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La Denza Z9 GT est une géante électrique (et hybride) qui souligne les ambitions du groupe BYD sur le marché de l’automobile de luxe.
BYD voit toujours plus grand. Le groupe automobile chinois prépare l’arrivée en Europe de sa marque de luxe, baptisée Denza. Ce mercredi, elle a révélé son premier modèle à destination de notre continent, en marge de la Design Week de Milan (Italie).
La Denza Z9 GT est présentée comme une « voiture de grand tourisme efficace et longue distance ». Sa distinction réside d’abord dans le format inusité, façon break de chasse. Longueur et largeur sont voisines d’un Lamborghini Urus, mais le pavillon est placé nettement plus bas (- 14 cm). Une Porsche Panamera demeure tout de même moins haute (de 8 cm). Une Ferrari Purosangue est plus courte de 21 cm.
Wolfgang Egger, ancien designer d’Alfa Romeo, Seat ou Audi a supervisé un dessin inspiré « par la soie et la manière dont elle se drape sur la forme ». On notera le traitement souple des tôleries, la ceinture de caisse relevée ou les fanaux arrière en sablier.

L’habitacle est habillé de cuirs et de boiseries fumées. L’air est climatisé en quatre zones. Les amples fauteuils avant se règlent en 12 directions. Tous les occupants bénéficient des sièges chauffants, ventilés et massants. Deux espaces de rangement sont réfrigérés jusqu’à – 6°C. Le champagne restera frais.
Trois écrans s’incrustent dans la planche de bord. La dalle centrale 17,3 pouces est accompagné par une autre tablette 13,3 pouces, dévolu aux activités numériques du passager avant. Les occupants pourront choisir parmi 128 teintes pour l’éclairage led et l’habitacle est éclairé par un pavillon transparent de 2 mètres carrés. La sono est assurée par 20 haut-parleurs Devialet.

Ce modèle est basé sur la plateforme e3, exclusive à la marque de luxe de BYD. Côté hardware, Denza vise haut. Les suspensions avant sont à doubles triangles. Voilà qui n’est pas commun : la Porsche 911 n’a adopté cette architecture qu’avec sa dernière génération. Le confort devrait être rehaussé par l’amortissement pneumatique, habituel artifice des luxueuses (et lourdes) allemandes.
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Essai : BYD Atto 2, un SUV urbain électrique bien bétonnéLa foire aux technologies ne s’arrête pas là. L’une des attractions concerne l’essieu arrière. Avec trois moteurs, les Denza Z9 GT seront équipées d’une machine par roue postérieure. De surcroît, elles sont directrices. La voiture peut ainsi pivoter facilement en ville (rayon de braquage de 4,62 m) et même rouler en crabe à basse allure avec un angle allant jusqu’à 15°.
Deux chaînes de puissance sont prévues : l’une est électrique, l’autre est hybride rechargeable.
La Z9GT électrique s’appuie sur trois machines, dont deux agissent sur les roues arrière. La puissance cumulée culmine à 965 ch sur la version chinoise. Le 0 à 100 km/h est annoncé en 3,4 secondes.
Comme il est d’usage chez BYD, la batterie est de type « Blade », c’est-à-dire composées de lames participant à la rigidité du véhicule. De composition lithium-fer-phosphate (LFP), les accumulateurs offrent une capacité de 100 kWh. On ne sait pas encore s’il s’agit d’une valeur brute ou nette. Nous n’avons pas non plus d’information sur la puissance de recharge en crête ou de chrono sur l’exercice du 10/80 %. Dans son pays d’origine, la voiture effectue le 30/80 % en 19 minutes, malgré l’adoption d’un système électrique dit 800 volts. Denza promet des « modifications » avant l’arrivée en Europe.

L’autonomie indicative est de 630 km selon le cycle chinois CLTC. Retranchez environ 20 % pour obtenir un rayon d’action type WLTP. Mettons donc 500 km. Pas top pour une batterie de ce format.
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BYD promet une recharge de voiture électrique aussi rapide qu’un plein d’essenceCôté hybride rechargeable, Denza s’appuie sur une version XXL de son système dit Super DM. Ici, on trouve toujours trois moteurs électriques (372 ch à l’avant, 598 ch pour les machines arrière). Ils fonctionnent en lien avec une batterie LFP d’une capacité maousse de 38 kWh. C’est presque autant qu’une Renault 5 d’entrée de gamme. Les trois machines travaillent de concert avec un bloc thermique un peu moins « techno ». Il s’agit d’un brave 4-cylindre 2.0 litres, dont la puissance ne nous a pas encore été communiquée. Denza annonce une consommation de sans-plomb de 7,6 litres/100 km, une fois les batteries vides. Ce chiffre est établi avec la « vieille » norme NEDC.
La marque n’annonce pas la masse du véhicule, mais le chiffre devrait être gulliverien. L’usage d’une batterie de chimie LFP n’est pas garant de légèreté, malgré la rigidité offerte par l’architecture cell-to-body. Un confrère australien évoque 2 900 kg pour la déclinaison PHEV.
12 000 exemplaires de la Z6GT ont été vendus sur le dernier tiers de l’année 2024. À titre de comparaison, la Porsche Taycan s’est écoulée à moins de 10 000 exemplaires en Europe l’an dernier. En République populaire, le modèle s’affiche pour l’équivalent de 41 000 euros en entrée de gamme. La facture devrait être largement supérieure chez nous. Transport, droits de douane, marges…
Nous tâcherons d’en savoir plus en interrogeant les ingénieurs et responsables de la marque. Nous devrions même pouvoir faire un galop d’essai… Denza prépare aussi l’arrivée du monospace D9, rival de Lexus LM. À découvrir bientôt sur Automobile Propre !

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Toujours plus ! Toute cette débauche , pour quoi ? pour qui ?
Je sais bien qu'on ne se baigne jamais dans le même fleuve , mais les références et les rapprochements historiques font quand même un peu peur . À la fin des années 30 , en Europe il y avait aussi cette tendance à l'outrance , à l'exhibition indécente : Duesemberg , Auto Union , Maybach , Hispano Suiza , Bugatti , Delage ....
Ces automobiles extravagantes étaient destinées à un public très restreint et très fortuné . Aujourd'hui , ces automobiles prétentieuses et arrogantes sont proposées à des tarifs à peu près abordables ; de quoi flatter les egos du plus grand nombre .... Ces délires se terminent toujours mal .
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L’offre électrique continue de s’étoffer …. Dommage que ce soit avec des trucs totalement inutiles, hors de prix, mal adaptés à nos contrées.
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C'est une stratégie des constructeur chinois pour monter leur avance technologique dans l'électrique et changer en Europe l'image qu'on se fait des constructeurs chinois de jouet en plastique bas de gamme. De la même manière que les Buggatti et autre ont finalement débouché sur l'industrialisation automobile de masse avec Ford et la voie aux Volkswagen où autre 2CV pour monsieur tout le monde. C'est exactement ce qui est en train se passer, même si beaucoup sont impatients et aimeraient avoir déjà des prix plus faibles. Il ne faut pas oublier que les constructeurs européens sont partis bien trop tard et souvent à reculons dans l'électrique, donc ils ne sont logiquement pas encore en mesure de pouvoir baisser les prix. Les chinois qui sont partis 10 ans en avance, seraient en mesure de proposer des modèles moins cher... mais bien sur avec les taxes qu'on leur impose en Europe, ils n'ont pas d'autres solutions que de proposer des modèles plus haut de gamme à marge plus importantes.