence ou diesel. Il peut s’agir d’une voiture particulière ou d’un utilitaire dont le poids total autorisé en charge n’excède pas 3,5 tonnes.
Avec le plan de relance automobile, le gouvernement a assoupli ses critères d’éligibilité. Ainsi, les véhicules classés Crit’Air 3 sont désormais concernés. Les véhicules diesel immatriculés avant 2011 et les véhicules essence immatriculés avant 2006 sont ainsi éligibles.
| Technologie | Date de 1ère immatriculation |
| Essence | Avant le 1er janvier 2006 |
| Diesel | Avant le 1er janvier 2011 |
Important : le véhicule doit appartenir depuis au moins un an au bénéficiaire de la prime à la conversion
La prime à la conversion n’est pas octroyée pour l’achat de n’importe quel véhicule. Sont ainsi concernées :
Chose importante : le dispositif s’adresse aussi bien à l’achat d’un véhicule neuf que d’occasion. Les véhicules acquis en location sont aussi éligibles.
Le montant de la prime va dépendre de plusieurs facteurs et en premier lieu des émissions de CO2. Plus elles seront faibles, plus l’aide sera importante. Le revenu fiscal de référence (RFR) par part est également pris en compte. Auparavant limité à 13.500 €, celui-ci a été porté à 18.000 € avec le nouveau dispositif.
Pour les voitures électriques ou hybrides rechargeables, le montant alloué peut atteindre 5000 euros pour les personnes dont le revenu fiscal de référence (RFR) est inférieur à 18.000 €. Dans le cas contraire, l’aide sera limitée à 2.500 €.

Attention : pour les véhicules électriques et hybrides rechargeables, la prime est réservée aux modèles dont le prix TTC est inférieur à 60.000 €. Pour les véhicules thermiques, le prix ne peut excéder 50.000 €.
Oui, la prime à la conversion peut être associée au bonus écologique.
Exemple : pour une voiture électrique neuve, la prime à la conversion de 5000 € peut être associée au bonus de 7000 €, soit une aide globale de 12.000 €.
Tout comme pour le bonus, c’est l’Agence de Services et de Paiement (ASP) qui gère le versement de la prime à la conversion pour le compte de l’Etat.
Pour recevoir l’aide, il y a deux cas de figure :
Pour valider la demande, plusieurs pièces justificatives sont à fournir dont notamment :
Comme l’a expliqué Emmanuel Macron lors de son allocution du 26 mai dernier, la nouvelle formule de la prime à la conversion sera limitée à 200.000 véhicules. Compte tenu de l’intérêt suscité par le dispositif, le quota sera probablement épuisé d’ici à la fin du mois de juin.
Passé ce délai, la prime à la conversion reviendra à son ancien fonctionnement, plus restreint sur les véhicules éligibles et le revenu fiscal de référence.
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Nous sommes le 9 juin, le site de la prime à la conversion est toujours aux anciens barèmes, et l'histoire des 200 000 véhicules est toujours dans le brouillard ! On a toujours pas le schéma des tuyaux de l'usine à gaz :)
L'aspect écologique de ces mesures est beaucoup moins évident que ce que le gouvernement voudrait nous faire croire. Pour lui, en fait, seule l'incitation à la consommation des ménages compte.
Tout véhicule consomme une quantité d’"énergie grise" liée à sa fabrication, avant même d'avoir parcouru son premier kilomètre. Cette énergie grise, connue des professionnels est cachée au grand public mais est loin d'être négligeable. Tant que cette énergie grise n'a pas été "amortie" en parcourant un certain kilométrage, c'est une hérésie écologique que d'envoyer ce véhicule à la casse. C'est un peu compliqué et j'ai eu du mal à intégrer l'idée qu'un véhicule ayant parcouru seulement 30 ou 40 000 km avant d'être détruit représente un gaspillage d’énergie et de matières premières totalement aberrant au plan écologique. Il faudrait conditionner l'aide gouvernementale non pas à l'année de fabrication mais au kilométrage parcouru. Par exemple : une Twingo ne donnera le droit à l'aide gouvernementale que si elle a parcouru au moins 100 000 km avant d'être détruite, quelque soit son année de fabrication.
Le gouvernement est loin de cette logique. Produire pour produire ou pour le PIB ou pour le sacro-saint taux de croissance. Une logique mortifère pour la planète dont nos enfants hériteront.
@mulderzone51 c'est la date d'édition de la carte grise qui est prise en compte et c'est tout !