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On se doutait que la hausse du prix sur les carburants profiterait aux voitures électriques, mais peut-être pas dans ce sens là : le Premier ministre a demandé à ses ministres de travailler sur des pistes pour électrifier l’économie et moins dépendre des hydrocarbures en provenance de l’étranger. Il suggère de s’intéresser aux « surplus » fiscaux générés par la hausse récente des prix à la pompe.
En France, l’exécutif semble vouloir transformer une contrainte conjoncturelle en levier de politique publique. Sébastien Lecornu, Premier ministre, a demandé à Bercy de flécher les surplus de recettes fiscales liés à la flambée récente des prix à la pompe. Avec cette proposition, Matignon ouvre la voie à une forme de recyclage budgétaire.
Les recettes additionnelles générées par la hausse des gains de TVA sur les carburants pourraient être redirigées vers des mesures d’électrification de l’économie. Car si l’accise sur les carburants reste fixe, la TVA augmente mécaniquement avec le prix final payé par l’automobiliste. Avec un gazole aux alentours des 2,20 € le litre fin mars, le rendement fiscal de cette taxe variable s’est nettement accru.
Cette piste budgétaire permet au gouvernement de maintenir une ligne qu’il juge compatible avec ses objectifs de finances publiques. Sous pression pour contenir le déficit autour de 5 % du PIB, l’exécutif écarte pour l’instant toute baisse générale des taxes.
Hausse du prix des carburants : les Français se ruent vers les voitures électriquesLe choix d’affecter une partie des recettes exceptionnelles à des investissements ciblés dans l’électrification permettrait au contraire de défendre une logique de transformation structurelle, plutôt que d’apporter une simple réponse d’urgence au pouvoir d’achat.
La crise pétrolière engendrée par la guerre en Iran servirait ainsi à accélérer la réduction de notre dépendance aux hydrocarbures importés.
Dans les premières orientations évoquées, le gouvernement regarde en priorité les professions les plus exposées à l’usage quotidien de la voiture. Une offre de location de véhicules électriques destinée à certains métiers du soin, comme les infirmiers libéraux ou les aides à domicile, fait partie des scénarios à l’étude. Avec une telle piste, l’idée serait de concentrer l’effort public sur des usages intensifs, là où la hausse des carburants fragilise directement l’activité économique.
Toutefois, cette stratégie pourrait rapidement se heurter à une réalité budgétaire et sociale plus complexe. Les secteurs du transport, de la pêche ou encore de l’agriculture réclament avant tout des réponses immédiates à propos des tensions sur leur trésorerie. Le gouvernement a déjà partiellement répondu avec 70 millions d’euros d’aides annoncées pour le seul mois d’avril. Mais selon les premiers concernés, cela ne sera pas suffisant.
Au-delà de la mesure budgétaire, cette séquence illustre aussi une évolution du discours public. Là où la flambée des prix appelait autrefois des ristournes généralisées, l’exécutif cherche désormais à inscrire sa réponse dans une stratégie énergétique qui fait sens. Cela suffira-t-il à calmer la fronde sociale qui monte ? Difficile à dire…
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Pas sûr pour le poisson d'avril (j'ai lu un article similaire dans Le Monde, à moins que les sites ne se soient coordonnés). En revanche, pour ce qui est de la hausse des recettes fiscales, j'y crois moyen : la TICPE ne change pas quelque soit le prix HT du litre, donc seule la TVA augmente (elle est proportionnelle). Mais sur les hausses observées, ça ne fait pas tant que ça (10 ct/L), et ça peut être annulé par une consommation plus parcimonieuse par les automobilistes.
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Une bonne nouvelle extrêmement surprenante, mais qui va dans le bon sens d’un point de vue environnemental et économique.
Utiliser l’excédant de TVA collectée pour accélérer sur l’électrification est une excellente idée.
Il faut sortir de la dépendance énergétique au pétrole et au gaz.
Comme quoi, au regard de cet article, la politique a sa place sur AP..😉
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Bah, si les frais étaient toujours ceux de l’époque du tarif toujours en vigueur des actes infirmiers, il n’y aurait pas de sujet.
Mais comme ce tarif date de 2008, il faut surtout s'étonner que les infirmiers tiennent en moyenne... 7 ans avant de changer de vie.
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