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Opel nous dévoile sa nouvelle Astra restylée, toujours disponible en berline et en break, le tout en multi-énergie. Au programme : nouveau look, confort amélioré, et plus grosse batterie. C’est parti pour notre essai du break électrique Opel Astra Sports Tourer Electric 2026.
L’heure est au restylage pour la compacte à succès du constructeur allemand. Rappelons tout de même que le modèle fête ses 90 ans depuis la première Kadett en 1936, devenue Astra en 1991. Fièrement conçue, développée et assemblée à Rüsselsheim, la cousine technique de la Peugeot e-308 se met à jour. Un style plus lumineux, une attention particulière au confort du conducteur, et une autonomie accrue pour la version 100% électrique. Ça tombe bien, nous essayons justement l’Opel Astra Sports Tourer Electric dans un premier temps. L’occasion de découvrir les petites nouveautés de ce break bien familier sur les routes allemandes.
L’Astra fait partie de ces modèles que l’on connaît plutôt bien chez Automobile Propre. De la compacte hybride rechargeable GSe à la version break sur long parcours, sans oublier quelques traversées en break électrique, elle nous est familière. C’est donc non sans une certaine curiosité que votre serviteur découvre ce restylage. La nouvelle Opel Astra Sports Tourer Electric adopte une face avant remaniée, avec une réinterprétation tout en lumières du « Vizor » caractéristique.
Plus bombée et plus sophistiquée, la calandre accueille un bandeau LED et un logo rétro-éclairé très réussis en partie haute. Deux éléments LED verticaux viennent prolonger l’arête centrale du capot, pour compléter le « Compass » lumineux. Un détail particulier au premier abord, auquel l’on s’habitue rapidement. L’éclairage matriciel de notre finition haute contribue par ailleurs au regard sport-chic de l’allemande.
En bas, le bouclier est un peu plus musclé et assoit l’avant du véhicule. Premier modèle de la marque à intégrer ce Compass illuminé, le break se distingue également par les jantes aero 18 pouces « Rekord » spécifiques à l’Opel Astra Sports Tourer Electric. De même que sa livrée Klover Green, par ailleurs propre au break électrique. Pour le reste, cette ST reprend trait pour trait le profil et l’arrière de l’actuelle. Son format plus familial est donc conservé.
Ses dimensions : 4,64 m de long, pour 1,86 m de large, et 1,50 m de haut (+1,5 cm). Sans atteindre l’agressivité de la Peugeot 308 SW, l’Allemande dynamise légèrement son look tout en conservant son caractère. Du reste, assemblages et finitions sont impeccables, 100% Deutsche Qualität. Côté coffre, le break électrique offre toujours 103 x 103 cm et de 516 à 1 553 l (contre 597 à 1 634 l pour la thermique).
L’Opel Astra Sports Tourer Electric nous accueille à bord d’un habitacle toujours aussi généraliste allemand. Comprenez sombre et assez austère, mais qui a l’avantage de privilégier les aspects pratiques à l’esthétique. Pas d’ambiances Individual à la BMW, mais une panoplie ergonomique et technologique très complète. Le conducteur profite d’un Pure Panel avec deux écrans de 10 pouces (combiné et multimédia), idéalement agencés, et de boutons physiques essentiels à la base de l’écran central.
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Le best-seller allemand reçoit en effet de nouveaux sièges « Intelli seats » en matériau « ReNewKnit ». Soit une sellerie textile et Alcantara qui intègre des matériaux recyclés, plus écoresponsable. Mais, surtout, le dessin des assises évolue grâce à un insert central qui répartit la pression exercée sur le coccyx. Rescapé de plusieurs accidents à moto avec un coccyx désormais douloureux à vie, votre serviteur voit la différence !
Je peux effectivement rester bien plus longtemps au volant, sans ressentir d’inconfort ni de gêne incapacitante dans le bas du dos. Le confort au second rang est tel qu’on le connaît : les passagers latéraux adultes sont bien installés, et l’on réservera la place du milieu à un enfant ou à un trajet ponctuel. Forcément, l’accoudoir central raide dans le dos dégrade le confort. C’est donc bel et bien par la capacité d’emport du coffre que l’Opel Astra Sports Tourer Electric se veut familiale.
Sous le capot, le break reconduit la même motorisation électrique. Soit une traction de 115 kW (156 ch) et 270 Nm de couple. Pour autant et avec ses 1 690 kg à vide, pas de quoi nous décoiffer. Le 0 à 100 km/h requiert 9,5 secondes, et les démarrages même en Sport ne surprennent pas. L’Opel Astra Sports Tourer Electric préfère la sobriété, et elle le fait très bien. Accélérations silencieuses et linéaires, suffisamment vives pour s’insérer et dépasser en sécurité…
Elle remplit sa mission pour des trajets agréables et sereins entre ville et autoroute. Notons par ailleurs que la version électrique reçoit un vitrage acoustique, qui vient doubler la conception rigide du châssis et l’isolation accrue des suspensions avant. Résultat : des caractéristiques NVH (bruit, vibrations, dureté) plus favorables et un meilleur ressenti pour les occupants. Finalement, seules les roues de 18 pouces transmettent davantage les aspérités de la route.
Allemande oblige et cousine technique d’une Peugeot, les qualités dynamiques ne sont pas en reste. L’Opel Astra Sports Tourer Electric bénéficie en effet d’une mise au point plutôt soignée des trains roulants. Certains éléments de châssis de la plateforme EMP V3 sont par ailleurs spécifiques à l’Astra. De quoi offrir un toucher de route appréciable, de par la précision de la direction et la réactivité du train avant.
Et encore, la réglementation locale imposant des pneus hiver à cette période de l’année, les trépidations sont un peu plus marquées. Il n’empêche que le break électrique se montre très rigoureux, avec un maintien de caisse remarquable même en donnant du rythme dans les courbes. Pour finir, le combo mode B et freinage reste sécurisant sur le sec comme sur le mouillé, mais l’on aurait aimé davantage de mordant à l’attaque de la pédale de frein.
Au-delà de son restylage esthétique, le break dans sa version électrique bénéficie également d’une mise à jour côté batterie. Le pack CATL passe en effet de 54 à 58 kWh bruts, pour 54,5 kWh nets. Ceci dans le même encombrement et toujours avec 17 modules, grâce à une densité énergétique accrue des cellules. Résultat, le pack ne gagne que 5 kg au passage, pour un poids total de 345 kg. Une capacité qui permet à l’Opel Astra Sports Tourer Electric d’annoncer jusqu’à 445 km d’autonomie (454 pour la berline).
C’est 35 km de plus qu’auparavant. En pratique, les consommations relevées sur notre essai indiquent un bon 370 km réels en mixte (15,5 kWh/100 km). Sur du tout urbain, on grimpe à 400 km (14,4 kWh/100 km). En conduite plus dynamique et à allure autoroutière, on atteint les 320 km, ce qui reste appréciable.
Les quelques kilomètres de plus sont donc bienvenus, mais il n’y a hélas pas d’amélioration côté recharge. Comme les autres cousins de la famille Stellantis (pensez Jeep Avenger par exemple), notre Opel Astra Sports Tourer Electric plafonne toujours à 100 kW en recharge rapide. Si la pompe à chaleur est de série, il faudra pas moins de 32 minutes pour le 20 à 80%.
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Pour résumer, l’Opel Astra Sports Tourer Electric restylée conserve ses points forts, tout en allant un peu plus loin. Le break électrique a pour lui sa sobriété et ses consommations maîtrisées, sans oublier des qualités dynamiques certaines. Agréable à emmener, précise et verrouillée avec son centre de gravité idéalement placé, la familiale est toujours très équilibrée. À défaut d’être festive à bord, elle va systématiquement droit à l’essentiel. Et, avant d’oublier, mention spéciale à la console et aux inserts satinés, en lieu et place du noir brillant. Des surfaces nettement moins sujettes aux traces et aux rayures inévitables. Le tout en plus confortable, il faut bien l’avouer. Finalement, il ne lui manque qu’une puissance de charge rapide plus élevée.
L’Opel Astra Sports Tourer Electric restylée démarre à 40 140 € en finition d’entrée Edition. Compter 42 140 € pour la finition intermédiaire GS. Enfin, notre finition haute Ultimate débute à 44 540 €. Des tarifs qui restent tout de même un peu élevés selon nous. D’autant que la nouvelle e-308 SW commence en ce moment à 39 750 € sur le store Internet. Mais bon, ne serait-ce que côté style, je préfère l’allemande. Et vous, qu’en pensez-vous ?
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Jolie voiture , le coloris est superbe comme souvent sur les opel et Peugeot . La taille est bonne , l’équipement complet , la puissance moteur suffisante .
Tout est très bien jusqu’à la lecture de la recharge , 32mn pour du 20-80% sur une 55kwh ? La 208 avec sa 51kWh fait 28mn pour le 10-80% , ça coute cher les 4kw de plus . Ca va donner quoi le 10-80% ?sur cette opel ? 37 mn ? 40 ?
On est revenu a la vitesse de charge de la Megane EV qui est sortie en 2022 .
La MG5S qui a une 62kWh fait le 10-80 en 28mn et ce n'est qu'un exemple . La triplette idcross , raval epiq 55 va recharger en 24mn sur le 10-80%
C'est pas possible de vendre une voiture entre 40 et 45k€ avec un de ses éléments principaux aussi mauvais .
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Il lui manque 100km d'autonomie en plus pour être dans le marché.