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Née il y a à peine huit ans, la marque Cupra affiche une jolie forme. Record de ventes en 2025, nombreux projets dans le domaine de l’électrique… L’actualité est dense. Voilà ce qu’il faut retenir.
Après avoir été la division sportive de Seat, Cupra est devenue une marque à part entière au sein du groupe Volkswagen. Cette dernière est passée de 15 000 immatriculations en 2020 à un record annuel de 328 800 unités livrées en 2025. Un joli score avec seulement huit ans d’existence (obtenu toutefois au détriment de Seat). Nos confrères d’Auto Express ont eu l’occasion de s’entretenir avec Markus Haupt, le patron de Cupra. On comprend dans cet entretien que la jeune pousse aborde une phase décisive en ce début d’année 2026.
Au cœur de la stratégie, il y a la sortie très attendue de la Raval, une citadine électrique qui doit jouer un rôle central dans le développement de la marque. « La Raval doit nous faire progresser, car c’est le seul moyen d’atteindre nos objectifs en matière de CO2. Dans les villes, où les émissions sont encore plus importantes, nous sommes vraiment convaincus que cette voiture peut changer la donne », estime M. Haupt. Cette petite voiture électrique sera fabriquée en Espagne aux côtés de l’ID.Polo.
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Volkswagen ID. Polo : voici sa planche de bord, avec une bonne nouvelleLe patron a également confirmé le lancement cette année de la Born restylée. Elle bénéficiera d’un rafraîchissement à l’avant et à l’arrière, profitera des derniers feux triangulaires de Cupra et sera proposée avec une batterie lithium-fer-phosphate (LFP). Quand on lui demande si un équivalent du Skoda Epiq pourrait voir le jour chez Cupra, Markus Haupt joue la carte de la transparence et explique que « notre capacité d’investissement est limitée ». Avant d’ajouter que « nous devons concentrer nos efforts sur la Raval ».
Sur le plan industriel, la marque reconnaît également un défi de taille : celui de la rentabilité. Les modèles électriques restent aujourd’hui moins profitables que les véhicules thermiques. Pour réduire cet écart, Cupra mise sur plusieurs leviers, dont l’industrialisation locale des batteries, la mutualisation technologique au sein du groupe Volkswagen (ce n’est pas nouveau mais cela va être amplifié) et l’introduction de chimies moins coûteuses, comme les batteries LFP (lithium-fer-phosphate).
Enfin, l’électrification de Cupra passera aussi par un modèle plus ambitieux. Le futur SUV Tindaya, envisagé à l’horizon 2030, doit incarner la prochaine étape technologique de la marque. Il pourrait proposer différentes solutions de motorisation selon l’évolution du marché, du tout-électrique à des architectures à prolongateur d’autonomie. Une approche prudente qui reflète bien les incertitudes actuelles liées aux évolutions réglementaires, aux tensions géopolitiques et aux transformations de l’industrie.
Mais l’offensive électrique ne dépend pas uniquement des produits. Le patron de la marque est convaincu que l’adoption massive des véhicules électriques repose aussi sur la stabilité des politiques publiques. Et depuis 2020, autant dire que ce n’est pas du tout ça. On y va, on recule… En ce moment, plusieurs constructeurs automobiles plaident d’ailleurs pour une uniformisation des aides au niveau européen.
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Le problème de nombreux constructeurs (- et surtout de leurs actionnaires), c'est qu'ils veulent gagner de l'argent tout de suite avec des VE , sans avoir investi et amorti, comme ils ont eu le temps de le faire avec les thermiques...
Quand, sous prétexte de moins investir, on n'a pas voulu miser, il y a 15 ans sur les batteries représentant 40 % du prix du produit ( comme Byd et Tesla avec Pansonic), ni, il y a10 ans sur les vraies plateformes dédiées ( permettant l'utilisation de batteries LFP moins capacitaires), ni, il y a 5 ans, n'ont pas voulu investir dans du gigacasting (investissement très lourd), permettant, ensuite d'automatiser et de réduire les coûts sur chaine, (à condition d'avoir des gros volumes), il ne faut pas s'étonner ensuite de ne pas marger autant qu'avec un thermique, qui n'est qu'une évolution souvent très réduite d'un modèle précédent ( réutilisant bon nombre de sous ensembles) !
Quand on constate, la réduction des prix opérés par Tesla entre le début du model 3 et maintenant ( sachant que la vente n'est surement plus à perte depuis un bon moment), cela donne une idée des marges ( de même en observant les baisses de prix chez WV avec ID3 et ID4) ( et je ne parle même pas du prix de vente du modèle assemblé en Chine) .
Il y a encore pas si longtemps, certains PDG expliquaient doctement, que leur métier, ce n'était pas de fabriquer des batteries, ni de monter des réseaux de recharge rapide ...
Oui, les marges sont moindres qu'avec les thermiques déjà amorties, mais il ne faut pas toujours se plaindre, mais agir, et accepter de faire des investissements lourds, permettant, ENSUITE SEULEMENT, la marge
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Je ne sais pas pour Cupra mais Ford, par exemple, perd de l'argent avec ses voitures électriques. Renault aussi, perd de l'argent - ou plutôt Nissan. Quant à TSL, ils ne versent pas de dividendes.
Et ? s'agit-il de marges brutes auquel cas la possibilité d'investir en R&D est difficile et donc l'entreprise végète ou s'agit-il de marges nettes auquel cas ce sont les actionnaires qui font la tête et restreignent l'investissement pour un bénéfice à court terme ?