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CES 2026 : nos coups de cœur sur le plus grand salon tech du monde

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Si le CES est le plus grand salon dédié à la tech du monde, c’est aussi l’occasion d’y découvrir quelques voitures électriques, dont certaines pourraient arriver prochainement sur nos routes. On a fait le déplacement pour vous faire découvrir nos coups de cœur.

Avec plus de 148 000 visiteurs et quelques 4100 exposants, le CES reste un évènement incontournable. Dédié à la tech, ce salon vraiment à part se déroule chaque année au mois de janvier et permet de découvrir les produits qui seront lancés dans le courant de l’année. Un temps prisé par les plus grands constructeurs automobiles, ces derniers semblent désormais bouder le CES, préférant réserver leurs annonces pour les salons traditionnels tels que Munich ou même Paris cette année.

Pourtant le CEA, l’organisme en charge de l’organisation, a mis les petits plats dans les grands en construisant un gigantesque hall dédié à l’automobile et accessible via le Tesla Loop. Pour mémoire, il s’agit d’un réseau de tunnels dans lequel circulent des navettes avec chauffeur, essentiellement des Model 3 et Model Y, et sans recourir au FSD.

Longbow Speedster, poids plume des supercars électriques

Dans tous les cas, ce nouveau hall ouest se contentera finalement d’accueillir moult équipementiers cette année, non sans cacher quelques surprises intéressantes. Au premier rang desquelles la version pratiquement finalisée du Speedster de Longbow Motors sur le stand de Donut Lab, dont la ligne inspirée de la Ferrari Monza SP1 n’aura pas manqué de faire tourner bien des têtes. Strict deux places, celui-ci promet des performances décoiffantes (ça tombe bien en l’absence de pare-brise) grâce à ses quatre moteurs fabriqués par Donut. Directement intégrés dans les roues, ils délivrent une puissance de 900 ch pour un poids d’un peu plus de 900 kg (soit moins qu’une Mazda MX-5 !), expédiant le 0 à 100 km/h en 3,5 secondes.

D’après Marc Tapscott, le cofondateur de Longbow Motors avec lequel nous nous sommes entretenus, les sensations de conduite seront sans commune mesure avec ce que proposent les VE aujourd’hui. Un levier de vitesse est même prévu sans que l’on sache pour le moment à quoi il servira. Car le constructeur garde encore quelques secrets, notamment dans l’habitacle. On sait néanmoins que le Speedster sera équipé d’une batterie de 55 kWh, ce qui lui conférera une autonomie de 400 km environ. En revanche, et contrairement à l’impressionnante moto Verge TS elle aussi visible sur le stand Donut Lab, elle reposera sur une chimie traditionnelle plutôt que la batterie solide de l’équipementier.

Les premières livraisons du Longbow Speedster sont attendues en fin d’année à un prix annoncé sous les 100 000 euros. Mais attention, seulement 150 exemplaires seront produits. Dans le même temps Longbow proposera aussi une version Roadster en tous points identiques, si ce n’est pour son toit en verre, à la fois plus abordable (75 000 euros) et moins exclusive.

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La démonstration de force de Zeekr

Par ailleurs, alors qu’on aurait pu croire à un déferlement de marques chinoises, celles-ci se sont faites étonnamment discrètes elles aussi. Seule Zeekr a daigné exposer deux voitures sur le stand de Geely, avec notamment son exubérant Zeekr 9X dans une version suréquipée. Trois rangées et six sièges individuels massants, infodivertissement de dernière génération assorti d’un écran OLED de 17 pouces à l’arrière et un système audio Naim de 3 800 W viennent confirmer le positionnement haut de gamme de ce SUV électrique. Mais ce n’est rien à côté du Zeekr 009 Grand, un minivan électrique qui donne envie d’enchainer les kilomètres assis dans l’un des deux imposants sièges inclinables à pratiquement 180°, face à un écran impressionnant de 43 pouces de diagonale.

Zoox, Pliyt, les taxis autonomes débarquent

Juste en face, nous avons pu découvrir Pliyt, un nouveau véhicule autonome qui devrait circuler dans les rues de San Francisco d’ici la fin de l’année. Celui-ci se différencie des voitures de Waymo avec un service dédié aux professionnels lors de leurs déplacements de 30 minutes ou plus, avec un tarif inférieur jusqu’à 40 % par rapport à Uber. Cette navette sans volant renferme quatre pods séparés par une cloison que l’on pourra ouvrir en réservant deux sièges juxtaposés. Chacun est équipé d’un large fauteuil massant inclinable, d’une tablette et d’un grand écran doté d’une caméra pour les vidéoconférences.

Toujours dans le domaine du taxi autonome, Zoox est un autre service qui propose des navettes compactes sans volant. Celles-ci circulent déjà sur le Strip de Las Vegas et à San Francisco, avec un accès via deux portes coulissantes et un habitacle qui rappelle un compartiment de train avec ses deux banquettes qui se font face. À noter que c’est le géant Amazon qui se cache derrière Zoox, et qui vient ainsi se positionner face à Waymo (filiale de Google) en attendant l’arrivée promise des robots taxis de Tesla qui étaient, eux aussi, absents de cette édition 2026 du CES.

Hyundai dévoile ses robots

Au final, abstraction faite de BMW qui reste fidèle au CES avec un stand installé sur le parking face au Convention Center de Las Vegas, seule Hyundai était présente dans le hall dédié à l’automobile. Et encore, le constructeur sud-coréen a préféré se concentrer sur la robotique en dévoilant Atlas et Spot. Conçus en partenariat avec Boston Dynamics, le premier est un humanoïde quand le second s’apparente à un chien. Ils devraient être déployés cette année sur les sites de production du constructeur.

Hyundai a également présenté d’autres systèmes automatisés dont l’Automatic Charging Robot (ACR) pour recharger une voiture électrique sans la moindre intervention humaine. Notez que ce dernier était accompagné du IONIQ 5 Robotaxi, un véhicule autonome de niveau 4 bardé de capteurs à l’instar des taxis Waymo.

Enfin, si vous êtes du genre à toujours rater vos créneaux, le Parking Robot est une plateforme qui vient se positionner sous une voiture afin de la déplacer dans les espaces restreints. Avantage de cette solution : le système peut effectuer des rotations à 90° de sorte à optimiser l’utilisation de l’espace disponible.

Sony à fond sur l’électrique

De retour dans le hall principal du Convention Center habituellement dédié à l’électronique grand public, Sony a surpris tout le monde en ne présentant aucun produit tech au sens propre du terme. Pas de TV ou d’enceintes cette année, mais uniquement une voiture électrique. Déjà vue lors des cinq précédentes éditions du CES, l’Afeela était donc la star du stand pour bien insister sur le fait que la commercialisation était proche. Tout du moins aux États-Unis dans le courant de l’année, puis au Japon en 2027. L’Europe attendra pour éventuellement découvrir cette grande berline, à moins que sa déclinaison SUV ne lui vole la politesse.

Développée en partenariat avec Honda via la coentreprise Sony Honda Mobility, l’Afeela 1 compte en mettre plein la vue derrière un design de berline plutôt sage : des écrans dans tous les sens (notez la présence de ceux dédiés aux rétro-caméras en plus des miroirs extérieurs), des portières à commande électrique, un volant yoke, sans oublier une quarantaine de capteurs dédiés à la sécurité ou encore à la conduite assistée… mais limitée au niveau 2. De la même façon, malgré un prix annoncé à partir de 89 900 dollars, la première voiture de Sony n’impressionne pas vraiment avec ses 480 km d’autonomie grâce à sa batterie de 91 kWh. Pas sûr que l’intégration de PS Remote Play pour jouer à des jeux PS4 et PS5 en streaming suffise à convaincre.

Carice TC2, l’éloge de la simplicité

Présentée en 2023, la Carice TC2 a néanmoins fait le déplacement jusqu’à Las Vegas. Cachée sur le stand des Pays Bas dans l’Eureka Park, un hall entièrement dédié aux start-ups, elle veut concilier motorisation électrique et plaisir de conduite. Pour ce faire, ce petit roadster inspiré de la Porsche 356 Speedster avance un poids de 590 kg seulement et 56 ch grâce à son moteur électrique en position arrière. Ce dernier est animé par une batterie de 31,5 kWh qui promet jusqu’à 300 km d’autonomie.

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Si l’opération séduction de Carice semble tout aussi bien fonctionner outre-Atlantique, les clients devront là-bas aussi faire preuve de patience en attendant la montée en puissance de l’usine de Voorhout. Car, pour le moment, tous les exemplaires produits ont immédiatement trouvé preneur malgré un prix affiché de 53 520 euros.

Dreame bombe le torse (et pas qu’un peu) avec la Nebula Next 01 Concept

Dreame est un constructeur chinois qu’on connait surtout pour ses robots aspirateurs. Pourtant, la marque couvre de nombreux autres domaines et n’a pas hésité à monter deux gigantesques stands sur les deux principaux sites du CES. Des robots donc (entre aspirateurs, tondeuses et nettoyeurs de piscine), mais aussi des téléviseurs, de l’électroménager et… une supercar.

Grâce à ses quatre moteurs électriques, la Nebula Next 01 Concept annonce pas moins de 1 876 ch (1 399 kW) et le 0 à 100 km/h en 1,8 seconde. Forcément le vert pétant de l’engin qu’on ne pouvait pas rater détonne en plein Convention Center. Et s’il en impose avec ses appendices aérodynamiques qui empruntent aux plus belles productions de McLaren et de Lamborghini, on n’aura pas grand-chose d’autre à se mettre sous la dent. En effet, Dreame n’a pas évoqué la moindre caractéristique technique, mais nous avons bon espoir d’en savoir plus d’ici quelques mois.

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