Encore une fois la rentabilité du service a été évoquée pour justifier le nouvel arrêt d’exploitation qui laisse à penser que le modèle développé par l’entrepreneur français est loin d’être parfait.

Qu’est-ce qui coince ? La voiture, la structure qui gère le service, ou les 2 ? Toujours est-il que les adhérents à BlueIndy – l’équivalent de l’Autolib’ parisien – ont reçu un courrier les informant de la disparition progressive des véhicules pour le 21 mai prochain.

En 4 ans, 11.000 adhérents ont réalisé 180.000 trajets. Ce qui est très peu, comparés aux 150 000 abonnés à Autolib’ qui pouvaient collectivement louer jusqu’à 11.000 fois par jour des Bluecar ! « Les conducteurs d’Indianapolis ont été lents à adopter des options de transport alternatives », justifie BlueIndy.

En outre, comme à Paris, le service d’autopartage, basé sur des véhicules électriques équipés des fameuses batteries LMP à maintenir à une température de fonctionnement optimale de 60°C environ, n’a pas permis de réduire significativement la possession d’une voiture individuelle chez les utilisateurs.

Selon quelques témoignages déposés sur la Toile, les automobilistes de l’Indiana ont eu beaucoup de mal à se faire aux Bluecar : mauvaise qualité des voitures, sensibilité importante au vent en empruntant l’autoroute de jonction entre l’aéroport et la ville, insuffisance de stations (92 sur les 200 prévues) et de véhicules (moins de 300 sur 500 attendus), service client souvent injoignable, difficulté à adhérer au service, etc.

La municipalité d’Indianapolis préfère positiver en assurant que cette expérience a permis de faire avancer la question des transports individuels sur le territoire. Elle cherche désormais un scénario financièrement viable pour l’exploitation des bornes de recharge qui seront libérées dans une poignée de mois. Quand l’histoire se répète…