Comparatif : Hyundai Kona Electric vs MGS5 EV, des SUV électriques aux qualités bien différentes

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Deux SUV compacts aux accents électriques s’affrontent aujourd’hui dans un duel très serré entre le Hyundai Kona Electric Creative 65 kWh et le nouveau MGS5 EV Luxury 64 kWh. L’un joue la carte de la rigueur coréenne et de l’efficience, l’autre celle du charme accessible et de l’équipement généreux. Lequel choisir ?

Photos Florian Grout

Le Hyundai Kona un poil plus court

En termes de gabarit, le Hyundai Kona se montre un peu plus court et plus étroit que son concurrent chinois, avec une longueur de 4,36 m pour une largeur de 1,83 m, quand le MGS5 s’étale sur 4,48 m de long et 1,85 m de large. Le Coréen est aussi un peu plus bas et propose un empattement légèrement plus court, ce qui en fait un véhicule un poil plus maniable avec un diamètre de braquage de 10,6 m contre 10,53 m pour le MG. Autre petit détail : le Kona offre une garde au sol de 151 mm, contre 145 mm pour le MG, un petit plus pour grimper les trottoirs sans arrière-pensée.

Un MGS5 lourdement équipé

Côté look et dotation, les deux SUV ne manquent pas d’arguments. Le Kona se présente en finition Creative, soit le deuxième niveau d’équipement, avec des jantes alliage de 17 pouces, des feux full LED, des vitres arrière surteintées, des rails de toit et des rétros rabattables électriquement. En face, le MG sort la grosse artillerie avec sa finition Luxury, jantes 18 pouces, barres de toit, vitres surteintées, calandre à volets actifs, feux full LED et caméras à foison. Sur le papier, le match semble tourner à l’avantage du Chinois, qui soigne son apparence.

Plus de puissance ou plus de batterie ?

Sous le capot, le Kona cache un moteur synchrone de 217 chevaux pour un couple modeste de 255 Nm, alimenté par une batterie NMC de 65 kWh. Le MG, lui, pousse jusqu’à 231 chevaux et 350 Nm de couple avec une batterie de 64 kWh. Mais, attention, l’appellation 64 kWh chez MG est trompeuse : il s’agit de la capacité brute ce qui fait donc 62 kWh net alors que Hyundai propose 65,4 kWh de capacité utile. À ce petit jeu, le coréen prend donc l’avantage, offrant 3,4 kWh utiles de plus que son rival. Côté transmission, le MG transmet son couple aux roues arrière (propulsion), quand le Kona reste une traction avec un moteur situé à l’avant.

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Plus de volume ou meilleure modularité ?

Le coffre arrière du Kona affiche un volume de 466 litres, avec un maximum de 1 300 litres une fois la banquette rabattue. Il propose également un frunk de 27 litres à l’avant, un bonus non négligeable pour loger ses câbles. En face, le MG offre 453 litres de coffre, mais gagne la bataille une fois les sièges rabattus avec 1 441 litres. Le MG propose aussi une hauteur de chargement plus généreuse, mais se contente d’une banquette 60/40 contre 40/20/40 pour le Kona, moins pratique. Match nul donc, chacun ayant ses atouts.

Le coffre du Hyundai Kona

Le coffre du MGS5

Mieux à l’arrière du MGS5

À l’arrière, les deux SUV proposent une sellerie similicuir/tissu, des ouïes de ventilation, et deux prises USB-C. Le MG ajoute un plafonnier arrière bienvenu. L’espace aux jambes est plus généreux dans le MG, et la banquette y est plus moelleuse. Il marque des points en confort d’assise et en qualité perçue.

Le Hyundai Kona soigne son passager

À l’avant, les sièges du Kona sont chauffants, réglables manuellement en hauteur, avec support lombaire électrique côté conducteur. Le volant est également chauffant, gainé de cuir, et des prises USB-C à gogo achèvent le tableau. Le MG offre un siège conducteur avec des réglages électriques, mais pas de réglage en hauteur côté passager, même dans cette version haut de gamme Luxury. C’est un vrai point noir à ce niveau de gamme et cela peut même s’avérer rédhibitoire pour certains acheteurs. Le MG se rattrape avec une finition plus flatteuse, un volant chauffant et un chargeur à induction.

Un MGS5 plus évolué

Le système multimédia du Kona exploite double écran de 12,3 pouces, Apple CarPlay/Android Auto filaire, navigation Hyundai Live et services connectés Bluelink. Le MG réplique avec un écran tactile de 12,8 pouces, un compteur numérique de 7 pouces, CarPlay/Android Auto sans fil, une application iSmart connectée, et des applis embarquées comme YouTube et TikTok pour les plus téméraires. Si le système Hyundai est plus clair et plus lisible, celui du MG est plus moderne et riche en fonctionnalités. Et, surtout, il est mieux intégré à une planche de bord sobre et efficace.

L’intérieur du Hyundai Kona en détail

L’intérieur du MGS5 en détail

Un MGS5 plus gros, mais aussi agile

Le Kona dispose de capteurs avant et arrière et d’une caméra de recul. Le MG Luxury va plus loin avec une caméra 360° de série. Sa visibilité est meilleure grâce à ses larges rétros, et il braque plus court. La conduite urbaine est plus fluide avec la propulsion, et le confort reste correct malgré les jantes 18 pouces un peu raides. En face, le Kona filtre mieux les petits chocs, mais génère quelques trépidations.

Concernant la régénération, le Kona se démarque nettement avec des palettes au volant pour moduler la régénération, et une vraie fonction One Pedal bien gérée. Le MG dispose aussi d’un mode One Pedal, mais moins efficace et moins réactif.

Le MGS5 prend les devants

Nos deux protagonistes partagent une suspension multibras à l’arrière, pour plus de confort et de stabilité. Mais sur route, le MGS5 se distingue par son agrément de conduite supérieur avec un châssis plus réactif et rigide sans être pour autant percutant.

L’amortissement offre un excellent compromis entre maintien de caisse et filtration des chocs même si cette version Luxury reste évidemment plus ferme que la version confort doté de pneus plus économiques. Les performances sont aussi meilleures sur le MG qui réclame 6,3 s sur le 0-100 km/h contre 7,8 s pour le Kona. La direction du Kona est plus communicative, mais celle du MG est plus consistante. Sur le freinage, nouvel avantage pour le MG avec des pneus Bridgestone plus mordants et un ABS plus tardif et mieux régulé. Côté poids, 1 773 kg pour le Kona contre 1 800 kg pour le MG. Des masses raisonnables pour des SUV électriques.

Un MGS5 plus rapide et silencieux

Plus rapide à l’accélération, le MGS5 offre également plus d’allonge, avec 190 km/h de vitesse de pointe contre 172 km/h pour le Kona. Une fois stabilisé à 130 km/h, le MG se montre plus silencieux malgré ses jantes plus grandes. L’insonorisation est soignée, même si quelques bruits d’air se font entendre à 130 km/h au niveau des larges rétroviseurs. Le Kona se révèle un peu plus sonore sans pour autant être qualifié de bruyant et peut compter lui aussi sur un autoradio de qualité correcte à 6 HP de série Côté aides à la conduite, les deux rivaux sont bien fournis, mais le MG en offre plus avec l’aide au changement de voie, la surveillance des angles morts et l’alerte de circulation transversale. Cela dit, le fonctionnement de l’aide au maintien de ligne de chez Hyundai est un peu plus stable que celui de chez MG qui tend à se déconnecter assez souvent.

Autonomie : avantage Hyundai Kona

Le Kona affiche 14,7 kWh/100 km en 17 pouces et 16,6 kWh/100 km en 19 pouces alors que MG revendique 15,5 kWh/100 km (17”) et 16 kWh/100 km (18”). Durant l’essai, nous avons relevé une consommation moyenne de 18,5 kWh/100 km pour le Kona, 20,5 pour le MG. Résultat : environ 360 km d’autonomie réelle pour le coréen, 300 km pour le chinois. Sur autoroute, comptez plutôt 300 km maximum pour le Kona, et 250 km pour le MG.

Un Hyundai Kona trop lent à charger

Le Kona plafonne à 102 kW en DC, avec un temps de charge de 41 minutes pour passer de 10 à 80 %. C’est un point faible. Le MG monte à 139 kW avec une recharge de 10 à 80 % en 28 minutes. Sur ce terrain, MG gagne haut la main. En AC, les deux ont un chargeur triphasé de 11 kW. Le MG propose le V2L et la pompe à chaleur de série, alors qu’ils sont en option sur la finition Premium du Kona via un pack à 3 500 euros.

Un prix et une garantie bétons pour le MGS5

Le Kona Electric Creative coûte 41 250 €. Le MG S5 EV Luxury s’affiche à 38 490 €, soit 2 760 € de moins. En version Comfort, il chute même à 35 990 €. Côté garantie, Hyundai propose 5 ans kilométrage illimité, MG 7 ans ou 150 000 km. Une fois encore, le MG frappe fort avec un prix plus doux et une garantie plus longue.

Conclusion : Hyundai Kona vs MGS5, qui l’emporte ?

Si le Kona reste le plus sobre et le plus efficient, il se fait distancer par le MGS5 sur de nombreux autres points : confort à bord, équipements, agrément de conduite, prestations en ville, recharge rapide et surtout rapport prix/prestations. MG a mûri et prouve qu’il est désormais capable de rivaliser avec les meilleurs du segment tout en proposant des tarifs canons malgré les taxes d’importation.

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Hyundai Kona 65 kWh

On aime :

  • Les palettes de régénération
  • La précision de l’accélération
  • La modularité de la banquette
  • Les aides à la conduite efficaces
  • Le confort doux à faible allure
  • L’autonomie correcte

On aime moins :

  • Les nombreux plastiques rigides
  • La banquette un peu courte et ferme
  • La puissance de charge trop faible
  • Le châssis mollasson sur route
  • Le tarif assez élevé.

MGS5 EV 64 kWh

On aime :

  • La finition soignée
  • Le comportement enjoué
  • Les performances correctes
  • Le rapport prix/équipement
  • L’ergonomie bien pensée
  • L’espace à l’arrière

On aime moins :

  • L’autonomie sur autoroute un peu juste.
  • L’absence de réglage en hauteur pour le passager avant
  • L’amortissement ferme à faible allure en Luxury 18 pouces

Un grand merci à la mairie de Soisy sous Montmorency (95230) pour son accueil devant le flamboyant espace culturel du Trèfle.

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Philippe SCHWOERERil y a 10 mois

"Oui en accélération, pour déboiter pour dépasser par exemple, le train avant se balade littéralement avec ces 2 VE, c'est un fait parfaitement indiscutable" : Vous devez vraiment appuyer très fort et être en mode Sport pour cela. Ou alors les pneus n'étaient pas les meilleurs. Autre ?

Personnellement, j'en suis à ma troisième Kia électrique. Le phénomène que vous décrivez, je ne l'ai connu qu'une fois, pour montrer l'accélération du e-Soul 2021 (que j'avais avant mon actuel e-Niro 2021) à des professionnels d'une autre marque chez qui j'étais en reportage. Là, oui, j'étais en mode Sport pour une fois. Je suis d'habitude toujours en mode Normal.
Il y a quelques semaines, parce qu'un conducteur indélicat à voulu doubler à un feu rouge par la droite sur une file qui allait dans une autre direction, j'ai dû accélérer très vivement pour éviter d'être en sandwich entre 2 voitures. Nous étions en bas d'une côte. Résultat la Peugeot 308 diesel à droite a patiné et le e-Niro est parti sans problème sur une chaussée pourtant humide.

Avec une nouvelle voiture, j'apprends à la connaître, puis je la conduis en conséquence. Avec le e-Niro, il m'arrive de procéder à de fortes accélérations pour doubler, je ne ressens jamais le train avant se balader. Il est plus léger, certes, mais j'avais bien moins confiance en la BMW i3 pour le même exercice.

"En virage serré, ces 2 VE sont largement sous vireurs, et élargissent de façon importante la trajectoire" :Comme beaucoup de traction je dirais. Perso, je cisaille avec le volant et je colle littéralement à la corde comme ça alors que je vois les voitures derrière se retrouver bien à gauche.

En revanche, oui, j'aurais préféré que les e-Soul et e-Niro soient des propulsions. Je préfère vraiment que soit dissociées la direction et la motricité. Avec ces voitures en traction, sortir d'un rond-point assez vivement pour ne pas trop perdre d'énergie demande davantage de technique. Il faut découper l'accélération en deux phases avec une interruption entre les deux pour bien inscrire la voiture dans sa file. Ainsi on en ressort en étant bien serré à droite. C'est pénible, c'est vrai, mais je l'accepte parce que ce que je demande là à cette voiture est un peu limite pour elle.

Celle qui était dangereuse dans un cas précis, c'est la Soul EV (avant le e-Soul), lorsqu'on relâchait l'accélérateur alors qu'une roue était sur le bord glissant (boue). La régénération se libérait et on se retrouvait en roues libres. L'effet ressenti était une accélération qui pouvait être délicate à gérer sur une route étroite avec une voiture arrivant en face. Du coup j'anticipais bien davantage qu'avec n'importe qu'elle autre voiture et je ne me sentais pas très serein sur les petites routes. On n'a heureusement plus ce phénomène sur les e-Soul et e-Niro.

Quoi qu'il en soit, ce e-Niro, j'en dispose en LOA sur de l'occaz qui avait 2 ans. J'ai bien l'intention de le racheter à la fin du contrat. Ou de reprendre un e-Soul. Je pense que l'un ou l'autre sera ma dernière voiture.

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Jalesiil y a 10 mois

Car la Chine a inventé Internet ?
Attention à ne pas leur donner des vertus qui ne sont pas les leurs (il y en a pas beaucoup déjà)

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JeanFourneil y a 10 mois

le temps de recharge du kona est une honte a ce prix...

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