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Elon Musk a-t-il menti au sujet des technologies de conduite autonome de Tesla ? C’est ce que suggère un média américain qui a eu des échanges privés avec le milliardaire. Quoi qu’il en soit, la stratégie centrée uniquement sur les caméras et non les radars place le constructeur dans une situation délicate. Et c’est bien Musk qui est à l’origine de ce parti pris. On fait le point.
Depuis près d’une décennie, Tesla promet une révolution avec l’arrivée de la conduite autonome à bord de ses voitures électriques. En 2016, Elon Musk disait déjà que tous les modèles de la marque produits à partir de cette année-là seraient capables, à terme, d’atteindre un niveau d’autonomie complet.
Pourtant, en 2025, les véhicules du constructeur ne dépassent toujours pas le niveau 2, une assistance avancée à la conduite qui requiert en permanence l’attention du conducteur (sauf dans le cas des véhicules dédiés au service de taxis autonomes aux États-Unis). La raison ? Un choix technologique assumé par Musk : miser uniquement sur des caméras, quitte à se passer des radars et des capteurs LiDAR utilisés majoritairement par la concurrence.
Ces derniers jours, le milliardaire est à nouveau au cœur de la polémique après avoir critiqué publiquement Waymo et d’autres acteurs du secteur. Selon lui, les capteurs et les radars créent de la « confusion » dans l’interprétation des données et réduisent par conséquent la sécurité au lieu de l’améliorer. Mais les spécialistes du sujet affirment quasiment tous le contraire.
Waymo, par exemple, exploite depuis plusieurs années son propre service de robotaxis aux États-Unis. Le système utilisé par la filiale de Google repose sur l’utilisation de plusieurs capteurs, dont des LiDAR. Et cela fonctionne plutôt bien. Les accidents sont rares. Mais le plus troublant dans tout ça est qu’Elon Musk aurait tenu des propos inverses de ses déclarations publiques. Des échanges datant de 2021 avec Fred Lambert d’Electrek montrent qu’il reconnaît lui-même qu’un radar haute résolution combiné à la vision serait plus sûr que des caméras seules.
Pourtant, c’est à ce moment précis que Tesla a commencé à retirer ses radars des Model 3 et Model Y, avant d’étendre cette politique aux autres modèles. Un virage qui a été contesté, y compris au sein de ses propres équipes d’ingénieurs. Chaque entreprise est libre de faire ses choix technologiques, mais force est de constater que Tesla semble aujourd’hui en retard par rapport aux autres. Si les voitures de la marque disposent bien de l’Autopilot ou du Full Self Driving, leur fonctionnement reste limité.
La firme d’Austin ne dispose pas encore de toutes les homologations pour étendre son service à travers le pays ou même au-delà des frontières américaines. À l’inverse, des sociétés comme Waymo ou Baidu exploitent déjà des flottes de véhicules autonomes de niveau 4, capables de circuler sans chauffeur dans des environnements complexes. En refusant d’explorer la voie du LiDAR, Tesla a pris le risque de se mettre dans une impasse. Les capteurs permettent de compenser les faiblesses d’un dispositif basé sur des caméras.
Pour l’heure, la vision prônée par Elon Musk n’a donc pas démontré sa supériorité. Une situation qui laisse planer le doute sur l’avenir des ambitions de Tesla dans le secteur de la conduite autonome.
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