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Le monde n'a jamais été aussi favorable à la voiture électrique

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Volvo EX60 Cross Country
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Au total, 104 pays sont désormais répertoriés auprès de l’ONU comme étant engagés en faveur de la mobilité électrique. C’est un record ! Parmi eux, 66 États ont même défini des objectifs concrets pour accélérer le déploiement de la voiture électrique.

Voilà une bonne nouvelle pour la planète ! Le monde n’a jamais été aussi favorable à la mobilité électrique. Selon le groupe de réflexion allemand Agora Verkehrswende, les 66 pays engagés avec des objectifs concrets couvrent un poids économique considérable. Ils représentent à eux seuls plus de 60 % des ventes mondiales d’automobiles. Un chiffre qui montre que la transition vers l’électrique ne concerne plus uniquement des marchés pionniers, mais touche désormais l’ensemble de l’industrie automobile mondiale.

Une forte accélération depuis 2015

Cette dynamique s’est fortement accélérée au cours de la dernière décennie. En effet, 52 pays ont défini des objectifs précis en matière de mobilité électrique à partir de 2015 pour la première fois. Les engagements des différents États sont inscrits dans les « contributions déterminées au niveau national » (CDN), les plans climatiques transmis à l’ONU (l’Organisation des Nations Unies) dans le cadre de l’accord de Paris. Ces documents fixent les trajectoires de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

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Tous les pays n’ont évidemment pas la même stratégie. On constate que 56 gouvernements ont fixé des objectifs pour les voitures particulières et les véhicules utilitaires légers, deux segments clés pour le grand public et les flottes professionnelles. Les bus font l’objet d’engagements dans 49 pays, tandis que 36 États ciblent explicitement les camions. Les deux-roues motorisés restent plus en retrait, avec seulement 13 pays ayant formulé des objectifs spécifiques pour les motos électriques.

En revanche, les politiques d’accompagnement pour favoriser une mobilité électrique sont encore limitées. Seuls 9 pays ont inscrit des objectifs clairs concernant les infrastructures de recharge, un élément pourtant central dans l’essor de l’électrique. L’électrification des réseaux ferroviaires est encore plus marginale, avec seulement 5 États concernés.

Des grandes puissances, mais pas que

Au sein de l’Union européenne, cet objectif au sujet de la fin du thermique joue un rôle majeur dans l’évolution de l’industrie. La politique de Bruxelles en faveur de la mobilité électrique a même récemment donné lieu à de vifs débats. Un certain nombre de constructeurs ont réclamé des assouplissements. Et ils ont obtenu gain de cause ! Si l’échéance est toujours fixée à 2035, la Commission européenne a fait un tout petit pas en arrière avec une réduction de 90 % des émissions de CO2 plutôt que 100 %.

Au-delà des grandes puissances, certains pays plus modestes se distinguent avec de vraies stratégies. Cuba, le Népal ou encore le Rwanda affichent non seulement des objectifs chiffrés sur les ventes de véhicules électriques, mais intègrent également des politiques industrielles, des plans pour les infrastructures et des dispositifs de financement détaillés. La preuve que c’est avant tout une question de volonté. Vous remarquerez au passage sur cette carte que les États-Unis n’ont plus de stratégie sur l’électrique.

Ces chiffres doivent toutefois être interprétés avec prudence. L’analyse d’Agora Verkehrswende ne prend en compte que les CDN officiellement transmises à l’ONU. Même la Norvège, pourtant leader mondial dans le domaine des véhicules électriques, n’a pas officiellement inclus ses ambitions en matière de mobilité électrique dans le cadre de l’accord de Paris. Cela signifie que les ambitions réelles des différents États sont sûrement encore plus élevées que ce que l’on voit ici.

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