AccueilBrèvesLe patron de Ford voudrait faire entrer les constructeurs chinois aux Etats-Unis

Le patron de Ford voudrait faire entrer les constructeurs chinois aux Etats-Unis

La suite de votre contenu après cette annonce

Zeekr 9X

Le discours officiel reste celui d’une opposition totale à l’entrée des constructeurs chinois sur le sol étasunien. Mais le patron de Ford semble vouloir défendre une autre doctrine, s’inspirant justement de la politique chinoise.

Est-ce l’effet de la conduite régulière d’une Xiaomi SU7 ? Face aux difficultés de son groupe, Jim Farley a changé d’attitude vis-à-vis des constructeurs chinois. Vivement opposé à leur entrée sur le marché nord-américain et partisan des mesures de fermeture de ce dernier, le patron de Ford adopte désormais une attitude plus ouverte.

À lire aussi
Xiaomi et Ford envisagent-ils de s’associer pour produire des voitures électriques aux États-Unis ?

Les discussions en ce sens auraient eu lieu en marge du salon de Détroit. Auprès des représentants de l’EPA ou des ministères du Commerce et des Transports, Farley aurait ainsi défendu la possibilité de mettre en place des co-entreprises entre groupes étasuniens ou chinois. Des entités contrôlées majoritairement par le côté étasunien, et destinées à partager profits et technologies. Soit exactement le système mis en place dans les années 1980 en Chine. L’accueil de la proposition aurait été glacial…

Partenariats et ouverture

Le patron de Ford est à présent entré dans une stratégie de partenariats pour renforcer le constructeur. Après Renault et Volkswagen, on évoque ainsi des discussions avec Geely ou BYD. Mais ces dernières ne peuvent pour le moment concerner que l’Europe, et en aucun cas les États-Unis. Même si des discussions ont peut-être existé entre Ford et Xiaomi, elles sont pour le moment condamnées.

Mais Jim Farley est sans doute conscient que les constructeurs chinois finiront par arriver, d’une façon ou d’une autre. Autant en tirer quelque chose. Geely et BYD sont par exemple en lice pour acheter une usine Nissan-Mercedes au Mexique. Pendant ce temps, le Canada a commencé à ouvrir ses frontières et cherche activement des investissements chinois qui pourraient prendre le relais d’un voisin américain défaillants pour soutenir son industrie automobile, voire la renforcer.

Nos guides