Bus électrique dans le monde : l’état des lieux

Le bus électrique

Si on veut chasser les voitures du centre ville, les transports en commun deviennent primordiaux. Les bus électriques à piles à combustible (PAC) sont à l’essai dans de nombreuses villes du monde depuis près d’une dizaine d’années. Mais une nouvelle génération de bus électriques avec des batteries lithium-ion ou des super capacitors est entrain de faire son apparition et risque bien de remplacer les PAC.

Les bus électriques en Asie

La World Expo 2010 de Shanghai était desservie par 61 bus électriques de la compagnie chinoise Sunwin, une joint venture entre Volvo et le plus grand constructeur automobile chinois SAIC.

L’originalité de ces bus était leur mode de stockage d’électricité : des super capacitors, qui permettent une autonomie de… 3 à 6 km. Les super capacitors sont donc rechargés à chaque arrêt de bus par un pantographe (comme un tramway). Temps nécessaire pour une recharge à 50%: 30 seconde, 80 secondes pour une recharge à 100%. En exploitation normale, les super capacitors sont totalement rechargés en fin de ligne, et sont partiellement rechargés à chaque arrêt de bus. Les Sunwin ont une vitesse maximale de 50 km/h et pèsent 18 tonnes.

bus électrique sunwin

Un des bus électriques de Sunwin.

Ces véhicules sont maintenant utilisés sur le réseau de transport en commun de Shanghai, et d’autres bus du même type ont été introduits sur le réseau de Hong Kong.

L’avantage de cette technologie: un prix sans concurrence, puisque ces bus électriques sont vendus à environ $300 000 en Chine ! D’ailleurs Volvo, grâce a sa filiale de bus Nova aux USA, prévoit une version américaine du Sunwin électrique qui serait mise à l’essai dans la ville de New York.

De son côté, BYD a développé le bus électrique K9 équipé de batteries lithium-ion qui permettent une autonomie de 300 km (avec des panneaux solaires sur le toit). Elles sont rechargeable à 100% en 6 heures, et à 50% en 30 minutes.

bus électrique BYD K9

Le bus électrique de BYD, le K9.

Long de 12 mètres et d’une capacité de 45 passagers, ce véhicule a vitesse maximale est de 70km/h. La province chinoise de Hunan en a commandé 1 000 exemplaires. Et la ville de Copenhague a annoncé qu’elle allait tester 2 exemplaires à partir de 2012.

Aux USA, BYD serait en négociation avec plusieurs villes, et songerait à fabriquer le K9 dans une usine de la région de Los Angeles. Mais avec BYD, il faut être très prudent avec leur déclaration.

Depuis janvier 2011, la ville de Séoul en Corée du Sud exploite 5 bus électriques sur 3 lignes différentes. Fabriqué par Hyundai avec des batteries lithium-ion de l’Américain Ener1 d’un poids de 1,4 tonne et capable d’une recharge rapide en 30 minutes, l’Elec-City a une autonomie de 80 km. La carrosserie est en fibre de carbone, et est prévu pour 55 passagers. La vitesse maximale est de 90km/h.

Bus électrique de Namsan

Les bus électriques aux USA

Dans la région de Los Angeles, 3 bus électriques EcoRide BE 35 fabriqués par l’américain Proterra circulent sur un réseau. Équipés de batteries lithium-titane de la firme américaine Alter Nano de 72 kw/h seulement, elles nécessitent des recharges régulières grâce à deux stations de recharge sur le trajet qui permettent une recharge à 85% en 10 minutes.

Ces bus peuvent transporter un total de 68 passagers et vont parcourir 100 000 km par an chacun. Proterra va fournir les mêmes bus à la ville de San Antonio au Texas, mais avec des batteries de plus grandes capacités. Ces bus électriques ne coûtent que le double (environ $900 000) d’un bus diesel, et Proterra annonce des économies en énergie et en entretien d’environ $480 000 sur la durée de vie (12 ans) d’un véhicule.

Le Proterra EcoRide BE35.

Le Proterra EcoRide BE35 en service à Los Angeles.

Les bus électriques en Europe

Dans la ville d’Umea, en Suede, « l’Arctic Whisper » est à l’essai. Basé sur un bus Volvo 7700, c’est un hybride rechargeable développé par e-Traction, Hybricon et Opbrid. Ce bus est équipé de batteries lithium-ion de la compagnie américaine Valence, qui lui donnent une autonomie de 2 heures. Grâce à un système de recharge rapide par pantographe en fin de trajet, ce bus peut être utilisé en version électrique 16 heures par jour. En cas de nécessité, le moteur diesel peut intervenir.

Arctic Whisper

L'Arctic Whisper, en circulation en Suède.

En Grande Bretagne, la société Optare commercialise le bus de taille moyenne Solo EV., avec 24 places assises et 31 places debout. Équipé de batteries lithium 80kw/h de l’américain Valence, ce bus électrique a une autonomie de 150 km et une vitesse maximale de 150 km/h.

En France, plusieurs douzaines de micro-bus électriques sont en service dans de nombreuses villes. La société PVI commercialise sous la marque Gepebus l’Oréos 2X de 22 passagers, dont 13 places assises, et l’Oréos 4X qui peut transporter jusqu’à 49 personnes, dont 25 assises. Les deux modèles ont une autonomie de 120 km une vitesse maximale de 70 km/h grâce a leurs batteries lithium ion.

Gruau de son côté commercialise le Microbus Electricity équipé de batteries lithium-metal-polymère BatScap de Bolloré. Avec 10 places assises et 12 places debout, il a une vitesse maximale de 50 km/h et une autonomie de 120 km, avec un temps de recharge de 8 heures.

Gruau Microbus Electricity

Le Gruau Microbus Electricity, qui fonctionne avec les batteries fournies par Bolloré.

Notons au passage que la construction du nouveau trolley électrique Cristalis développé par Alstom et Irisbus a été abandonnée. Le marché du trolley en France souffre du succès des nouveaux trams, et seules les villes de Lyon, Limoge et St Etienne ont encore des lignes de trolley.

Que deviennent les bus électriques avec PAC ?

Si on peut faire (ou presque) une justification économique pour le bus électrique à batterie lithium ou à super capacitor, il n’en est pas de même pour les bus à PAC. Cela peut être illustré par l’exemple de Vancouver. Pour les Jeux Olympiques d’hiver de 2010, la ville avait acheté 20 bus à PAC construit au Canada par New Flyer Industries et équipé de PAC du canadien Ballard. Prix d’un bus : 2,1 million de dollars.

Avec 37 places assises et une capacité totale de 60 personnes, chaque bus embarquaient 60 kg d’hydrogène ce qui lui donnait une autonomie de 500 km. Mais, selon le journal local Vancouver Sun, chaque « plein » coûtait de $600 à $1200 selon la source de l’hydrogène !

Si le coût des PAC et de l’hydrogène ne baisse pas très rapidement, les PAC seront réservées dans le meilleur des cas aux camions et autocars qui font de très longues distances.

Billet rédigé par

66 commentaires pour ce billet
  1. Edouard écrivait le 11/04/2011

    Merci pour ce tour d’horizon intéressant ! Je retiens que chacun cherche des solutions (qui semblent être « bricolée ») sur son continent ;-)

    Je pense que la vraie concurrence en centre ville vient des lignes de tram… que nous avons vu se développer fortement ces dernières années en France. Je ne sais pas s’il en est de même sur les autres continents. Il serait cependant intéressant de faire un comparatif de valeurs d’investissements entre Tram et Bus dans les agglomérations.

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    • JP Darwin, l'auteur du billet, écrivait le 11/04/2011

      C’est exactement la situation, chacun cherche une solution qui soit viable économiquement. Mais je ne suis pas d’accord pour appeler cela du bricolage (sauf peut-être pour l’Arctic Whisper). Tester differentes technologies n’est pas du bricolage. Considere le Hyundai comme la Leaf des bus, le BYD comme la Zoe des bus ;-).
      Le tram a un cout d’installation enorme, et n’est pas possible dans les petites rues.

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  2. rodolphe écrivait le 11/04/2011

    le seul petit problème du tram est qu’il faut construire des voies ferrées pour les exploiter, les bus électriques(quelle que soit la solution adoptée), est une excellente alternative pour desservir les proches banlieues des grandes villes.
    je suis preneur, encore faut-t-il mettre disposition des usagers une solution P+R qui leur garantisse un gardiennage de leur véhicule.
    peut être qu’un groupe comme Vinci pourrais s’investir dans ces solutions en fournissant des places de parking a la journée pour le prix d’un billet de transport en commun ?
    c’est un exemple bien sure, mais les solutions existent il faut maintenant les trouver et les mètre en application au plus tôt.

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    • Rodolphe2 écrivait le 01/02/2012

      La voie d’un tram coûte cher à construire…

      Mais elle permet d’avoir des véhicules supérieurs à 24m, ce qui offre la possibilité de transporter des personnes dans de bonnes conditions quand on ne réduire la fréquence entre deux véhicules !

      Par ailleurs, le guidage permet d’exploiter les véhicules de plus de 18m (18m = avec une articulation). Avec deux articulations, c’est rarement évident dans les grandes villes… notamment pour le « retournement » en fin de ligne.

      Enfin, si la voie d’un tram coûte cher à construire, c’est parce qu’on ne va pas la reprendre avant un bon moment. Lorsqu’on fait des comparaisons, on s’aperçoit que dans tous les cas, on doit reprendre plus fréquemment la voie sur laquelle circule un véhicule sur pneus (question de poids à l’essieu, il me semble mais si je suis sûr sur les coûts, je ne suis pas sûr en ce qui concerne la raison technique ;)).

      Conclusion : Pour comparer un véhicule sur pneu, guidé ou non, et un tram, il faut prendre tout en compte et dans certains cas, lorsque les utilisateurs prévus sont nombreux, il n’y a pas le choix…

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    Charles écrivait le 11/04/2011

    Merci JP, pour ce très bon article. Je me posais depuis quelque temps des questions sur les bus électriques (surtout depuis qu’un bus m’a gentiment enfumé de gaz d’échappements alors que j’étais en vélo.)
    L’utilisation de grands et de petits bus électriques en ville me semble être une solution viable. Peut-être même pour les petits bus avec des parcours variables selon les heures à partir d’appel des usagers via un système d’informations central.
    D’autant plus intéressant que la PAC, présentée régulièrement par son grand défenseur comme la solution à tous nos problèmes, semble finalement pour le moment être une piste peu viable économiquement.
    J’ai me beaucoup les bus à « supercapacitors ». Une idée intermédiaire entre le tram (alimenté par caténaire mais avec des rails) et le trolley (alimenté par caténaire sans rails). En gros, c’est un trolley « numérique » : il est alimenté régulièrement et de temps en temps en énergie comme un signal numérique est échantillonné (contrairement à un signal analogique) :-)

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  4. irondelle écrivait le 12/04/2011

    @ JP

    Je m’attendais à un tel billet : la PAC n’est pas pertinente pour le bus, comme pour la voiture.

    Le bus Daimler Citaro Fuel Cell Hybrid embarque 35 kg d’Hydrogène pour 350 km d’autonomie. Il sera commercialisé en 2020, avec une garantie de 6 ans ou 12 000 heures.

    Le kilo d’Hydrogène coûte 12 € à Hambourg et à Berlin.

    Après les expérimentations Cute I et II, puis HyFLEET, l’Union Européenne lance CHIC, plateforme pour la COMMERCIALISATION de bus électriques pile à combustible Hydrogène : http://chic-project.eu/

    Aujourd’hui, je mesure l’aveuglement de mes compatriotes.

    Je n’arrive pas à l’expliquer : sans tester dans le réel, sans avoir les chiffres, sans comparer, ils sont capables de se prononcer sur l’avenir d’une technologie.

    Résultat : notre industrie se meurt, après les ouvriers, les ingénieurs connaissent le chômage.

    Je me fais beaucoup de souci : les américains, les allemands, les japonais, les sud coréens, les chinois, les indiens vont tirer leur épingle du jeu.

    L’industrie automobile française va finir comme celle du Royaume Uni.

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    • JP Darwin, l'auteur du billet, écrivait le 12/04/2011

      En 2020????
      C’est une faute de frappe, ou tu es sérieux?

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      • JP Darwin, l'auteur du billet, écrivait le 12/04/2011

        Sans chiffre? Moi j’ai donné le prix du bus à PAC utilisé a Vancouver et son cout d’utilisation. J’ai donné le prix de certains bus electriques. J’attends toujours que tu me cites un prix d’un bus à PAC AUJOURD’HUI, au lieu de citer un vague projet qui sort….dans 9 ans!

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        • Julien Irondelle écrivait le 12/04/2011

          Tu as donné quoi, les chiffres du journaliste ? Mais quels sont ces sources ? Le constructeur ? Le fournisseur d’Hydrogène ? La collectivité locale ? RIEN C’est du sable.

          La plateforme européen CHIC ce n’est pas du vague : c’est du concret.
          Tu veux acheter aujourd’hui un bus électrique batteries au lithium + pile à combustible Hydrogène ? Oui c’est possible en 2011, SAUF en France. Entre un et deux millions d’euros selon les quantités.

          En 2020, ce sera au catalogue, en SERIE chez Daimler.

          D’ici là, les constructeurs français de bus auront disparus ou auront été rachetés.

          Tu évoque de 600 $ à 1 200 $ le plein : c’est un chiffre faux qui t’arrange. Tout le monde sait aujourd’hui qu’un kilo d’H2 c’est 12 euros : http://www.lefigaro.fr/automobile/2011/04/12/03001-20110412ARTFIG00444-quand-la-pile-a-combustible-passe-du-futur-au-present.php

          Quand le journaliste du Figaro saura ce que c’est le nucléaire IV génération ou la fusion nucléaire par Laser, il oubliera vite ses micro algues

          Franchement le scepticisme, les oeillères, c’est le drame franco-français.

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            Charles écrivait le 12/04/2011

            Je ne vois pas bien en quoi ce chiffre de 600$ à 1200$ le plein est contradictoire avec tes 12 euros le kilo.
            Si je lis bien l’article de JP, ce plein c’est 60kg d’H2 ce qi fait le kilo d’H2entre 10 et 20 $, ce qui au taux du jour donne 7 à 14 euros le kilo d’H2. 12 est bien entre 7 et 14, non ? Ou alors fautq ue je reprenne des cours de maths. Les chiffres de JP serait même plus favorable que les 12 euros pour l’H2.
            Désolé de mes arguments d’épicier, mais je ne vois pas très bien en quoi cet article condamne la PAC, qui nécessite de repartir en guerre pour la PAC (ca donnerait presque l’impression que tu as branché un robot qui envoie toujours le même message sur les articles ou commentaires qui cite les mots PAC ou hydrogène)
            Les bus qui circulent actuellement ont plutôt des batteries. Daimler travaille sur un bus à PAC, bien, tant mieux.
            Quant aux plaintes répétées sur le retard de la France et l’avenir des ses ouvriers ou de ses ingénieurs, ca n’a vraiment aucun intérêt. Tu nous l’as suffisamment dit, maintenant faut passer à autre chose : créé un lobby, une association, une entreprise, que sais-je! Ce sera plus efficace.

      • Julien Irondelle écrivait le 12/04/2011

        Je suis sérieux : commercialisé de série. Mais si tu veux acheter un bus aujourd’hui c’est possible. Le seul pays qui n’a rien fait : c’est la France.

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        • Julien Irondelle écrivait le 12/04/2011

          @ Charles

          J’ai la même impression que toi quand je lis des articles défendant le 100 % batteries, l’éolien ou le solaire.

          Des espèces de robots qui répètent en boucle le même message.

          Je ne suis en guerre contre personne : je souligne le caractère partisan et erronés de l’article.

          12 € ce n’est pas 13 € Et si c’est 7 euros et bien autant prendre ce chiffre : ce serait une grande nouvelle. Cela voudrait dire que les 3 € de kilo d’H2 annoncé par le DoE pour 2015 est bientôt atteint.

          Un bus électrique à batteries au lithium n’a pas les mêmes performances qu’un bus à pile à combustible. Pourquoi les comparer dans un même article ?

          Pourquoi vouloir créer un lobby ou une association ou une entreprise ?

          Ce que je fais est déjà efficace : j’informe.

          J’ai pu relever toutes les erreurs de jugement, voir d’aveuglement.

          D’autre part, c’est totalement irresponsable de négliger les technologies au détriment des emplois d’ouvriers et d’ingénieurs en France.

          Les lobbys, les associations existeront encore peut être demain en France. Mais quid des entreprises ? Qui paiera les impôts et les services publiques ?

          Je te lance un défi :

          Quel est l’équivalent pour un bus électrique hybride batteries au lithium et pile à combustible ?

          Un bus diesel, un tramway ou un trolley bus ?

          Quel le différentiel d’investissement entre un bus en site protégé (BHNS) et un tramway ?

          Quelle la part de la production en France de Renault et de PSA en 2000 ? en 2010 ?

          Tu aimes les chiffres ? Chiche….et peut être que tu ouvriras les yeux.

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            Charles écrivait le 13/04/2011

            Julien, si tu veux informer, ce qui est louable, fais-le avec des articles (comme tu l’as déjà fait) selon un thème précis contenant un information précise selon un discours cohérent et logique.

            Chacun de tes commentaires est, hélas, un joyeux mélange d’au moins 10 sujets sur lesquels en une phrase tu poses ton idée, chiffre ou affirmation sans l’argumenter ou expliciter ta réflexion.
            Ce mode PowerPoint ou Twitter (accentué par tes sauts de paragraphes systématiques), je ne sais pas trop comment le qualifier est particulièrement difficile à suivre voire désagréable. Je ne remets pas en cause tes idées, mais ton discours est formellement illisible. L’allusion sur un autre post à Socrate mérite le recyclage (je suis très AP, ce faisant) du nom de cet habile spécialiste du discours pour illustrer mon propos.

            Mes yeux sont ouverts, je te remercie, et je ne porte ni filtre, ni œillères, ni lunettes 3D.

        • JP Darwin, l'auteur du billet, écrivait le 13/04/2011

          Julien, il est navrant que tu n’essaies même pas de comprendre mes chiffres (merci a Charles d’essayer de te les expliquer). Pourquoi acheter aujourd’hui un bus electrique avec PAC, s’ils sont beaucoup plus chers qu’un bus electrique a batterie lithium? Je ne parle même pas de leur exploitation. Pourquoi une municipalité, ou une regie de transport en commun, acheterat-elle un bus a PAC, si un bus a batterie lithium peut faire le meme travail pour moins cher?
          Pareil pour les voitures. Aux USA, on peut louer en longue durée la Nissan Leaf pour 36 mois avec $2000 d’apport et $350 par mois (avant subvention de l’etat); la Chevrolet Volt avec $2500 d’apport et $350 par mois; et dans la region de Los Angeles, une Honda FCX avec PAC a $600 par mois (et la vraie valeur de la FCX est d’environ $100 000).
          Et je sais que tu vas me répondre; en 2020….. Je suis sur que d’ici 2020, on aura des batteries lithium beaucoup moins chers et permettant des autonomies beaucoup plus importantes.

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          • Julien Irondelle écrivait le 13/04/2011

            @ JP

            Mets de côté les chiffres et ouvre les yeux.

            Ton article et tes commentaires évoquent des bus « plus chers » au niveau des piles à combustible. Mais plus cher par rapport à un bus à batteries qui n’a pas les mêmes performances qu’un bus thermique.

            Il faut comparer ce qui est comparable : un bus électrique à batterie au lithium et pile à combustible Hydrogène est comparable à un trolley bus. Le prix cible de Daimler est de se rapprocher d’ici 2020 au prix d’un trolley bus.

            In fine, les collectivités choisiront un bus zéro émission qui a les mêmes performances qu’un trolley bus, sauf que les coût d’exploitation n’ont rien à voir : c’est un trolley bus qui n’a pas de fils. Il concurrencera certainement le tramway quand la rentabilité et le délai de mise en service ne sont pas évidents.

            La France est passé à côté des batteries au lithium, des panneaux solaires et des éoliennes. Aucun brevet, aucun constructeurs national. Saft va se faire racheter par son partenaire américain Johnson.

            La France va louper la pile à combustible.

            Pourquoi ? Parce qu’elle ne teste pas dans le REEL.

            Dans ce blog, aucun des rédacteurs et commentateurs ne sont capable d’expliquer l’absence en France de démonstrateurs pile à combustible, bus, voitures et station.

            USA, Allemagne, Japon, Corée du Sud, Canada, Chine, Inde vont tirer leur épingle du jeu, car ils vont pouvoir trouver le bon mix batteries + PAC dans un véhicule.

            Pour la batterie au lithium : oui elle sera moins cher en 2020. Mais elle ne permettra pas des autonomies plus importantes. D’ici là les véhicules seront beaucoup plus légers et auront des moteurs électriques intégrés dans les roues : c’est cela qui permettra de meilleures autonomies.

            Par contre, aucun des rédacteurs et des commentateurs n’est capables de prouver que le lithium restera accessible en terme de prix, que les batteries utilisant la recharge rapide resteront performantes et que le prix du recyclage restera abordable.

            Le lithium est concentré dans quatre pays, nous risquons donc de retrouver les mêmes problèmes de dépendance d’approvisionnement que nous avons avec les pays pétroliers.

            La pile à combustible performante existe, la batterie miracle n’existe pas. Ce sont les règles de la physique : une batterie au lithium c’est 100 à 200 W le kg embarqué.
            L’Hydrogène, c’est 33 000 W le kg embarqué, contre 11 900 W pour le gazole.

            Donc, pourquoi GM, Opel, Daimler, Toyota, Honda, Nissan, Hyundai testent dans le réel les batteries ET les piles à combustibles ?

            Pourquoi annoncent-ils des véhicules de série pour 2015, pas plus cher que des véhicules diesel ?

            Du marketing peut être….

            Nous serons fixé dans 4 ans.

            En attendant, je vais regarder attentivement les ventes aux USA d’un véhicule électrique qui couvre 100 % des besoins, la chevrolet volt, contre un véhicule qui couvre 80 % des besoins, une Nissan Leaf

        • dugudu écrivait le 25/09/2012

          GROS et grand ignorant franchouillard, j’ai travaillé sur des bus à batteries pour Renault VI avec moteurs dans les roues arrière. ils roulent sur Lyon depuis 10 ans!

          Répondre
    • Yoann NUSSBAUMER écrivait le 12/04/2011

       » Aujourd’hui, je mesure l’aveuglement de mes compatriotes. Je n’arrive pas à l’expliquer : sans tester dans le réel, sans avoir les chiffres, sans comparer, ils sont capables de se prononcer sur l’avenir d’une technologie.  »

      Tu n’as pas un peu l’impression d’exagérer ? JP a effectivement donné des chiffres, et il semble qu’il ne soit pas en faveur de l’hydrogène. Sa conclusion ne rejete en rien cette technologie mais explique que pour l’instant c’est trop cher .

      Mais heureusement, nous avons un guide qui emmènera vers la lumière (et sur Mars) ! Là j’ai vraiment l’impression que ton commentaire est de la mauvaise foi, non ?

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      • Julien Irondelle écrivait le 12/04/2011

        @ Yoann

        Pourquoi serais-je de mauvaise foi si les chiffres sont FAUX ?

        Les chiffres sont faux. Ce n’est donc pas un article en défaveur de l’Hydrogène, car il repose sur des FAITS et des CHIFFRES erronés, cf mes réponses à JP.

        Je maintiens aussi mes propos sur cette aveuglement franco-français.

        J’ai deux preuves :

        - Dans le programme de tests et de démonstrations de bus électrique pile à combustible Hydrogène, Cute I et II, puis HyFleet et ensuite CHIC : PAS UNE VILLE FRANCAISE, NI UN SEUL CONSTRUCTEUR DE BUS FRANCAIS.

        cf http://www.global-hydrogen-bus-platform.com/

        Liste des villes : Amsterdam, Barcelona, Beijing (Pékin), Hamburg, London, Luxembourg, Madrid, Perth, Reykjavik

        - GM, Hyundai,Opel, Daimler, Toyota, Honda et Nissan ont produit des démonstrateurs, avec des stations H2 qui fonctionnent tous les jours. Combien avons-nous de véhicules de Renault et de PSA utilisant au quotidien des stations Hydrogène en France ? AUCUN

        Comment expliquez-vous Yoann & JP de telles lacunes ou absences ?

        L’Hydrogène est-il cher ? Par rapport au pétrole ? Mais avez-vous intégré l’impact économique des guerres en Irak, de l’instabilité des prix à la pompe, des pollutions et des impacts sur la santé ?

        Que se passerait-il si nous lançons des centrales nucléaires IV ème génération dès aujourd’hui pour remplacer l’intégralité des centrales actuelles, produire massivement de l’Hydrogène et le distribuer par les réseaux de GDF ?

        Que se passerait-il si, nous rechargions en fin de ligne ou en court de trajet les batteries au lithium ou super condensateur d’un bus électrique pile à combustible ? Faut-il un si grosse pile à combustible ? Le coût global d’exploitation d’un tel bus sera-il si coûteux ?

        La société PVI va expérimenter un bus avec recharge de super condensateurs, à Valenciennes : http://www.pvi.fr/focus-sur-le-systeme-watt,021.html

        Rajoute une pile à combustible et des batteries au lithium et tu as le bus électrique de demain, avec les MEMES performances qu’un bus thermique.

        Je ne suis pas un guide quand j’évoque des technologies, avec des évocations de voyages et de colonisation de Mars.

        Je peux ainsi souligner l’absurdité de certains de vos raisonnements.

        Les éoliennes et les panneaux solaires ne peuvent remplacer les centrales thermiques à charbon, à gaz et au nucléaire, même en faisant des économies d’énergies. Surtout que nous allons mathématiquement passer de 6 milliards à 9 milliards d’ici 30 ans, avec des besoins d’énergie qui vont avec.

        Quelles énergies proposez-vous ? Deux sources d’énergies qui ne représentent actuellement que 4 % de la production mondiale et qui coûte de 2 à 14 fois plus cher le KW produit par le nucléaire.

        Le 100 % batteries au lithium pour les voitures ou les bus est absurde : une batterie au lithium c’est 100 à 200 W le kg embarqué.

        L’Hydrogène, c’est 33 000 W le kg embarqué, contre 11 900 W pour le gazole.

        Vous êtes fâchés avec la physique.

        D’autre part, pas de nucléaire = pas de voiture électrique zéro émission.

        Et l’avenir du nucléaire passe par la fusion nucléaire par laser qui utilise de l’hydrogène ou deutérium.

        Ce qui me fait donc marrer, via la conquête de Mars, c’est que ce n’est pas avec des éoliennes ou des panneaux solaires que nous irons sur Mars, ni que nous résoudrons donc nos problèmes d’énergies.

        Vous êtes fâchés avec la politique et la démocratie : seules des décisions politiques avec des investissements publiques amortis sur des très longues durées pourront résoudre nos problèmes énergétiques et environnementaux

        Le PDG de Total a annoncé aujourd’hui la probabilité d’un prix de 2 € le litre de Super 95. Je ne vous apprend rien, mais d’après vous quel seront les prix du super et du gazole en 2020 ? en 2030 ? en 2040 ? en 2050 ?

        Les réponses à mes questions ne seront pas faciles.

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          Charles écrivait le 13/04/2011

          Je ne comprends pas pourquoi il faudrait que les villes françaises essayent à tout prix des bus à hydrogène.
          Soit tu es un paranoïaque considérant que l’hydrogène est sciemment écarté, par un complot français venu d’on ne sait où.
          Soit tu prônes la dictature de l’hydrogène et il faut que tu relises la loi française : les citoyens élisent des représentants qui font des choix et rendent des comptes, en général avec pour objectif le bien public. Si les citoyens ne sont pas d’accord avec les choix, ils peuvent élire d’autres personnes. Ca s’appelle la démocratie.

          Visiblement, les élus ont fait des choix. Qu’aucun n’ait fait celui de l’hydrogène semble te mettre dans un état proche de la crise d’apoplexie. Il serait prudent de respirer un bon coup. Néanmoins, ce sont leurs choix, donc les nôtres pour le moment.
          Je salue ton travail d’information sur les bienfaits de l’hydrogène, mais la forme que tu adoptes pour le faire qui est plus proche du harcèlement et de la provocation desservent grandement ton objectif.
          Je vais me répéter, mais je ne suis pas le seul : écris des billets avec un minimum de construction rhétorique plutôt que ce crépitement de questions, réponses, quasi injures, prises à parties, affirmations, suppositions, etc…

          Répondre
          • Julien Irondelle écrivait le 13/04/2011

            @ Charles

            De quels élus tu parles ? D’élus qui ont le souci du bien commun et de la démocratie ? Qui font des choix et qui rendent des comptes ?

            Donne moi vite des noms : je les cherches depuis 10 ans !

            Pourquoi essayer de me dénigrer ? C’est la solution de facilité pour une personne qui est à court d’arguments.

            Ouvre plus les yeux, réfléchis, prend de la hauteur

            Donne moi le nom du pays dans le monde qui peut se passer du pétrole, charbon, gaz et uranium ?

            Ensuite, donne moi la liste de ceux qui vont tout faire pour que ce pays ne réussisse ce pari technologique exemplaire, dont le monde entier peut s’en inspirer.

            Le reste en découle, logiquement.

  5. Daniel (1) écrivait le 12/04/2011

    Ce qu’il faudrait rappeler aussi, c’est pourquoi l’Islande, pays pionner en matière d’hydrogène presque gratuit avec leur électrolyse géothermique, n’a toujours pas développé à grande échelle les solutions PAC_H². A part effectivement quelques BUS faisant le tour des villes et se rechangeant dans des stations hors des villes pour la sécurité.

    Nous avons beau-y-croire aux PAC_H², mais les exemples sont là !
    Alors, OK, on y revient tout-doucement et sporadiquement, mais pour combien de temps ? Ne va-t-on pas parler de l’hydrogène comme solutions « miracles », comme le début des VEs qui devaient révolutionner le transport et ont périodiquement été mises en « attente », pour des raisons X ou Y conjoncturelles ?

    Alors, les BUS électriques à batteries ou à super-cap, pourquoi pas !
    Surtout que s’ils empruntent leur couloir dédicacé, ils pourraient aussi avoir une « caténaire auto-suiveuse » pour des recharges en « saut de puce ».

    Cela serait bien mieux qu’un rendement de 32% issu de la conversion EDF/H²/PAC/ELEC (5kWh => 1m3 de H² => 1.6 kWh). Tant que les PACs seront trop chères, tant que l’hydrogène sera difficile à approvisionner en masse et toute sécurité, et bien-sûr à un coût acceptable (< 4€/kg) face au gazole, je reste convaincu que cela ne se répandra pas plus autrement que sous forme de « marché de niche » du genre Mercedes !
    §

    Répondre
  6. Julien Irondelle écrivait le 12/04/2011

    @ Daniel

    Désolé, combien d’habitants en Islande ? Combien de constructeurs automobiles ? Quelle est la situation économique actuellement en Islande ?

    Que penses-tu de CHIC ? Ah oui une plateforme européenne qui veut faire croire à une solution miracle…Idem pour GM, Hyundai, Opel, Honda, Nissan, Toyota, les gouvernements des pays concernés ?

    Encore une fois toujours les mêmes erreurs : PAC trop chère, difficulté d’approvisionnement, sécurité.

    Le groupe Daimler construit une usine de pile à combustible au Canada, produit des class B, puis des class E, en parallèle de bus Citaro, ce n’est pas pour un marché de niche.

    Marché de niche, le seul qui restera : la voiture et le bus diesel….en France.

    Le reste du monde lui aura changé de technologie.

    Répondre
    • JP Darwin, l'auteur du billet, écrivait le 13/04/2011

      Qu’est-ce que la situation economique en Islande a à voir avec les bus a PAC? Les faits sont aussi têtus que toi: aujourd’hui, la PAC pour vehicule est trop chère. Et dans le futur, tout dépendra aussi des progres de la batterie lithium. Je ne sais pas quelle sera la technologie la plus economique en 2020, mais aujourd’hui il n’y a pas photo.

      Répondre
  7. JP Darwin, l'auteur du billet, écrivait le 13/04/2011

    @Julien
    Les voitures a PAC « annoncées » aux USA pour 2015 sont « annoncées » à $50 000. Une Leaf coute $32 000 en 2011, et coutera moins cher d’ici 2015.
    Je te repose la question: pourquoi une régie de transport en commun acheterait-elle un bus a PAC, si elle peut acheter un bus electrique qui coute et revient moins cher? Elles n’ont pas besoin d’un vehicule qui a les memes caracteristiques qu’un bus a moteur thermique, simplement d’un vehicule qui transporte une personne d’un point A a un point B au moindre cout et sans pollution.
    Arrête de citer des chiffres pour 2020, personne ne sait ce qui se passera en 2020. Comment sais-tu, toi Julien, que les batteries lithium ne permettront pas une meilleure autonomie en 2020? Si on te crois toi, toutes les technologies sont figées, de la batterie lithium aux energies renouvelables, sauf la PAC qui miraculeusement deviendra la solution a tous nos problemes.

    Répondre
    • Julien Irondelle écrivait le 13/04/2011

      @ JP

      Ouvre les yeux : Les voitures PAC coûtent $ 50 000, mais elles ont les mêmes performances qu’un véhicule thermique.

      La Nissan Leaf coûte $ 32 000, mais son autonomie sans chauffage et sans clim, son autonomie avec chauffage ou clim, son temps de recharge n’ont rien à voir avec un véhicule thermique.

      De surcroît, les véhicules électriques à prolongateur thermique, chevrolet volt, ont dès 2011 les mêmes performances qu’un véhicule thermique.

      Le prix des batteries au lithium va baisser, mais la Nissan Leaf sera toujours plus chère qu’une chevrolet volt, et la Nissan Leaf ne sera toujours pas au niveau d’une voiture thermique.

      Je te propose de faire un observatoire des ventes VE aux USA, comme en France. Je vais essayer de trouver un site d’info qui centralise les données d’immatriculation. Je ne sais pas si ça existe.

      Fin 2011 et Fin 2012, nous verrons beaucoup plus clair avec ces chiffres des USA.

      D’autre part, en 1998 le directeur de la recherche de Renault, Pierre Beuzit, avait annoncé à Louis Schweitzer et Carlos Ghosn, la production en série de VE PAC pour 2016.

      GM, Opel, Daimler, Hyundai, Toyoya, Honda et Nissan, dont le PDG est Carlos Ghosn, ont annoncé des véhicules de série pour 2015, avec des volumes et des prix, avec des financements de stations Hydrogène.

      Les bus sont dans même lignée : ils sont dans les roadmap des constructeurs cités.

      Je te pose une question : si tu peux acheter un véhicule zéro émission avec les mêmes performances qu’un véhicule thermique, avec un « plein » à la pompe garanti, un entretien moindres, pourquoi acheter autre chose ?

      Je te cite des chiffres de 2011, avec des roadmap qui ont respecté leurs échéances.

      Je n’ai pas de certitude pour l’avenir des technologies, mais je suis sûr qu’un pays est en plein déclin technologique : la France. Ce pays ne produira plus, il achètera, heureusement il resta le vin, les restaurants, les musées et les touristes.

      Quand nous serons dans le gouffre, en situation de faillite avec des millions de chômeurs, je reste optimiste malgré tout : ce sera le sursaut. Les français se sont toujours relevés et ont rattrapé leur retard.

      Et désolé d’insister : les technologies évoluent, y compris les technologies des énergies renouvelables ou des batteries, mais les lois de la physique s’appliquent avant tout.

      Une batterie ne dépassera JAMAIS 200 W le kg embarqué.

      Enfin, lis bien ce que j’écris : une voiture électrique pile à combustible Hydrogène comporte des batteries au lithium.

      Il ne faut pas opposer ou privilégier l’un par rapport à l’autre, mais les marier.

      Avec un mode batteries plug in et pile à combustible prolongateur, le business model est complètement différent.

      Pourquoi GM teste-t-il donc les prolongateurs thermiques et les véhicules PAC H2 ? Pour se faire plaisir ? Non, jamais de hasard.

      Le miracle c’est de ne pas croire à la PAC : c’est de tester dans le réel et améliorer sans cesse, en faisant confiance aux chercheurs, aux ingénieurs et aux entrepreneurs. Ce n’est pas le cas en France.

      Répondre
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        Charles écrivait le 13/04/2011

        Ce n’est pas parce que la France n’investit pas dans la PAC qu’il faut pour autant ériger ce constat en vérité systématique.
        A t’entendre, la France (en plus, « la France », faudrait savoir de quoi on parle : l’Etat, les entreprises francaises, les deux ?) n’investirait sur aucun domaine de recherche. Et tu nous condamnes à une mort industrielle !
        C’est un beau raccourci, mais qui me semble bien peu refléter la réalité.
        Aucun état et aucune entreprise ne peut investir dans tous les domaines de recherches, il faut bien choisir !
        Le reproche fait à l’état français serait plutôt de ne pas choisir mais de vouloir faire de la recherche sur tout, ce qui peut donner l’impression qu’on fait de la recherche sur peu de choses par un effet de dilution.

        Répondre
        • Julien Irondelle écrivait le 13/04/2011

          @ Charles

          A t’entendre la France fait les bons choix, notamment de ne pas s’éparpiller.

          Elle a fait les bons choix dans les années 70 : http://www.alternative-hydrogene.tv/2010/12/a-quand-la-voiture-%C3%A9lectrique-en-1968.html

          Mais ensuite la finance et l’incompétence nous a fait dévier du cap, il n’est jamais trop tard.

          En 2006 toute la recherche pile à combustible chez Renault a été transféré chez Nissan, qui a un budget de 300 millions d’euros et 600 personnes dédiés sur le sujet.

          Les brevets, les emplois d’ouvriers et d’ingénieurs seront là bas.

          En France, la part de la production Renault était de 50 % en 2000, en 2011 elle est tombé à 20 %. En plus, l’Etat français est actionnaire de Renault !

          PSA qui imite Renault, mais ne prend pas de risque, a gardé les 2/3 de sa production en France. Mais Renault ne prenant pas de risque en France sur la pile à combustible, PSA le fait en Chine dans son nouveau laboratoire de R & D.

          Résultat dans 10 à 20 ans : pas de mort industrielle comme tu penses. Il nous restera le tourisme !

          La force de pays comme les USA, le Japon, la Corée du Sud et maintenant la Chine et l’Inde, c’est qu’ils investissent dans tous les domaines d’avenir, nous non.

          Imagine qu’un jour une voiture électrique française pile à combustible Hydrogène gagne les 24 heures du Mans, en compétition avec des voitures essences ou diesel.

          Ce jour là peut être allons nous connaître le sursaut, car le grand public va s’emparer de ce sujet.

          Répondre
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            Charles écrivait le 13/04/2011

            Je suis désolé, je ne comprends pas comment on peut résumer le domaine de la recherche à la seule recherche sur la PAC. Et en tirer une généralité sur la recherche en France.
            Mon commentaire ne contenait aucune critique ou adhésion à la politique française de recherche, juste une explication tirée dans un article de l’Usine Nouvelle.

            Quant à prétendre que rien ne se fait en France sur la recherche en général et sur l’hydrogène, je te recommande cet article sur le stockage de l’hydrogène que j’avais déjà cité dans un autre billet :
            http://www.usinenouvelle.com/article/stockage-d-hydrogene-mcphy-energy-livre-son-premier-reservoir-d-1-kg.N129705
            Et je te recommande aussi de de lire l’Usine Nouvelle et Industries et Technologies si tu veux découvrir des innovations faites par des sociétés françaises et d’autres (je n’ai pas d’actions dans ces journaux, c’est juste un conseil de lecteur)

            Avoir les yeux ouverts, c’est bien, mais il ne faut pas les tenir braqués sur un seul sujet, ça fatigue!

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        Charles écrivait le 13/04/2011

        Et JAMAIS un homme n’ira dans l’Espace (pub Renault, désolé :-)
        Et on ira JAMAIS sur la Lune
        Et le téléphone portable, ça ne marchera JAMAIS
        Et JAMAIS on ne pourra faire voler un avion
        Et JAMAIS on ne guérira la rage
        Et JAMAIS le Titanic ne coulera

        Répondre
        • Julien Irondelle écrivait le 13/04/2011

          Et JAMAIS la pile à combustible
          Et JAMAIS la fusion nucléaire par Laser…

          Une spécialité française

          Répondre
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            Charles écrivait le 13/04/2011

            Ben justement, la norme GSM est une invention française, le vaccin contre la rage aussi et la France a été parmi les premières nations à innover en aviation…
            Et patatras, on n’innove pas dans les deux domaines favoris de Julien, comme c’est dommage.
            Chers concitoyens, demandons expressément, que dis-je, exigeons que la France investisse immédiatement dans les domaines de recherche favoris de Julien. Ah aussi ceux de Dominique, Marie, Alain , Amhed, Sarah, Marie, Jean-Marc, Isaac, Aurélie, Fatima, Benoît (remarquez la diversité de l’effort)…. et de tous ceux qui postent des billets dans des blogs liés à la recherche ou l’écologie. S’il vous plait !

          • dugudu écrivait le 25/09/2012

            EH l’Irondelle quand est-ce que tu migre, tu nous fatigue, va bosser dans les services de recherche et développement si tu es si savant, on discutera après
            bon voyage

  8. Daniel (1) écrivait le 13/04/2011

    @ Julien,
    Je ne comprends pas cette « foi inébranlable » aux possibilités de l’homme à tout résoudre comme çà, en peu de temps. Les PAC_H² cela fait longtemps qu’on en parle, et si cela avait été aussi « révolutionnaire » que çà, on roulerait déjà avec cette solution. Si celle-ci n’a pas percée massivement aujourd’hui, c’est qu’il reste encore beaucoup de problèmes à résoudre !

    Le premier est le prix, le second est l’approvisionnement de l’hydrogène, le troisième est le risque tant que le « réservoir » reste à 700 bars. OK, peut-être qu’à l’horizon 2020-2025, ces trois points vont s’améliorer, d’ici-là, mais pas avant ! Entre temps, les autres « carburants » vont s’améliorer aussi, et la « bataille » sera rude commercialement.

    Le cas de l’Islande est en fait très parlant pour moi. D’autant plus révélateur que, justement à petite échelle, la solution hydrogène aurait due se développer plus facilement, surtout dû à la profusion d’H² géothermique. Quitte à importer les véhicules existant déjà à PAC hydrogénés. Alors, pourquoi toujours pas ? Pourquoi importent-ils toujours de l’essence et du gaz ? Parce-que c’est … moins cher ! CQFD

    OUI, l’Allemagne / Japon / Corée n’ont pas d’énergie « propre », ils importent du « fossile » alors oui, ils essayent de faire avancer les choses sur ces solutions hydrogène pur, mais ils ne sont pas suivis avec les mêmes passions par les autres constructeurs, pourquoi encore une fois ! Oui ils en parlent, oui il y aura des flottilles de voitures, oui cela va se développer, mais moins que les autres solutions plus « basiques ».

    Attention, je ne suis pas contre l’hydrogène, nous roulons déjà à l’hydrogène … mais « carboné », la seule chose qui me gêne est la provenance du carbone ! Par-contre, je suis contre l’hydrogène pur (en gaz), qui pour moi n’est pas la solution pour nos voitures.

    Toutes les prospectives faites sur les pourcentages des énergies mondiales utilisées vers 2030-2040, y compris celles faites par Greenpeace, montrent toujours une forte proportion (> 60%) de produit pétrolier (donc à hydrogène-carbone fossile). Les énergies renouvelables sont estimées à 30%, les 10% restant étant les divers dont l’hydrogène pur fait partie.

    Donc dire que « le reste du monde aura changé de technologie », oui sûrement, mais pas à celle que l’on pense ! Le monde aura seulement déplacé le problème. De bonnes grosses centrales au charbon en dehors des villes qui produiront en masse de l’électricité et de l’hydrogène pour les villes !
    Et, le CO² dans tout cela ?
    §

    Répondre
  9. martin écrivait le 13/04/2011

    j’ai même plus la force de rechercher le com d’irondelle sur le fait qu’il arreteraît de taper des délires incensés, subjectifs et parano…
    peu importe la véracité de tes convictions, avec un tel tempérament, tu dois plus pouvoir dormir, tu vas finir fou.

    au secours ca troll sur AP…

    Répondre
  10. Julien Irondelle écrivait le 13/04/2011

    @ Martin

    Dénigrer une personne ou une technologie, c’est la même chose à mes yeux.

    Délires : prouve le

    Subjectifs : prouve le

    Parano : prouve le

    Par contre, dormir je le fais très bien. J’ai la tête sur les épaules avec les deux pieds sur terre.

    J’ai conduit un Nissan FCV X Trail et une Tesla Roaster en 2008.

    Depuis 2006, je blogue sur les énergies propres et la mobilité durable, cf
    http://www.grenelle-environnement.fr/ + http://www.alternative-hydrogene.com + http://www.alternative-hydrogene.tv + http://www.fusion-nucleaire.tv

    Et toi ?

    Ma contribution à ce blog, via des posts et des commentaires est très intéressante pour moi, ce n’est pas du temps perdu.

    J’ai pu mesurer les blocages psychologiques en France, vis à vis du progrès, de la science et des entreprises

    Répondre
    • martin écrivait le 13/04/2011

      Moi je me marre en pensant qu’en fait tu es un bot générateur de mots clés sur des coms polémiques à rallonge que yoann a développé pour le référencement du blog, technologie de pointe avec hologramme irl.

      Considere moi comme le grand public néophyte et ignorant, consommateur sans conviction, ou peu convaincu, Mr tt le monde que tu dois convaincre en somme. Je suis le client, comme les milliers de visiteurs qui ne commentent pas mais s’intéressent. Contrairement à toi je n’ai pas plus de prétentions ou d’ambition ds ce domaine. La comparaison est off topic (« et toi? »). Ca ne sert à rien t es le vendeur, mais tu me fais fuir. Mission failed.

      Répondre
      • Julien Irondelle écrivait le 13/04/2011

        @ Martin

        En fait, tu es le consommateur sans avis, sans opinion, sans ambition, qui fuit le « vendeur » mais qui regarde la publicité

        Tu votes régulièrement avec ta carte d’électeur ? Oui ou Non ?

        Si oui, tu n’es certainement pas un consommateur lambda, mais un consommateur à court d’idées….qui a oublié ses rêves. Dommage

        Répondre
        • martin écrivait le 14/04/2011

          Tu ne comprends vraiment rien. Je cherche juste à dire que toi, en tant qu’expert, rédacteur, et source d’information inépuisable, si tu te comportais autrement, tu aurais un autre impact, et que le tiens actuellement, est très négatif sur le néophyte, sur celui qui voudrait comprendre, savoir, faire le meilleur choix.

          Pour le public, le lecteur, le « passif » que je suis et que la plupart des « web surfers » sont (et que tu dénigres, un comble) , et bien, tu les dégoutes avec tes manières.

          Répondre
  11. Daniel (1) écrivait le 13/04/2011

    Attention Julien !
    Hydrogène => 1kg = 33kWh mais pour 400km, il faut 4kg et 80 à 100kg de réservoir blindé !
    Gazole => 11kWh mais pour 400km, il faut 20 litres, soit 17kg + 8kg de réservoir en tôle !
    La densité énergétique de l’hydrogène-pur (en gaz) n’est pas performante, si on compte tout.
    Pour le lithium actuel non-plus d’ailleurs !
    §

    Répondre
    • Julien Irondelle écrivait le 13/04/2011

      Tu oublie le stockage solide H2. Il est au point pour le stationnaire, d’ici trois ans pour la mobilité.

      Sinon pourquoi autant d’industriels et pays s’investiraient dans la PAC H2 ?

      D’autre part, une voiture électrique pile à combustible Hydrogène est plus sûrs qu’une voiture à essence.

      Regardes ces slides : http://www.fzt.haw-hamburg.de/pers/Scholz/dglr/hh/text_2001_12_06_Cryoplane.pdf

      le slide 23

      Répondre
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        Charles écrivait le 13/04/2011

        Stockage solide de H2 sur lequel la société McPhy est en avance sur la concurrence.
        http://www.usinenouvelle.com/article/stockage-d-hydrogene-succes-pour-mcphy-au-japon.N147525
        Et oh, mon Dieu, c’est une société française! Est-ce possible ? Je croyais que la France était en retard !! On m’aurait trompé ?
        Et les Japonais viennent même les voir en France. Incroyable!!

        Répondre
        • Julien Irondelle écrivait le 13/04/2011

          @ Charles

          J’ai déjà cité plusieurs fois McPhy ;-)

          Pourquoi crois-tu que je suis passionné par le sujet ?

          Parce que nous avons tout pour réussir, justement

          Les meilleurs électrolyseurs, réservoirs, ingénieurs sont en France.

          Seul problème : le principe de précaution, le refus du progrès et le replis sur soi. C’est la source de ce gâchis.

          Répondre
      • martin écrivait le 13/04/2011

        xMoi je me marre en pensant qu’en fait tu es un bot générateur de mots clés sur des coms polémiques à rallonge que yoann a développé pour le référencement du blog, technologie de pointe avec hologramme irl.

        Considere moi comme le grand public néophyte et ignorant, consommateur sans conviction, ou peu convaincu, Mr tt le monde que tu dois convaincre en somme. Je suis le client, comme les milliers de visiteurs qui ne commentent pas mais s’intéressent. Contrairement à toi je n’ai pas plus de prétentions ou d’ambition ds ce domaine. La comparaison est off topic (« et toi? »). Ca ne sert à rien t es le vendeur, mais tu me fais fuir. Mission failed.

        Répondre
      • martin écrivait le 13/04/2011

        Ce slide est rédigé par des incompétents drogués manipulés par al qaida c’est totalement faux…
        Oui je sais je suis pas constructif, mais à peu pret autant que toi ou Kadhafi (référencement inside). Tout le monde ici te le dis plus ou moins poliment tu penses pas que ds ta vocation à ns mener vers un monde meilleur , il faudrait changer de méthode?

        Répondre
  12. JP Darwin, l'auteur du billet, écrivait le 13/04/2011

    @Julien
    tu dis « Le prix des batteries au lithium va baisser, mais la Nissan Leaf sera toujours plus chère qu’une chevrolet volt. »
    La Leaf coute $32 000, la Volt $41000
    Dans ton délire, tu dis n’importe quoi.
    Je ne suis pas contre la PAC, je dis qu’aujourd’hui et pour un bon bout de temps, la PAC n’est pas competitive au niveau prix. Et je ne sais pas, et toi non plus, si un jour elle le sera face aux progres rapides des batteries.
    Je ne sais pas pourquoi on ne fait pas plus de recherches sur la PAC en France. Peut-etre parce que on n’a plus de constructeurs de camions (Volvo) ou de bus (Irisbus/Iveco). Je ne sais pas ou en est Alsthom, car a mon avis la PAC pourrait être un bon generateur d’electricité fixe.

    Répondre
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      Charles écrivait le 13/04/2011

      Moi, j’aime bien les gens qui disent qu’ils ne savent, c’est reposant.
      (d’autant qu’ils savent par ailleurs plein d’autres choses, ils nous l’ont prouvé :-)

      Répondre
  13. Daniel (1) écrivait le 14/04/2011

    @ Julien,

    1_ OUI pour la solidification du MgH².
    Mais j’ai donné des réserves sur la sécurité du Magnésium ! De plus, le réservoir est trop « compliqué », il doit absolument se maintenir en température interne de plus de 360°C pour garder les atomes d’hydrogènes fixés sur le magnésium, sous-peine de « désorption » et revenir en état gazeux, et … faire monter la pression dans le réservoir. Je ne vois pas comment maintenir celle-ci longtemps (>6h comme un Thermos à café) sans apport d’énergie externe !

    Alors OK pour le principe McPhy, mais PAS dans une VOITURE, qui peut rester au parking pendant plus de 24h. Là, si la température interne descend à 300°C => surpression et BOM !

    Donc non, la solution « métallique » n’est pas pour cet usage !

    2_ pour le slide 23 :
    Attention à ce que l’on vous montre sur les photos.
    Dans le cas du gaz, le réservoir ne fuit pas, ce n’est que la soupape qui lâche le gaz en surpression. La flamme reste dirigée. Je me demande même si ce n’est pas du GNV ou GPL qui brûle, car avec l’hydrogène on ne voit pas la flamme ! Est-ce vraiment de l’H² ?

    Non, le problème avec l’H² est une fuite du réservoir (microfissure) à près de 700 bars, qui va remplir l’habitacle du véhicule, et lors du BLIP d’ouverture des portes, BOM ! Plus de voiture, ni de bonhomme ni de vitres alentours. Et là, on ne peut même pas sortir en urgence du véhicule, qui commence à brûler avec une fuite d’essence.

    Enfin, arrêtons de dire le « repli sur soi ». Ce n’est pas un problème de repli, mais un problème d’analyse, de facilité d’usage, de risque, d’économie, quoi, de « bons-sens » tout simplement !
    Encore une fois, attention à ce que l’on présente !
    §

    Répondre
    • Julien Irondelle écrivait le 14/04/2011

      @ Daniel

      Je connais personnellement les responsables de Mc Phy et de Daimler, au niveau des bus et des voitures piles à combustible Hydrogène, via mon blog Alternative Hydrogène.

      Sans te froisser et sans pouvoir développer (tu comprendras pourquoi), je peux t’assurer que tes analyses sont erronées.

      Sinon pourquoi autant de constructeurs annoncent des véhicules de série pour 2015, avec prix et volumes ?

      En France, le curseur s’est arrêté en 2005-2006, date où tous les programmes bus et voitures PAC H2 ont été arrêtés, sauf pour PSA, dont le programme s’est arrêté en 2010.

      L’absence totale d’expérimentation sur le territoire français va être très lourd de conséquences. Les concurrents étrangers ne partagent pas leurs secrets industriels.

      Nos starts up, PME dans le domaine, ne resteront pas longtemps françaises, faute de marché domestique et de fonds propres.

      Je te donne une preuve de notre « repli », grâce à ce « bon sens » de notre principe de précaution, écrit dans notre constitution française :

      Station H2 actives dans le monde :

      USA 128
      Allemagne 41
      Japon 28
      Italie 22
      Grande Bretagne 17
      Canada 16
      Danemark 13
      Corée du Sud 13
      Norvège 11
      Chine 10
      France 5
      Espagne 4
      Hollande 4
      Inde 4
      Belgique 4
      Suède 4
      Suisse 3
      Brésil 3
      Autriche 2
      Grèce 2
      Islande 2
      Turquie 2
      Taiwan 2
      République Tchèque 1
      Groenland 1
      Pakistan 1

      Total 343

      Source http://www.h2stations.org/

      Autres chiffres, en 2009 aux USA 122 brevets ont été déposés concernant les piles à combustibles, 24 pour les batteries au lithium.

      D’autre part, la photo évoquée est prise de nuit….cf vidéo Hindenburg :

      http://www.youtube.com/watch?v=F54rqDh2mWA

      + version colorisée : http://www.youtube.com/watch?v=q7Fc8kIyMCo&feature=related

      Pour rappel, les 2/3 des passagers ont survécus et le désastre n’aurait pas eu lieu si les américains n’avaient pas fait un blocus sur l’hélium.

      Trouve un avion dont les 2/3 survivent à un crash….

      La renaissance du dirigeable est techniquement possible, avec les nouveaux matériaux, mais les fabricants d’hélicoptères, d’avion et de satellite ne le voient pas d’un très bon oeil. Dommage, c’est le transport aérien écologique, zéro émission. Et la motorisation idéale…moteur électrique + panneaux solaires + électrolyse de l’eau en circuit fermé + réservoir d’Hydrogène + pile à combustible, qui recrachent de l’eau. Pas de problème de maintien poids et altitude comme pour la motorisation diesel

      Si aujourd’hui, les voitures essence et pile à combustible Hydrogène passaient une homologation, sans faire référence à l’historique, la voiture essence ne passerait pas l’homologation contrairement à la voiture essence.

      Répondre
      • Julien Irondelle écrivait le 14/04/2011

        Erratum : pile à combustible Hydrogène

        Répondre
      • martin écrivait le 15/04/2011

        J’ai trouvé la solution: change de nationalité, de pays.

        perso je suis dans un pays qui ne produit (quasi) aucune voiture, il a pas l’air d’en souffrir :)

        Répondre
        • Julien Irondelle écrivait le 15/04/2011

          @ Martin

          Changer de pays ou de nationalité, c’est de très loin dans mes ambitions.

          Nous vivons dans un pays de gens fantastiques, un pays plein de potentiels.

          Je suis plutôt révolté du repli sur soi et de l’aveuglement de certains de mes compatriotes, trop souvent aux manettes ou dans l’obstruction systématique. C’est plutôt eux qui devraient quitter le pays et changer de nationalité.

          Quand tu as des grandes entreprises qui délocalisent, paient pas d’impôts, voire 8 % au maximum (rapport Cour des Comptes) contre 33 % en moyenne pour les PME, 660 000 jeunes de moins de 25 ans et autant de plus de 50 ans au chômage et une dette qui risque de nous amener à une crise à la grecque d’ici 2012-2013 (Charles de Courson, de la commission des finances de l’Assemblée Nationale)

          La France « n’a pas l’air d’en souffrir »

          Je crois que tu vis dans une bulle

          Lis donc un peu :

          - http://www.amazon.fr/scandale-d%C3%A9localisations-Eric-Laurent/dp/2259212565

          - http://www.amazon.fr/Loligarchie-%C3%A7a-suffit-vive-d%C3%A9mocratie/dp/2021028887

          - http://www.ecosysteme-croissance.com/ + http://www.paris-saclay.fr/ (sites dont je suis le webmaster)

          Répondre
          • martin écrivait le 15/04/2011

            Je ne vis pas en France (qui elle, produit encore des véhicules, non?). C’est toi qui est dans ta bulle, non seulement t’es virulent mais en plus tu ne lis pas les autres.

            Evidemment la France est finie, je suis issue d’une famille d’industriels français ayant oeuvré pour de grands groupes automobiles français en tant que sous-traitant, première victime de la délocalisation, merci je suis au courant, mr-je-sais-tout.

  14. Daniel (1) écrivait le 15/04/2011

    Messieurs, messieurs, du calme !
    Ce site n’a pas la vocation du « règlement de compte » : allez sur les réseaux sociaux pour vous déchaîner ! Ici, on ne parle que de « voiture propre » et comment y arriver en argumentant, non en dénigrant tel-ou-tel commentaire.

    C’est vrai que Julien est trop « passionné par ses Fusions Lasers et PAC-H² », et qu’il fait tout pour nous convaincre sur « sa solution », en faisant sous-entendre que tout ceux qui n’y adhèrent pas, sont « repliés » sur eux même !

    Encore une fois pour les autres, c’est un peu long, mais je n’ai pas pu faire mieux !

    @ Julien,

    Ne dites pas « tu comprendras pourquoi, … » sans autres précisions. Si vous travaillez avec ces sociétés et qu’il y a des brevets en cours, dites-le ! C’est simple et on comprend le « pourquoi ». Mais, les brevets ne veulent rien dire s’ils arrivent au mauvais moment, il en a tellement qui dorment dans un tiroir … !

    A vouloir convaincre à tout prix de la sorte, vous incitez en-fait un certain rejet de la communauté. Ce n’est pas constructif, il faut bien argumenter les commentaires, ne pas dire « régression, repli sur soi, aveuglement, changer de nationalité, etc. ».

    J’ai l’impression que vous ne faites pas assez attention aux autres avis sur ce blog ! On dirait que vous êtes « formaté » à ces technologies, et que tout le reste n’est plus intéressant à vos yeux, pour notre avenir sur notre planète !

    Quand vous dites « je peux t’assurer que tes analyses sont erronées », il faut argumenter et ne pas dire « Sinon pourquoi autant de constructeurs… ». Parce-que je répondrais seulement « parce qu’ils sont entrain d’étudier une hypothétique utilisation de l’hydrogène dans un futur lointain (2040-2050) et quand on pourra faire de l’hydrogène en masse et dans des réservoirs sûrs » ! Et là nous n’avons pas avancé sur le sujet.

    Exemple, le sujet de l’Hindenburg est hors contexte, vous l’utilisez que pour appuyer votre « focalisation sur l’hydrogène ». Moi, je serai d’accord pour les dirigeables, mais à l’hélium !
    Quant aux crashs, le « trouves un avion » est en trop ! Il y en a eu avec seulement que quelques personnes décédées, malgré la coupure en trois du fuselage.

    Autre exemple typique, vous dites « Si aujourd’hui, les voitures essence et pile à combustible Hydrogène passaient une homologation, sans faire référence à l’historique, la voiture essence ne passerait pas l’homologation contrairement à la voiture essence » puis «Erratum : pile à combustible Hydrogène ». Je peux donc mettre cette correction où je veux, et j’obtiens sûrement le contraire de ce que vous vouliez ! Sachant que 38 millions de voitures toutes énergies sont homologuées à rouler en France !

    Moi, ce que je comprends sur ces Mercedes_PAC_H², c’est ce que je lis dans la presse spécialisée.
    OK, elles roulent, OK elles ont le mérite de montrer la faisabilité de cette solution, mais il faut bien voir ce qu’il se cache derrière ! Pour l’instant ce sont des « démonstrateurs pour tâter le terrain ». Exemple : en lisant cet article du Figaro, et malgré le titre, je ne trouve pas « la preuve » que demain on y roulera dedans !

    REF : http://www.lefigaro.fr/automobile/2011/04/12/03001-20110412ARTFIG00444-quand-la-pile-a-combustible-passe-du-futur-au-present.php

    Encore une fois, Julien n’essayez-pas de convaincre à tout prix par des « prouves-le », mais argumentez vos dires, sans faire SVP des renvois systématiques sur « http:/www.tartenpion » qui finissent par lasser par l’ampleur de la lecture à faire !

    A vouloir trop en faire, vous finissez par obtenir le contraire.
    §

    Répondre
  15. Julien Irondelle écrivait le 15/04/2011

    @ Daniel

    Ceux qui sont « repliés » sur eux-mêmes exclus des technologies, sans maîtriser le sujet.

    La fusion nucléaire par Laser n’est pas LA solution ou MA solution, c’est une solution de rupture qui va bouleverser toute les règles et les technologies en place, comme la machine à vapeur et le charbon, le moteur à explosion et le pétrole ou les turbines thermiques et les centrales nucléaires.

    Le simple fait d’évoquer cette technologie, en France, déchaîne les passions, en confondant souvent Iter avec Mégajoule.

    Idem pour la pile à combustible Hydrogène, qui doit être nécessairement couplé à des batteries au lithium, en tant que prolongateur d’autonomie. Les futures stations Hydrogène doivent être couplées avec les bornes de recharge publiques.

    Je ne suis pas passionné, je suis révolté et je m’indigne de l’aveuglement de certains de mes compatriotes.

    Nous vivons sous cloche, coupé du monde.

    La seul chose sur laquelle je ne lâcherais rien : nous n’avons aucune raison de négliger la recherche et les expérimentations sur notre territoire.

    Le Général de Gaulle avait fait dans un de ses discours un lien parfait entre les emplois de chercheurs, d’ingénieur et d’ouvriers.

    Pas de chercheur = pas d’ingénieur = pas d’ouvrier = pas d’industrie = pas de richesse à partager ou distribuer.

    Certaines recherche nécessitent des années. Pour réussir la fusion nucléaire par Laser en exploitation civile et remplacer les centrales actuelles d’ici 2040, il faut prendre des décisions en 2011.

    Pour mettre en place des démonstrateurs voitures et bus et arriver à un bon mix technico-économique, il faut 10 ans. Ces 10 années sont un retard terrible.

    C’est la même choses pour les énergies renouvelables éoliennes, panneaux solaires, hydroliennes, géothermie haute énergie et haute profondeurs.
    Dans ces domaines, je constate que la grande majorité des brevets et des leader mondiaux ne sont pas français

    D’autre part, Certains infos que je détiens sont du domaine du secret industriel. Même si je suis un blogueur je dois garder le secret que se doit un journaliste.

    Mais quand une start up lève pour sa deuxième levée de fond 14 millions d’euro, ce n’est pas pour faire seulement de l’H2 en stationnaire.

    Et si Daimler construit une usine au Canada : http://www.enerzine.com/1036/11657+daimler-batira-sa-propre-usine-de-piles-a-combustible+.html, ce n’est pas du hasard

    Quelques soit les chiffres, faits, sources et arguments, je constate que mes compatriotes sont sceptiques, voire profondément négatifs. Un syndrome « ligne Maginot »

    Seul du concret vous arriveras à vous convaincre. Très prochainement, je sais que vous serez convaincu.

    Mon seul regret, ce sera de constater que nous aurons manqué des ruptures technologiques et que le tribu sera lourd à payer.

    Oui la France peut connaitre le sort de la Grèce, dans cette nouvelle décennie.

    Non il n’est pas trop tard.

    Sinon, voilà longtemps que j’aurais abandonné.

    Il ne faut surtout pas avoir peur d’en faire trop, du moment que vous rester focaliser sur des objectifs simples.

    Ce sont les acteurs qui gagnent à la fin et non les spectateurs.

    Répondre
  16. Image avatar
    Charles écrivait le 16/04/2011

    Yoann, ta technique pour créer de l’animation sur le blog et le faire remarquer par l’activité dynamique de ses commentaires est spectaculaire : 51 commentaires en 5 jours !
    Mais je pense que la démo est concluante, tu peux arrêter le robot Julien : il radote et on ne comprend pas où il veut en venir. Ou alors il faut améliorer l’algorithme ;-)

    Répondre
    • martin écrivait le 17/04/2011

      ah, ben donc je suis pas le seul à penser qu’il s’agit d’un bot.
      commentaire=TsDesCons()+random(H2,PAC)+random(fusion_nucleaire)+random(indexURL(PAC),ïndexURL(H2),indexURL(fusion_nucleaire));

      c’est vrai que cela a ses limites.

      Julien: t’es lourd, ton blabla c’est du gachis. Et je dis bien gachis, ce qui sous entend que tu as des choses à nous apprendre. mais tu fais n’importe quoi.

      Répondre
  17. Julien Irondelle écrivait le 16/04/2011

    @ Charles

    Mais où veux-tu en venir ? Arrêter quoi ? Tu sais très bien où je veux en venir, mais je ne vois pas très bien où tu veux aller ?

    Pour l’instant, après relecture de tes commentaires, tu es dans le syndrome de la ligne Maginot. Ce qui se passe autour de nous n’auras aucune incidence, car nous sommes protégés par je ne sais quelle barrière.

    Je suis toujours étonné de l’absence de jugement de certains : négliger certaines recherches ou expérimentations en France peuvent être lourdes de conséquences.

    Sans industrie, chercheurs, ingénieurs et ouvriers, je ne vois pas comment la France pourra rester ce petit paradis sur terre.

    Ne pas se sentir concerné, ce n’est pas un problème à mes yeux, il suffit de le dire et de l’assumer. Es-tu donc consommateur ou citoyen ?

    Répondre
  18. dany75 écrivait le 29/04/2011

    J’ai lu la plupart de vos commentaires et je ne comprends pas cette opposition farouche a vouloir développer une technologie électrique ou une technologie hydrogène ,bien moi je suis pour les vehicules électriques je suis aussi pour les vehicules a hydrogènes et je suis même pour les vehicules au chocolat mais je sais que toutes ont besoin d’énergie alors répondez-moi svp comme néophyte quelle quantité d’énergie faudra-t-il produire?quelle type d’énergie?et d’ou viendra-t-elle?pour obtenir ces technologies et croyez-moi je suis positif.

    Répondre
  19. Daniel (1) écrivait le 02/05/2011

    @ Dany75,
    Pourquoi parlez-vous « d’opposition farouche », sur le VE ?
    Le problème n’est pas sur la technologie de la traction électrique, c’est la meilleure qui existe en rendement, mais seulement sur sa source d’énergie qui fait débat.

    Le problème intrinsèque du VE est le « réservoir » qui contient cette énergie.
    Le problème est que pour l’instant les batteries n’ont pas suffisamment de densité énergétique pour aspirer à avoir l’autonomie d’un véhicule « digne de ce nom » (actuellement pas plus de 100 à 120km pour la Leaf en faisant attention à la conduite et au chauffage !). Le tout pour 250kg de Li-Ion transportés.

    Quant-à l’hydrogène, ce n’est qu’un vecteur d’énergie. Lui il fait de long, long, long commentaire car certains pensent qu’il va résoudre notre problème énergétique. Sans entrer encore une fois dans la polémique, oui peut-être, mais pas avant 30 ou 40 ans. Pour l’instant, il a trois gros défauts à résoudre, il est cher, difficile et dangereux à transporter à l’état pur, très peu répandu pour faire le plein, et son utilisation dans une PAC (Pile à Combustible) conduit à des coûts exorbitants du véhicule.

    En ce qui concerne votre question sur l’énergie nécessaire pour le VE à BAT ou à PAC :

    Electricité :
    Un VE consomme, disons pour 50km/jour, environ 10 kWh. Comme votre autonomie est de 100km, vous allez charger votre voiture tous les deux jours. Si vous avez un parc de 2 millions de VE en 2020 en circulation, il faut donc charger la moitié du parc par nuit, soit 1 million à 20kWh. Il faut donc plus de 20 millions de kWh effectifs, comme votre charge dure environ 7h et que les charges ont un rendement de 90%, il faut pouvoir produire près de 3200 MW de puissance toutes les nuits. Cela représente deux réacteurs nucléaires supplémentaires de 1600MW à pleine puissance. En fait, EDF préfèrera utiliser les creux de consommations de 5 centrales pour fournir cette puissance.

    Hydrogène :
    Pour l’instant, il est issu du gaz pétrolier. Une PAC à un rendement électrique de 50% au mieux, le reste est perdu en chaleur. L’hydrogène donne une énergie de 33 kWh par kg, ce qui fait une consommation de 600g par jour, en théorie ! Il faut donc produire 0.6 millions de tonnes, soit plus de
    6.6 Milliards de m3 d’hydrogène journalière ment, le transporter et le distribuer sans risque. Ce n’est pas une mince affaire !

    Voilà, j’espère avoir répondu à la question !
    §

    Répondre
  20. Daniel (1) écrivait le 03/05/2011

    Eh oh, … Tout le monde dort ?
    Ce n’était pas 0.6 millions de tonnes et 6.7 milliards de m3 mais seulement 600 tonnes et 6.7 millions de m3 d’hydrogène. C’est mille fois moins, mais quand-même !

    Et on ne parle que de 2 millions de VE, imaginez lorsqu’on aura les 60 millions de VE en circulation !
    Cela me semble être vraiment « problématique » à l’horizon 2040 !
    §

    Répondre
  21. TRO écrivait le 12/01/2012

    Bonjour,

    Avec un peu de retard sur ce blog :
    Je m’étonne un peu de la défense absolue des solutions de bus électriques à batterie (BE-B) et du rejet simplifié des bus à pile à combustibles (BE-H) tels qu’ils sont présentés dans l’article :

    * En lisant l’article avec attention, on remarque qu’aucune solution de BE-B ne représente un véhicule d’une capacité de 80 à 100 places, l’équivalent d’un bus standard utilisé massivement en France et en Europe. Par contre, les BE-H existant, le Citaro à PAC (Evobus) et l’A330 PAC (Van Hool), offrent bien entre 80 et 100 places. Les deux modèles ont été soumis à des expérimentations sous conditions réelles dans plusieurs projets européens, et ont parcouru avec succès plusieurs millions de kilomètres.
    Admis, qu’aujourd’hui les bus à PAC, prototypes préindustrielles, sont encore trop cher (entre 1 et 2 M€/pièce) pour qu’un opérateur puissent s’en servir pour des flottes entières, fait entre autre d’échelle et d’un développement forcé (par ex. division par deux de la consommation entre les bus du projet Cute et ceux du projet successeur HyFleet:Cute, moteurs roues, …). Mais Mercedes a annoncé la production de 300.000 classe B à PAC à partir de 2014 (c’est demain), atteignant ainsi une dimension industrielle dans sa nouvelle usine au Canada pour la production des PAC, et va se servir des mêmes PAC pour sa nouvelle génération de Citaro à PAC (dont l’offre commerciale semble être prévu pour 2016/2017 et ne pas en 2020). Selon leur propos, cela va réduire le prix de ce véhicule de manière significative et le ramener dans la catégorie de prix des bus hybrides thermiques/électriques. Cette technologie devient ainsi abordable pour les opérateurs de bus.
    En ce qui concerne le prix de l’hydrogène, là aussi c’est surtout un problème de volumes. 12€/kg semble aujourd’hui un prix haut (politiquement haut pour tuer la solution hydrogène dès le départ?). Près de Francfort, le kg d’hydrogène, à base d’hydrogène fatal, est vendu à 6 €/kg à la pompe, à Stuttgart en dessous de 10 €/kg, … L’étude de McKinsey sur les chaines de traction (document très intéressant, cf. http://www.zeroemissionvehicles.eu/uploads/Power_trains_for_Europe.pdf, qui montre l’avantage à long terme en total cost of ownership des VE-H par rapport aux VE-B) estime le prix à la pompe du kg/H2 inférieur à 5 €/kg d’ici 5 à 7 ans (certes dépendant du déploiement de flottes et des consommations conséquents derrière. Qui peut imaginer un prix de pétrole à la pompe à 1,40 s’il n’y a que quelques véhicules qui s’en servent?). Il faut donc une volonté de promouvoir une technologie prometteuse … et des volumes pour atteindre des prix viables. Toute nouvelle technologie a son prix au départ avant d’atteindre des masses critiques.
    En regardant en plus le mouvement autour de de l’hydrogène en Europe et chez nos voisins, la France s’est déjà mis hors circuit d’un développement qui prend de plus en plus d’ampleur. Par ex., l’Allemagne vise l’hydrogène comme carburant alternative en général et prévoit l’installation de 1.000 stations publiques à hydrogène d’ici 5 ans (cf. http://www.hydrogen.energy.gov/pdfs/4_williamson_0610.pdf). Peut-être que les Allemands sont des illusionnistes, mais n’est-il pas temps qu’une première station à hydrogène publique soit installée en France pour résoudre le problème de la poule et de l’œuf? La mobilité à hydrogène arrive en Europe, mais la France ferme ses yeux.

    * Les système à recharge ponctuelle : Certes une technologie intéressante, mais lié à des conditions d’exploitation contraintes suite à la nécessité d’équiper une grande partie des arrêts avec des points de recharge et surtout aux arrêts forcés pour les recharges fréquentes. Même si cela ne dure que 10 à 15 secondes, un arrêt qui n’est pas justifié par un échange de voyageurs ne sera pas accepté. Malheureusement, dans nos réseaux européens, il n’y a pas d’échange de voyageurs à tous les arrêts, et ces situations vont vite arrivées. En plus, les arrêts fréquents et éventuellement prolongées diminueront la vitesse commerciale, et augmenteront, dans le pire des cas, le besoin en véhicules (oui, c’est lié à la vitesse commerciale) et de suite en personnel. En plus, l’infrastructure nécessaire pour équiper une grande partie des arrêts a également son prix d’investissement (lequel?), qu’il faut ajouter au prix des bus, qui doit être entretenu, … Et l’opérateur perd en plus en flexibilité, tout changement de réseau nécessitant d’abord la mise en place des stations de recharge.
    C’est pourquoi cette solution peut éventuellement être considéré comme solution alternative pour les BHNS (Bus à haut niveau de service avec voies et véhicules dédiés, un peu comme un tram avec bus, et rattachement des autres lignes de bus sur ce/ces ligne(s) afin d’augmenter le nombre de voyageurs), mais jamais pour remplacer les véhicules dans un réseau de bus classique.

    Conclusion : N’ayant pas envie ou pas le courage de regarder au-delà des frontières, la France a déjà pris du retard dans un domaine industriel identifié par d’autres nations comme prometteur et pertinent, et en prendra encore plus. Bien qu’il existe un premier véhicule à hydrogène produit et homologué en France qui roule depuis le 15.12.2011 : la F-City H2 (http://www.lepays.fr/actualite/2012/01/11/les-nouvelles-f-city-homologuees-en-categorie-auto). Et cela grâce à l’Europe et sa directive sur l’homologation de véhicules à Hydrogène applicable en France depuis début 2011 et interdisant à la France d’interdire la circulation de véhicules à hydrogène sur les routes publiques.
    La concentration aveugle dans tous les domaines sur la seule mobilité électrique à batterie, alternative uniquement possible pour les petits trajets avec des petites voitures, mène la France dans une situation où aucune alternative durable française n’est développé pour la mobilité extra-urbaine (la voiture pour les longs trajets (vacances par ex.), les véhicules lourds, les TC hors BHNS, … Et l’hydrogène et la PAC en est une ! C’est vraiment dommage.

    Répondre
    • Guillaume PORCHER écrivait le 02/02/2012

      oui, moi aussi, avec un peu de retard également, je m’étonne de ne voir personne réagir devant la relative incohérence qu’il peut y avoir entre d’un coté la nécessité d’une autonomie relativement importante pour un véhicule lourd qu’est le bus urbain et de l’autre, une solution technique (électrique sur batterie) qui structurellement souffre d’une autonomie relativement limitée, surtout lorsqu’il s’agit de mettre en mouvement des véhicules lourds circulant en milieu urbain. Il y a des fois ou il faut savoir accepter de revenir aux fils conducteurs… Le trolleybus n’est pas sans défaut mais assurément, son potentiel reste pour l’instant très supérieur à celui d’un bus électrique sur batterie. Il offre de plus une efficacité énergétique bien supérieur. Idem pour un tramway.

      Répondre
  22. Belprius écrivait le 03/03/2012

    Je viens aussi de découvrir cet article que je trouve très intéressant. En fait toutes les solutions présentées sont intéressantes. J’aime particulièrement le système de Prottera avec recharge rapide aux arrêts, mais le système capacitif et les autres sont bien aussi. En fait même les trolleys actuels sont bien puisqu’ils utilisent l’électricité plutôt que le diesel.
    A coté de ces choix, il faut aussi mentionner les autres solutions comme le métro et le monorail qui utilisent directement l’électricité comme un tram ou un trolley mais présentent l’avantage de ne pas gêner la circulation des autres véhicules dans des villes à l’espace par définition limité.

    Répondre
  23. Iris écrivait le 06/06/2012

    Le bus électrique s’impose aujourd’hui comme étant le moyen de transport de l’avenir. Mais une chaîne de traction électrique appropriée n’est pas le seul élément à contribuer à la rentabilité d’une flotte de bus : le recours à une technologie de charge adéquate est également un facteur déterminant. Grâce au système de charge intermédiaire à intervalles réguliers basés sur la technologie IPT, la capacité de la batterie peut donc être réduite le cas échéant jusqu’à 75 % : le véhicule est donc plus abordable à l’achat, plus léger et son habitacle ne se trouve pas réduit.

    Répondre
  24. Yoann NUSSBAUMER écrivait le 25/09/2012

    @dugudu : au lieu de tirer à boulets rouges avec un ton agressif voire complètement impoli, apportez-donc quelque chose de constructif au débat.

    Répondre
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