La suite de votre contenu après cette annonce

Officialisant les résultats des tests d’émissions réelles sur 52 véhicules pris au hasard, le ministère de l’écologie a confirmé qu’aucun modèle ne parvenait à respecter les normes en vigueur.
Est-ce vraiment une surprise ? Sur les 52 véhicules issus de 15 marques testés par la Commission Royal, tous sans exception affichent des niveaux d’émissions de Nox et de CO2 au-delà des normes.
Mis en place indépendamment par l’UTAC, ces tests visaient à relever les rejets réels de dioxyde d’azote (Nox) et de C02 selon trois types de mesures différentes de l’actuel cycle NEDC. Les deux premiers tests (D1 et D2) ont ainsi été réalisés sur banc d’essai avec de légères variations dans le protocole afin de repérer un éventuel logiciel fraudeur tandis que le 3ème (D3) test reprenait le cycle d’homologation sur route ouverte.
Alors que les essais du cycle D2 confirment l’utilisation de logiciels fraudeurs sur deux véhicules de la marque Volkswagen, les résultats du cycle D1 révèlent des valeurs 12 % supérieures aux chiffres déclarées sur 25 des véhicules testés. Sur le test D3, les écarts sont beaucoup plus significatifs avec des émissions supérieures de 20 à 50 % par rapport aux valeurs déclarées sur les trois quarts des véhicules testés.
Quant aux émissions de Nox sur les véhicules Euro 6, le rapport du ministère indique qu’une majorité des véhicules testés dépassent de plus de 5 fois leur limite d’émissions (80 mg/km). Deux d’entre eux affichent même des écarts dix fois supérieurs à la norme.
Réalisé par le ministère, le tableau ci-dessous indique le nombre d’anomalie détectées sur chaque type de véhicule en fonction de la norme Euro et des systèmes de dépollution mis en place.

Côté technique, le rapport révèle que les résultats sur les véhicules équipés des technologies EGR (recirculation des gaz d’échappement) + SCR (système continu d’élimination des NOx) sont plutôt bons. « A l’inverse, une large majorité des véhicules Euro 6 équipés de la technologie EGR + NOx Trap présentent des anomalies, notamment en émissions réelles de Nox » souligne le rapport.
Reste maintenant à savoir ce que compte faire le gouvernement suite à ses révélations. En attendant, les constructeurs concernés par les dépassements devront s’expliquer face à la commission.
Et pour celles et ceux qui souhaitent consulter l’intégralité du rapport, il vous suffit de suivre ce lien.
Le meilleur d'Automobile Propre, dans votre boite mail !
Découvrez nos thématiques voiture électrique, voiture hybride, équipements & services et bien d’autres
S'inscrire gratuitement
Le lobby pro-diesel est loin d'être mort. C'est hallucinant, comment peut-on défendre ce genre de chose, la pollution est tellement intense qu'elle est visible à la sortie du pot d'échappement, même sur les "super diesel" récents. Et je parle pas non plus des capteurs de pollution se trouvant dans mon nez, qui eux sont formels.
Et quand au débat sur les hybride, la calcul est simple, elles consomment deux fois moins qu'un essence classique, donc polluent deux fois moins.
Et pour ce qui est de la pollution produite par les moteurs essence, les niveaux de particules sont 100x en dessous des diesels, c'est connu depuis des décennies.
Les diesels sont à bannir, c'est tout.
http://www.moteurnature.com/actu/uneactu.php?news_id=28319
"S'il y en a qui croient que les tests sont plus justes sur les essences..." no comment !
Ils n'auront même pas besoin de se battre, le document reconnaissant lui-même que les tests ne correspondent pas à la norme d'essai, comme il admet lui-même sur le test 3 qu'une émission jusqu'à 5 fois celle de la norme est normal : "La température d’essais n’est plus contrôlée, il s’agit de la température extérieure. Les émissions sont jugées anormales lorsqu’elles dépassent de plus de 5 fois les émissions de la norme."
Mais cela est aussi vrai pour une essence (et donc un hybride), à froid ou par température basse, les émissions polluantes sont bien plus importantes que celles du test d'homologation et cela tant que le pot catalytique n'est pas à température (et ce sont les gaz d'échappement qui le mettent en température !) ou que l'air d'admission n'est pas réchauffé (et c'est le moteur qui permet de le faire !).
C'est en autre pour cela que je n'utilise pas un véhicule thermique pour des parcours inférieurs à 10 km et que quand j'ai besoin de m'arrêter pour faire deux courses, je le pose entre les deux points et fait les courses à pied.