Automatique ou manuel, le système de régénération embarqué à bord du futur Audi e-tron permettra d’augmenter jusqu’à 30 % l’autonomie.

Annonce après annonce, Audi poursuit sa communication autour de son futur SUV électrique. Après avoir donné quelques indications quant à son autonomie et confirmé sa date de présentation officielle, la marque aux anneaux vient de révéler les détails des fonctionnalités de régénération de son premier modèle électrique.

Tournée sur les célèbres reliefs vallonnés de Pikes Peak, la dernière vidéo du constructeur laisse entrevoir la présence de deux modes de récupération : le premier automatique et le second manuel. Dans ce dernier mode, le conducteur peut choisir parmi trois niveaux de régénérations via un système de palette au volant pour régler à sa convenance l’intensité du frein moteur.

Sur le plan technique, Audi annonce avoir travaillé sur un système électrohydraulique reliant la pédale de frein au système de récupération pour augmenter la pression sur ce dernier et multiplier l’effet et les performances en régénération. Un dispositif complété par l’assistant prédictif qui, lors de la conduite, s’appuie sur les données de navigation et le régulateur de vitesse pour anticiper les phases de régénération.

En pratique, Audi indique pouvoir augmenter l’autonomie de 30 % grâce au dispositif qui, s’appuyant sur les deux motorisations électriques, annonce pouvoir développer jusqu’à 220 kW et 330 Nm dans ses phases de régénération.

A Pikes Peak, Audi a pu tester son dispositif sur 31 kilomètres de descente avec un dénivelé de 1900 mètres. Selon le constructeur, chaque kilomètre parcouru a permis de générer environ un kilomètre d’autonomie.

Jusqu’à 408 chevaux en mode boost

Au-delà des informations liées au système de récupération, le dernier communiqué d’Audi donne également plus de détails quant aux performances chiffrées du SUV.

Assemblés depuis peu à Györ, en Hongrie, les deux moteurs électriques cumulent jusqu’à 360 chevaux de puissance et 561 Nm de couple. Des valeurs maximales qu’ils sont capables de délivrer pendant 60 secondes et qui sont complétées par une fonction « boost ». Limitée à 8 secondes, celle-ci permettra de porter temporairement la puissance à 408 chevaux (300 kW) et 664 Nm, soit moins que les 503 ch et 800 Nm annoncés sur le concept d’origine, révélé en 2015 à Francfort. De quoi autoriser un 0 à 100 km/h franchi en moins de six secondes et une vitesse de pointe de l’ordre de 200 km/h.

Côté batterie, pas encore d’indication quant à la capacité embarquée mais une valeur théorique annoncée à 400 kilomètres en cycle WLTP. Une donnée que le constructeur garde sans doute pour le 17 septembre prochain, date à laquelle l’Audi e-tron sera officiellement révélé dans sa version définitive.

 

Quels modes de régénération pour l’Audi e-tron ?
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