L’atout principal de cet engin à exploiter en cas de catastrophes est sa capacité à restituer de l’électricité pour faire fonctionner des appareils sous une tension de 110 à 230 volts.

La Nissan Leaf de base est dotée de la recharge bidirectionnelle depuis 2010. C’est ce qui permet à ce concept fonctionnel de pouvoir puiser sur l’énergie embarquée dans sa batterie 62 kWh afin d’alimenter 3 prises résistantes aux intempéries, 2 à l’extérieur, et une dans le coffre. Sur cette dernière se branche, par exemple le moniteur de contrôle 32 pouces fourni.

Même en fonctionnant pendant 24 heures d’affilée, la plupart des appareils utiles en intervention ne parviendraient pas à vider la batterie de traction reprise à la Leaf e+. Pour exemple, un marteau-piqueur électrique consomme en une journée 36 kWh, un pulseur pour chasser les fumées dans un local fermé 21,6 kWh, un ventilateur de soins médicaux intensifs 3 kWh, et un projecteur led 100 watts 2,4 kWh.

La banquette arrière a été supprimée afin d’offrir une plateforme suffisante au rangement du matériel de secours. Une grille permet d’isoler sommairement cette cellule des 2 occupants assis sur les sièges avant.

La RE-Leaf a également été adaptée pour une évolution sur des sols accidentés. Ainsi avec des pneus tout-terrain BF Goodrich Baja de dimensions 225/65/17. La garde au sol de la caisse a été rehaussée de 70 à 225 mm, avec un carter pour protéger le soubassement. Les passages de roues ont été élargis, avec des voies plus importantes pour une meilleure assise de l’engin : + 90 mm à l’avant (1.830 contre 1.740 mm) et + 130 mm à l’arrière (1.890 contre 1.760 mm).

Avec ce concept, Nissan veut convaincre, les dirigeants de tous les pays, de la diversité des rôles que peuvent jouer les véhicules électriques lors des catastrophes où des populations se retrouvent isolées du reste du monde.