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Les ventes de Tesla ont fortement reculé en 2025. Et en Europe, le mal est profond. Comme en témoigne une récente enquête de réputation des marques. Tesla arrive bon dernier, derrière des entreprises à la réputation parfois sulfureuse.
2025 restera marquée par le naufrage des ventes de Tesla en Europe. À tel point que l’on en vient à se demander si l’usine de Berlin pourra continuer à tourner longtemps. Mais si dans certains pays, comme les États-Unis ou la Chine, la chute des ventes est en partie liée à une problématique d’offre, le cas de l’Europe est bien plus grave. L’image de la marque et sa réputation sont gravement endommagées.
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Gigafactory de Berlin : Tesla peut-il encore justifier une production en Allemagne ?L’enquête menée par le cabinet finlandais Reputation and Trust Analystics concerne la réputation des marques en Allemagne, Suède, Norvège, Danemark et Finlande. Cinq marchés importants pour Tesla, et sur lesquels le verdict est sans appel. Son image sombre dans le fond des classements.
La note est établie sur cinq points, en fonction de huit critères : innovation, dialogue, produits et services, lieu de travail, responsabilité, gouvernance, performance financière, direction / leadership. Une note inférieure à 2,5 est considérée comme très mauvaise. C’est ce qu’obtient Tesla en Allemagne et en Suède. Et à peine mieux dans les deux autres pays : 2,53 en Finlande, 2,59 en Norvège. Tesla arrive ainsi bon dernier en Allemagne et dans les cinq derniers dans les autres pays.
Tesla se retrouve derrière des firmes de restauration rapide, de fast-fashion, des compagnies pétrolières, des compagnies aériennes low-cost ou un géant de l’industrie agro-alimentaire. Des entreprises souvent mises en cause sur des questions de respect de l’environnement, de la santé ou de la déontologie.

Le seul critère qui sauve (un peu) Tesla est l’innovation. Les aspects qui le pénalisent le plus sont le lieu de travail, la gouvernance, la responsabilité et le leadership. Les produits eux-mêmes ne brillent pas dans ces notations. Un bilan qui tend à montrer l’impact de la désastreuse aventure politique d’Elon Musk sur la firme dont il est l’incarnation.
Mais, accentuée en 2025, la chute a débuté depuis plusieurs années, avec les conditions de travail dans l’usine de Berlin, les frasques d’Elon Musk, la fiabilité du Model Y vivement critiquée en Allemagne… En trois ans seulement, Tesla est donc passé des sommets (dans les 10 premières places en 2021 et 2022 en Suède) aux dernières places.
Pas un simple recul, une véritable dégringolade. Quand certaines marques voient leur note reculer de 0,10 ou 0,20, Tesla affiche -0,77 en Allemagne. L’image est donc très profondément entachée. Et l’on sait bien qu’il est beaucoup plus long de remonter la pente que de la descendre.


D’autant que du côté de la direction de Tesla, on semble avoir d’ores et déjà fait son deuil. En annonçant la fin des Model S et Model X au profit de la production de robots, le constructeur acte la fin de son rôle de constructeur automobile qui n’est plus digne d’intérêt pour le grand patron.
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