Trottinette Paris

Dans le cadre de la semaine du développement durable, La Mairie du 3ème arrondissement de Paris a accueilli le 1er salon des déplacements verts les 7 et 8 avril. Voici ce que j’en ai retenu.

En région parisienne, l’un des premiers indicateurs scrutés dans les quotidiens gratuits distribués dans le métro est l’indice de pollution, sachant que 44% de la pollution est due au trafic automobile. Dans ce contexte, l’électrique semble être une des solutions pour faire mieux respirer la ville.

C’est dans cette optique qu’un salon des « déplacements verts » s’est tenu il y a quelques jours à Paris. Ce salon a accueilli un ensemble hétéroclite de véhicules électriques : la Bluecar d’Autolib, la Mia, la Tesla Roadster et la Smart.

Le salon des déplacements verts

L’idée de ce salon était d’offrir « la possibilité aux parisiens de découvrir des véhicules propres » selon l’organisateur du salon, Laurent Journo. En plus des véhicules, d’autres moyens de locomotion était mis en avant. Un skateboard survolté (Cross 800 d’Evo skate), des vélos à assistance électrique, des bicyclettes ou des scooters électriques étaient disponibles à l’essai. Le public a été plutôt séduit par l’électrification de l’existant.

En parallèle de ce salon était organisé une conférence sur le thème : « Qu’est-ce qu’un déplacement vert ? » . Cette conférence réunissait Eric Lemerle, responsable d’étude et de recherche sur la mobilité chez Renault ; Ludovic Bu, président de l’association Voitures&co (mais aussi directeur commercial et marketing de l’operateur de parking Saemes) et Alexandre Grandremy, fondateur du site de location d’autos entre particuliers Deeways.

Au cours de cette conférence un certain nombre de chiffres sont sortis, dont un en particulier : « un véhicule est immobilisé 92% du temps et occupe une partie importante de l’espace public ». C’est de ce constat que découle l’apparition de la BlueCar d’Autolib et la location de voitures entre particuliers. Un certain nombre sites Internet proposant ce type de service (voiture lib, citizen car) existent, déjà comme nous avons pu en parler sur Automobile Propre.

« Louer sa voiture à un inconnu peut susciter de la méfiance, mais la nouvelle génération des 18-30 est plus enclin au fonctionnement en communauté d’utilisateurs » comme le disait Alexandre Grandremy. Beaucoup ne voient pas le véhicule en terme de possession. Néanmoins, contrairement à une idée reçue, les jeunes sont toujours intéressés par l’automobile, en terme de design notamment (au vu du nombre de jeunes au stand de Tesla, on ne peut pas en douter).

Au cours de cette conférence, il a été question de changement de paradigme : « on passe de la vente d’automobile à la vente de services » et « désormais l’éco-conduite est prioritaire ». « Avec un véhicule électrique, le raisonnement se base sur un stock d’énergie » comme le souligna Eric Lemerle.

De cette conférence, je retiendrai également que 20% des personnes sont exclues de la mobilité (on peut prendre le cas des personnes âgées, des aveugles, etc.). À ce titre, on peut citer les efforts de recherche de Google dans le domaine de la voiture automatisée comme une solution d’avenir.

J’ai aussi retenu que 85% des trajets en transports en commun concernent le même type de déplacement (le fameux métro-boulot-dodo).

En conclusion, je crois que la réussite du VE passe avant tout par de l’information, de la formation et de l’accompagnement, tout en sachant que l’essai des véhicules électrique s’avère souvent déterminant pour le grand public.

En bonus : la première voiture électrique Renault exposée sur le salon !

Voiture électrique Renault

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