AccueilArticlesConduite autonome : les économies sur l'assurance peuvent-elles compenser le prix du FSD ?

Conduite autonome : les économies sur l'assurance peuvent-elles compenser le prix du FSD ?

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Le FSD de Tesla bientôt autorisé en Europe ? C’est ce que pense Elon Musk. Présent au Forum économique mondial de Davos, le milliardaire a évoqué un possible feu vert d’ici un mois. Certaines compagnies d’assurance se tiennent déjà prêtes pour adapter leurs offres, et c’est plutôt une bonne nouvelle pour les électromobilistes.

« Nous espérons obtenir une autorisation pour notre fonctionnalité de conduite autonome supervisée en Europe, si possible le mois prochain ». Ce sont les mots prononcés par Elon Musk, rapportés par Reuters, à l’occasion de son apparition sur le forum économique de Davos. Le patron de Tesla semble confiant sur une éventuelle approbation du FSD (Full Self-Driving) dans les semaines à venir. Y a-t-il des raisons d’y croire ?

Bientôt un feu vert pour le FSD en Europe ?

L’arrivée éventuelle du FSD de Tesla en Europe pose d’abord une question réglementaire. Contrairement aux États-Unis, le Vieux Continent applique un cadre plus strict et fragmenté en matière d’aides à la conduite. Tesla a déposé ses demandes d’autorisation, notamment aux Pays-Bas, où les autorités doivent se prononcer prochainement. En cas de feu vert, Elon Musk est convaincu que les autres États membres s’aligneront.

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C’est un scénario crédible, même si les précédents montrent que les calendriers annoncés par le patron de Tesla restent souvent (très) optimistes. Car le FSD, malgré son appellation, demeure juridiquement classé comme une aide à la conduite de niveau 2. Il s’agit d’une conduite « supervisée » et non « entièrement autonome », comme c’est le cas à partir du niveau 4. Le conducteur doit rester attentif et être prêt à reprendre la main à tout moment.

Les autorités s’inquiètent notamment des risques de « sur-confiance » induits par des systèmes intelligents, mais encore imparfaits.

Un gros avantage financier !

Sur le terrain économique, le débat pourrait prendre une autre tournure. Aux États-Unis, certaines compagnies d’assurance commencent à adapter leurs offres. L’entreprise Lemonade propose par exemple des réductions de 50 % lorsque le FSD est activé, en s’appuyant sur des données de conduite collectées en temps réel. Les statistiques de Tesla montrent une baisse significative du risque de collision lorsque le FSD est utilisé.

Même si la technologie est différente, les chiffres de Waymo, filiale d’Alphabet spécialisée dans les taxis autonomes, confirment cette tendance. Les premiers bilans montrent 90 % d’accidents en moins au kilomètre parcouru.

Reste à savoir si ce modèle est transposable en France. Chez nous, le marché de l’assurance auto est très encadré, et l’utilisation de données issues des véhicules soulève des questions de confidentialité. À terme, une tarification différenciée selon l’usage réel de la conduite assistée pourrait émerger, notamment sous forme de contrats au kilomètre ou de bonus spécifiques pour les véhicules équipés de systèmes avancés.

Pour Tesla, c’est un argument central dans sa stratégie de commercialisation. Les économies sur l’assurance pourraient permettre aux clients de compenser le prix du FSD, facturé 7 500 euros et bientôt proposé sous forme d’abonnement à 99 euros/mois. Une chose est sûre, la démocratisation des systèmes de conduite autonome va apporter son lot de changements sur le marché automobile au cours des prochaines années.

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