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Devenu leader de son marché et en passe de devenir numéro un mondial de l’électrique, BYD entend conserver son avantage concurrentiel. Il a ainsi annoncé un investissement massif dans la voiture intelligente pour se maintenir au niveau des ambitieux nouveaux constructeurs chinois.
BYD a construit une partie de son succès sur sa maitrise des coûts, issue de son intégration verticale. On a pour habitude de dire que BYD produit tout dans ses voitures hormis les pneus et les vitrages. C’est presque vrai, puisque BYD produit en interne non seulement ses batteries et ses moteurs, mais aussi ses phares, écrans, composants électroniques, câblages, machines de production, moules… Une maîtrise de la partie « traditionnelle » de l’automobile.
En face, BYD affront des acteurs comme Neta, Nio, Xpeng ou LI Auto qui s’attachent pour leur part à maitriser tout ce qui concerne la voiture intelligente : connectée et autonome. Le numéro un de l’électrique chinois a donc décidé de mettre à son tour l’accent sur ce point. Son équipe dédiée à la conduite autonome comporte ainsi désormais 4000 personnes, dont 3000 ingénieurs logiciel. Dans les années à venir, il va investir 12,9 milliards d’euros dans la voiture autonome et connectée.
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Témoignage : Claude trouve son BYD Tang mieux fini qu’une AudiCes annonces ont été effectuées lors de ce que le constructeur nomme ses Dream Day. Il y a également présenté sa nouvelle architecture électronique centralisée, baptisée Xuanji. Elle est dotée d’un calculateur central, conçu et produit en interne, qui sera proposé dans plusieurs versions. Les communications avec l’extérieur, y compris avec des services de type Cloud, se feront en 5G, mais aussi en mode bi-directionnel par satellite. Les composants du véhicule seront répartis selon quatre chaînes : perception, contrôle, mécanique et données.
DiLink (système multimédia) et DiPilot (aides à la conduite) sont pleinement intégrés dans l’univers Xuanji, avec des capacités de calcul conjointes pouvant monter à 2000 TOPS avec les nouvelles puces. À titre de comparaison, le NVidia Orin X à bord d’une Jidu Robo 01 est donné pour 508 TOPS.
Afin de montrer dès à présent sa volonté d’étendre la disponibilité de ces fonctions en attendant les nouveaux modèles dotés de Xuanji, la conduite autonome L2+ / L3 Ready sera un équipement standard sur tous les véhicules au-dessus de 300 000 RMB (39 00 €), et sera disponible en option dès 200 000 RMB (26 000 €).
Il s’agit des prix en Chine, BYD n’a pas encore indiqué sa stratégie concernant l’Europe où ces fonctions sont moins recherchées par les clients.
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On dirait que c’est plus de la com qu’autre chose. Le but est de montrer les muscles pour se mettre au niveau de Tesla parce que dans les faits la voiture autonome ne cesse de prendre du plomb dans l’aile annee apres annee. La volonté est surtout de montrer le niveau de performance, de qualité et d’ingéniosité de la marque plus que de commercialiser une techno autonome vraiment viable.
Je suis tout à fait d'accord, sauf que BYD est déjà en avance sur ses concurrents concernant la réduction des coûts de production (il suffit de voir les prix de vente en chine) et pour l'amélioration des performances de recharge, on peut compter sur l'état chinois pour favoriser le partage de connaissances entre marques de l'empire du milieu... Le giga casting reste encore un avantage propre à Tesla (mais pour combien de temps ?...)
C'est curieux, cette obsession de la voiture autonome où d'autres avant BYD se cassent les dents. Il y aurait tellement d'autres sujets plus importants à financer.