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Cette semaine, notre râleur en chef a été bien agacé par le comportement des automobilistes face à la neige.
Cette semaine, les Français avaient de quoi lancer leurs conversations vu l’enchaînement des événements météorologiques. Avant la tempête, l’Hexagone a été traversé par deux épisodes neigeux. Et la neige ne rend pas hystériques seulement les enfants. Elle met aussi en ébullition les adultes, notamment ceux qui travaillent à BFM TV. Les flocons étant tombés sur Paris, on a eu droit à un traitement médiatique XXL.
Du pain béni pour cette chronique, c’est même presque trop facile d’écrire dessus. Mais il est vrai que le râleur en chef a beaucoup râlé devant sa télé (qu’il n’avait qu’à éteindre c’est sûr, mais comment râlerait-il après ?) avec cet éternel débat sur la capacité, ou plutôt l’incapacité, de la France à faire face à la situation. C’est quasi instantanément la pagaille.
Car il n’y a pas que Pierre Palmade qui crée des accidents à cause de la poudreuse. Les Français sont vite dépassés par les routes blanchies. Il est vrai que l’on manque de formation. Nous sommes peu nombreux à avoir fait un apprentissage de la conduite avec de telles conditions.
Je ne vais donc pas pointer du doigt tous ceux qui n’ont pas su maîtriser leur auto, j’aurais pu faire les mêmes erreurs de conduite. Je me dis en revanche que si j’avais pu me sentir concerné par les événements climatiques (que voulez-vous, la neige se refuse aux terres du sud-ouest), j’aurai pris les devants pour les éviter. Ce que clairement beaucoup auraient pu faire lundi dernier avant de se retrouver bloqués et se plaindre au premier micro tendu.
Mais ils avaient une excuse : ils n’étaient pas au courant ! On ne leur avait pas dit, du moins pas personnellement. Pourtant, moi même, dès dimanche, j’avais entendu parler de l’arrivée de la neige sur Paris le lundi, que ce soit dans un bulletin météo ou un JT.
La pagaille commence donc par ce niveau de déresponsabilisation d’une partie des Français, qui donne l’impression de ne plus savoir agir et réagir sans qu’un organisme gouvernemental lui dise quoi faire. Mais bon, on connaît aussi la capacité de certains à ne pas suivre les conseils et recommandations !
La neige révèle notre incapacité à anticiper le besoin d’adapter ses sorties. Très vite, cela a donc été le bazar. La même qu’à chaque épisode neigeux du genre en fait. Rien de neuf sous le soleil, ou plutôt les flocons donc. La France n’aurait pas appris des erreurs du passé et reste ce pays paralysé avec deux centimètres de neige.
On tend alors le micro à ceux qui trouvent cela scandaleux qu’il n’y ait pas suffisamment de déneigeuses, débat bien sûr alimenté par des oppositions politiques jamais avares d’un événement pour faire une polémique. Bien sûr, ce sont souvent les mêmes qui trouvent que l’on paie trop d’impôts, mais qu’il faudrait donc acheter du matériel qui servirait si peu ! Ailleurs, on s’adapte, on s’équipe ; ici, on s’indigne.
Que dire aussi de ces camionneurs incapables de se raisonner et de s’arrêter avant qu’il ne soit trop tard et que l’on retrouve coincé en portefeuille, paralysant le réseau secondaire…
Plus c’est la pagaille, plus c’est la faute du gouvernement. On demande donc des comptes aux ministres. Mauvaise idée. Quand il y a un souci en France, cela finit par une taxe ou une réglementation. Le ministre des transports a fini par dire qu’imposer un matériel plus adéquat était une question qui allait se poser.
Car des solutions existent : des pneus hiver, des chaînes… Là aussi, il me semble qu’il revient à chacun de s’équiper en fonction, en rappelant que le pneu hiver est efficace dès qu’il fait moins de 7°C. A côté de cela, des chaînes assez simples, même si elles servent peu ou pas, ne coûtent pas grand chose. C’est le prix de la sécurité… et de la liberté de rouler ?
Mais, en fait, il existe déjà une loi qui impose des équipements dans des zones considérées comme montagneuses. Le problème c’est que la sanction pour les contrevenants n’a jamais été appliquée, par manque total de courage. L’exécutif a clairement été traumatisé par l’épisode des gilets jaunes déclenché par un projet de hausse des taxes sur le carburant.
Alors depuis, on fait attention aux dépenses imposées aux conducteurs. Pas question donc de sanctionner des automobilistes modestes qui n’avaient pas les moyens pour des équipements hiver, ce serait la mauvaise pub assurée.
Mais s’il fallait imposer des pneus hiver, comment faire alors pour faire passer la pilule ? Avec la bonne vieille méthode française : une aide ? Après le chèque énergie, va-t-on créer le chèque pneu hiver ?
Au passage, le coup de froid a aussi remis une pièce dans le bashing des voitures électriques, alimenté par un papier du Figaro évoquant une perte d’autonomie de 30 à 50 % quand les températures sont glaciales. Buzz assuré sur les réseaux sociaux ! Vous voyez, c’est de la « m**** » ces électriques ! Pendant ce temps, dans ce pays tropical qu’est la Norvège, on est à 95 % de ventes en électrique (et on sait rouler quand il neige).
S’il y a bien une perte d’autonomie non négligeable par temps froid, en moyenne, on est loin de ces proportions aussi exagérées… Et les antis VE bien réchauffés par le sujet ont visiblement oublié les nombreuses voitures thermiques frigorifiées qui n’ont pas démarré cette semaine !
Heureusement, la neige a fondu et le vent a pris la suite. Balayant des toitures mais aussi, et c’est pratique, les polémiques sur la neige, déjà oubliées.
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J'habite dans une région pas très haute en altitude mais soumis à la "loi montagne", donc équipement obligatoire. Par chez moi j'ai vu l'année dernière un contrôle routier pour vérifier les pneus et/ou les équipements spécialisés dans le coffre, au mois de novembre avec soleil et par 10°C ... Donc dire qu'il n'y a jamais de contrôle est faux... mais la question n'est pas là. J'habite à 10 km de la frontière allemande et ça fait depuis mon permis de conduire en 1982 que je roule en pneus hiver ... en hiver. Se dire que c'est inutile à 99% du temps est vrai pour une très grande majorité de français, y compris pour moi ... mais... si en 5 ans une seule fois ces pneus vous sauvent la mise, c'est à dire aller au boulot et rentrer chez soi sans bobo, sans bosse et avec le sourir alors ce jour là ça a été non seulement utile mais absolument nécessaire à 100%. Pour ceux qui pensent qu'un pneu été neuf vaut largement un pneu hiver usé, détromper vous. Les gommes hiver restent "molles" avec des températures négatives, les pneus été usés ou neufs deviennent des bouts de bois. Une voiture 2 roues motrices est en fait une voiture 1 roue motrice, dès qu'une seule roue patine, c'est fini, on ne bouge plus. Il ne faut pas oublier non plus qu'une bonne adérence du pneu est le seule moyen de freiner la voiture. Dès qu'on quitte les grands axes routiers, avec la déclassification des priorités d'une très grande partie des routes départementales ( merci à la décentralisation), le retard sur le déneigement peut prendre plusieurs jours. La loi montagne est une imbécilité qui a déresponsabilisé les automobilistes :" je ne suis pas concerné donc mes pneus été feront l'affaire". Les allemands ont légiféré plus intelligement : "la conduite avec des pneus hiver est seulement requise si les conditions météorologiques et routières l’exigent", partout sur le territoire et pour tout le monde, point. Tu roules comme tu veux MAIS si tu bloques la chaussée ou si tu provoques un accrochage, c'est dépaneuse et amende sans pitié .. et ton assurance ne te couvrira même pas. Perso toute cette pagaille m'a bien fait sourir. Ces périodes ponctuelles de neige arrivent assez régulièrement en France, sauf que cette année c'est arrivé partout et en même temps, c'est la seule différence. Croyez moi rouler en pneus adéquats sur des routes enneigées reste amusant ... et il suffit parfois d'un seul véhicule devant soi pour transformer ça en calvaire.
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J'aime beaucoup les articles du râleur en chef, mais là, se moquer de l'automobiliste maladroit dans la neige, du haut de son canapé dans le sud ouest, c'est un peu comme le téléspectateur qui râle avec sa chope dans son salon sur son coureur favori qui n'est arrivé que 2eme au tour de France ( non mais quel feignasse, quand même, pas foutu de pédaler plus vite )..Bon, en toute sympathie, hein..Mais en fait, le problème ici, c'est plutôt la rareté et la durée de ce genre d'événements..bien sûr qu’en Norvège ou au Canada, les gens se débrouillent mieux..Mais ils sont habitués, équipés rodés, .Qu'un épisode neigeux dure 2 ou 3 semaines, et les choses se mettent en place...
Et moi qui ai toujours adoré roulé sur la neige, même avec une propulsion (un régal ), je suis au contraire très indulgent pour les gens peu expérimentés, mal équipé, qui ont été surpris par un épisode quand même assez rare..et puis, sur un réseau toujours à la limite de la saturation, les moindres ralentissements imposés par un sol très glissant provoque, même avec de bon conducteurs, des blocages inévitables..
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Je ne suis pas souvent d'accord avec le râleur en chef, mais là j'adhère complètement et ce portrait du pays me semble des plus justes (d'ailleurs ça se reflète assez bien dans les commentaires) !
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