Automobile Propre - Feed https://www.automobile-propre.com Voiture & écologie, automobile électrique ou hybride, bio-carburants, etc Sat, 01 Oct 2022 16:00:56 +0000 hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.8.3 https://www.automobile-propre.com/wp-content/themes/automobile-propre/assets/favicons/favicon.ico Feed rédaction https://www.automobile-propre.com 32 32 Essai – Renault Austral E-Tech : le SUV hybride du losange va-t-il enfin se tailler la part du lion ? https://www.automobile-propre.com/essai-renault-austral-e-tech-le-suv-hybride-du-losange-va-t-il-enfin-se-tailler-la-part-du-lion/ Sat, 01 Oct 2022 16:00:56 +0000 David Nogueira https://www.automobile-propre.com/?p=158473 ]]>

Renault continue de dépoussiérer sa gamme de véhicules et il s’attaque ici au segment des SUV compacts en introduisant l’Austral. Un modèle venu du Sud, plus exactement de Palencia en Espagne, qui ambitionne de concurrencer son meilleur ennemi dans la catégorie : le Peugeot 3008. Pour se faire, la marque au losange mise sur d’importantes mises à jour qu’elles soient sur la plateforme technique, mais aussi sur l’équipement technologique.

Adieu Kadjar et bonjour l’Austral. Après la présentation statique de cette nouveauté qui s’est tenue en mars dernier, il est désormais temps pour nous de prendre le volant des tout premiers exemplaires du nouveau SUV compact – aussi appelé C-SUV – de Renault. Outre le fait que celui-ci invite gentiment son prédécesseur à prendre sa retraite après 7 ans de service (le Kadjar donc), l’Austral porte sur ses épaules la responsabilité d’être une nouvelle icône de cette « Renaulution » promise par Lucas De Meo en janvier 2021.

Plutôt confiant d’ailleurs sur le sujet, la marque au losange n’hésite pas à évoquer le succès de Megane e-Tech qui compte plus de 34 000 commandes et ce à 75% dans les finitions hautes que sont Techno et Iconic. Comprenez que le souhait de Renault de faire “moins de volume et plus de valeur” semble se concrétiser avec une clientèle qui s’intéresse un peu plus au haut du panier.
Pour Austral, si les ambitions sont les mêmes, ce nouvel entrant dans l’arène déjà bondée des SUV compacts, a fort à faire pour tirer son épingle du jeu. En tout cas, il affiche clairement sa volonté d’en découdre avec le champion de la catégorie, le Peugeot 3008. Voyons quels sont les moyens employés par Renault pour y parvenir au travers de cet essai de l’Austral réalisé à Madrid, non loin de son site de fabrication, à savoir l’usine de Palencia en Espagne.

Une touche d’Esprit Alpine

Il y a des constructeurs automobiles qui mettent un point d’honneur à créer des modèles qui se suivent, mais qui ne se ressemblent pas. Chez Renault, l’identité stylistique et l’uniformité de la gamme ont encore de l’importance. Tout le monde doit être capable d’identifier facilement une Renault. S’agit-il d’une bonne ou mauvaise chose ? Tous les goûts sont dans la nature et on vous laisse le soin de juger la qualité du travail réalisé sur l’Austral.

Ce C-SUV à destination des familles, pioche de-ci de-là dans les codes du design de la marque, mais avec une spécificité bien particulière qu’on retrouve sur notre modèle d’essai, à savoir une “surcouche” baptisée “Esprit Alpine”. Pourquoi surcouche ? Et bien tout simplement parce que à la manière des packs S-Line chez Audi ou packs M chez BMW (pour ne citer qu’eux), il s’agit d’une dotation d’équipements supplémentaire qui s’ajoutent aux deux niveaux de finition les plus hauts de gamme que sont Techno et Iconic.

L’Austral inaugure une couleur « gris schiste satin »

Une option à 1400 euros qui apporte avec elle des éléments de carrosserie peints en noir pour les skis avant et arrière (partie basse des boucliers), les passages de roues ainsi que les protections latérales de bas de caisse.

A cela s’ajoute un logo “Esprit Alpine” sur l’aile avant ainsi qu’une inscription sur les larges jantes de 20 pouces. Voilà pour l’extérieur, mais nous verrons plus après que l’intérieur n’est pas en reste. Poursuivons le tour du propriétaire avec la face avant qui arbore cette signature lumineuse en forme de C (le fameux C-Shape), identifiable, il est vrai, au premier coup d’œil.

Une face avant qui s’inspire beaucoup des modèles existants

La partie basse de l’avant rappelle furieusement celle de la Mégane e-Tech. Elle revêt cette même conception semblable à deux flèches décochées de part et d’autre du bouclier. On retrouve également ces mêmes empiècements qui, cette fois-ci, se prolongent également sur la partie supérieure du pare-chocs. Moteur thermique oblige, l’Austral est un SUV venu du sud (c’est en tout cas ceux à quoi fait référence son nom selon Renault) qui a besoin d’air, là où la compacte 100% électrique arbore une calandre pleine.

Les blocs optiques sont travaillés, voire même un rien raffinés dans la version Matrix Vision (composé de plusieurs blocs de diodes) qui équipe notre modèle d’essai. Comme nous le disions, tous les goûts sont dans la nature, mais il nous faut reconnaître que nous ne sommes pas insensibles à la ligne générale de ce SUV qui tend à muscler le style, là encore en reprenant les codes stylistiques mis en place par les équipes de Gilles Vidal à la tête du bureau du design. Les lignes tendues sur les flancs ont un air de déjà vu tout comme la sculpture du capot qui fait son petit effet vu de l’extérieur comme depuis les places avant d’ailleurs.
Certains le qualifieront peut-être d’un SUV finalement dans l’air du temps, mais il nous faut saluer néanmoins la conception des blocs optique à l’arrière. La forme en C est présente là aussi, mais il faut s’y intéresser de plus près pour découvrir le travail réalisé sur les feux-stops qui semblent être découpés en de fines lamelles. Il y a plus innovant et plus dingue encore comme conception de phare, mais pour autant le résultat nous est plutôt agréable à l’œil. Vous ne trouvez pas ?

Un 3/4 arrière qui met en valeur le travail réalisé sur les ailes, ainsi que sur les lignes du coffre (motorisé) et le bas de caisse.

A l’instar de bon nombre de constructeurs, Renault use du bi-ton comme trompe-l’œil avec une ligne de caisse peinte en noire pour la partie haute, pour tenter de nous faire oublier qu’un SUV, c’est haut – mais n’est-ce justement pas pour cela aussi qu’ils ont la côte ?

En l’occurrence, l’Austral joue dans la moyenne avec des dimensions de 4,51 m de long, 1,83 m de large, 1,62 m de haut et un empattement de 2,67 m. A noter que ce SUV pèse 1517 kg en ordre de marche.

L’Austral repose sur la plateforme CMF-CD de troisième génération

Telle est la morphologie de cet Austral qui ambitionne de devenir une star du segment en reposant ses espoirs sur cette plateforme modulaire CMF-CD que se partagent les marques de l’alliance.

Un habitable 100% numérique qui ne manque pas d’(Open)R…

Recycler le style à l’extérieur pour fédérer la clientèle, mais aussi les composants à l’intérieur pour développer un socle technologique commun… Pourquoi pas si la recette est bonne ? En tout cas chez Renault la planche de bord de cet Austral ressemble beaucoup à celle de la Megane e-Tech à quelques éléments de style près. Abordons le plus incontournable de la cellule : le fameux Renault OpenR ou plus exactement OpenR Link. Derrière cette appellation se cache un équipement 100% numérique composé d’un écran panoramique de 12,3 pouces derrière le volant et d’un autre de 12 pouces installé en position centrale en mode portrait.

La configuration OpenR Link mise sur le 100% numérique

Attention, ce dernier reste une option pour les finitions basses qui sont elles équipées d’un écran de 9 pouces de diagonale. Dans les faits, il n’y a là rien de vraiment exceptionnel. Mais cette disposition en forme de L inversée tente de se différencier du lot, certes sans être aussi clivant que l’intérieur très épuré des Tesla.

Et pourtant à la lecture des informations qui nous sont communiquées par Renault, on ne peut que prendre la mesure de l’importance du sujet et du “switch” technologique qui s’opère chez le constructeur. Nous en voulons pour preuve le fait que celui-ci va même jusqu’à nous communiquer les définitions des écrans (1920 x 720 pixels pour l’écran 12,3 pouces et 1250 x 1562 pixels pour le 12 pouces vertical), leur technologie (LCD IPS, qui favorisent les larges angles de vision), leur niveau de luminosité (jusqu’à 900 cd/m² pour l’écran central, ce qui est considérable) et leur capacité à reproduire une large palette de couleurs (80% NTSC – 8 bits – 16 millions de couleurs).

Un jargon technique qu’on a de la peine à croire que les concessionnaires partagent avec la clientèle même la plus technophile et c’est pourquoi nous dirions alors que l’essentiel à retenir est que tout se passe à bien à bord. L’écran central est en effet bien contrasté, d’une grande netteté, réactif (il supporte les manipulations même avec des doigts gantés) et également suffisamment lumineux pour ne présenter aucun problème de lisibilité malgré l’absence d’une quelconque “casquette” sur la planche de bord pour lutter contre les rayons de lumière.

Ecran d’instrumentation 12,3 pouces

Il en va de même pour l’écran de l’instrumentation qui est lui aussi à fleur de planche de bord et pour laquelle nous n’avons ressenti aucune difficulté sous une météo madrilène tantôt ensoleillée, tantôt nuageuse.

Quoi qu’il en soit, ce duo fonctionne bien tant sur les fonctionnalités d’infodivertissement que sur la qualité des instructions derrière le volant. Le niveau de personnalisation n’est pas dingue, mais les quelques modes de conduite (éco, confort, sport et perso) permettent de faire varier la couleur et le style des compteurs.

Chacun des modes de conduite propose ensuite un affichage un peu différent en pressant la touche “View” présente sur le volant.
. Classique avec la représentation des compteurs de vitesse et d’une jauge de puissance ;
. Navigation qui fait la part belle au guidage avec l’affichage en plein écran de la cartographie ;
. Zen qui limitera les indications à votre vitesse et la consigne de limitation à respecter ;
. Road qui assure la représentation du trafic autour du véhicule. Cette toute dernière interface est d’ailleurs inaugurée ici par l’Austral qui grimpe alors d’un niveau sur les technologies d’aide à la conduite.

Le système d’exploitation Google à bord

Tout comme sur la Megane e-Tech ce système OpenR Link (il est également appelé ainsi) fonctionne sous le système d’exploitation fourni par Google (Android Automotive OS) et un processeur Qualcomm (huit cœurs) lui aussi dédié au marché automobile. Conséquence de quoi vous avez là un système multimédia fluide, réactif et capable d’exploiter les commandes de Google Assistant pour appeler un contact, saisir une destination, trouver le restaurant ou la station-service la plus proche, mais aussi pour piloter la température de la climatisation.

Le système est naturellement compatible avec Android Auto et Apple CarPlay sans fil, pour quiconque ne souhaiterait pas utiliser les applications disponibles en série dans le PlayStore. Cette boutique d’application est évidemment limitée dans la mesure où elle est intégrée à une voiture, mais vous y retrouverez des applications telles que Spotify, Tidal ou encore YouTube Music.

Implémentation des enceintes du système Harman/Kardon

De quoi profiter du système multimédia Harman Kardon Arkamys qui équipe notre modèle d’essai. Les douze haut-parleurs répartis dans l’habitacle délivrent une puissance de 485 watts qui, si elle ne bat pas de record sur le papier, s’avère largement suffisante pour créer une ambiance festive à bord.

… et d’Esprit !

Un habitacle technologique, mais assez sombre toutefois en raison de ce suréquipement Esprit Alpine se traduisant par un intérieur intégralement tapissé de noir. De la planche de bord, aux contre-portes, en passant par le ciel de toit et le store occultant l’immense toit panoramique sans oublier, naturellement, les pièces maîtresses : les sièges.

Ceux-ci combinent l’alcantara et le tissu “twill” imitant la fibre de carbone pour le dossier et l’assise. Chaque appui-tête avant reprend le logo Alpine en bleu. Du noir et des surpiqûres bleues, il vous faudra aimer cette combinaison qui est présente un peu partout dans l’habitacle (jusque dans les ceintures de sécurité), avec de-ci de-là quelques notes de “french touch”.

Des drapeaux tricolores sur les sièges et surpiqures bleues, blanc rouge au niveau de ce volant (chauffant dans notre finition) à double méplat et habillé de cuir nappa et alcantara.

On aime, ou on n’aime pas, mais en tout cas on ne pourra pas reprocher à Renault d’avoir bâclé sa copie. Les finitions sont bonnes, les assemblages aussi et on ne peut qu’apprécier le choix des matériaux souples sur les surfaces de contact. C’est le cas pour le haut des contre-portes, de la planche de bord et au niveau des coudes (y compris sur l’accoudoir central), mais en partie basse le plastique domine.

 

A l’arrière, le standing baisse d’un léger cran, mais reste très satisfaisant sur cette version Iconic Esprit Alpine. L’espace aux jambes comme au niveau de la garde au toit est considérable alors même que nous avons réglé le siège avant pour notre position de conduite et notre mètre soixante-quinze. Renault n’oublie d’ailleurs pas de nous rappeler qu’ils ont obtenu la mention « best in class » pour cet espace de vie à bord à l’arrière.

Mention spéciale pour la banquette deux tiers un tiers qui, en plus de proposer trois inclinaisons (25, 27 et 29 degrés) pour voyager légèrement allongé, coulisse sur 16 centimètres pour augmenter plus ou moins significativement le volume de chargement.

En l’occurrence, notre version e-Tech Full Hybrid passe alors d’un volume admissible de 430 litres (530 litres pour les autres versions thermiques) à 555 litres lorsque la banquette arrière est au plus près des sièges avant, mais toujours avec les dossiers droits. Compter 1 455 litres lorsque les dossiers sont rabattus et il est à noter qu’ils ne forment pas un plancher plat.

On trouve de quoi stocker quelques affaires sous le plancher du coffre

Et n’allez pas penser que la différence du volume de chargement est due à l’intégration de la batterie 2 kWh dans le coffre, car celle-ci est logée sous les sièges avant. Dans le coffre, c’est la batterie 14 V (oui, oui, 14 volts nous a-t-on dit) qui prend place, laissant alors quelques espaces vides pour y loger des affaires sous le plancher.

Enfin, les technophiles apprécieront la présence de quatre prises USB Type-C, deux à l’avant et deux à l’arrière. Petite originalité, le chargeur par induction est installé sur la partie coulissante de la centrale. Le revêtement antidérapant évite que le précieux objet ne se fasse la belle à chaque virage. En revanche, installé à cet endroit, à portée de la main, il ne sera que plus tentant encore de le manipuler et ça, nous ne sommes pas fans !

Pour en revenir à la console centrale coulissante, lorsqu’elle est tirée au maximum vers l’arrière, elle dégage l’accès à deux porte-gobelets à l’avant et, à l’inverse, poussée vers l’avant, c’est un deuxième vide-poche entre les sièges qui s’offre à vous, en plus du rangement disponible sous l’accoudoir central

Bref, il y en a un peu partout – et on apprécie vraiment cela – jusque dans les contre-portes qui offrent de vastes espaces, mais sans moquette au fond pour éviter les bruits parasites. Dommage.

Un dynamisme intéressant et un châssis affûté

Une fois installé derrière le volant il ne faut guère longtemps pour comprendre ce que Renault a souhaité créé avec ce nouveau modèle : un SUV compact, certes, histoire de surfer sur le segment qui a toujours la cote et représente 24% des ventes chez Renault (données constructeur), mais aussi une auto qui soit dynamique et presque rafraîchissante à conduire. Les efforts réalisés sur le châssis sont indiscutables, surprenants même dans notre version tout équipée.

Pourquoi cette précision, et bien parce que dans le haut panier on trouve l’intégration de la troisième génération du 4Control, désormais appelé Advanced, qui permet désormais aux quatre roues directrices d’aller un peu plus loin encore en matière d’agrément de conduite. En effet, les roues arrière peuvent désormais pivoter sur 5 degrés dans le sens opposé des roues avant et ce pour les manœuvres à très basse vitesse. De quoi offrir à ce SUV un rayon de braquage de 10,1 mètres : c’est moins qu’une Clio avec ses 10,42 m !

A plus vive allure, celles-ci s’orientent dans le même sens, mais avec une inclinaison maximale de 1 degré. Sur le papier, c’est très peu. Alors nous avons tenté de creuser un peu plus le sujet auprès des ingénieurs de chez Renault, d’autant que désormais on trouve dans les menus d’aide à la conduite la possibilité de personnaliser le 4Control Advanced selon 13 niveaux d’intensité.

Pourquoi une telle plage de réglage ? « Parce que notre clientèle habituée du 4Control (depuis la Laguna 1) nous l’a demandé pour affiner ce comportement routier plus précisément encore »  nous explique Patrice Boulanger. Mais l’Expert en performances dynamiques des véhicules pour Renault (vive les titres à rallonge !) ne nous en dira pas plus lorsque nous avons tenté de comprendre à quel moment les roues s’actionnent dans un sens ou dans l’autre. « On veut en garder aussi pour nous » ironise P. Boulanger.

Un SUV qui encaisse très bien une conduite dynamique

Quoi qu’il en soit, à l’usage c’est redoutable ! De là à dire que c’est inédit, il nous aurait fallu avoir un 3008 sous la main dans les mêmes conditions pour vérifier si Peugeot est toujours le couteau le plus affuté parmi les marques françaises… Mais en tout cas, nous nous sommes régalés et c’est assez rare à bord d’un C-SUV familial pour le mentionner.

Une plateforme CMF-CD rigidifiée et dotée d’un train arrière multi bras

D’autres évolutions majeures se cachent sur cette plateforme CMF-CD assaisonnée au 4Control Advanced à savoir le train arrière multibras et une poutre rigidifiée qui non seulement contribuent à la très bonne adhérence de l’engin – même les éventuelles dérives restent contrôlables – mais lui gomment également très efficacement la prise de roulis. L’Austral reste bien en ligne, vire à plat et il en redemande.

Attention, ne vous y trompez pas, celui-ci n’est pas un foudre de guerre. Ne vous attendez pas à être scotché à votre siège dans les phases d’accélérations. D’ailleurs les chronos en attestent avec un 0 à 100 km/h abattu en 8,4 secondes et un 80 à 120 km/h réalisé en 5,6 secondes (données constructeur). Mais si vous prenez le soin de bien l’accompagner, il fait passer les 200 ch et le couple maximal de 410 Nm avec une belle efficacité. Ce petit moteur thermique 1,2l turbo de trois cylindres (130 ch) couplé à deux machines électriques (56 kW ou 76 ch de puissance cumulée) donne envie de jouer de ses 200 chevaux. Il nous faut aussi confesser que notre modèle accusait une certaine latence au kick-down mais nos inquiétudes ne seraient que temporaires. « C’est un ajustement logiciel connu et nous travaillons d’ores et déjà à le résoudre. Il ne sera pas sur les véhicules de série » nous assure Sylvain Blanchon, chef de projet des Systèmes Mécatroniques et Logiciel. D’ailleurs, nous publierons prochainement un article et une vidéo explicative dédiée à ce moteur e-Tech de deuxième génération.

À lire aussi Renault Austral E-Tech : la gamme, les équipements et l’ouverture des précommandes du SUV hybride

L’Austral n’est pas un énième SUV lassant à conduire et la recette ici employée par Renault ne manque pas d’assaisonnement. L’hybridation 400 Volts ne fait pas juste de la figuration et, d’ailleurs, la gestion électronique fait le nécessaire pour que la petite batterie Lithium-Ion de 2 kWh dispose toujours d’assez d’énergie pour assurer 100% des démarrages en électrique. Volontaire donc sur autoroute et routes secondaires, les trajets en ville du quotidien seront aussi agréables, avec une conduite coulée et un système de récupération d’énergie ajustable aux palettes au volant selon quatre niveaux (off, 1, 2 et 3) qui permet presque d’évoluer avec une conduite à une seule pédale.

L’occasion aussi de signaler que nous avons trouvé le freinage plutôt efficace, informatif et précis, tout comme la direction qui permet de bien positionner l’Austral dans sa trajectoire et cela dans toutes les situations.

L’affichage tête haute sur pare-brise évolue aussi

A noter que les amateurs du régulateur de vitesse adaptatif seront comblés cette année puisqu’il évolue. L’Austral inaugure un nouveau dispositif qui reste plutôt souple sur voies rapides, mais qui peut également ralentir automatiquement à l’approche d’un rond-point en ville. C’est ce que Renault appelle « l’Active Driver Assist » qui puise son intelligence prédictive directement dans les données de cartographie. Attention, il ne s’agit toujours là que d’une technologie de délégation de conduite et il vous revient de rester maître de votre véhicule. Plus globalement, le nombre d’aides à la conduite ou fameux « ADAS » est doublé cette année puisqu’elle passe de 16 pour le Renault Arkana à 32 sur l’Austral. Naturellement, pour en bénéficier, il faudra piocher dans la longue liste des options… et dans le porte-monnaie. Aide au freinage d’urgence en marche avant et marche arrière, aide au maintien ce cap (plutôt efficace d’ailleurs), limiteur et régulateur actif vitesse avec prise en charge des panneaux de signalisation, aide au stationnement avec caméra à 360 degrés, avertissement de sortie de voie et sortie de parking… l’essentiel y est et il en est une que nous n’avons pas pu tester, et on le regrette : le Matrix Vision.

Quelques scénarios gérés par les phares matriciels proposés en option sur Austral

Celui qui écrit ici ces lignes étant particulièrement fan de la conduite de nuit, c’est avec curiosité qu’il laisse derrière lui cette technologie qui certes n’a rien de nouveau sur le marché automobile, mais qui, quand elle est bien réalisée, apporte un réel confort et contribue largement à la sécurité lors des phases de conduite de nuit.

Là où ça coince !

Mais tout n’est pas rose pour autant à bord d’Austral. D’abord concernant la consommation comme toujours nous n’avons pas atteint le niveau annoncé par le cycle WLTP mixte qui promet un appétit de 4,6 litres aux 100 km. Durant ces essais parfois rythmés sur les routes sinueuses et riches en relief de l’arrière-pays madrilène, l’électronique nous a indiqué entre 6,2 et 7,5l/100 km. Nous n’en tirerons pour l’heure pas trop de conclusion hâtive, mais la performance est loin d’être délirante compte tenu des 200 ch présents sous le capot et de la cadence adoptée avec ce SUV de 1517 kg chaussé de pneumatique 20 pouces.

Plus ennuyeux en revanche, nous regrettons que Renault ne nous ait pas proposé à l’essai d’autres versions d’Austral. Cela nous aurait permis d’évaluer le confort dans d’autres conditions que celles de notre version Iconic Esprit Alpine. Là encore, la hauteur des pneus ainsi que la fermeté des sièges ne permettent pas de faire oublier le tempérament plutôt ferme du châssis. Ralentisseurs, raccord d’autoroute, chaussées dégradées ou encore pavées… ça vibre – et parfois ça tape même – dans le bas du dos.

Nous ajouterons à cela que les prix de roulements sont bien présents dans ces mêmes conditions, tout comme les bruits d’air à plus vive allure sur autoroute (dès 110 km/h) au niveau des montants du pare-brise. Pour conclure, nous ajouterons à cela que le bruit très typique du petit moteur trois cylindres s’est lui aussi bien fait remarquer sous certaines conditions de circulation. Renault a visiblement ici tenté de le dissimuler un peu par une ligne d’échappement qu’on peut entendre « vrombir » à sa manière – certes pas toujours des plus exaltantes – dans les phases de conduite plus sportives.

Enfin, à quelques occasions, nous avons pu noter un comportement un peu particulier de la pédale de frein qui peut perturber le conducteur. En effet, lorsque le régulateur de vitesse actif est utilisé, la pédale de frein descend dans le plancher de quelques centimètres lorsque le véhicule ralentit. Ainsi, lorsqu’il est nécessaire de compléter le freinage avec le pied, on note que celle-ci « n’est plus à sa place ». Un phénomène auquel nous nous sommes toutefois très vite habitués – ce n’est pas le seul à faire cela et l’efficacité reste très bonne puisque les étriers sont déjà armés – mais qu’il convient d’avoir en tête.

Peut-il vraiment faire trembler le lion sans PHEV ?

Vous l’aurez compris, Renault n’a pas décliné l’Austral en version hybride rechargeable, ce qui pourrait ne pas être un atout face au Peugeot 3008 Hybrid 225 ch. Un choix pleinement assumé par le constructeur qui ne botte pour autant pas totalement en touche. « Nous disposons de ce type de motorisation PHEV au sein de nos véhicules [sous entendu à bord de Renault Captur] et si la clientèle en manifeste la demande, alors nous pourrons y répondre. La plateforme CMF-CD nous permet tout à fait d’accueillir ce type de motorisation » nous explique Ivan Segal, directeur France de Renault.

Une manière de temporiser, mais une décision qui serait aussi motivée chez le constructeur par quelques chiffres issus du cabinet d’étude AAA Data complétés par des données et des projections établies par Renault. Ainsi, depuis le début de l’année, les véhicules à énergie PHEV représentent 22% des ventes, soit autant que le diesel, alors que le Full Hybrid représente 24%, en croissance (18% en 2021).

Et puis, Renault entend faire la différence aussi côté tarif. Le ticket d’entrée pour un Austral Full Hybrid 200 chevaux est de 40 700 euros en version Techno et 43 500 euros en version Iconic. S’ajoutent ensuite les déclinaisons « Esprit Alpine » pour lesquelles il faut ajouter 1 400 euros. On obtient ainsi une finition Techno Esprit Alpine 200 ch à 42 100 euros et une version Iconic Esprit Alpine 200 ch à 44 900 euros, soit notre modèle d’essai hors options. Accrochez-vous, ce n’est pas fini, il existe une dernière version Techno Esprit Alpine Full Hybrid également en 160 ch (boîte auto) à 38 800 euros ! A titre de comparaison, le Peugeot 3008 Hybrid est proposé à partir de 44 550 euros, certes en version PHEV et avec 225 ch, mais on sait que ces versions hybrides rechargeables ne conviennent pas aux usages de tout le monde.

Quoi qu’il en soit, notre bilan global est clairement positif à l’égard de cet Austral. Nous l’aurions aimé un poil plus confortable et parfois mieux insonorisé aussi, mais le comportement routier l’emporte avec un plaisir de conduite bien réel, pour un C-SUV, entendons-nous bien. La dotation de notre version Esprit Alpine est bonne et l’équipement à bord fait un bond technologique considérable – dans la lignée de la Mégane e-Tech.

Ainsi, si Renault semble avoir donné à cet Austral les armes pour affronter le lion (et la concurrence pléthorique), seul un duel – a fortiori dans les mêmes conditions – nous permettrait d’en avoir le cœur net. N’oublions pas enfin que Peugeot prévoit lui aussi de renouveler son 3008 dans le courant de l’année prochaine. La contre-offensive pourrait être féroce !

On a aimé
  • Le style et l’équipement des versions Esprit Alpine
  • Le comportement routier
  • Le bond technologique en avant


On a moins aimé
  • La fermeté à bord
  • Pas d’info claires sur le PHEV
  • La pédale de frein qui peut surprendre
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Les supermarchés Cora s’équipent en bornes de recharge rapide https://www.automobile-propre.com/les-supermarches-cora-sequipent-en-bornes-de-recharge-rapide/ Sat, 01 Oct 2022 13:00:33 +0000 Florent FERRIERE https://www.automobile-propre.com/?p=158348 ]]>

En association avec Power Dot, Cora va proposer des bornes de recharge rapide sur l’ensemble des parkings de ses supermarchés.

Power Dot, spécialisé dans l’installation de bornes de recharge sur les parkings de magasins, vient de signer un nouveau partenariat stratégique en France. Déjà associé à Mr.Bricolage, KFC ou encore Leclerc, il a été choisi par l’enseigne de supermarché Cora.

Celle-ci compte 61 magasins en France. Et tous auront des bornes de recharge rapide. A ce jour, déjà 8 magasins sont équipés. Ce sera 30, soit la moitié, dès la fin de l’année 2022. L’échéance finale pour les 61 magasins n’a toutefois pas été précisée. Le partenariat porte aussi sur les sept Cora installés en Belgique, et les deux au Luxembourg. Au total, il y aura 648 points de recharge. Cora ne donne toutefois par la répartition par puissance.

À lire aussi Nouveau poids lourd de la recharge, Power Dot détaille sa levée de fonds de 150 millions d’euros

Papa Diawara, Directeur technique et immobilier Cora France, déclare dans un communiqué : « Après l’installation des ombrières solaires sur nos parkings, nous franchissons une nouvelle étape pour accompagner la mobilité de nos clients avec Power Dot. Notre souhait est de pouvoir être un véritable lieu de proximité pour l’ensemble des Français, où ces derniers peuvent trouver tout ce qui leur faut pour subvenir à leurs besoins. Ce partenariat nous permet de répondre au besoin de recharger son véhicule efficacement ».

Contacté, Cora nous indique que « le prix de la recharge dans le cadre du partenariat Cora-PowerDot est de 43 centimes par KWh sur toutes les bornes installées sur les parcs de stationnement de la chaîne ».

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Tesla : un incendie à la Gigafactory Berlin relance la grogne des locaux https://www.automobile-propre.com/breves/tesla-un-incendie-a-la-gigafactory-berlin-relance-la-grogne-des-locaux/ Sat, 01 Oct 2022 11:00:55 +0000 Emmanuel Touzot https://www.automobile-propre.com/?post_type=breves&p=158287 ]]> C’est sur le site de recyclage des déchets que les pompiers ont constaté un départ de feu. Une pile de 800 mètres cubes de papier, carton et bois a brûlé en pleine nuit.

« Les brigades ont reçu à 3h33 du matin un appel de la brigade du feu de l’usine. Selon l’information du bureau régional d’Oderland, plusieurs brigades de Grünheide et un camion d’Erkner ont agi » ont précisé les médias locaux.

Cela a évidemment créé une nouvelle grogne autour de l’usine de voitures électriques. Lors de l’obtention du permis de construire, les associations environnementales s’étaient émues de l’impact de Tesla dans la région. Cet incendie vient réveiller les inquiétudes des militants, qui craignent les conséquences sur les eaux alentour, ainsi que sur la forêt qui borde le site.

« Nos pires craintes se sont matérialisées », a déclaré le groupe. « Nous exigeons l’arrêt de la production jusqu’à clarification des causes et des circonstances. Nous voulons qu’il y ait une mise en œuvre de toutes les mesures de sécurité dans la zone de protection des eaux. »

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Défi : peut-on rendre le BMW XM moins moche grâce au configurateur ? https://www.automobile-propre.com/breves/defi-peut-on-rendre-le-bmw-xm-moins-moche-grace-au-configurateur/ Sat, 01 Oct 2022 09:00:44 +0000 Emmanuel Touzot https://www.automobile-propre.com/?post_type=breves&p=158542 ]]> BMW a présenté son premier SUV hybride exclusif à la gamme M, sobrement nommé XM. Le modèle n’a pas particulièrement brillé par la finesse de ses lignes ou une esthétique raffinée.

Aussi, l’arrivée du configurateur en ligne sur les sites allemand et britannique du constructeur bavarois est une bonne nouvelle. Peut-on donner au SUV hybride rechargeable quelques lettres de noblesse ? Après tout, la gamme M, dont la dernière représentante exclusive était la M1, mérite de beaux véhicules.

Les options actuelles sont encore limitées sur le configurateur en ligne. Les contours de la calandre, des vitres et du diffuseur sont automatiquement sertis de doré. Nous avons donc essayé, dans la configuration ci-dessus, d’offrir au véhicule et à ses lignes trapues et angulaires une certaine finesse.

L’assortiment de noir et de doré, le tout avec des jantes plutôt passe-partout, lui permet de gagner en discrétion, sinon en noblesse. Pour le moment, compte tenu des autres configurations possibles, il sera difficile de faire plus sobre.

Comme vous pouvez le constater ci-dessous, les autres teintes et jantes sont directement plus extravagantes. Quitte à pousser ce trait à l’extrême, la configuration « Iron Man » en rouge et or n’est pas des plus délicates. Mais est-ce là le but d’un tel véhicule ?

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Reportage : c’est officiel, Vinfast est en France ! https://www.automobile-propre.com/reportage-cest-officiel-vinfast-est-en-france/ Sat, 01 Oct 2022 07:00:48 +0000 Arnaud LESCURE https://www.automobile-propre.com/?p=158076 ]]>

Automobile Propre l’a déjà essayé au Vietnam cet été mais voici que le VF8 de Vinfast arrive en France. Un petit flagship parisien a pu nous permettre de découvrir les coulisses du déploiement de ce nouveau constructeur. 

Vinfast : des nouilles à l’automobile…

Les marques historiques peuvent encore être craintives ! Après l’assaut massif et récent des marques chinoises (MG, Aiways, etc), place à une marque vietnamienne pour envahir l’Europe ! On la doit à Pham Nhât Vuong, premier milliardaire du pays, que certains définissent comme « l’Elon Musk vietnamien ». Ou comment faire fortune avec des nouilles instantanées (ou « noodles » pour les intimes) en… Ukraine au début des années 90. Le projet revendu à Nestlé, l’homme d’affaires revient ensuite au Vietnam pour ouvrir un hôtel de luxe de la griffe Vinpearl Resort en 2003, puis un centre commercial à Hanoi en 2004, le Vincom Ba Trieu. Vingroup arrive à l’automobile en 2017, en lançant Vinfast avec une usine archi-moderne et automatisée à 90% capable de produire 500 000 véhicules par an, extensible à 1,2 million, bien aidée par l’hyper proximité de multiples fournisseurs au cœur du pôle.

Le premier focus sur la marque Vinfast se fera en 2018, au Mondial de Paris, avec la présentation de deux modèles : une grande berline et un SUV sur bases de BMW Série 5 et X5, les LUX A2.0 et LUX SA.2.0. Deux autos accompagnées de la VF E34, (non, ce n’est pas une base de BMW Série 5, cette fois-ci !) ainsi que d’une Opel Karl Rocks / Chevrolet Spark Activ rebadgée pour lancer la marque au Vietnam.

Suivent les VF e35 et e36 renommées début 2022, au CES de Las Vegas, VF 8 et VF 9, les deux modèles qui introduiront la marque en Europe. Ouf !

Le CES a aussi été le théâtre de la présentation des SUV de plus petite taille VF 5, 6 et 7. Ce dernier a depuis également été montré à Oslo également, dessiné par Torino Design (« notre » VF 8 étant du bien-connu Pininfarina mais on va y revenir). Il devrait arriver en 2023.

Toutes ces autos ont le point commun stylistique de ce « V ailé », évoquant le Vietnam et comme une réminiscence de l’entrée du centre de production Vinfast à Hanoi ! Une première marque automobile vietnamienne dont les locaux sont fiers avec un lancement sur trois marchés extérieurs en simultané et vantant l’hospitalité locale dans une enveloppe valorisante et technologique. Une nouvelle trajectoire pour un pays en paix depuis seulement une cinquantaine d’années.

Notons que Vinfast a totalement basculé à l’électrique au mois d’août.

C’est ici le VF 8 qui nous intéressera principalement, SUV électrique orienté premium dont le format vise un marché concurrentiel chez nous. Plusieurs centaines de livraisons de l’auto ont eu lieu le 10 septembre, quand il faudra attendre décembre pour les livraisons dans les autres territoires ciblés, à savoir, en sus de la France, les Pays-Bas, l’Allemagne, les États-Unis et le Canada.

Vinfast et sa version de l’expérience client

Selon Vinfast, l’expérience client a beau avoir sa dose de digital, le client a encore besoin du réel et donc de showrooms ! On en attend 13 pour l’Europe d’ici à la fin de l’année, dont deux à Paris, à la Madeleine (non loin de Tesla, tiens tiens !), et à Raspail. On en dénombrera 20 en 2023, pour un objectif de 50 en Europe. On attend alors l’ouverture des showrooms de Marseille, Nantes, Rennes, Nice, Montpellier, Aix-en-Provence et Metz.

Suivant une certaine stratégie Apple, Vinfast veut fluidifier et simplifier le contact client, par rapport à l’esprit « concession » vieillissant. Des genius sauront alors vous faire découvrir les véhicules et vous aiguiller sur leur configuration et achat, dont les réservations (VF 8 et VF 9) sont déjà ouvertes en ligne.

Pour l’entretien des autos, Vinfast mise sur le service : au rendez-vous traditionnel, la marque proposerait soit un atelier mobile à l’adresse de son choix (en fonction des opérations à réaliser) voire un jockey pour la prise en charge complète du véhicule pendant l’intervention. Certains showrooms auront donc une partie atelier. Sur ce chapitre, Vinfast mise d’ailleurs sur la sérénité avec une garantie 10 ans ou 200 000 km (!).

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Le Vinfast VF 8 : le SUV familial au cœur du déploiement européen de Vinfast.

Venons-en à l’auto présentée dans ce showroom temporaire parisien : le VF 8 ! Plateforme : BMW X5. Style : Pininfarina, on le rappelle. On ne peut malgré tout que lui trouver des ressemblances avec des concurrents bien-connus chez nous : optiques avant à double étage façon Citroën C5 Aircross, silhouette de l’arrière faisant penser à un mix entre Porsche Cayenne-Macan / DS 7 (la teinte orange également pour ce dernier !), signature lumineuse arrière évoquant un Ford Mustang Mach-E, etc, que de petites références. Néanmoins, l’auto présente bien, et arbore quelques nervures au niveau de la carrosserie bien senties. 4,75 m de long, 1,93 m de largeur, 1,67 m de haut, le VF 8 toise l’américain cité plus haut de quelques centimètres : voilà un grand SUV familial.

L’intérieur présente une ambiance assez épurée, et une large tablette tactile façon Tesla Model 3 avec l’allumage des phares et le réglage du volant qui y sont cachés. Les amateurs du genre ne seront pas perdus ! Là aussi, l’auto présente globalement bien, malgré un volant et des aérateurs au design un peu désuet aujourd’hui – des éléments plus évolués sur le grand frère VF 9, plus haut de gamme et (encore) plus gros. On apprécie les graphismes agréables de l’écran et les boutons de déplacement véhicule élégamment disposés sur la console centrale. Cette auto étant une présérie destinée au Vietnam, nous nous garderons de donner un avis définitif sur la fluidité des animations de l’écran, ainsi que de la qualité de finition (même si plutôt honorable), et des ajustements de carrosserie. À revoir lors de la présentation des autos au sein des premiers vrais showrooms français.

Au niveau des spécifications, le VF 8, exclusivement en transmission intégrale, propose deux finitions, Eco et Plus, se différenciant par la présentation, les équipements et la puissance de leurs moteurs électriques (353 ch et 500 Nm de couple, contre 408 ch et 620 Nm de couple, 0-100 km/h en 5,9 ou 5,5 s). Les deux versions permettent de choisir une batterie de 82 kWh ou 87,7 kWh utiles, des capacités étonnamment proches. De quoi promettre de 400 à 471 km d’autonomie WLTP, et de recharger de 10 à 70 % en 24 ou 31 minutes, en courant continu.

L’auto est affichée à partir de 46 050 €, avec la subtilité de la location de batterie ! Une option proposée au lancement de la Renault Zoé, qui n’avait pas vraiment rencontré le succès. À suivre ici. C’est la tranquillité d’esprit qui est vantée : pendant l’abonnement, l’entretien, les réparations ou encore l’éventuel remplacement (si la capacité de charge est inférieure à 70%) sont pris en charge par la marque, kilométrage illimité. L’abonnement batterie est alors sur le VF 8 de 120 € par mois. Le tarif en intégrant le coût de la batterie démarre sinon à 62 200 €, traduisant le niveau de gamme de l’auto et l’équipement complet (conduite semi-autonome de niveau 2, affichage tête haute, etc.). Notons que l’auto bénéficiait en septembre d’une option de livraison à domicile pour une prise en main optimisée. Offre qui pourrait être prolongée.

Design avenant, technologies à jour, performantes motorisations électriques, et offres d’achat proposant une assez inédite offre de location de batterie, le Vinfast VF 8 intègre le segment des SUV familiaux avec des arguments. À confirmer en statique et dynamique avec des exemplaires dédiés au marché français !

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Voiture électrique : BMW va quadrupler ses ventes en deux ans https://www.automobile-propre.com/breves/voiture-electrique-bmw-va-quadrupler-ses-ventes-en-deux-ans/ Fri, 30 Sep 2022 15:36:27 +0000 Emmanuel Touzot https://www.automobile-propre.com/?post_type=breves&p=158558 ]]> Comme on peut déjà le constater, la hausse du prix des carburants a un effet positif sur le marché de l’automobile électrique. Les demandes affluent et selon BMW, ce n’est pas près de changer dans un futur proche.

Le directeur financier de BMW, Nickolas Peter, est très optimiste pour les ventes de voitures électriques de la marque. L’an dernier, le constructeur allemand avait vendu 104 000 voitures électriques.

Selon lui, ce chiffre pourrait monter à 240 000, voire 245 000 cette année. Si cela était le cas, l’électrique représenterait alors 10 % des ventes totales de BMW dans le monde.

Mais selon lui, ce sont les ventes normales que prévoit la firme par rapport à l’évolution du marché. « Le problème du carburant n’aura pas d’impact direct sur nous cette année », assure-t-il.

En revanche, il s’attend à voir l’an prochain une véritable explosion du marché de la voiture électrique. Ainsi, selon Nickolas Peter, BMW pourrait vendre jusqu’à 400 000 véhicules « zéro émission » en 2023. De quoi bien se placer avant l’arrivée de la Neue Klasse, la future génération de voitures électriques de BMW.

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Les premiers pick-ups Lordstown Endurance sont produits, mais pas encore livrés https://www.automobile-propre.com/breves/les-premiers-pick-ups-lordstown-endurance-sont-produits-mais-pas-encore-livres/ Fri, 30 Sep 2022 13:47:23 +0000 Gautier Bottet https://www.automobile-propre.com/?post_type=breves&p=158515 ]]> Après bien des aléas, Lordstown semble en passe de réussir son pari en produisant et en livrant son pick-up électrique Lordstown Endurance. Il aura fallu pour cela réduire les ambitions en vendant l’usine à Foxconn pour éviter la faillite. La production se fait désormais sous contrat et la start-up espère donner naissance à d’autres projets en lien avec son partenaire taïwanais.

Homologation toujours en cours

Une nouvelle étape vient d’être annoncée, celle de la production des premiers exemplaires livrables aux clients. Livrables, mais pas livrés. Le Lordstown Endurance n’a en effet pas achevé son processus d’homologation. Les crash tests ont été passés, mais certaines évaluations de consommation sont encore en cours auprès de l’EPA (Fédéral) et du CARB (Californie).

Cela dit, Lordstown est confiant et espère livrer 50 exemplaires avant la fin de l’année. Ils font partie du premier lot de 500 véhicules destiné à roder la ligne de production et la logistique. Ces véhicules doivent aussi permettre de récolter un peu d’argent pour poursuivre l’activité… L’entreprise estime à présent que l’année s’achèvera avec 110 millions de dollars de liquidités disponibles. C’est plus que les précédentes évaluations, mais pas encore le beau fixe. D’autant qu’avec ces 500 exemplaires, on est très (très) loin des 100 000 précommandes évoquées début 2021…

Le pick-up Endurance fait partie des semi-finalistes sélectionnés pour le titre de North American Truck of the Year. Puisqu’il ne reste que 3 modèles, il est assuré d’être sélectionné dans les 3 finalistes… Mais il devra affronter la redoutable concurrence du Ford F150 Lightning, archi-favori de l’élection cette année. Rappelons toutefois que les deux véhicules ne visent pas tout à fait la même clientèle. Là où Ford répond en grande partie aux besoins des particuliers avec une activité de loisirs, Lordstown se concentre sur le marché des professionnels.

 

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Citroën My Ami Cargo : leurs impressions à bord de l’utilitaire électrique sans permis https://www.automobile-propre.com/citroen-my-ami-cargo-leurs-impressions-a-bord-de-lutilitaire-electrique-sans-permis/ Fri, 30 Sep 2022 12:00:15 +0000 La Redaction https://www.automobile-propre.com/?p=158075 ]]>

Essayer Citroën My Ami Cargo : leurs impressions à bord de l’utilitaire électrique sans permis ?

Configurez votre véhicule Citroën My Ami Cargo : leurs impressions à bord de l’utilitaire électrique sans permis ou demandez un essai gratuitement.

Grâce à un partenariat entre Citroën et Automobile Propre, Laëtitia et Yann ont pu essayer durant 15 jours la Citroën My Ami Cargo, la variante utilitaire de la micro citadine 100 % électrique de la marque aux chevrons. Après une semaine, ils nous livrent leurs premières impressions.

Une bouille sympa qu’on imagine tout droit sortie d’une bande dessinée, un gabarit riquiqui (2,41 m de long pour 1,36 m de large !) que l’on gare sur une demie place de parking et une motorisation 100 % électrique de 6 kW (8,2 ch !) autorisant une vitesse de pointe à 45 km/h maxi… Que vous habitiez en ville ou à la campagne où elle rencontre aussi un franc succès, nul doute que vous avez déjà croisé l’Ami, cette sympathique micro citadine signée Citroën appartenant à la catégorie des « quadricycles à moteur », accessible sans permis auto et dès 14 ans avec le permis AM. Une drôle et belle idée que cette Citroën Ami qui se décline également dans une version utilitaire « Cargo », destinée aux collectivités et aux professionnels souhaitant assurer « la livraison du dernier kilomètre ».

Une place en moins, un espace de chargement en plus

Par rapport à l’Ami classique, la Citroën AMI Cargo troque son siège passager au profit d’un grand compartiment de rangement (260 dm 3) pour entreposer les colis. Une Ami plus pratique donc, mais tout aussi accessible, puisqu’elle s’affiche à 7 790 € HT ( hors bonus écologique de 900 €) et à partir de 19,99 € en location longue durée.

Un petit engin qui a éveillé la curiosité de Laëtitia et Yann, cofondateurs d’un site internet de vente de fleurs en ligne et d’un atelier floral à Argenteuil en banlieue parisienne.

« Petite, économique et écologique avec sa motorisation 100 % électrique, My Ami Cargo s’inscrit parfaitement dans l’ADN de notre entreprise qui privilégie les circuits courts et promeut, localement, une autre façon de consommer les fleurs. Nous attachons donc une attention particulière au côté responsable de notre activité en privilégiant notamment l’achat de fleurs françaises et de saison » insiste Laëtitia avant d’ajouter : « Cela fait maintenant une semaine que nous roulons avec My Ami Cargo, essentiellement pour livrer dans Argenteuil à proximité de notre atelier et non sur Paris car elle est interdite de circulation sur les voies rapides et le périphérique parisien. Elle est vraiment pratique pour ce genre de livraisons courtes distances ! ».

Yann est tout aussi conquis : « Nous avons déjà fait avec elle un peu plus de 200 kilomètres en une semaine. A l’évidence, My Ami Cargo est effectivement très pratique en ville et on ne peut plus simple d’utilisation. Elle se recharge rapidement et ses 75 km d’autonomie électrique sont plus que suffisants ».

A noter que My Ami Cargo est équipée d’une batterie lithium-ion de 5,5 kWh qui se recharge via un câble de 3 mètres parfaitement intégré dans l’aile arrière droite. A la maison ou sur une borne publique, la recharge à 100 % dure seulement 3 heures sur une simple prise domestique.

Découvrez la Citroën AMI Cargo

Laëtitia et Yann, fondateurs d’un atelier floral, Argenteuil (95).

Laëtitia : elle serait un excellent outil de communication !

« On ne peut pas dire que My Ami Cargo soit ce que l’on appelle une belle voiture mais une chose est sûre : son look mignon, sympa, marrant attire vraiment les regards et suscite la curiosité dans la rue. En l’imaginant habillée d’un flocage publicitaire aux couleurs de notre enseigne, elle serait un excellent outil de communication ! My Ami Cargo nous est en tout cas très utile pour nos livraisons de bouquets autour de notre atelier d’Argenteuil. Surtout que sa prise en mains a été très rapide et particulièrement simple, même pour la plus jeune de nos deux filles à qui nous avons confié quelques courses bien qu’elle n’ait pas encore son permis auto.  Elle l’a trouvée très maniable et même amusante à conduire !

Comme nous utilisons My Ami Cargo uniquement pour de courts trajets, nous ne la rechargeons pas sur les bornes publiques mais uniquement sur une prise classique à notre domicile. Trois heures suffisent pour faire « le plein » et disposer de 75 km d’autonomie. C’est rapide, simple et pratique car le branchement se fait en deux temps trois mouvements ! Reste qu’indéniablement, le plus bel atout de My Ami Cargo est sa taille « mini » passe partout qui permet de manoeuvrer et de se garer rapidement. Et d’autant plus facilement que son pare-brise XXL assure, en plus, une excellente visibilité. Naviguer dans les rues étroites d’Argenteuil à double sens ou faire demi-tour dans un mouchoir de poche (diamètre de braquage de 7,2 m ndlr) n’est du coup plus un problème ! »

Yann : elle nous rend bien service !

« Malgré sa petite taille, je ne me sens pas engoncé à bord de cette Citroën. Son grand toit vitré apporte beaucoup de lumière dans l’habitacle et la hauteur sous plafond s’avère même plutôt généreuse. Malgré mes 1,83 m, je m’y installe sans problème et ne ressent aucune courbature après avoir effectué mes livraisons.

Après, vue la philosophie minimaliste de cette petite Citroën, son confort n’est pas celui d’une voiture classique. Le bruit du moteur électrique est, en effet, très présent à bord et la présentation intérieure est plutôt spartiate.

Question dynamisme, il ne faut pas non plus être trop exigeant avec My Ami Cargo. Certes, elle démarre promptement lorsque le feu passe au vert et accélère comme une voiture thermique classique sur les premiers mètres ce qui permet de se déplacer normalement dans les petites rues. Mais sur des routes un peu plus roulantes, elle manque quand même d’allant passés les 30 km/h et a tendance à s’essouffler rapidement dans les côtes. N’empêche qu’au quotidien, elle nous rend bien service cette sympathique Ami Cargo ».

Découvrez la Citroën AMI Cargo

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Nouveau BMW X1 : tous les prix des versions hybrides rechargeables https://www.automobile-propre.com/nouveau-bmw-x1-tous-les-prix-des-versions-hybrides-rechargeables/ Fri, 30 Sep 2022 09:50:36 +0000 Florent FERRIERE https://www.automobile-propre.com/?p=158505 ]]>

Deux moteurs hybrides rechargeables viennent de rejoindre le catalogue du X1, les xDrive25e de 245 ch et xDrive30e de 326 ch.

Les moteurs hybrides disponibles

En matière d’hybride rechargeable, le X1 fait maintenant coup double, avec les xDrive25e et xDrive30e. Le moteur thermique est un trois cylindres 1.5 litre, qui développe 136 ou 150 ch. Il est associé à un bloc électrique de 109 ou 177 ch. Celui-ci entraîne les roues arrière, il y a ainsi quatre roues motrices. Les puissances maxi cumulées sont de 245 et 326 ch.

La batterie est la même : 14,2 kWh en capacité nette. Ce qui donne une autonomie électrique qui peut atteindre 88 km avec le 30e et 91 km avec le 25e. Ces variantes ont une boîte double embrayage 7 rapports.

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Les finitions et principaux équipements de série

  • X1 : jantes 17 pouces, phares et feux LED, hayon électrique, Curved Display : ensemble d’écrans incurvés pour l’instrumentation et la navigation, clim auto bizone, banquette 40/20/40, aide aux créneaux, détection de somnolence, alerte franchissement de ligne, assistance d’évitement, alerte anti-collision avec fonction intersection.
  • xLine : X1 + jantes 18 pouces, grille de calandre, rétros et inserts de protection couleur alu.
  • M Sport : X1 + jantes 18 pouces, kit carrosserie M Sport, suspensions SelectDrive, sièges plus enveloppants avec sellerie tissu/alcantara.

Les prix

X1 xLine M Sport
xDrive25e 245 ch 51.100 € 53.550 € 55.000 €
xDrive30e 326 ch 54.100 € 56.550 € 58.000 €

 

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Tesla Cybertruck : un projet qui prend l’eau selon Elon Musk https://www.automobile-propre.com/tesla-cybertruck-un-projet-qui-prend-leau-selon-elon-musk/ Fri, 30 Sep 2022 07:28:03 +0000 Florent FERRIERE https://www.automobile-propre.com/?p=158477 ]]>

Le patron de Tesla a fait savoir que le Cybertruck serait waterproof, pouvant devenir de temps en temps un bateau !

Le Cybertruck, un projet qui prend l’eau, mais au sens propre ! Si le lancement du pick-up a été décalé de plusieurs années, le modèle est bien attendu sur les routes en 2023. Et il sera donc aussi attendu… sur l’eau. Elon Musk vient de faire à nouveau le buzz en annonçant, sur Twitter évidemment, que le pick-up pourra devenir un bateau !

Le patron de Tesla a écrit sur le réseau social : « le Cybertruck sera suffisamment étanche pour servir brièvement de bateau, il peut ainsi traverser des rivières, des lacs et même des mers qui ne sont pas trop agitées ».

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Les bons baroudeurs, comme le Jeep Wrangler, sont déjà capables de franchir des gués et des rivières, mais en gardant les roues au sol. Ici il est question des qualités d’un véhicule amphibie. Elon Musk a donné un exemple : via l’eau, le Cybertruck peut rejoindre Starbase, site de SpaceX, à la ville voisine de South Padre Island, ce qui représente quand même quelques centaines de mètres.

Évidemment, on a hâte de voir la démonstration ! 

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La Tata Tiago EV devient l’électrique la moins chère en Inde avec un prix incroyable ! https://www.automobile-propre.com/la-tata-tiago-ev-devient-lelectrique-la-moins-chere-en-inde-avec-un-prix-incroyable/ Fri, 30 Sep 2022 06:27:29 +0000 Gautier Bottet https://www.automobile-propre.com/?p=158382 ]]>

Tata Tiago EV

Leader du (petit) marché de l’électrique en Inde, Tata joute un troisième modèle à sa gamme. À 10 600 €, La Tata Tiago EV est la voiture électrique la moins chère du marché.

Avec ses presque 20 000 voitures électriques vendues sur l’exercice financier 2021/22, Tata est leader des ventes d’électriques en Inde. Le constructeur indien vise même 50 000 voitures cette année. Et cette nouvelle Tiago EV devrait l’y aider. Elle arrive en complément de la berline 4 portes Tigor et du SUV Nexon. Elle constituera surtout l’entrée de gamme de la marque, avec un prix de seulement 8,49 LAK (10 600 €).

Certes, c’est beaucoup plus cher qu’une Tiago essence : 3,1 LAK de plus (3 900 €). Mais c’est sans compter les aides à l’achat en vigueur actuellement. Selon les États, elles peuvent atteindre 10 000 roupies… par kilowattheure de batterie avec un maximum de 15 kWh. Ce qui effacerait ici la moitié sur surcoût.

Jusqu’à 350 km d’autonomie ?

La Tiago EV est dotée d’un moteur de 45 kW/61 ch/114 Nm. La batterie d’entrée de gamme (versions XE et XT) a une capacité de 19,4 kWh, bonne pour une autonomie de 250 km dans le cycle indien MIDC (Modified Indian Drive Cycle, visiblement très favorable…). Les versions supérieures (XT Long Range, XZ+, XZ+ Tech Lux) sont dotées d’un moteur de 55 kW/75 ch/114 Nm et d’une batterie de 24 kWh. De quoi parcourir 350 km, toujours selon le cycle MIDC… La batterie est implantée sous les sièges arrière et sous le coffre et elle est refroidie par air. Le moteur entraîne les roues avant.

Le chargeur embarqué permet de charger à 7,2 kW en courant alternatif. La charge la plus rapide, via la prise CCS, se fera à 50 kW en courant continu. L’ensemble mécanique est garanti 8 ans/160 000 km, l’ensemble de la voiture 3 ans ou 125 000 km.

D’un point de vue du style, la Tata Tiago EV se distingue à l’avant par ses grilles supérieure et inférieure fermées avec un motif en Y, et par quelques touches de bleu. À l’intérieur, l’instrumentation est numérique et la transmission est pilotée par une commande rotative. Pas de position Park, et un frein de parking qui reste manuel. L’écran central de 7 pouces n’arrive que sur la version XT, mais tous les modèles ont droit aux services connectés avec commande à distance, localisation, alarme…

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BYD annonce les prix des Atto3, Han et Tang en Europe https://www.automobile-propre.com/byd-annonce-les-prix-des-atto3-han-et-tang-en-europe/ Thu, 29 Sep 2022 15:01:42 +0000 Gautier Bottet https://www.automobile-propre.com/?post_type=breves&p=158362 ]]>

Prix BYD Europe

La présence de BYD sera l’un des points marquants du Salon de Paris. Avant de montrer ses véhicules au public, le constructeur chinois nous donne un premier aperçu des prix qui seront pratiqués.

BYD distille progressivement les informations liées au lancement de ses véhicules en Europe. Après une séance d’essais qui a permis à Maxime Fontanier de prendre en main coup sur coup les Atto3, Han et Tang, l’un des juges de paix les plus attendus était le tarif. C’est à présent chose faite, mais avec encore peu de détails.

Car si BYD nous donne un « prix de lancement » pour chaque modèle, on ignore encore le détail des équipements inclus. Mais sauf grande surprise, BYD devrait adopter la stratégie du « tout compris » déjà en vigueur en Norvège : une version, pas d’option et le choix de la couleur. Un principe qui simplifie le choix et la logistique.

Un BYD Atto3 agressif

Le plus attendu était clairement le SUV compact Atto3. Il est donc annoncé à 38 000 euros. Un prix qui semble assez compétitif, voire agressif, pour un SUV compact de 4,46 m, un moteur de 204 ch et une autonomie de 420 km et qui positionne ce modèle dans le cœur de l’offre du marché européen des compactes avec les VW ID.3, Renault Megane, MG 4, Hyundai Kona, Kia Niro ou Smart #1. Il sera surtout pénalisé par sa charge qui plafonne à 88 kW.

En haut de gamme, berline ou SUV au même prix

Pour les Han et Tang, pas de miracle pour le prix. Ce sont des modèles qui s’inscrivent dans le segment E et qui doivent faire l’image de la marque. Pas question de les brader. Le volume sera pour l’Atto3. Les deux modèles sont affichés au même prix, ici aussi assez compétitif dans le segment : 72 000 €. Le choix entre berline ou SUV ne se fera donc pas sur le prix. Ce choix s’explique aisément : un SUV est habituellement plus cher qu’une berline, mais en électrique, l’autonomie a aussi son mot à dire… Le Tang ne peut revendiquer que 400 km, là où la Han, avec une batterie similaire, propose plus de 500 km…

Mais la Han reste pénalisée par un coffre de seulement 410 l, c’est peu pour une berline de presque 5 mètres de long… Ici aussi, la puissance de charge n’est pas le point fort avec 120 kW pour la Han et 110 pour le Tang, là où les concurrents sont tous à 150 kW ou plus.

Atto3 Han Tang
Prix 38 000 € 72 000 € 72 000 €
Longueur 4,46 m 4,98 m 4,87 m
Largeur 1,88 m 1,91 m 1,95 m
Hauteur 1,62 1,50 m 1,73 m
Empattement 2,72 m 2,92 m 2,82 m
Coffre 440 l 410 l NC
Moteur 204 ch / 150 kW / 330 Nm
Traction
516 ch / 380 kW / 700 Nm
4×4
516 ch/380 kW/700 Nm
4×4
Batterie 60,5 kWh 85,4 kWh 86,4 kWh
Autonomie (WLTP) 420 km 521 km 400 km
Charge (AC/DC) 11/80 kW  6,6/120 kW 7/110 kW
0-100 km/h 7,3 s 3,9 s 4,6 s
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Renault : la production de la Megane électrique arrêtée https://www.automobile-propre.com/renault-la-production-de-la-megane-electrique-arretee/ Thu, 29 Sep 2022 13:40:47 +0000 Florent FERRIERE https://www.automobile-propre.com/?p=158342 ]]>

En raison de la pénurie de semi-conducteurs, l’usine de Douai est en pause. Et d’autres arrêts sont déjà prévus.

Nouvel arrêt de la production dans l’usine de Douai, où Renault assemble la toute nouvelle Megane électrique (ainsi que les Scenic et Espace). Selon les informations de Reuters, la production est suspendue deux jours cette semaine (les 29 et 30 septembre).

En cause ? Le manque de semi-conducteurs, encore lui ! Si les constructeurs pensent avoir passé le pic de cette pénurie, ils savent que les tensions sur la chaîne d’approvisionnement en puces électroniques vont se poursuivre jusqu’en 2023. D’ailleurs, selon d’autres informations publiées sur des forums dédiés à la Megane électrique, d’autres arrêts de l’usine sont prévus vers la mi-octobre.

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Pas de quoi arranger les délais de livraison. Comme on peut le lire sur le forum d’Automobile Propre, certains clients commencent à trouver le temps long avant de prendre possession de leur véhicule. Un client a ainsi appris ce jour (29 septembre) un report de plusieurs semaines de sa livraison, passée du 13 janvier au 1er février 2022, alors qu’à la signature de la commande, fin juin, la livraison était espérée avant le 31 octobre.

Nous avons contacté Renault pour en savoir plus, sans réponse pour l’instant.

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Automobile Propre recrute un(e) webdesigner et un(e) développeur(se) Front-End https://www.automobile-propre.com/automobile-propre-recrute-une-webdesigner-et-une-developpeurse-front-end/ Thu, 29 Sep 2022 11:45:00 +0000 La Redaction https://www.automobile-propre.com/?p=158327 ]]>

Le groupe Saabre, qui édite le site Automobile Propre, est à la recherche des prochains membres de son équipe technique, en Webdesign UX/UI et Développement Front-End.

Depuis plus de 12 ans, l’entreprise Saabre informe celles et ceux qui souhaitent améliorer l’impact environnemental de leurs déplacements et de leur consommation énergétique à travers ses différents médias (Automobile Propre, Révolution Énergétique et Cleanrider). Aujourd’hui notre équipe souhaite s’agrandir.

Pour accompagner notre développement, nous sommes à la recherche des prochains membres de notre équipe technique, en Webdesign UX/UI et Développement Front-End. Ces postes sont en CDI.

Quelles sont leurs principales tâches ?

Pour le développement Front-End, il s’agit de développer les sites en participant à la compréhension des besoins utilisateurs, l’analyse des options possibles et à la décision des solutions retenues. Vous aurez à réaliser les travaux de développement dans le but de maximiser la rétention et la monétisation, en travaillant en lien avec l’équipe marketing. 

Pour le web design UX/UI, il faudra mener efficacement toutes les étapes de conception de la création graphique : recherches, développement, maquettage et finalisation, en prenant en compte les bonnes pratiques UX/UI. Il vous faudra aussi produire des livrables de qualité et leurs déclinaisons dans le respect de la charte graphique de chacune des structures et des contraintes techniques du support visé.

Intéressé ? Rejoignez-nous !

Vous souhaitez contribuer à l’essor des véhicules électriques et des énergies nouvelles ? Alors, envoyez-nous votre candidature !

Au-delà d’un diplôme, ce que nous recherchons, ce sont des personnes ayant déjà eu l’opportunité de mettre en application leurs compétences lors de différents projets en Webdesign, avec une forte connotation UX/UI, et en Front-End.

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Et si vous connaissez une personne dans votre entourage susceptible de répondre à ces attentes, alors n’hésitez pas à partager cette offre. Merci !

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Audi e-tron : un premier aperçu du SUV électrique mis à jour https://www.automobile-propre.com/breves/audi-e-tron-un-premier-apercu-du-suv-electrique-mis-a-jour/ Thu, 29 Sep 2022 09:55:46 +0000 Emmanuel Touzot https://www.automobile-propre.com/?post_type=breves&p=158293 ]]>

C’est à l’occasion de la course E-Cannonball qui va se dérouler en Allemagne que le nouvel Audi e-tron va se montrer. Ce modèle garde la même base que l’e-tron de base, mais le SUV électrique reçoit de nombreuses modifications.

Les premiers changements que l’on aperçoit, malgré le camouflage encore présent, sont majoritairement esthétiques. La calandre évolue à l’avant, tout comme une proue au dessin modifié. La poupe change, elle aussi, notamment au niveau du coffre et du pare-chocs.

L’Audi e-tron Sportback évoluera lui aussi de la même manière, mais on n’a encore aucun visuel du SUV coupé électrique. Mais des changements internes viendront aussi aider les deux modèles à garder de la compétitivité sur le marché.

Ainsi, l’autonomie du SUV électrique devrait dépasser les 450 kilomètres en cycle WLTP. Une belle évolution, après une commercialisation avec une autonomie de 300 kilomètres environ. Une première mise à jour avait permis d’atteindre près de 350 kilomètres.

Ce coup de frais attendu début 2024 permettra à Audi de gagner un peu de temps avec un modèle vieillissant, le temps de mettre sur le marché son remplaçant. C’est le futur Q8 e-tron qui devrait prendre la relève, mais le temps que celui-ci arrive, l’e-tron initial aura passé huit ans sur le marché.

À lire aussi Essai Audi Q4 e-tron : le SUV électrique premium pour tous ]]>
Nouveau Mercedes GLC : tous les prix des versions hybrides rechargeables https://www.automobile-propre.com/nouveau-mercedes-glc-tous-les-prix-des-versions-hybrides-rechargeables/ Thu, 29 Sep 2022 09:44:59 +0000 Florent FERRIERE https://www.automobile-propre.com/?p=158329 ]]>

D’abord disponible avec un diesel, le tout nouveau Mercedes GLC peut maintenant être commandé en hybride rechargeable. Deux moteurs plug-in sont déjà au menu.

Les moteurs hybrides disponibles

La variante 300e associe un quatre cylindres de 204 ch à un bloc électrique de 100 kW. La puissance maxi cumulée est de 313 ch. Avec le 400e, la puissance du moteur essence est portée à 252 ch. Ici, la puissance maxi est de 381 ch. La transmission intégrale 4Matic est en série.

Les deux variantes ont la même grosse batterie de 31,2 kWh (capacité nominale). Ce qui donne une belle autonomie en tout électrique, variant de 118 à 130 km. Côté recharge, c’est jusqu’à 11 kW en courant alternatif et 60 kW en courant continu.

Il manque encore dans la gamme l’hybride rechargeable diesel 300de.

À lire aussi Le nouveau Mercedes GLC hybride rechargeable annonce une autonomie record

Les finitions et principaux équipements de série

  • Avantgarde Line : jantes 18 pouces, phares LED, avertisseur d’angle mort, feux de route automatiques, aide au maintien dans la voie, aide aux créneaux, détection de somnolence, clim auto bizone, instrumentation numérique 12,3 pouces, écran tactile central 11,9 pouces, navigation connectée MBUX, caméra de recul, chargeur téléphone à induction, connectivités Apple CarPlay et Android Auto, hayon électrique, sièges avant chauffants.
  • Business Line : Avantgarde Line + peinture métallisée.
  • AMG Line : Avantgarde Line + kit carrosserie AMG, jantes 19 pouces, sièges sport, trains de roulement, freinage et direction aux réglages spécifiques.

Les prix

Avantgarde Line Business Line AMG Line
300e 4Matic 313 ch 70 400 € 71 400 € 75 200 €
400e 4Matic 381 ch 73 200 € 74 200 € 78 000 €

 

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Où recharger gratuitement sa voiture électrique ? https://www.automobile-propre.com/ou-recharger-gratuitement-sa-voiture-electrique/ Thu, 29 Sep 2022 08:33:59 +0000 La Redaction https://www.automobile-propre.com/?p=158323 ]]>

L’application Chargemap recense plus de 6 000 bornes de recharge publiques gratuites en France. 

Imaginez : vous allez à la station Total pour remettre de l’essence, et vous partez sans rien débourser, car le pétrolier vous offre le plein. Impensable ! En revanche, c’est possible pour un conducteur de véhicule électrique.

Il existe des bornes de recharge publiques gratuites ! Voilà qui est fort intéressant dans ce contexte d’augmentation des coûts de l’énergie, qui impacte les prix de la recharge. Le prix réglementé de l’électricité augmentera de 15 % le 1er février 2023, et des opérateurs spécialisés dans la recharge rapide ont déjà fortement relevé leurs prix à la rentrée.

Même si le coût pour faire 100 km en électrique reste bien plus avantageux qu’en thermique, le conducteur d’un véhicule branché ne se privera pas de ce bon plan pour alléger son budget. Sur son application, Chargemap (qui appartient au même groupe qu’Automobile-Propre) référence 6 233 bornes publiques gratuites (et 23 000 en Europe). Pour les faire apparaître, une fois l’application ouverte, il faut activer le filtre « bornes gratuites uniquement ». La recherche peut être affinée via d’autres filtres, comme le type de prise.

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Ces bornes sont le plus souvent proposées sur des parkings de centres commerciaux et de grandes enseignes, notamment les supermarchés, comme Lidl ou Carrefour. Il y en existe aussi chez Leroy Merlin. Il peut évidemment y avoir des conditions, comme un usage limité dans le temps ou la possession de la carte de fidélité de l’enseigne qui offre la recharge.

D’autres types d’établissements peuvent rendre la recharge gratuite à leurs clients : les concessions, les hôtels ou les restaurants.
Autre piste importante pour trouver des bornes en accès libre : les collectivités. Des villes vont offrir la recharge afin de développer l’usage de la voiture électrique. On trouvera le plus souvent ces bornes sur des parkings publics. 

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Tesla Semi : le camion électrique a quitté les usines pour les livraisons https://www.automobile-propre.com/breves/tesla-semi-le-camion-electrique-a-quitte-les-usines-pour-les-livraisons/ Thu, 29 Sep 2022 08:02:34 +0000 Emmanuel Touzot https://www.automobile-propre.com/?post_type=breves&p=158302 ]]>

Cinq ans après sa présentation, le Tesla Semi devient enfin réalité outre-Atlantique. Tesla avait accumulé du retard, au point que l’on attendait les premières livraisons en 2023.

Mais récemment, Elon Musk avait annoncé que celles-ci débuteraient finalement dans la dernière partie de l’année 2022. Et en effet, il semblerait que la firme américaine ait lancé le processus de dispatch des premiers exemplaires.

La production du Semi s’effectue dans le Nevada, et un forum d’aficionados de Tesla en a repéré un dans le Kentucky. Cela tend à confirmer que ce n’est plus pour une phase de tests, mais bien pour une livraison.

Un autre exemplaire, blanc lui aussi, s’est montré dans l’Arizona, et paraissait se diriger vers la Gigafactory Texas. Les premières livraisons devraient se faire pour le transport qu’effectuera Tesla.

En effet, le constructeur se réserve les premiers véhicules pour ses propres opérations sur le sol américain. Cependant, les premiers clients à avoir réservé le modèle devraient rapidement bénéficier de leur exemplaire également. Pour les commandes plus larges, comme Pepsi et ses 100 camions, il faudra que la production de masse soit lancée du côté de la Gigafactory Texas.

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La liste des Superchargeurs Tesla ouverts à tous s’allonge https://www.automobile-propre.com/la-liste-des-superchargeurs-tesla-ouverts-a-tous-sallonge/ Thu, 29 Sep 2022 06:58:40 +0000 Florent FERRIERE https://www.automobile-propre.com/?p=158271 ]]>

Superchargeur Tesla

14 stations supplémentaires ont été ouvertes à tous les conducteurs de véhicules électriques, soit un total de 46 stations dans l’Hexagone.

Depuis le début de cette année, Tesla ouvre l’accès des Superchargeurs à ses concurrents (avec une prise CCS). Cela a commencé en France avec 16 stations, il y en a désormais 46. La liste vient en effet de s’allonger cette semaine avec 14 stations supplémentaires. Cela représente un total de 722 bornes ouvertes au public. Tesla dit ainsi conforter sa position « de leader de la recharge rapide en France ».

Les nouvelles stations ouvertes à ceux qui n’ont pas une Tesla sont : Aire des Portes d’Angers, Avallon, Beaune, Bordeaux-Mérignac, Dijon, Eurotunnel-Terminal, Eurotunnel-Flexiplus Lounge, Fontainebleau-Ury, Langon, Nantes (La Chapelle sur Edre), Metz, Niort, Saint-Brieuc et Saintes.

Attention toutefois : confronté à la flambée des cours de l’électricité, Tesla vient de relever les prix aux Superchargeurs. Les clients de la marque paient désormais 0,67 € le kWh et ceux qui n’ont pas d’abonnement paient 0,79 € le kWh.

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Ford reprend la main sur ses ventes de voitures électriques en Chine https://www.automobile-propre.com/breves/ford-reprend-la-main-sur-ses-ventes-de-voitures-electriques-en-chine/ Thu, 29 Sep 2022 06:21:07 +0000 Gautier Bottet https://www.automobile-propre.com/?post_type=breves&p=158269 ]]>

Ford fait partie des constructeurs étrangers bien implantés en Chine, mais balayés sur le marché de l’électrique par les constructeurs locaux. Il propose aujourd’hui 3 modèles électrifiés en Chine : Territory EV (clone d’un véhicule de son partenaire JMC…), Explorer PHEV et Mustang Mach E. Ce dernier, son fleuron en la matière, ne s’est écoulé qu’à 3 576 unités au premier semestre quand la plupart des modèles chinois concurrents vendent plus que cela en un seul mois… Sa mise en production sur place ressemble donc à un investissement non rentable.

En attendant de pouvoir proposer aux clients des modèles plus adaptés et attractifs, Ford a décidé de revoir en profondeur son organisation sur place. L’ensemble des activités sera à présent confié à l’entité FMET, Ford Mach Electric Technology, en lien direct avec la division Ford Model E. Implantée à Nanjing, FMET est détenu à 18,8 % par le gouvernement de Nanjing, mais il s’agit néanmoins d’une entité indépendante des coentreprises avec Changan et JMC.

Ford Mach sera en charge d’activités de R&D liées au véhicule électrique, mais aussi aux services connectés et à la conduite autonome. En prime, la nouvelle entité supervisera la distribution des véhicules électriques Ford en Chine, marque Lincoln y compris. Un réseau de vente en direct sera ainsi développé, en parallèle des réseaux classiques des coentreprises. Ce réseau pourra distribuer à la fois des modèles produits en Chine, ou des modèles importés. Il devrait reprendre la base des 106 points de vente (dans 43 villes) déjà déployés par Ford pour ses électriques.

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Témoignage vidéo – MG ZS EV : des débuts chaotiques avant d’arriver à la pleine satisfaction https://www.automobile-propre.com/temoignage-video-mg-zs-ev-des-debuts-chaotiques-avant-darriver-a-la-pleine-satisfaction/ Wed, 28 Sep 2022 16:00:36 +0000 Philippe SCHWOERER https://www.automobile-propre.com/?p=158008 ]]>

Dans sa teinte Cosmic Silver, le SUV compact électrique MG ZS EV plaît beaucoup à notre lecteur Thomas. L’aventure avait pourtant mal commencé avec une panne bloquante survenue dans le froid de l’hiver lors du premier grand trajet réalisé en famille. Depuis, cette voiture satisfait son utilisateur avec des consommations particulièrement basses que peu de concurrentes pourront égaler.

Finition Luxury

Avec une empreinte au sol de 4,32 x 1,81 m, pour une hauteur de 1,65 m, le ZS EV est qualifié de SUV urbain par son constructeur au nom britannique MG, mais affilié au groupe chinois SAIC Motor. Cette voiture électrique est disponible en 2 architectures : motorisation 130 kW (177 ch) associée à une batterie LFP (lithium fer phosphate) de 51 kWh de capacité énergétique brute ; ou 115 kW (156 ch) avec pack lithium-ion NMC (nickel manganèse cobalt) 70 kWh.

Choisie par notre lecteur, la dernière dotation permet d’étendre l’autonomie WLTP en cycle mixte de 320 à 440 km. Dans les 2 cas, le moteur synchrone à aimant permanent dispose d’un couple maximal de 280 Nm qui s’exerce sur les seules roues avant. Reçu avant Noël 2021, l’exemplaire commandé par Thomas bénéficie de la finition Luxury.

Pour 2 000 euros de plus aujourd’hui, elle ajoute en particulier à l’entrée de gamme Comfort le toit ouvrant panoramique, les rétroviseurs extérieurs à rabattement automatique, la sellerie en similicuir noir, le siège du conducteur réglable électriquement, la caméra à 360 degrés, le capteur de pluie, la surveillance des angles morts, l’avertissement de trafic arrière, une sono à 6 haut-parleurs avec effet 3D, la commande vocale, la mise à jour à distance du logiciel d’exploitation, etc.

Lorsque l’enfant paraît…

Pendant des années, Thomas et sa compagne n’ont pas eu besoin d’une voiture. L’arrivée d’un enfant a changé la donne. Parmi les impératifs, dans le choix d’un modèle : un grand coffre permettant entre autres de loger l’imposante poussette, en même temps que des bagages pour 3, par exemple.

« On a regardé Peugeot, mais c’est vraiment trop cher. Du coup, je me suis intéressé à MG. Une voiture électrique, ça ne me faisait pas peur, mais je ne pensais pas y arriver tout de suite, et plutôt attendre 4 ou 5 ans », explique le jeune père de famille à notre journaliste Maxime Fontanier.

Ce qui a précipité le passage à l’électromobilité, c’est un appel du concessionnaire annonçant la disponibilité des nouveaux modèles de MG ZS EV, avec une autonomie bien plus intéressante que les 263 km promis avec l’ancienne batterie 44,5 kWh. Un nouvel essai à deux a fini par décider le couple. Derrière son papa qui mesure 1,90 m, l’enfant de 3 ans n’est pas à l’étroit dans le SUV compact.

Un premier long trajet cauchemardesque

Juste avant Noël, le couple décide de prendre le MG ZS EV nouvellement reçu pour rejoindre la famille dans le sud. Parti très tôt le matin et sous une température hivernale, l’équipage doit faire face à une surconsommation de circonstance. D’où la prudente décision de passer par une borne plus tôt que les préconisations du planificateur Chargemap.

Un message d’anomalie sanctionne toutes les tentatives de recharge. Pire : le véhicule refuse de redémarrer. Une situation dont Thomas se serait bien passée vers 5 heures du matin, avec un enfant en bas âge. Un camion plateau a dû venir récupérer le véhicule défaillant qui a manqué à la petite famille pendant toute la durée des vacances.

« Ça nous a coûté vraiment cher. Nous avons dû avancer de l’argent. Le constructeur ne voulait rien savoir. Il a fallu effectuer durant des mois des relances par e-mail, et discuter sur des groupes d’utilisateurs Facebook avec postages de vidéos pour qu’au final tout le surplus de location soit pris en charge, mais pas le déplacement en taxi », se souvient le jeune électromobiliste.

Des cas similaires de panne ont été rapportés, mais une correction du soft qui gère le véhicule semble avoir résolu ce problème.

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Une voiture électrique s’apprécie à l’usage

« Je ne me suis plus jamais arrêté à la borne en question lors de mes autres longs déplacements. Madame n’était déjà pas emballée par l’électrique à la base, avant d’acheter cette voiture. Cette expérience a empiré la situation », s’amuserait-il presque aujourd’hui.

« Aujourd’hui ça va mieux, avec l’habitude et à l’utilisation. Mais pour ma femme, la voiture électrique demande un peu d’organisation. On ne peut pas prendre la voiture, partir, et s’arrêter seulement 2 minutes pour effectuer le plein et repartir », confie Thomas. En dépit du « problème isolé » qu’il a connu lors de son premier long déplacement, il juge désormais que la MG ZS EV est « une bonne et jolie voiture ».

Pour la recharge au quotidien, sa place de parking devrait prochainement être équipée d’une borne. En attendant, il profite de la réhabilitation des anciennes infrastructures Autolib à Paris, au pied de son lieu de travail. « Pour une recharge entre 30 et 100 %, j’en ai pour 10-15 euros, à peu près », apprécie-t-il en pensant à ce que ses déplacements auraient pu lui coûter avec une voiture essence.

10-12 kWh/100 km

Thomas a adopté le mode Eco pour la majorité de ses déplacements. « Je n’utilise le mode Sport que lorsque je suis à un gros rond-point et qu’il faut accélérer fort », souligne-t-il. C’est pourquoi, avec des conditions météorologiques idéales, il consomme, à la louche, « 10, 11 ou 12 kWh aux 100 kilomètres », dans ses trajets quotidiens entre son domicile et son lieu de travail.

Et sur autoroute ? « De mémoire, je suis à 16-17 kWh/100 km. Je roule le plus souvent à 110 km/h grand max. Je monte parfois à 130 pour doubler », répond-il. Ayant essayé l’ancienne version de ZS EV, il témoigne des progrès réalisés par MG concernant la réactivité du système multimédia.

Ingénieur du son, notre lecteur est sensible à la qualité des équipements audio. « Je suis assez content du ZS EV à ce niveau. J’écoute de la musique électro. Je sens quand même l’habitacle vibrer un peu quand il y a des grosses basses. Dans ce cas, c’est un peu gênant. De temps en temps, je ne peux pas mettre le son très fort. Mais si on écoute à un niveau raisonnable, ça ne se perçoit presque pas », estime-t-il.

39 640 euros TTC

Au volant de sa MG ZS EV, Thomas ressent un véritable sentiment de sécurité. Ce qu’il explique en particulier par les aides à la conduite que son SUV électrique embarque : « Si je ne m’arrête pas, elle va détecter la voiture qui est devant et générer un signal sonore que je ne vais pas louper. J’ai eu à freiner vraiment sec une fois, et ça freine vraiment bien ».

Il ressent bien une nette différence de vivacité à l’accélération entre les modes de conduite Sport, Normal et Eco. Avec ce dernier, il témoigne que « la clim est largement suffisante », mais qu’en chauffage, « ça va souffler, mais pas chauffer ». Au sujet de l’ambiance à bord, il perçoit « un petit bruit de moteur électrique qui n’est pas désagréable », et goûte « l’absence de vibrations et de présence d’un moteur thermique ».

Au 27 septembre 2022, en finition Luxury, et revêtu de sa teinte Cosmic Silver, ce SUV compact débute à 39 640 euros TTC. Attention : Le site officiel du constructeur présente les tarifs avec le bonus de 6 000 euros déduit. Et bon courage à ceux qui rechercheront là cette précision !

Toute l’équipe d’Automobile Propre remercie Thomas pour son témoignage et le temps qu’il a consacré au tournage.

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Voitures hybrides et électriques : quels pneus hiver choisir en 2022 ? https://www.automobile-propre.com/voitures-hybrides-et-electriques-quels-pneus-hiver-choisir-en-2022/ Wed, 28 Sep 2022 14:29:35 +0000 Florent FERRIERE https://www.automobile-propre.com/?p=158276 ]]>

L’organisme suisse TCS vient de publier les résultats de son test de pneus hiver édition 2022. Plusieurs modèles sont à éviter.

La page de l’été étant définitivement tournée, il est temps de penser… aux pneus hiver. Pour faire simple, ceux-ci sont efficaces dès que les températures passent en dessous de 7 °C. Il faut donc les monter au cours de l’automne, d’autant qu’il y a maintenant une date butoir en France avec la loi « Montagne », celle du 1er novembre. Cette loi, qui est entrée en vigueur l’année dernière, crée un embouteillage dans les garages en octobre.

Avec elle, les préfets des départements situés dans un massif montagneux peuvent rendre obligatoire le port ou la détention d’équipements hivernaux des véhicules « afin d’améliorer la sécurité et les conditions de circulation en période hivernale ». Ce qui a donné une sacrée usine à gaz, entre les départements entièrement concernés, ceux touchés en partie… et ceux qui ont refusé la mesure !

Le début des PV en 2022 ?

Face au flou de la situation, d’autant que des départements s’étaient décidés tard, le gouvernement avait décidé de n’appliquer aucune sanction sur l’hiver 2021/2022. Après ce sursis d’un an, il peut donc y avoir des verbalisations à partir du 1er novembre 2022, début de la nouvelle période hivernale pour les pneus (et qui s’étire jusqu’au 31 mars). Mais là encore, c’est incertain… d’autant que le contexte tendu sur le pouvoir d’achat risque de ne pas faciliter la mise en place de la loi !

Selon le décret n° 2020-1264, qui fixe les règles, il faut avoir à minima dans son coffre des dispositifs antidérapants amovibles permettant d’équiper au moins deux roues motrices. Mais le mieux est le port, sur au moins deux roues de chaque essieu, de pneumatiques « hiver ».

Les pneus autorisés sont identifiés par l’un des marquages « M+S », « M.S » ou « M&S » ou par la présence conjointe du marquage du « symbole alpin » et de l’un des marquages « M+S », « M.S » ou « M&S ». Ainsi, à côté des « vrais » pneus hiver, sont autorisés les pneus dits « 4 saisons ».

À lire aussi Voitures électriques en hiver : ces 10 contraintes auxquelles vous avez échappé

Il n’existe toutefois pas de gamme de pneumatiques hiver dédiés aux véhicules électriques ou hybrides. Comme l’expliquait notre journaliste Soufyane Benhammouda l’année dernière, « si les manufacturiers recommencent à développer des gammes de pneus été adaptées à la motricité électrique, les pneus hivers ne peuvent pas en bénéficier pour le moment : leur recette spécifique et les besoins en performances, notamment en adhérence, annihilent toute recherche d’efficience, de silence et de durabilité ».

Attention aux gommes chinoises low cost

Il y a donc une offre semblable à celle des véhicules thermiques. Et pour vous aider à faire un choix, l’organisme suisse TCS propose chaque année un test réputé de gommes hiver. Cette année, le TCS a mis à l’épreuve 33 pneus, dont 16 pneus en taille 185/65 R15 88T, qui peuvent convenir à la Renault Clio ou à la Zoé.

Dans cette taille, le TCS salue les résultats des Continental WinterContact TS870, Goodyear UltraGrip9+, Semperit Speed-Grip5 et Michelin Alpin 6. En revanche, il tire la sonnette d’alarme pour les Imperial Snowdragon HP et Wanli SW611. Ces gommes venues de Chine se sont notamment mal comportées sur le mouillé.

Pour la taille 215/60 R16 99H, qui peut correspondre au Peugeot 3008, le TCS alerte sur le Coopertires WM-SA2+. À l’inverse, les Continental et Michelin ont de nouveau brillé, ainsi que le Dunlop Winter Sport 5.

Votre choix final dépendra de votre budget. Mais c’est un élément important de sécurité. On ne peut que vous conseiller d’opter pour quatre vrais pneus hiver si vous êtes dans une région froide. Et pas seulement deux, ce qui est contre-productif en créant un décalage d’adhérence entre les essieux.

Notre journaliste expliquait par exemple qu’avec des véhicules électriques qui sont souvent des propulsions, il est « inutile d’améliorer la motricité si le train directeur ne peut pas faire son office. À l’inverse, avoir du train avant quand les roues arrière patinent à un intérêt proche du néant ».

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Bornes de recharge rapide : Electra bloque ses prix pour être bien placé https://www.automobile-propre.com/bornes-de-recharge-rapide-electra-bloque-ses-prix-pour-etre-bien-place/ Wed, 28 Sep 2022 13:56:25 +0000 Florent FERRIERE https://www.automobile-propre.com/?p=158264 ]]>

Alors que des concurrents font flamber leurs tarifs, Electra s’est engagé à maintenir son prix de 0,44 € le kWh jusqu’à la fin d’année.

Si le coût d’une recharge à domicile augmente de manière raisonnable, grâce au bouclier tarifaire appliqué par l’État sur les tarifs réglementés, celui d’une recharge rapide sur une borne publique est en train de s’envoler chez plusieurs opérateurs. Allego et Tesla viennent ainsi d’annoncer de fortes hausses.

Ces entreprises répercutent l’envolée des prix de l’électricité, portés par la guerre en Ukraine. Le gouvernement a d’ailleurs indiqué que, sans le bouclier, la hausse prévue le 1er février 2023 n’aurait pas dû être de 15 %, mais de 120 %. Pour ces entreprises qui gèrent les bornes de recharge rapide, tout va dépendre de leur contrat avec leur fournisseur d’énergie.

À lire aussi La recharge rapide des voitures électriques va coûter plus cher

Le français Electra tire ainsi son épingle du jeu. Il fait savoir que ses prix n’évolueront pas jusqu’à la fin de l’année, car il « a anticipé et sécurisé sa fourniture d’énergie » pour 2022. Electra garde un prix de 0,44 € le kWh, avec des bornes dont la puissance en courant continu va jusqu’à 300 kW.

Electra est ainsi bien placé face à ses principaux concurrents. Avec les bornes Tesla ouvertes à tous, c’est maintenant 0,79 € le kWh. Et à partir du 7 octobre, chez Allego, ce sera 0,98 € le kWh sur une borne de plus de 50 kW. Intéressant donc… mais le réseau Electra est peu étendu dans l’Hexagone. Il se développe encore en douceur, avant un coup d’accélérateur d’ici quelques mois. Electra, qui a signé des accords avec Jardiland ou le groupe Accor, vise 300 points de recharge d’ici Noël.

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Les 500 premiers Voyah Free bientôt en Norvège https://www.automobile-propre.com/breves/les-500-premiers-voyah-free-bientot-en-norvege/ Wed, 28 Sep 2022 12:21:13 +0000 Gautier Bottet https://www.automobile-propre.com/?post_type=breves&p=158173 ]]>

La marque Voyah a été créée de toutes pièces par Dongfeng pour concurrencer les start-ups comme Nio ou Xpeng sur le terrain des véhicules électriques de haut de gamme. Comme ses rivales, elle prend donc à présent le chemin de l’Europe, et démarre aussi par la Norvège.

Le premier point de vente a ouvert ses portes il y a quelques semaines à Oslo pour engranger les commandes. Et les premiers exemplaires du grand SUV Voyah Free ont quitté la Chine. Ils sont 500 et seront livrés à leurs clients à partir du mois de novembre. Une première étape, puisque dès 2023 Voyah sera présent en Suède, Pays-Bas, Danemark ainsi qu’en Israël. La marque doit aussi présenter très prochainement sa première berline électrique, issue du concept iLand, qui sera également proposée en Europe. Le monospace Dreamer pourrait aussi être proposé.

Le concept de berline Voyah iLand signé ItalDesign

Le concept de berline Voyah iLand signé ItalDesign

S’il est disponible avec un système de prolongateur d’autonomie en Chine, Dongfeng mise sur une version 100 % électrique pour l’Europe, avec, pour le moment, uniquement la motorisation de « milieu de gamme ». Le Voyah Free est ainsi proposé avec 4 roues motrices, 360 kW / 483 ch / 720 Nm et une batterie de 106 kWh qui lui assure une autonomie de 500 km en cycle WLTP. Le 0 à 100 km/h est accompli en 4,4 s. Il est affiché à 719 000 couronnes (68 800 €). Très proche du prix d’un Nio ES8 et un peu plus cher qu’un BYD Tang ou qu’un Audi eTron.

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La lumière enfin au bout du tunnel pour le Faraday Future FF91 ? https://www.automobile-propre.com/breves/la-lumiere-enfin-au-bout-du-tunnel-pour-le-faraday-future-ff91/ Wed, 28 Sep 2022 10:10:54 +0000 Emmanuel Touzot https://www.automobile-propre.com/?post_type=breves&p=157992 ]]>

Après plusieurs années de rebondissements, le serpent de mer Faraday Future s’approche enfin du marché. Le SUV électrique FF91 pourrait ainsi arriver en production dans les prochaines semaines.

Initialement, Faraday Future espérait pouvoir lancer la fabrication de son premier véhicule en 2018. Mais après de nombreux obstacles, cette phase va bientôt devenir réalité.

C’est avant tout la résolution de sa crise de management qui devrait permettre à la start-up d’aller de l’avant. En effet, l’actionnaire majoritaire, FF Top Holding, avait lancé un procès pour évincer deux des dirigeants de l’entreprise. Ce sera chose faite, puisque Brian Krolicki et Sue Swenson quitteront leur poste respectif de directeur et présidente exécutive.

« La résolution des problèmes de gouvernances avec notre actionnaire majoritaire est un accomplissement majeur et une étape importante pour l’avenir de Faraday Future et ses actionnaires », a déclaré le PDG de l’entreprise, Carsten Breitfeld. « Nous pouvons concentrer nos efforts sur la production du FF91. Nous apprécions les efforts de toutes les parties pour atteindre cet accord. »

De plus, cette résolution permettra d’injecter 100 millions de dollars supplémentaires dans l’entreprise. Si les finances ont toujours été un problème pour l’entreprise, la voir résoudre son conflit de pouvoir est une vraie bonne nouvelle pour son avenir.

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Smart #1 : tous les prix du SUV électrique made in China https://www.automobile-propre.com/smart-1-tous-les-prix-du-suv-electrique-made-in-china/ Wed, 28 Sep 2022 08:49:58 +0000 Florent FERRIERE https://www.automobile-propre.com/?p=158172 ]]>

Le renouveau de Smart commence avec un SUV compact électrique. Prix de départ : 39 990 €, hors bonus.

Le « nouveau » Smart est désormais une coentreprise entre Mercedes et le chinois Geely. C’est ce dernier qui fournit la base technique de ce SUV compact, la plate-forme SEA. En configuration « classique », la Smart # 1 a un bloc de 200 kW à l’arrière (272 ch). La version sportive Brabus a deux moteurs, un sur chaque essieu, ce qui donne quatre roues motrices. La puissance maxi est de 315 kW (428 ch).

Toutes les versions ont une batterie de 66 kWh. L’autonomie mixte selon le cycle WLTP varie de 400 km pour la Brabus à 440 km pour le modèle cœur de gamme Premium.

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Les finitions et principaux équipements de série

  • Pro+ : régulateur de vitesse adaptatif avec fonction Stop & Go, aide au maintien dans la voie, détection des angles morts, reconnaissance des panneaux de signalisation, aide au changement de voie, aide à la conduite dans les embouteillages, aide aux créneaux, feux de route automatiques, radars d’aide au stationnement, vision 360°, écran tactile 12,8 pouces, instrumentation 9,2 pouces, banquette coulissante, clim auto bizone, toit panoramique, jantes 19 pouces, sièges avant chauffants.
  • Premium : Pro+ + phares Matrix LED, affichage tête-haute 10 pouces, système audio Beats, pompe à chaleur, chargeur embarqué 22 kW.
  • Launch Edition : Premium + peinture bicolore blanc/or exclusive, jantes 19 pouces spécifiques.
  • Brabus : Premium + volant en Alcantara, kit carrosserie et jantes spécifiques (et donc transmission intégrale).

Les prix

Les précommandes seront ouvertes le 18 octobre. Smart indique que les clients pourront « réserver, acheter, s’abonner ou louer une # 1 en quelques clics, sans contrat papier ».

Prix hors bonus.

  • Pro+ : 39 990 €
  • Premium : 43 490 €
  • Launch Edition : 44 790 €
  • Brabus : 47.490 €
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La BMW i4 descend en gamme avec un prix calé pour contrer la Tesla Model 3 https://www.automobile-propre.com/la-bmw-i4-descend-en-gamme-avec-un-prix-cale-pour-contrer-la-tesla-model-3/ Wed, 28 Sep 2022 08:06:19 +0000 Florent FERRIERE https://www.automobile-propre.com/?p=158128 ]]>

Avec sa nouvelle version eDrive35, l’i4 s’affiche à partir de 53 550 €, soit le prix de la Tesla Model 3 d’entrée de gamme.

Nouvelle version de base pour l’i4, la déclinaison électrique de la Série 4 Gran Coupé. L’eDrive35 reçoit un moteur, placé sur le train arrière, d’une puissance de 210 kW, soit 286 ch. Pour rappel, l’eDrive40 placée au-dessus annonce 340 ch. Si le bloc est « dégonflé », les performances restent bonnes, avec un 0 à 100 km/h expédié en 6 secondes.

Le changement est plus marqué du côté de la batterie. La capacité nette passe de 80,7 à 68,0 kWh. Logiquement, l’autonomie chute. Alors qu’elle est de 590 km avec la 40, la 35 peut faire 483 km avec une charge complète selon le cycle mixte WLTP. Le modèle limite la casse avec en version de base de plus petites jantes de 17 pouces.

Côté recharge, c’est jusqu’à 11 kW en courant alternatif et 180 kW en courant continu. L’équipement de série comprend les phares et feux LED, l’ensemble d’écrans incurvés avec la navigation, la caméra de recul ou encore la pompe à chaleur.

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Avec la finition de base, le prix est de 53 550 €. Soit 60 € de plus que le prix de base de la Tesla Model 3, qui a des caractéristiques assez proches, avec un 0 à 100 km/h réalisé en 6,1 secondes, avec 491 km d’autonomie (en jantes 19 pouces, et 510 km d’autonomie estimée avec les jantes 18 pouces, comme nous l’a précisé un lecteur). L’Américaine a une charge rapide 170 kW maxi. Elle profite du réseau de Superchargeurs, dont les prix ont grimpé. En face, la BMW offre un an de recharge sur le réseau Ionity.

On sent que la Tesla est la cible à abattre, car l’i4 a un prix de base inférieur au nouveau X1 électrique, pourtant plus compact et qui annonce 439 km d’autonomie. Face à la Model 3, l’i4 avance aussi une meilleure qualité de fabrication et un réseau BMW plus développé pour le SAV.

On note également que le prix de cette variante peut faire hésiter face à des modèles plus généralistes. Ainsi, la Kia EV6 propulsion 229 ch avec batterie 77,4 kWh et autonomie de 528 km commence à 51 990 € !

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Au Royaume-Uni, la charge rapide bientôt plus chère que le carburant ? https://www.automobile-propre.com/breves/au-royaume-uni-la-charge-rapide-bientot-plus-chere-que-le-carburant/ Wed, 28 Sep 2022 07:58:40 +0000 Emmanuel Touzot https://www.automobile-propre.com/?post_type=breves&p=157999 ]]>

En Angleterre comme ailleurs, depuis le début de la guerre en Ukraine, les prix de l’énergie explosent. L’électricité fait partie des énergies subissant le plus la crise, avec 42 % d’augmentation outre-Manche.

Le Royal Automobile Club révèle qu’en moyenne, charger une batterie de 64 kWh jusqu’à 80 % coûte 32,40 livres sterling. L’association britannique des constructeurs et promoteurs estime que cela représente 0,112 livre par kilomètre parcouru. En comparaison, un véhicule à essence coûte en moyenne 0,118 livre par kilomètre.

À noter toutefois qu’en Angleterre, les utilisateurs de véhicules électriques paient une TVA sur l’énergie. À l’inverse, des subventions gouvernementales ont permis de réduire les prix de l’essence. Si le gouvernement change les règles à ce niveau, l’écart se creusera à l’avenir.

De plus, le RAC précise que les usagers chargent davantage chez eux, et la taxe sur la charge à domicile n’est que de 5 %, et non de 20 % comme la charge rapide sur les bornes. Le RAC s’est joint à la campagne FairCharge pour faire baisser ces taux.

« L’adoption du véhicule est menacée », a déclaré Quentin Willson, fondateur de FairCharge. « Le gouvernement doit agir sur les coûts de la recharge, sur une taxe moins importante, et sur la construction d’infrastructures. S’ils n’agissent pas, ces années de promesses sur un avenir zéro émission, sur un air propre et sur une indépendance énergétique ne déboucheront sur rien. »

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BMW XM : la première M hybride est un pachyderme sur roues https://www.automobile-propre.com/bmw-xm-la-premiere-m-hybride-est-un-pachyderme-sur-roues/ Wed, 28 Sep 2022 06:50:45 +0000 Florent FERRIERE https://www.automobile-propre.com/?p=158103 ]]>

Motorsport fête ses 50 ans avec un modèle inédit, qui lui est propre. Le XM est aussi son premier véhicule électrifié. 

La XM est de retour ! Mais ce n’est plus une Citroën, c’est une BMW. X pour la famille de SUV de la marque bavaroise, M pour Motorsport, la division sportive. Particularité de ce modèle : il est exclusif à M. Cela n’était pas arrivé depuis la M1, un coupé sportif aux allures de concept-car apparu en 1978.

Le XM illustre donc à merveille le changement de siècle ! Le porte-drapeau sportif de BMW est un baroudeur, mais aussi un modèle électrifié. Le XM est ainsi la première BMW M branchée. Pour marquer les esprits, et sûrement s’acheter une légitimité sportive, la puissance est record sur une M de série : 748 ch. Cette puissance correspond toutefois à un modèle « Label RED » qui sera disponible fin 2023. Pour le lancement, le XM annonce déjà 653 ch.

Le modèle est un hybride rechargeable. Mais si la nouvelle Classe C 63 AMG, aussi plug-in, annonce 680 ch avec en base un quatre cylindres essence 2.0, il y a ici un V8 4,4 litres biturbo, de 489 ch (ce sera 585 ch pour le Label Red). Il est associé à un bloc électrique de 197 ch intégré à la boîte de vitesses 8 rapports. Le couple maxi est de 800 Nm. Malgré un gabarit XXL (5,11 mètres de longueur) et un poids de pachyderme, le XM arrive à passer de 0 à 100 km/h en 4,3 secondes.

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Le XM est doté d’une grosse batterie lithium-ion de 25,7 kWh (capacité utile, recharge en courant alternatif jusqu’à 7,4 kW). Le modèle peut faire un peu plus de 80 km en mode électrique, jusqu’à 140 km/h. Il y a bien sûr en série une transmission intégrale, dont les réglages favorisent l’arrière. La dotation de base comprend également les quatre roues directrices et la stabilisation active du roulis. De quoi apporter un peu d’agilité à un véhicule qui pèse 2,7 tonnes.

Si la fiche technique envoie du lourd, le design aussi. Le XM ne fait pas dans la finesse. Pas surprenant quand on connaît les dernières productions de BMW. D’autant qu’il fallait pousser le curseur plus loin encore pour séduire la clientèle bling-bling visée par l’engin. Au point que le modèle présenté ose de nombreuses touches dorées, notamment sur la surprenante baguette latérale, qui surligne le vitrage puis s’en détache pour parcourir les portes.

À l’avant, les haricots sont évidemment énormes, avec un double contour, dont un est lumineux. Le regard est original : il y a une fine signature lumineuse, tandis que les optiques principales sont cachées dans le bouclier. À l’arrière, il y a des feux en 3D, la fine bande rouge se détachant de la carrosserie. Le diffuseur intègre quatre sorties d’échappement, en deux groupes verticaux. Clin d’œil à la M1 : il y a deux logos BMW en haut de la lunette.

À l’intérieur, on retrouve l’ensemble d’écrans incurvés vus sur l’iX (12,3 et 14,9 pouces). Les habillages également ne sont pas sans évoquer le SUV électrique, on a sur ce XM de présentation une partie de l’habillage avec un cuir marron d’aspect vintage. Il est associé à du bleu pétrole. Il y aura bien sûr d’autres configurations ! Des éléments sont réalisés en fibre de carbone, y compris les palettes de passage des rapports.

Le prix est à la mesure du véhicule : énorme, à 175 000 €.

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Fisker a des vues sur l’Inde, et voudrait y produire la Pear https://www.automobile-propre.com/breves/fisker-a-des-vue-sur-linde-et-voudrait-y-produire-la-pear/ Wed, 28 Sep 2022 06:20:41 +0000 Gautier Bottet https://www.automobile-propre.com/?post_type=breves&p=157998 ]]>

Aujourd’hui, tout reste à faire pour le passage du marché indien à l’électrique. Que ce soit en offre comme en infrastructure. Mais le gouvernement souhaite atteindre 30 % des ventes en électrique d’ici à 2030. À cette échéance, cela pourrait représenter près de 2 millions de voitures électriques chaque année… Un potentiel dont compte bien profiter Fisker alors que la Chine se ferme visiblement aux constructeurs étrangers sur le marché de l’électrique.

Rien n’est toutefois encore acté puisque l’entreprise du designer américano-danois semble à la recherche d’un partenaire local. En effet, les taxes d’importation sur les voitures particulières en Inde sont de 100 %. Une barrière fiscale qui explique que même les constructeurs premium comme Audi, BMW, Mercedes ou Land Rover assemblent leurs véhicules sur place.

Production de la Fisker Pear en Inde

La production locale s’impose. Surtout si comme Fisker on cible les segments de prix moyens et non pas le très haut de gamme. Sachant que les coûts d’implantation d’une usine se chiffrent en centaines de millions d’euros, Fisker souhaite privilégier la piste d’un partenaire plutôt que de construire sa propre usine. Une solution déjà adoptée pour l’Europe ou l’Amérique du Nord, avec Magna et Foxconn.

C’est la Fisker Pear qui serait le fer de lance de la marque en Inde. La compacte électrique pourrait y viser un prix inférieur à 20 000 $, pour des ventes annuelles qui pourraient atteindre 50 000 unités.

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Opel Astra GSe : l’hybride rechargeable gentiment sportive https://www.automobile-propre.com/opel-astra-gse-lhybride-rechargeable-gentiment-sportive/ Tue, 27 Sep 2022 22:05:19 +0000 Florent FERRIERE https://www.automobile-propre.com/?p=157971 ]]>

Le sport est de retour dans la gamme Astra grâce à l’hybride rechargeable. L’ensemble essence et électricité développe 225 ch.

Deux semaines après l’annonce du retour du sigle GSe, voici les premiers modèles qui arborent ce badge, qui signifie maintenant « Grand Sport électrique ». Il s’agit des nouvelles Astra, en berline et en break. Opel explique que cette sous-marque signe des modèles « dynamiques et électrifiés ».

Par « dynamiques », comprenez qu’il y a bien plus de muscle, ce n’est pas juste du look, mais sans tomber dans la sportive débridée. GSe prend ainsi la relève de GSi… laissant une place à un éventuel retour d’OPC au-dessus.

L’Astra GSe est hybride rechargeable, avec une puissance de 225 ch. Cette puissance avait déjà été promise lors du lancement du modèle mi-2021, en plus de la version plug-in 180 ch, déjà disponible. On s’attendait donc à davantage pour ce modèle, d’autant que sur la cousine technique Peugeot 308, la variante rechargeable de 225 ch n’est pas vendue comme une sportive ! Dans le reste du groupe, il existe par exemple une configuration plug-in traction de 250 ch. Opel ne donne pas encore de chiffres pour les performances de ces GSe. Rien n’est dit non plus sur la batterie.

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La marque a heureusement revu d’autres éléments pour donner un aspect plus dynamique au comportement routier. Le châssis a des réglages spécifiques, la voiture est abaissée de 10 mm. La direction a un calibrage plus direct. Les amortisseurs à bain d’huile des suspensions avant et arrière disposent de lois spécialement adaptées à une conduite plus dynamique, même si Opel assure que le confort n’est pas sacrifié. L’ESP a un seuil d’activation retardé.

 

Côté look, c’est subtil, mais de bon goût. Le bouclier avant a été modifié avec un nouveau masque noir autour de la prise d’air, qui fait ainsi un lien avec le logement des antibrouillards. Ces Astra reçoivent d’inédites jantes de 18 pouces, inspirées par celles du concept Manta GSe. Sur les modèles de présentation, les logos, le toit et les rétros sont peints en noir. À bord, les sièges sont habillés d’Alcantara.

La date de commercialisation n’a pas été précisée.

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H2X Warrego, le pick-up à hydrogène australien bientôt en Europe https://www.automobile-propre.com/h2x-warrego-le-pick-up-a-hydrogene-australien-bientot-en-europe/ Tue, 27 Sep 2022 19:07:10 +0000 Gautier Bottet https://www.automobile-propre.com/?post_type=breves&p=158014 ]]>

La start-up australienne H2X finalise la mise au point de son pick-up électrique. Mais le Warrego pourrait finalement débuter sa carrière commerciale en Europe et non pas aux antipodes.

Sur le sixième continent, l’électrique et l’hydrogène sont aussi à l’ordre du jour. H2X prépare depuis plusieurs années son arrivée sur le marché des utilitaires électriques, avec, pour premier modèle, le pick-up Warrego. Impossible de cacher qu’il est directement basé sur un des pick-up les plus vendus en Australie, le Ford Ranger en version à cabine approfondie. Pour des raisons aisément compréhensibles, le lancement prévu en 2021 a été retardé. Surtout, il ne devrait pas se faire en Australie. La start-up estime en effet que l’infrastructure d’approvisionnement en hydrogène n’est pas assez développée dans le pays. Dommage de s’en rendre compte si tard.

C’est donc vers l’Europe que se tourne H2X. Le Warrego y subit actuellement des tests en vue de son homologation sur notre continent. Il serait le premier pick-up doté d’une pile à hydrogène du marché. Pour éviter un bilan carbone catastrophique (un Ranger assemblé en Thaïlande qui voyage vers l’Australie pour être équipé d’une pile à combustible, avant de revenir vers l’Europe), H2X prévoit de produire son pick-up en Europe, puis en Australie.

La motorisation électrique de 220 kW entraîne les 4 roues. La pile à combustible développe 60 kW et charge la batterie en vitesse stabilisée, ou vient alimenter les moteurs en charge. L’hydrogène est stocké dans des réservoirs en carbone à une pression de 700 bars. La capacité de 9,3 kg doit permettre une autonomie de 750 km.

Les fourgons comme cible

Ce pick-up est en réalité un laboratoire roulant pour l’entreprise. S’il sera bel et bien produit et livré, la véritable ambition de H2X est la mise en production de son fourgon baptisé Darling. Avec ses faux airs de Ford Transit Custom ayant fauté avec un Volkswagen ID.Buzz, il sera aussi décliné en version de transport de personnes, pour des usages de taxi. Sa sortie est prévue en 2024. Par la suite, H2X envisage un bus, un camion et des usages stationnaires de ses piles à combustible.

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SSC SC-01, la Lancia Stratos électrique chinoise, soutenue par Xiaomi https://www.automobile-propre.com/ssc-sc-01-la-lancia-stratos-electrique-chinoise-soutenue-par-xiaomi/ Tue, 27 Sep 2022 18:04:12 +0000 Gautier Bottet https://www.automobile-propre.com/?p=157874 ]]>

L’Europe n’a pas réussi à donner naissance à une vraie descendante à la Lancia Stratos. Viendra-t-elle de Chine ? C’est en tout cas le pari de la start-up Smart Sports Car financée en partie par Xiaomi.

SSC, ou Smart Sports Car (non qui risque de fâcher l’américain SSC qui a lui-même débuté sur un conflit de nom avec Shelby) est donc une toute nouvelle start-up chinoise. Encore une. On pourrait d’emblée se dire qu’elle ne durera pas et que cette petite sportive ne touchera jamais réellement la route. Sauf qu’elle compte quand même des pointures à son capital, dont Xiaomi.

La Lancia Stratos électrique, mais abordable

Le mythe de la Stratos n’a jamais été exploité par Lancia depuis l’arrêt de sa production en 1978. Et pour cause. Durant ses dernières années, la marque italienne était concentrée sur le luxe, laissant le sport à Alfa Romeo. Les plans de relance ne laissent pas non plus de place à cet héritage. En 2005, un projet de « nouvelle Stratos » a été lancé par Fenomenon, et a mené à la production par MAT de 25 unités sur base de Ferrari 430 en 2018.

Sans le déclarer officiellement, la nouvelle sportive électrique chinoise ne peut renier son ascendance avec la mythique Lancia Stratos. Si le lien reste invisible à l’avant, la SC-01 tire indéniablement son inspiration de la Lancia Stratos sur son profil avec son pare-brise panoramique ou le lien entre la porte et le pied B. À l’arrière également, les optiques circulaires donnent le ton, même si on se passe ici des persiennes. Au-delà du style qui s’inspire sans réussir à convaincre réellement (tout le monde ne s’appelle pas Gandini), l’attitude sur la route n’est pas tout à fait la même. On est désormais au ras du sol, là où la Stratos semblait plus haute en raison de ses origines de voiture de rallye. En matière de proportion, SSC a néanmoins réussi à maintenir l’esprit de compacité de l’époque avec 4,09 m de long, 1,82 m de large et seulement 1,16 m de haut.

Pour parvenir à cette hauteur réduite, le pack de batterie n’est clairement pas sous le plancher, mais derrière les sièges. La capacité n’est pas précisée, mais l’autonomie est annoncée à 500 km en cycle NEDC (environ 400 en WLTP ?). Malgré ce lest à l’arrière, le constructeur a maintenu le poids de son engin à seulement 1 300 kg. Avec 435 ch et 435 Nm, le 0 à 100 km/h serait accompli en 3,9 s. Pas un record, mais plus qu’appréciable pour une auto qui s’affiche en Chine à 300 000 RMB (43 600 €). Elle sera commercialisée cet automne en Chine, mais aussi au Japon. Son arrivée en Europe n’est pas encore planifiée.

L’intérieur de la voiture n’a pas encore été montré, mais on nous promet une ergonomie simplifiée, qui ne fait pas tout passer par l’écran et laisse la place à des commandes physiques…

Pas une BYD

Voici quelques jours, nous nous faisions l’écho d’une photographie d’un prototype surpris en Chine et censé être celui d’une future sportive signée BYD. À la découverte des photos de cette SSC SC-01, on se rend rapidement compte que ce prototype était justement cette sportive, en non pas une BYD… Cela dit, le géant de l’électrique chinois prépare bel et bien une sportive pour sa future marque haut de gamme.

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Stellantis veut aider les conducteurs Uber à passer à l’électrique https://www.automobile-propre.com/stellantis-veut-aider-les-conducteurs-uber-a-passer-a-lelectrique/ Tue, 27 Sep 2022 17:00:18 +0000 Florent FERRIERE https://www.automobile-propre.com/?p=158016 ]]>

Free2Move vient de signer un partenariat avec Uber pour accélérer le passage à l’électrique des chauffeurs en France.

En 2030, Uber bannira le thermique sur sa plate-forme. Et l’entreprise a un autre objectif ambitieux : convertir la moitié des véhicules au 100 % électrique dès 2025. De quoi aiguiser l’appétit des constructeurs, cette transformation accélérée étant un beau vivier de clients potentiels.

Dans ce contexte, Stellantis vient ainsi de signer un partenariat avec Uber France. Ou plus précisément Free2Move, la marque du groupe dédiée aux nouvelles formes de mobilité et d’acquisition des véhicules. Pour répondre aux besoins des chauffeurs, Free2Move a ainsi différentes options de location comme le crédit-bail, LLD ou la souscription mensuelle.

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Free2Move promet des « offres exclusives » sur une sélection de véhicules électriques issus des marques Stellantis. Chez Opel, il y a le Mokka-e, le Combo-e Life, le Zafira-e Life ou encore le Vivaro-e. Chez Peugeot, il y a le e-2008, le e-Rifter et le e-Traveller. Et chez Citroën, il y a la ë-C4, le ë-Berlingo et le ë-SpaceTourer. À cela va s’ajouter la nouvelle ë-C4 X, la version à coffre de la C4, idéalement taillée pour les VTC, qui aiment encore les berlines.

Grâce au partenariat, le chauffeur qui vient échanger son diesel contre un électrique profite directement de la contribution financière mise en place par Uber pour accélérer l’électrification de son parc. Le partenariat permet aussi aux clients de profiter de journées de tests et de démonstration dédiées aux chauffeurs VTC.

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Essai – Citroën Ami Buggy : la petite sans permis qui fait tourner les têtes https://www.automobile-propre.com/essai-citroen-ami-buggy-la-petite-sans-permis-qui-fait-tourner-les-tetes/ Tue, 27 Sep 2022 16:00:29 +0000 Nass Mohamed https://www.automobile-propre.com/?p=157938 ]]>

Citroën Ami Buggy

Vous vous souvenez du concept My Ami Buggy ? La petite aventurière est finalement bien plus sage que prévu, et on est allé l’essayer. Prise en main express de la Citroën Ami Buggy.

C’était en décembre 2021. Citroën nous présentait un concept ambitieux : une version baroudeuse de sa petite Ami. Le petit quadricycle sans permis est désormais réalité, dans une version évidemment plus sobre, mais tout aussi curieuse. Direction Le Touquet pour essayer la Citroën Ami Buggy.

Citroën Ami Buggy côté look : « wow comme j’aimerais l’avoir »

Retour quelques mois plus tôt. L’équipe d’Automobile Propre découvrait une version particulièrement ambitieuse et rafraîchissante de l’Ami, elle qui est pourtant si sage d’habitude. Pour rappel, le concept My Ami Buggy ne faisait aucune concession. Gros pneus « mud », pare-buffle, grilles de protection pour les phares, barres de toit, barre LED… Un parfait condensé de buggy. Homologation oblige, le modèle de série repose les pieds sur terre, à défaut de vraiment pouvoir y mettre les roues. Sans surprise, la « vraie » Citroën Ami Buggy est beaucoup plus sobre, mais conserve les couleurs du concept. Nous retrouvons ainsi la carrosserie kaki (teintée masse), et les touches jaune « Citric Yellow » entre les clignotants avant. Un jaune également présent sur les scratches de la toile supérieure, les poignées intérieures (sangles), et les surpiqûres des sièges. Moins « flashy » que le concept, l’Ami reste dans le ton.

Citroën opte pour une peinture dorée sur les jantes, pour compenser l’absence des roues « off-road » du concept. Le rendu reste globalement très réussi, mais on regrette tout de même la simplicité des portières. Celles-ci prennent la forme de petits portillons mécaniques façon entrée de magasin/parc d’attractions. Si elles collent au design, elles restent moins funky qu’on l’espérait. En revanche, force est de constater que cela n’entrave en rien le capital sympathie de la Citroën Ami Buggy. Impossible de s’arrêter plus d’une minute sans attirer les curieux ! « Wow comme j’aimerais l’avoir », « on peut l’acheter ? Je vous la prends tout de suite ! », « j’adore, vous la vendez ? ». Et ce ne sont là que trois parmi plus d’une vingtaine de passants séduits ! Côté look, c’est réussi. On évitera tout de même de sortir sous la pluie avec, pour des raisons évidentes…

Vie à bord : on ne peut plus simple

Le poste de conduite de la Citroën Ami Buggy est des plus familiers. Un volant, deux pédales, un petit compteur, et la boîte de vitesses à gauche du siège. Tout comme le modèle standard, l’Ami Buggy est parfaitement simple et efficace. Il suffit d’attacher sa ceinture et c’est parti. On aurait tout de même aimé plus de jaune, en plus des petits supports modulables du tableau de bord. On pense notamment à la petite trousse magnétique au centre du volant, vue sur le concept. Le designer est d’accord, mais nous indique qu’il aurait fallu a minima retravailler le volant. Le genre de modifications coûteuses qui se répercutent sur le prix final, à éviter. Pour le reste, le véhicule est à la hauteur de ses ambitions. Accessible, simple à prendre en main, idéal pour se déplacer en ville. N’oublions pas le stationnement et les demi-tours, les doigts dans le nez.

Performances et comportement : c’est une Ami

Vous l’aurez compris, la Citroën Ami Buggy capitalise exclusivement sur le look. Sous sa plastique en édition spéciale, le véhicule conserve la même base technique. Un moteur électrique de 6 kW, et une batterie de 5,5 kWh. De quoi atteindre 45 km/h pour environ 75 km d’autonomie. De quoi se démarquer tout en restant abordable à partir de 14 ans avec le BSR. Aucun changement non plus en matière de comportement routier. L’Ami Buggy atteint rapidement les 45 km/h, et peut compter sur le même freinage que la Peugeot 208. À l’avant en tout cas, puisqu’elle en reprend les plaquettes. Le freinage est toujours confié à des tambours à l’arrière. Et c’est plus que suffisant et sécurisant pour ce type de véhicule. Seule ombre au tableau : les inévitables bruits métalliques en roulant, liés aux portillons.

Citroën Amy Buggy : elle va vous coûter cher !

Très cher. Car voilà, la Citroën Ami Buggy est issue d’une « Ultra Limited Edition » produite à seulement 50 exemplaires numérotés. Et tous sont partis en à peine 17 minutes ! De notre côté, nous avons eu droit à quelques unités bonus produites pour le constructeur. Pour vous en procurer une, il faudra vous tourner vers les vendeurs peu scrupuleux (ou malins, c’est selon) en ligne. Des propriétaires qui y ont vu une belle opportunité, puisqu’ils l’affichent à près de 25 000 €. Rien que ça. Une sacrée pirouette, quand on sait son prix initial : 9 790 €. Pour rappel, la Citroën Ami standard s’échange contre 7 790 €. Les plus courageux pourront toujours opter pour un covering kaki et des décorations Citric Yellow…

La voiture sans permis en jette pas mal !

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Au diable l’efficience, Mercedes va sortir son 4×4 Classe G en électrique https://www.automobile-propre.com/breves/au-diable-lefficience-mercedes-va-sortir-son-4x4-classe-g-en-electrique/ Tue, 27 Sep 2022 14:50:52 +0000 Emmanuel Touzot https://www.automobile-propre.com/?post_type=breves&p=157899 ]]>

On savait déjà que le futur Mercedes Classe G embarquerait une nouvelle génération de batteries. Mais depuis le concept, rien n’avait filtré sur une possible date de sortie du 4×4 électrique.

Ola Källenius, le PDG de la marque allemande, a confirmé que la sortie du Classe G moderne aurait lieu en 2024. Il reconnaît toutefois qu’il y a eu des hésitations pour garder ou non le 4×4 dans la gamme. En effet, son profil peu aérodynamique et son probable poids ne sont pas dans l’air du temps. Cependant, le modèle a sa place, comme l’explique le patron de Mercedes.

« Par le passé, il y a eu des discussions pour savoir si l’on devait éliminer le modèle », précise Källenius. « De la manière dont je vois les choses maintenant, je dirais que la dernière Mercedes à être produite sera un Classe G. »

Une des questions qui se pose est de savoir si le Mercedes Classe G gardera son mythique nom. Dans le cas contraire, il pourrait adopter la nomenclature des modèles électriques de la marque et s’appeler EQG. Le concept portait en tout cas ce nom. Il ne serait pas surprenant que la version de série le prenne également.

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V2G : Volkswagen s’associe à un gestionnaire de réseau électrique https://www.automobile-propre.com/v2g-volkswagen-sassocie-a-un-gestionnaire-de-reseau-electrique/ Tue, 27 Sep 2022 13:34:15 +0000 Florent FERRIERE https://www.automobile-propre.com/?p=157867 ]]>

Volkswagen veut développer le V2G, le « Vehicle-to-grid » : la voiture est intégrée au réseau électrique, sa batterie étant utilisée pour stocker de l’énergie.

Connaissez-vous le V2G ? Cela signifie « Vehicule-to-grid », soit du véhicule vers le réseau électrique dans la langue de Molière. Avec cette technologie, l’énergie présente dans la batterie de la voiture peut être renvoyée dans le réseau. Plutôt intéressant dans le contexte actuel de tension du réseau.

Volkswagen veut développer son usage. Elli, sa filiale qui s’occupe des activités liées à la recharge en Europe, vient par exemple de signer un protocole d’accord avec le groupe Elia, gestionnaire du réseau de transport d’électricité à haute tension en Belgique. Le partenariat vise à mieux intégrer les voitures au sein des réseaux électriques.

Comme le résume Elke Temme, patron d’Elli, le système a un triple avantage. Déjà, il permet de mieux stocker des énergies renouvelables qui ne peuvent être produites sur demande (le solaire par exemple). Ensuite, les voitures aident à stabiliser le réseau électrique. Enfin, les propriétaires des autos peuvent en faire une source de revenus. La batterie peut ainsi créer de la valeur.

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Le patron du groupe Elia, Chris Peeters, juge ainsi qu’il est important que les constructeurs et les fournisseurs d’électricité s’associent sur fond d’explosion des ventes de véhicules électriques. Les deux parties prévoient ainsi de « mettre en place des activités conjointes afin de parvenir à leur objectif commun de valorisation des atouts de l’intégration des véhicules électriques au sein des réseaux électriques », chacun apportant ses compétences.

Il est par exemple question de prix avantageux pour inciter les conducteurs à charger et « décharger » au bon moment, mais aussi d’aspects plus techniques, par exemple l’utilisation des données des véhicules électriques. Assurément, d’autres partenariats de ce type suivront pour VW en Europe.

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Vers une année 2022 record pour les ventes de voitures électriques https://www.automobile-propre.com/breves/vers-une-annee-2022-record-pour-les-ventes-de-voitures-electriques/ Tue, 27 Sep 2022 11:54:29 +0000 Emmanuel Touzot https://www.automobile-propre.com/?post_type=breves&p=157989 ]]>

Dans son analyse des divers secteurs pour réduire les émissions polluantes, l’IEA a fait le point sur la voiture électrique. Selon les prévisions de l’agence, l’année 2022 représentera la meilleure à l’échelle mondiale pour les ventes de « zéro émission ».

Avec une hausse de 75 % des ventes au premier trimestre, la production actuelle devrait permettre d’accélérer le rythme. Les différentes pénuries qui touchent l’industrie automobile n’inverseront certainement pas la dynamique.

Il se pourrait ainsi qu’en fin d’année, les voitures électriques représentent 13 % des ventes de véhicules légers. Ce serait une progression par rapport aux 9 % que cela représentait en 2021. Et ce serait surtout en phase avec les résultats que nous connaissons déjà.

Cependant, l’International Energy Agency confirme les problématiques variées qui touchent l’industrie des voitures électriques. Selon cette organisation, les limitations se situeront au niveau des infrastructures de recharge, et au niveau du réseau électrique.

De plus, elle conseille de diminuer le prix des véhicules « zéro émission », qui est toujours un obstacle à l’adoption massive de l’électrique. L’agence soulève ces deux points comme raisons à une adoption lente de la voiture électrique dans les pays en développement.

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La vérité sur la recharge et l’autonomie en voiture électrique https://www.automobile-propre.com/recharge-et-autonomie-en-voiture-electrique-petit-guide-a-lattention-des-sceptiques/ Tue, 27 Sep 2022 09:00:56 +0000 Eric Dupin https://www.automobile-propre.com/?p=157845 ]]>

Tesla IonityUne station Tesla et Ionity le 30 juillet 2022 à 8 h du matin, jour de plus gros rush de vacances d’été (photo Éric Dupin)

Vous êtes tenté par le passage à l’électrique, mais vous hésitez encore un peu ? Voici ce qu’il faut vraiment savoir sur l’autonomie et la recharge.

Il existe deux types d’électromobilistes. Ceux qui ont franchi le pas, et ceux qui voudraient bien, mais qui hésitent encore.

L’écrasante majorité de ceux qui roulent aujourd’hui en électrique ne reviendraient au thermique pour rien au monde, mais peinent parfois encore à convaincre leur entourage. Et si ceux qui veulent sincèrement passer à l’électrique ne le font pas encore, c’est souvent pour un ensemble de freins où le rationnel et le légitime le disputent aux préjugés et aux fausses informations qui circulent toujours sur le sujet. Il suffit de lire les contre-vérités énoncées doctement sur les réseaux sociaux (LinkedIn en tête pour une fois) par des experts autoproclamés pour comprendre l’immensité de la tâche.

Voici un petit mémento à l’usage de ceux qui souhaitent promouvoir le passage à l’électrique dans leur entourage et à ceux qui se tâtent encore, mais ne demandent qu’à être convaincus.

Non, il ne faut pas 10 heures pour faire Paris-Lyon en voiture électrique

Il y a deux façons de parcourir un trajet comme celui de Paris à Lyon (ou vice-versa) en voiture électrique, ce trajet étant donné à titre d’exemple, mais pouvant être transposé à tout périple entre deux destinations distantes d’un peu moins de 500 kilomètres. Soit vous décidez de prendre les chemins buissonniers et vous allez vous régaler à découvrir des départementales désertes qui sinuent à travers des paysages souvent superbes.

Dans ce cas de figure, étant donné les limitations de vitesse entre 80 et 90 km/h à peu près partout en Europe sur le réseau secondaire, il se pourrait que, selon votre modèle, si vous partez avec une batterie chargée à 100 %, vous n’ayez même pas besoin de recharger en route. Aujourd’hui, hormis les petites citadines, la plupart des voitures électriques « routières » annoncent une autonomie WLTP de 450 à 600 kilomètres. Or, si la norme WLTP est sujette à caution quant à sa précision dans un usage mixte, il s’avère que sur route à 80/90 elle est parfaitement réaliste, à condition que la température ne soit pas polaire. Bon, dans ce cas d’usage, il faudra compter environ 8 heures pour faire un Paris-Lyon, charge comprise si elle est nécessaire, pendant laquelle vous en profiterez pour vous restaurer. D’ailleurs il se peut que la recharge (jusqu’à 80 % comme conseillé) soit finie avant que vous ayez attaqué le dessert.

Si vous décidez de prendre l’autoroute sur tout le trajet, il vous faudra probablement effectuer une recharge après 300 à 350 km, même si votre auto annonce fièrement tenir 500 km avec une seule charge. L’autonomie WLTP n’étant pas du tout réaliste à 130 km/h. Dans ce cas, une halte d’environ 40 minutes ou deux d’environ 20 minutes selon la voiture seront nécessaires. C’est par exemple ce qu’indique le planificateur d’itinéraire Chargemap avec une VW ID.3, avec 20 % de batterie à l’arrivée. Profitez-en là aussi pour combiner vos arrêts-recharge avec des pauses-repas-café-pipi et vous ne vous en apercevrez même pas. Dans ce cas de figure, comptez un peu plus de 5 h pour effectuer le trajet. Soit pratiquement le même temps qu’en thermique.

Oui, une autonomie de 350 kilomètres est suffisante (dans la grande majorité des cas)

Le débat sur l’autonomie vs la vitesse de charge vs la densité des points de recharge est, semble-t-il, en train d’être tranché en faveur du dernier paramètre, à savoir le maillage des réseaux. Bien sûr, il est toujours rassurant de disposer d’une très grosse autonomie, mais les arguments en faveur de ce critère sont de plus en plus maigres, voire contestables. D’une part parce qu’une grosse batterie suppose beaucoup de poids mort en supplément, une auto plus chère, plus lourde, moins agile, et plus consommatrice en termes d’énergie, mais également d’usure des pièces censées supporter ce poids (pneumatiques, amortisseurs, freins…). Au final, une auto moins « écologique ». La tendance est aujourd’hui à travailler davantage sur l’efficience, et notamment l’aérodynamique et le poids et, surtout, de pouvoir compter sur un maillage très dense du réseau de recharge (ce qui n’est pas forcément très écologique non plus, il faut l’admettre). Aujourd’hui, entre Ionity, Fastned, Tesla, TotalEnergies et les autres en cours, sur notre fameux trajet Paris-Lyon par autoroute, les possibilités de recharge haut débit sont déjà très nombreuses dans les deux sens, et permettent de quoi alimenter sa voiture tous les 250 kilomètres environ.

C’est peut-être un peu moins évident si vous décidez d’éviter l’autoroute, mais il suffit alors d’utiliser un bon planificateur d’itinéraire comme celui de Chargemap ou ABRP, et le tour est joué. Au pire, vous devrez stopper sur une station avec des bornes de moindre débit, mais même avec seulement 22 kW vous devriez quand même récupérer environ 140 km en une petite heure, de quoi largement finir le trajet si nécessaire. Là encore, le temps d’une halte repas.

De toute façon, si on est encore loin des 100 000 points de recharge promis par le gouvernement à fin 2021, le déploiement connaît une accélération vertigineuse depuis quelques mois puisque nous sommes passés de 57 732 points en mars 2022 à 69 428 points de recharge ouverts au public fin août 2022, soit une évolution de +50 % de leur nombre en un an.

D’autre part, à mi-2022, 60 % des aires de service autoroutières sont désormais équipées en bornes de recharge rapide pour un total de 800 points de recharge, un chiffre qui a doublé en une année. Si les opérateurs suivent leur feuille de route, la totalité des stations d’autoroute seront équipées de bornes haut débit fin 2022.

Il suffit d’ailleurs de suivre certains groupes sur les réseaux sociaux et plus particulièrement cette carte qui recense en temps réel les constructions et ouvertures de points de recharge des différents opérateurs pour comprendre que cela progresse vite, très vite.

Oui on peut recharger le temps d’un café et repartir pour 200 km

Prenons le cas d’une voiture électrique « moyenne » comme la Kia Niro EV, qui n’est pas réputée être un foudre de guerre en termes de vitesse de recharge. Si vous vous arrêtez chez Ionity, Tesla ou Fastned pour recharger, il vous faudra moins 25 minutes pour charger de 20 à 65 %, soit récupérer de quoi parcourir 207 km. Alors ces sauts de puce vous paraissent peut-être un peu fastidieux si vous ne l’avez jamais fait, mais c’est un cas un peu exceptionnel, car généralement on recharge de 20 à 80 %, ce qui certes dure un peu plus longtemps, mais permet de récupérer environ 280 km, sachant qu’il faut beaucoup moins longtemps avec une voiture acceptant les charges rapides. Sachez par exemple que dans les mêmes conditions, il faudra moins de 12 minutes pour récupérer la même dose avec une Kia EV6 et… 9 minutes avec une Tesla Model 3 Grande Autonomie. À peine le temps de trouver la monnaie pour un café et d’y tremper son Speculoos. Et puis bon, il est recommandé de faire une pause toutes les deux heures, on ne le dira jamais assez, question de sécurité et de santé.

Non les stations de recharge ne sont pas saturées

C’est un point sensible, on ne va pas se mentir. Mais la surcharge des stations de recharge (haha), si elle est une réalité probablement pendant les quelques jours de grandes migrations dans l’année (départs en vacances d’été, ponts et week-ends prolongés), reste pour le moment un épiphénomène. Certes très désagréable, voire quelque peu anxiogène, mais rare. Et contournable si l’on a la possibilité de choisir ses horaires. Si vous partez tôt le matin et que vous avez une recharge à faire, il y a de fortes chances pour qu’une station soit très peu fréquentée avant 9 heures ou après 15 heures, alors qu’elle pourrait être saturée à l’heure du déjeuner. Cela dépend également des stations et de leur configuration. Avec Tesla – dont certains Superchargeurs sont désormais ouverts à toutes les marques – vous avez peu de risques de faire la queue vu le nombre moyen de stèles par station, nombre en augmentation constante puisque certains Superchargeurs affichent désormais entre 20 et 30 bornes ! Ce sera plus délicat chez un Ionity, dont le nombre moyen de bornes par station est plutôt situé entre 5 et 6. Alors oui, clairement, il se peut que vous ayez à attendre un peu, mais cela restera extrêmement ponctuel, et l’attente ne devrait pas être très longue puisque sur les bornes à haut débit le temps de recharge moyen se situe aux alentours de 20 minutes.

Domicile, lieu de travail, à destination… Les points de charge se multiplient et se diversifient

Bien sûr, la recharge ce n’est pas que sur la route lors de grands déplacements. C’est aussi la recharge au quotidien ou à la semaine pour les déplacements de tous les jours. Là c’est à la fois plus simple et plus compliqué. Plus simple car, hormis quelques exceptions, la distance moyenne quotidienne parcourue par un automobiliste français serait de 36 kilomètres, même s’il faut prendre ce chiffre avec prudence, car il peut varier selon les sources. Avec une auto disposant d’une autonomie de 350 kilomètres, et un usage urbain et périurbain, cela représente une recharge par semaine environ. Là aussi, les solutions se multiplient, entre recharge à domicile et recharge sur le lieu de travail. Bon, je décris là un cas de figure idéal, car dans la pratique seulement 55 % des Français vivent en habitat individuel, et rares sont ceux qui ont la chance de disposer d’une place de parking, a fortiori avec borne de recharge, sur leur lieu de travail. On sait aussi que le fameux « droit à la prise » en copropriété reste long et compliqué à faire appliquer, ce qui contribue à la persistance de zones blanches où la recharge est impossible. Ce qui pourrait au passage devenir un vrai sujet de rupture d’égalité devant l’électrification de la voiture individuelle. Une nouvelle forme de fracture sociale en quelque sorte, dont les politiques devraient sérieusement s’emparer avant que cela ne devienne trop criant.

Il y a aussi le cas des recharges à destination, en fort développement également, notamment dans les hôtels, les campings et dans un autre registre, sur les parkings de supermarché, ces acteurs ayant bien compris l’avantage concurrentiel qu’ils pouvaient retirer d’une telle prestation.

Reste la question du coût de la recharge à haut débit en voyage. C’est le sujet qui fait un peu grincer des dents depuis quelques semaines quand on voit l’augmentation folle des tarifs de l’électricité, comme nous l’avons évoqué en détail dans notre dernier podcast. Avec un prix du kWh qui peut pratiquement atteindre 1 euro (chez Allego par exemple), le coût au kilomètre en électrique peut rejoindre celui du thermique. Cela étant, tous les opérateurs n’ont pas encore répercuté ces hausses. C’est le cas d’Electra, qui propose encore un kWh à 0,44 €, ou Fastned à 0,59 €. Tesla a quant à lui vu ses tarifs pratiquement tripler en un peu plus de trois ans, passant de 0,24 à 0,69 €/kWh pour ses clients et 0,79 pour les clients non-Tesla. Ionity quant à lui ne bouge pas depuis sa dernière mise à jour, avec un kWh à 0,69 € également. Tous les tarifs indiqués ici s’entendent hors abonnement. Pour celles et ceux qui en revanche ont le privilège de pouvoir charger à domicile, le tarif reste encore très avantageux puisqu’il se situe à date à 0,184 1 €/kWh. Même avec une augmentation annoncée de 15 % début 2023, rouler en électrique en chargeant chez soi restera une très bonne affaire.

En conclusion

N’ayez pas peur ! Contrairement à ce qu’annoncent régulièrement les Cassandre des réseaux sociaux, rouler en électrique devient de plus en plus facile, voire banal. Il suffit de faire une petite mise à jour de son cerveau d’automobiliste et d’un peu de préparation (on parle de 30 secondes, le temps de rentrer son trajet sur un planificateur), et toutes les contraintes disparaissent. Il ne reste alors que du plaisir.

À nous (vous) de le faire savoir.

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CATL envisage un service d’échange de batterie en Europe https://www.automobile-propre.com/breves/catl-envisage-un-service-dechange-de-batterie-en-europe/ Tue, 27 Sep 2022 07:39:37 +0000 Gautier Bottet https://www.automobile-propre.com/?post_type=breves&p=157856 ]]>

Le nombre de modèles compatibles avec des systèmes d’échanges de batteries continue à croître en Chine. Nio a longtemps été seul à promouvoir l’idée auprès du grand public, mais d’autres y viennent comme SAIC ou FAW. En tant que numéro un chinois des batteries, CATL est naturellement bien présent sur le terrain. En Europe, le principe est encore « terra incognita », si l’on exclut la brève expérience Better Place… et Nio s’apprête à déployer son réseau.

CATL semble donc lui aussi s’intéresser à l’implantation d’un tel réseau en Europe, alors qu’il se prépare à installer sa troisième usine sur notre continent. Au contraire de Nio, le réseau CATL serait multimarque. Reste à trouver les partenaires. Le groupe chinois indique avoir engagé des discussions avec plusieurs constructeurs sur ce sujet. Il est déjà fournisseur de batteries pour Volkswagen, BMW, Mercedes ou Stellantis…

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Pour se lancer en Europe, le groupe chinois songe surtout à son système Evogo. Rappelons qu’il s’agit d’un système de batterie modulaire qui permet de disposer dans son véhicule de 1 à 3 modules de batterie, selon son besoin. On circule ainsi au quotidien avec 1 ou 2 modules et une voiture plus légère, et on passe temporairement à 3 modules pour les vacances ou un grand déplacement professionnel. Les premières stations Evogo ont ouvert leurs portes en Chine. Pour le moment, un unique véhicule est compatible, le monospace Bestune NAT (groupe FAW), surtout destiné aux usages de VTC ou taxi. Mais CATL souhaite faire d’Evogo un service ouvert au grand public.

Rappelons aussi que CATL est partenaire de la nouvelle solution d’échange de batterie de SAIC, qui sera bientôt compatible avec les modèles MG… Un réseau d’échange CATL/SAIC pourrait-il venir encore renforcer l’attractivité des MG en Europe ?

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Pour sa nouvelle ère électrique, Citroën ressort un vieux logo https://www.automobile-propre.com/pour-sa-nouvelle-ere-electrique-citroen-ressort-un-vieux-logo/ Tue, 27 Sep 2022 07:18:45 +0000 Florent FERRIERE https://www.automobile-propre.com/?p=157948 ]]>

Du neuf avec du vieux ! Le nouveau logo de Citroën est inspiré par le tout premier de la marque, née en 1919. Ces chevrons dans un ovale seront visibles en 2023 sur la nouvelle C3 électrique.

Événement chez Citroën. Le constructeur français dévoile une nouvelle identité de marque et un nouveau logo. La dernière grosse évolution pour l’emblème remonte à 2009. Si la firme reste évidemment fidèle à ses deux chevrons superposés, elle est allée chercher dans son passé pour les réinterpréter.

Citroën est même allé à ses débuts, puisque ce nouveau logo est très proche du premier adopté par André Citroën en 1919. Ce dernier avait été « inspiré par le succès de sa première entreprise de métallurgie qui produisait des systèmes d’engrenages en forme de chevrons ». Le constructeur ouvre le début d’une « nouvelle ère moderne » avec un bon goût de nostalgie !

Le logo s’accompagne d’une nouvelle typographie pour le monogramme Citroën et de nouveaux codes colorés. Parmi les teintes utilisées, le bleu Monte-Carlo, vu sur des véhicules emblématiques comme la 2CV ou la DS, et qui sera bientôt de retour dans la gamme.

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Selon les mots de la marque, avec cette nouvelle identité, « Citroën illustre sa volonté d’accélérer sa mission vers une mobilité électrique abordable ». Il peut donc sembler paradoxal que cette nouvelle ère soit symbolisée par un vieux logo ! Mais pour Citroën, c’est logique : le constructeur veut revenir à la promesse d’origine d’André Citroën, celle d’offrir une mobilité abordable et innovante pour tous.

L’un des premiers modèles de série à recevoir le nouveau logo sera ainsi la prochaine génération de C3, dont une version spécifique aura pour mission de rendre la voiture électrique accessible. Ce sera la réponse de Citroën à la Dacia Spring. Il faudra toutefois attendre fin 2023 pour la voir. Avant cela, le logo sera inauguré par un concept, que vous découvrirez bientôt en détail sur Automobile Propre.

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Désinformation et menaces de mort : la saga du Faraday Future FF91 continue https://www.automobile-propre.com/desinformation-et-menaces-de-mort-la-saga-du-faraday-future-ff91-continue/ Tue, 27 Sep 2022 06:30:59 +0000 Emmanuel Touzot https://www.automobile-propre.com/?p=157843 ]]>

La folle genèse du Faraday Future continue de proposer son lot de rebondissements. Malgré tout, la production approche pour le SUV électrique.

Les problèmes de liquidités de Faraday Future ont longtemps posé problème pour produire le FF91. Après un énième report en juillet, la marque se voulait confiante le mois dernier, grâce à une levée de fonds.

Cependant, la production du véhicule semble se rapprocher, puisque celui-ci a désormais reçu son homologation. Selon le cycle américain EPA, le SUV électrique proposera une autonomie de 613 kilomètres. À noter que le WLTP européen est souvent plus strict, mais son autonomie sur notre marché devrait avoisiner les 600 km.

« C’est un grand pas pour que nos voitures arrivent dans les mains de nos clients », a déclaré le PDG, Carsten Breitfeld. « Cela confirme ce que nous savions. Le FF91 sera à la pointe de son segment, et le premier véhicule électrique haut de gamme, haute performance, de luxe et intelligent. Il remettra à plat les attentes des clients, à la fois pour la conduite et l’expérience passager. »

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La fin des ennuis et d’une saga incroyable ?

Rarement un constructeur aura connu une histoire aussi rocambolesque avant même d’avoir commercialisé une voiture. Le constructeur a détaillé dans un communiqué les problèmes rencontrés pour réunir un budget suffisant.

La firme déplore une désinformation autour du projet et de ses cadres, qui se poursuit aujourd’hui. On apprend ainsi que certains d’entre eux ont reçu de graves menaces. Cela s’est fait autour de rumeurs prétendant que certains d’entre eux prévoyaient une faillite volontaire.

« Malheureusement, les efforts pour lever des fonds ont été impactés par une campagne de désinformation et des allégations sans fondements selon lesquelles certains directeurs complotent pour provoquer une banqueroute inutile, pour leurs gains personnels. Les menaces de procès ont escaladé vers des menaces de violence physique et même de mort. »

L’affaire ne devrait pas s’arrêter là, puisque Faraday Future a fait appel à plusieurs agences pour s’emparer de l’affaire. Le FBI, le département de la justice et la commission des échanges vont donc devoir traiter ce problème.

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Peugeot e-208 : un nouveau moteur et plus d’autonomie que la Zoé https://www.automobile-propre.com/peugeot-e-208-un-nouveau-moteur-et-plus-dautonomie/ Tue, 27 Sep 2022 06:01:54 +0000 Florent FERRIERE https://www.automobile-propre.com/?p=157942 ]]>

La 208 électrique change de moteur et de batterie. Elle annonce désormais une puissance de 156 ch et une autonomie de 400 km.

Avant de faire évoluer son look, courant 2023, la e-208 change de fiche technique. La version électrique de la petite Peugeot adopte un nouveau moteur, annoncé par les nouvelles e-308 et DS 3. Il s’agit d’un bloc fourni par Emotors, la coentreprise montée par PSA (avant la fusion avec Fiat) et le japonais Nidec. La puissance passe de 100 à 115 kW, soit de 136 à 156 ch. Le couple maxi est de 260 Nm.

La batterie, fonctionnant sous 400V, est aussi inédite. La capacité brute passe de 50 à 51 kWh. En net, elle passe de 46,2 à 48,1 kWh. L’autonomie va donc de nouveau progresser. Elle avait été améliorée de 22 km en 2021, soit 362 km, grâce à des optimisations, comme des pneus 16 pouces en classe A+, ou un rapport de démultiplication du réducteur. Grâce à la batterie plus grande, Peugeot promet maintenant environ 400 km (l’homologation est en cours). Soit un peu mieux que les 395 km de la Zoé.

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Peugeot met aussi en avant une consommation basse, de 12 kWh pour 100 km (la e-208 Like est annoncée actuellement sur le site de Peugeot à 14,2). Il n’y a pas de changement du côté de la recharge. En courant alternatif, c’est jusqu’à 7,4 kW en série et 11 kW en option. Pour la recharge rapide en courant continu, c’est jusqu’à 100 kW. Il est ainsi possible de passer de 20 % à 80 % de charge en moins de 25 min.

Peugeot annonce que cette nouvelle version « arrivera sur le marché au courant de l’année 2023 ».

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Témoignage : grosse déception à la livraison de son Kia Niro EV neuf ! https://www.automobile-propre.com/temoignage-grosse-deception-a-la-livraison-de-son-kia-niro-ev-neuf/ Mon, 26 Sep 2022 16:00:38 +0000 Philippe SCHWOERER https://www.automobile-propre.com/?p=157751 ]]>

Niro EV chez Kia Yffiniac

Pionnier parmi les pionniers en mobilité électrique et alternative, Laurent Méheut a commandé il y a environ 6 mois un Niro EV pour pouvoir tracter sa remorque de chantier et alimenter son outillage électroportatif avec la fonctionnalité V2L (Vehicule-to-Load), devenue V2D (Vehicule-to-Device) dans le langage Kia. Et c’est avec cette dernière que ça coince.

Pourquoi le V2L ?

Laurent Méheut est un véritable touche-à-tout dans les domaines de la mobilité durable, des énergies renouvelables, et du bâtiment. Souvenez-vous de son expérimentation du V2L pour alimenter un camion à pizzas en Normandie. En auto-entrepreneur, il restaure des maisons et des appartements.

Remorquer lui permet d’emmener pour cela tout le matériel nécessaire qu’il compte, lorsqu’il est électroportatif, brancher sur sa voiture électrique. Son souhait de disposer du V2D est également motivé par un usage ponctuel de secours en cas de coupure de courant chez lui. Il avait d’abord acheté un Kia EV6 et disposait bien de la possibilité d’alimenter jusqu’à une puissance de 3,6 kW environ les consommateurs électriques externes.

Laurent Méheut et son Kia Niro EV

Mais il s’est séparé de ce véhicule au bout de 6 mois, pour deux raisons. Tout d’abord parce que son épouse trouvait ce SUV trop gros. Ensuite, parce que l’engin apparaissait trop premium sur les chantiers. D’où son choix de passer à un Hyundai Kona ou à un Kia Niro. C’est finalement en finition d’entrée de gamme Motion, déjà très bien équipée, qu’il a signé pour ce dernier.

L’huile de friture…

Avec l’attelage en option, le Kia Niro EV Motion est revenu à Laurent Méheut à 30 500 euros. « C’est avec l’ancien prix, le bonus de 6 000 euros déduit, ainsi que les 2 500 euros de prime à la conversion en sacrifiant un Renault Espace 3 diesel de 1998 avec 240 000 km au compteur », précise-t-il.

« Je roule en électrique depuis les années 1990, d’abord avec une Microcar Lyra. Mais aussi depuis 17 ans à l’huile de friture à base de tournesol, colza et arachides, comme c’était le cas pour ce monospace et les 3 précédents. Je faisais la tournée des restaurants et reversais la collecte dans une cuve de 300 l pour décantage », précise-t-il.

Laurent Méheut et son Renault Espace à l'huile de friture

« Grâce à un filtre à tamis 60 microns qu’on trouver dans le commerce et à un petit flotteur, je récupérais le meilleur au-dessus en employant une centrale électrique. Pour l’hiver, j’installais sur mes Espace une pompe à gavage et un réchauffeur statodyne. L’huile de friture circulait ainsi dans un tube entouré d’une résistance chauffante externe, avec coupure automatique au-dessus d’une certaine température », détaille-t-il.

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… ce n’est pas fini

« Dans mon ancienne maison, j’ai également chauffé avec ces huiles pendant 15 ans en employant un brûleur polycombustible. Des tests de combustion ont été réalisés sur mon installation pendant 2 ans avec le Centre d’initiation aux énergies renouvelables (CIER), près de Vire (14), en partenariat avec l’Ademe », expose Laurent Méheut.

Plus de voiture diesel ni de chaudière fioul : est-ce pour autant la fin de l’huile de friture chez Laurent Méheut ? « Non, car j’ai en projet de me créer un groupe électrogène à partir d’un moteur de Mercedes W124. Les blocs diesel 2, 2,5 ou 3 litres sont les meilleurs du monde automobile pour une alimentation à l’huile de friture. Et ce, grâce à une pompe à injection qui s’y prête vraiment très bien », nous répond-il.

Installation pour rouler à l'huile de friture avec un Renault Espace 3

Nous étions à la concession Kia de Saint-Brieuc-Yffiniac lorsque l’auto-entrepreneur normand a fait l’échange entre son Renault Espace HVU (huile végétale usagée) et le Niro EV. L’odeur sous le capot, autour de l’ancien véhicule et à l’échappement est bien plus agréable que le gazole avec ce produit revalorisé en carburant. Pas d’émanations de graillon, mais juste de l’huile chaude de cuisine.

Pas comme l’EV6

Pour Laurent Méheut, la présence du V2L/V2D sur son Kia Niro EV neuf était une évidence. Au point qu’il n’a pas mentionné son besoin auprès du concessionnaire en commandant sa voiture. Pourquoi cette certitude ? Tout simplement parce que les EV6 ont toutes la fonctionnalité, que l’option ait été demandée ou pas. Il suffit d’avoir l’adaptateur pour l’exploiter.

C’est justement ce que notre interlocuteur comptait faire avec son nouvel engin. Il avait pour cela conservé de son EV6 la fameuse pièce en forme de crosse ou de pistolet. Ce qui était possible avec le gros SUV bardé de distinctions mondiales ne l’est pas avec le Niro électrique rafraîchi qui vient juste de s’ouvrir au V2L.

Frunk sur Kia Niro EV

« Nous avons effectué un essai à ce sujet pas plus tard que ce matin, à la suite d’une formation maison dont a bénéficié Nicolas Richard, notre technicien spécialisé. Nous ne savions pas auparavant qu’un calculateur V2D est installé spécifiquement pour les Niro commandés avec l’option », nous confirme Stéphane Linossier, à la tête du site.

Prévoir le V2D à l’achat du véhicule

En clair, pour bénéficier de la recharge bidirectionnelle sur un Kia Niro EV, il faut avoir choisi à la commande l’option V2D/Pompe à chaleur à 1 400 euros. Après, il ne sera plus possible de modifier le véhicule. Cette information, les concessionnaires ne l’ont officiellement reçue que ce lundi 26 septembre 2022, par une circulaire interne. « Ce n’est pas un simple paramétrage ou un relais à changer ou à ajouter, mais tout le calculateur sous le frunk qui est spécifique. C’est une pièce qui coûte de l’ordre de 10 000 euros », souligne Nicolas Richard.

Laurent Méheut encaisse l’information comme il le peut. C’est tout son projet qui est remis en cause. De son côté, Stéphane Linossier a compris de suite le malaise dont il n’est aucunement responsable. Quelle solution pour l’auto-entrepreneur ? La plus évidente serait qu’il conserve 1 an son Niro neuf afin d’en commander un autre avec l’option V2D tout en conservant le bénéfice du bonus gouvernemental et éventuellement profiter d’une nouvelle prime à la conversion en sacrifiant un autre véhicule thermique qui entre dans ce cadre.

Laurent Méheut et son Kia Niro EV

« Je n’ai pas dit mon dernier mot. Je vais creuser pour essayer de trouver une solution plus souple », assure le responsable de la concession. Son expérience le pousse parfois à envisager les solutions qui ne sont pas encore connues.

Adaptation

Les imprévus et les changements de cap, Stéphane Linossier connaît ça très bien dans le cadre de la gestion de son établissement. Il a déjà dû faire face à un manque de voitures disponibles chez le constructeur, ce qui explique que les abords de la concession sont bien vides aujourd’hui, si l’on compare avec une précédente interview de lui.

« Pour un site comme le nôtre, et indépendamment de la motorisation, il nous faudrait une quarantaine de voitures à disposition. Nous n’en avons que 7 aujourd’hui », confie-t-il. « Le seul Niro électrique que nous avons en présentation, c’est un client qui nous le laisse quelques jours avec courtoisie. Le Niro EV est un modèle qui rencontre beaucoup de succès. Lors de notre soirée de découverte il y a quelques jours, nous avons accueilli 137 clients. Le nouveau Niro se vend désormais mieux que l’EV6 », témoigne-t-il.

Kia EV6

Le département des Côtes-d’Armor est toujours en vigilance sécheresse. Certains modèles en exposition ne sont plus très rutilants. D’où cette affichette au ton humoristique : « Derrière la poussière se cache un magnifique Kia EV6 ». Afin d’économiser l’énergie dans l’attente d’un hiver incertain à ce niveau, tous les spots sont éteints. De l’adaptation, toujours de l’adaptation.

Du changement dans l’équipe

L’arrivée des voitures électrifiées qui demandent moins d’entretien n’a pas pour autant mis le personnel de la concession au chômage. « Nous avons pas mal de travaux de carrosserie, de montages d’attelage. Et puis il y a ce report sur les ventes de véhicules d’occasion que nous révisons au préalable », commente Stéphane Linossier.

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Ce dernier continue même ses projets d’embauche. « Nous formons actuellement Antoine en alternance d’un BTS CCST, ce qui signifie “Conseil et commercialisation de solutions techniques”. Il apprend avec nous à être vendeur en automobiles, et j’espère bien l’embaucher à l’issue de sa formation », confirme-t-il. Et ce n’est pas tout, puisque Laurent Méheut est passé par le bureau de Laurent Rousseau avant de recevoir les clés de son Niro EV.

Chez Kia Yffiniac

« Il est notre assistant administratif et livraison, ou encore expert produit. C’est un ancien moniteur d’auto-école. Concernant l’administratif, il se charge des démarches pour les factures et les cartes grises. Et lorsqu’il y a une livraison de voiture hybride ou électrique, il prend le temps de faire de la pédagogie avec les clients au sujet de la recharge à domicile, de l’offre Kia Charge et donne des conseils d’utilisation », développe Stéphane Linossier.

Remise des clés

Laurent Rousseau connaît bien la mobilité électrique : « J’ai commencé il y a quelques années en achetant une Nissan Leaf. Puis je suis passé à la Tesla Model 3, avant de craquer pour un Porsche Taycan. Ma femme roule en Kia e-Soul ». Au moment de la remise des clés, le conseiller fait le tour des équipements fournis avec le véhicule. Et notamment des câbles de recharge. On s’aperçoit que la section de celui avec connecteur Type 2 côté borne est plus importante : « C’est pour mieux supporter le 11 kW AC ».

Comparaison de câbles T2

Avec un Kia e-Soul, nous avons accompagné Laurent Méheut jusque chez lui, à une cinquantaine de km. Ce qui nous a permis de comparer les consommations, avec pas mal de voies à 110 km avalées à la vitesse maximum : 16,2 kWh/100 km pour le Niro EV neuf, contre 14,5 kWh/100 km avec le e-Soul de fin 2020.

Cette différence s’explique très bien. Une surconsommation est généralement observée sur les 2 000 premiers kilomètres d’un véhicule électrique à peine sorti d’usine, notamment en raison des pneumatiques. Elle peut effectivement être de l’ordre de 2 kWh aux 100 km. Et puis les Niro EV et e-Soul ne sont pas tout à fait les mêmes voitures.

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Au bout de 50 km

Nous voulions aussi connaître les impressions de Laurent Méheut après ses premiers kilomètres en Kia Niro EV. « Avec les 204 chevaux, ça change du Renault Espace. Mais j’ai surtout pu apprécier la baisse du couple sur ce véhicule. On pouvait avoir des ruptures d’adhérence avec l’ancien modèle que j’ai pu conduire. Le potentiel d’accélération est toujours là, mais c’est plus linéaire et ça accroche beaucoup mieux », rapporte-t-il.

« Les nouveaux pneus Continental apparaissent plus silencieux. Ils sont d’ailleurs faits pour ça. En plus, ils sont neufs. Quoi qu’il en soit, la tenue de route est excellente et les aides à la conduite réagissent très bien », complète-t-il.

A l'intérieur d'un Kia Niro EV

« J’apprécie vraiment de retrouver un tableau de bord et une présentation générale de l’instrumentation à la façon du Kia EV6. Et puis la garantie sur 7 ans donne vraiment confiance », conclut-il.

Qui veut acheter un Kia EV6 GT ?

Aujourd’hui, Stéphane Linossier espère qu’un amateur de Kia EV6 GT poussera la porte de sa concession. Pourquoi ce souhait ? « Ce modèle est désormais disponible. Mais nous ne pouvons pas actuellement en avoir un exemplaire en concession tant que nous n’avons pas un acheteur. Nous avons hâte ici de découvrir cette voiture et de la montrer à des prospects », justifie le responsable de l’établissement.

Remise de clé chez Kia Yffiniac

Automobile Propre et moi-même remercions pour leur accueil, leur disponibilité et leur confiance Laurent Méheut qui avait envie que nous soyons présents à la livraison de son véhicule, Stéphane Linossier qui se montre toujours ouvert à cela, ainsi que Laurent Rousseau, Nicolas Richard, Antoine et le reste du personnel de la concession.

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Ikea promet le zéro émission sur l’ensemble de sa flotte en 2040 https://www.automobile-propre.com/breves/ikea-promet-le-zero-emission-sur-lensemble-de-sa-flotte-en-2040/ Mon, 26 Sep 2022 14:26:52 +0000 Emmanuel Touzot https://www.automobile-propre.com/?post_type=breves&p=157835 ]]>

Comme de nombreuses entreprises commerciales mondiales, Ikea possède une flotte très importante. Que ce soit pour les acheminements en magasins ou les livraisons clients, la firme utilise de nombreux véhicules offrant d’importantes charges.

Dans le but d’avoir une flotte plus propre, Ikea a signé l’EV100+ aux côtés d’Unilever ou encore DPD. Cet engagement verra l’entreprise suédoise utiliser uniquement des véhicules électriques dès 2040. Cette initiative provient de l’organisation à but non lucratif The Climate Group.

« La clé pour accélérer le déploiement des camions à émission zéro est de collaborer en toute confiance avec l’ensemble de l’industrie du transport et de clarifier la direction à prendre », a déclaré Elisabeth Munck af Rosenschöld, responsable du développement durable chez IKEA Supply.

« L’électrification des transports joue un rôle important dans l’élimination progressive des combustibles fossiles dans la chaîne d’approvisionnement IKEA. Nous rejoignons EV100+ pour amplifier le mouvement vers le transport durable. C’est urgent et faisable. »

Comme pour de nombreuses entreprises, le transport est l’un des postes les plus polluants chez Ikea. La multinationale fait en effet deux millions d’expéditions par an, et vise donc une réduction de leurs émissions.

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Budget 2023 : la Dacia Spring va-t-elle être privée de bonus écologique ? https://www.automobile-propre.com/budget-2023-la-dacia-spring-va-t-elle-etre-privee-de-bonus-ecologique/ Mon, 26 Sep 2022 12:50:11 +0000 Florent FERRIERE https://www.automobile-propre.com/?p=157831 ]]>

Le ministre de l’Économie a annoncé que le bonus baisserait l’année prochaine. Des critères plus stricts sur l’origine des voitures pourraient être ajoutés. 

Ce 26 septembre, le gouvernement a présenté le projet de loi de finances (PLF) 2023. La transition écologique y tient une bonne place. L’exécutif va ainsi continuer à soutenir financièrement le « verdissement » du parc automobile. Sur ce point, un budget de 1,3 milliard d’euros est prévu.

Toutefois, les montants du bonus écologique vont baisser. Ce n’est pas une surprise. C’était prévu à l’origine pour le 1er juillet 2022. Mais le gouvernement a prolongé de six mois les aides en vigueur depuis le 1er juillet 2021. Bruno Le Maire a ainsi confirmé que le bonus maximal passerait de 6 000 € à 5 000 € en 2023. Le ministre de l’Économie n’est pas entré dans les détails du barème, mais ce devrait être la fin du bonus sur les hybrides rechargeables.

En revanche, lors de son discours de présentation du PLF, il a sous-entendu que des critères pourraient être ajoutés à propos de l’origine des véhicules électriques. Il a ainsi fait référence aux États-Unis, sur le point de mettre en place des aides à l’achat pour les véhicules électriques produits aux USA.

Bruno Le Maire a déclaré : « Nous devons garantir à nos concitoyens que notre bonus ira à des véhicules produits sur le territoire européen ou strictement conformes aux nouveaux standards environnementaux ». Le ministre joue donc la carte d’un protectionnisme très large !

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Déjà parce que les règles européennes ne peuvent laisser passer un bonus qui ne concernerait que les voitures made in France. Et surtout parce que les marques françaises, notamment du côté de Stellantis, ne produisent pas toutes leurs autos électriques dans l’Hexagone. La Peugeot e-208, électrique la plus vendue en France, vient de Slovaquie.

L’idée semble être donc de viser les USA, en réponse au bonus made in Joe Biden…, et la Chine. Ce week-end, Le Parisien évoquait déjà la piste d’aides à l’achat mieux ciblées pour « éviter de financer des véhicules chinois ». L’Empire du Milieu commence à faire trembler l’industrie automobile européenne. MG vient ainsi de frapper fort avec sa MG4, nettement moins chère que les véhicules européens.

Reste que bloquer l’attribution du bonus à des véhicules électriques parce qu’ils sont made in China, c’est compliqué : cela touche par exemple la Dacia Spring, un produit du groupe Renault… et qui a le mérite d’être l’auto électrique quatre portes et quatre places la moins chère chez nous. En clair, elle participe grandement à la démocratisation de la voiture électrique !

On comprend alors la formule très évasive du ministre, qui dit que le bonus « ira à des véhicules produits sur le territoire européen ou strictement conformes aux nouveaux standards environnementaux ». Si l’idée fait son chemin, on sent que cela ne va pas exclure grand monde !

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Nouvelle DS 3 E-Tense : qu’est ce qui change pour le petit SUV électrique ? https://www.automobile-propre.com/nouvelle-ds-3-e-tense-quest-ce-qui-change-pour-le-petit-suv-electrique/ Mon, 26 Sep 2022 12:00:23 +0000 Florent FERRIERE https://www.automobile-propre.com/?p=157803 ]]>

Petit lifting pour le DS 3 Crossback, qui s’appelle désormais DS 3. La version électrique change de moteur et de batterie.

La DS 3 est de retour ! Comme son grand frère DS 7, le petit SUV de DS abandonne le suffixe Crossback à l’occasion de son restylage. Une mise à jour plutôt légère d’un point de vue esthétique. Certains penseront que le modèle n’avait pas besoin d’une chirurgie lourde, d’autres avanceront que DS ne voulait pas trop investir dans un véhicule dont les ventes sont loin du niveau espéré.

DS a ainsi revu le visage sans toucher au capot, à la découpe des phares ou aux ailes. Mais la « nouvelle DS 3 » a un air plus affirmé grâce à une calandre élargie, à l’aspect plus anguleux, et des feux de jour plus épais et verticaux. Les phares LED de série dès le niveau de base ont un nouvel habillage en trois modules. Le chrome se fait nettement moins présent.

Le reste du véhicule évolue par toutes petites touches. Un œil expert remarquera le nouveau monogramme DS Automobiles sur le jonc entre les feux. Le nuancier intègre deux nouvelles teintes, le Gris Laqué et le Rouge Diva, ce dernier étant une teinte tricouche. Il y a aussi de nouvelles jantes, dont des 18 pouces inédites pour la version électrique, chaussées de pneus « Tail & Narrow Classe A+ ».

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Dans l’habitacle, le volant est revu pour regrouper les commandes d’aides à la conduite et les touches pour l’infodivertissement. Dès la base, il y a un écran tactile 10,3 pouces, avec le nouveau DS Iris System. Le conducteur peut personnaliser l’écran, divisé en 12 zones, avec des widgets de taille variable. Une commande vocale est aussi incluse. Le restylage s’accompagne d’évolutions sur les selleries, avec notamment de nouveaux sièges en cuir grainé Noir Basalte.

Le plus intéressant est en fait dans les entrailles. La version électrique E-Tense est revue avec une toute nouvelle fiche technique. Elle abandonne le bloc de 100 kW pour un nouveau moteur de 115 kW, soit 156 ch. Issu d’une collaboration entre PSA et le japonais Nidec, celui-ci est fabriqué en France (usine de Trémery-Metz).

La batterie change également (elle est aussi made in France, assemblée à Poissy). Elle a une capacité de 54 kWh (50,8 kWh utiles). Elle est dotée d’une régulation thermique par circulation de liquide. L’autonomie progresse fortement, passant de 341 à 402 km selon le cycle mixte WLTP.

De série, la charge va jusqu’à 100 kW en courant continu (0 à 80 % en 25 minutes) et 11 kW en courant alternatif (0 à 100 % en 5 heures). DS annonce une consommation de 12,6 kWh pour 100 km. La marque a notamment procédé à une optimisation aérodynamique de la face avant. Les versions avec jantes 17 et 18 pouces Tail & Narrow sont abaissées de 10 mm. Le modèle reçoit une pompe à chaleur.

Les carnets de commandes de cette nouvelle DS 3 seront ouverts dès le 27 septembre. Le prix de base de l’électrique est de 41 700 €.

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Présentation vidéo – à la découverte du Volkswagen Gen.Travel : prenez la voiture électrique plutôt que l’avion https://www.automobile-propre.com/avec-le-volkswagen-gen-travel-prenez-la-voiture-electrique-plutot-que-lavion/ Mon, 26 Sep 2022 08:55:01 +0000 Florent FERRIERE https://www.automobile-propre.com/?p=157605 ]]>

 

Le Gen.Travel est une navette électrique totalement autonome. Selon le groupe Volkswagen, cette auto peut remplacer l’avion sur les courts trajets.

Attention, soyons précis : ceci n’est pas une Volkswagen. Ce concept-car ne porte pas le logo de la marque allemande, il est présenté sous le nom du groupe. Cette étude de style montre ainsi la vision de la mobilité du futur pour l’ensemble des marques de VW.

Cette mobilité du futur est bien sûr électrique, même si les détails techniques du Gen.Travel ne sont pas connus. L’important ici, c’est l’aspect autonome, et les perspectives que cela donne pour la conception des voitures de la prochaine décennie.

Avec une silhouette à mi-chemin entre la berline et le monospace, le Gen.Travel est pensé comme une navette autonome. Selon le groupe VW, elle se posera en alternative aux avions court-courriers. L’avantage de la voiture est de faire un trajet porte-à-porte, sans passer par un aéroport. Le véhicule peut fonctionner en convoi.

Le Gen.Travel peut embarquer quatre personnes dans un habitacle baigné de lumière. La partie supérieure est une bulle de verre, qui semble posée sur le reste de la carrosserie. Les passagers vont donc profiter pleinement de la vue pendant un trajet où ils n’ont pas à se soucier de la conduite.

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Ce concept promet en effet une conduite autonome de niveau 5, le niveau le plus élevé. Il n’y a ainsi pas de volant ni de pédale à l’intérieur. On profite alors pleinement du trajet pour se détendre, se reposer… ou travailler, puisqu’une table peut se déplier au centre pour une configuration « business ». 

Une configuration nuit permet de transformer deux sièges en lit. Un système d’éclairage intégré va jouer sur la production de mélatonine des occupants, pour les aider à s’endormir et se réveiller. L’accès se fait par deux grandes portes papillon. Pour assurer le confort, le modèle reçoit une suspension intelligente qui va prendre en compte les mouvements engendrés par l’accélération, le freinage, les virages…

Cet engin futuriste sera dévoilé pour la première fois en France, à l’occasion du Concours d’élégance de Chantilly, le dimanche 25 septembre (où il y aura aussi la Renault 5 Turbo 3E).

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Polestar interpelle les autres constructeurs automobiles pour leur inaction face au changement climatique https://www.automobile-propre.com/polestar-interpelle-les-autres-constructeurs-automobiles-pour-leur-inaction-face-au-changement-climatique/ Mon, 26 Sep 2022 08:25:50 +0000 Pierre Desjardins https://www.automobile-propre.com/?p=157801 ]]>

Polestar n’est visiblement pas là pour se faire des amis parmi les constructeurs automobiles, les montrant du doigt à la veille de la Cop27 pour les sommer de s’engager véritablement contre le dérèglement climatique.

L’année dernière, juste avant l’ouverture de la COP26 à Glasgow, en Écosse, Polestar mettait en ligne un clip, court mais particulièrement efficace, dans lequel la marque suédoise, née en 1996 puis rachetée en 2015 par Volvo, proposait de littéralement graver dans un bloc de granite toutes les propositions des constructeurs automobiles présentées lors du Transport Day, le jour qui leur était consacré, afin de réduire à néant les émissions de leur production. Un objectif qui nécessiterait « un engagement, de l’ambition et de l’action, mais surtout une responsabilité ». D’où l’inscription dans la pierre, la façon pérenne par excellence pour établir un plan et des buts et revenir plus tard pour constater si on a suivi le premier et atteint les seconds. Et, comme il faut montrer l’exemple quand on demande des comptes, Polestar annonce vouloir atteindre la neutralité climatique d’ici à 2030.

Un an plus tard, le constat fait par Polestar dans une deuxième vidéo est cependant bien amer. Son titre ? Un douloureux « Silence gravé dans la roche ». « Parmi les centaines de marques automobiles à travers le monde, seule une poignée était prête à s’investir dans des mesures nécessaires ne serait-ce que pour atteindre le minimum ». Le bloc de granite est donc resté désespérément vierge.

Au mois de novembre prochain, à la COP27 cette fois-ci à Sharm-el-Sheikh, en Égypte, Polestar estime toutefois que ses confrères auront une deuxième chance pour prendre des engagements fermes et concrets et ressort son cube de pierre nue, espérant cette fois-ci qu’il deviendra enfin une « motivation pour faire mieux, une source d’inspiration pour remplir le vide ».

Évidemment que l’on peut voir dans cette démarche de Polestar, qui va être enfin distribué en France après ses déboires avec Citroën, une façon de se placer soi-même comme une référence dans le domaine de la durabilité en allant jusqu’à distribuer les bons et les mauvais points. Une forme de publicité sur le dos des copains alors que, soyons honnêtes, personne n’est irréprochable, et surtout pas une marque qui produit la totalité de ses véhicules en Chine. Mais c’est une vision partagée par Thomas Ingenlath, son patron, qui ne mâche pas ses mots au point de sembler sortir de la sphère purement commerciale. « Il est clair que nous sommes fatigués de ces réunions pour le climat », dit-il, « Mais les entreprises et les consommateurs peuvent devenir l’antidote. Si l’on n’écrit pas les lois, nous avons le pouvoir d’agir maintenant et de provoquer un véritable changement. Nous avons une responsabilité et c’est à nous d’envoyer un signal pour montrer que nous sommes prêts. »

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Ingenlath va plus loin encore, réclamant un arrêt global anticipé des véhicules thermiques. « Seulement 1,5 % des voitures en circulation aujourd’hui dans le monde est électrique, il est clair que nous sommes dans une bulle du VE et non un raz de marée. Cette décennie est critique pour ne pas dépasser les objectifs des accords de Paris. Nous avons besoin que les gouvernements mènent la charge avec des réglementations fortes, à la fois sur l’infrastructure et pour maîtriser les prix de l’électricité, afin que les consommateurs puissent passer sereinement à l’électricité, et, plus important encore, que les constructeurs automobiles agissent dès à présent et n’attendent plus passivement les changements politiques. »

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Voitures électriques : les loueurs accélèrent ! https://www.automobile-propre.com/voitures-electriques-les-loueurs-accelerent/ Mon, 26 Sep 2022 06:10:05 +0000 Michaël Torregrossa https://www.automobile-propre.com/?p=157716 ]]>

À quelques jours d’intervalle, Sixt et Hertz ont annoncé de nouveaux plans massifs d’acquisition de véhicules électriques.

S’il a mis un certain temps à démarrer, le marché de la voiture électrique est en passe d’exploser chez les loueurs. Quasi inexistantes il y a quelques années, les voitures électriques investissent peu à peu les agences de location et tout porte à croire que les choses sont en train de s’accélérer…

70 à 90 % de véhicules à faibles émissions chez Sixt d’ici à 2030

Déjà considéré comme l’un des pionniers de la location de voitures électriques, Sixt change de dimension avec un nouveau plan visant à accélérer ses déploiements sur le Vieux Continent. En incluant l’électrique, l’hybride rechargeable et l’hybridation légère, le loueur vise une flotte de 70 à 90 % électrifiée en Europe d’ici à fin 2030.

Pour développer son offre « faibles émissions », Sixt travaillera avec différentes marques allant de Renault, Peugeot ou Opel pour ses modèles « grand public » à Tesla, Audi et BMW pour sa gamme premium. D’ici fin 2022, le catalogue du loueur comptera une vingtaine de modèles électriques et hybrides rechargeables. Sans donner de détails de répartition entre les différentes technologies, Sixt projette que les véhicules à faibles émissions représenteront 12 à 15 % de sa flotte d’ici à fin 2023.

En parallèle, l’entreprise compte investir dans les infrastructures de recharge. Une enveloppe de 50 millions d’euros sera allouée pour équiper les agences. L’expérience client sera également revue. Intégrée à l’application Sixt, la nouvelle offre Sixt Charge permettra aux clients de l’entreprise d’accéder à quelque 300 000 points de charge publics à travers l’Europe.

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Hertz signe avec General Motors

Chez Hertz, les gigacommandes s’enchaînent. Après avoir passé des accords pour l’achat de 100 000 Tesla et 65 000 Polestar, le loueur vient d’officialiser l’acquisition de 175 000 véhicules électriques à l’américain General Motors.

Chevrolet, Buick, GMC, Cadillac… la quasi-totalité des marques du groupe est concernée. Étalées jusqu’en 2027, les livraisons commenceront l’an prochain avec la Bolt et l’EUV, deux modèles commercialisés par Chevrolet.

Avec cette nouvelle commande, Hertz devrait rapidement s’imposer comme le plus gros loueur de voitures électriques au monde. D’ici à fin 2024, sa flotte devrait compter un quart de véhicules 100 % électriques. Une transition impressionnante !

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Dérivée de la Bolt, la Chevrolet EUV sera l’un des premiers modèles issus de l’accord conclu entre Hertz et GM à être livré

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