Analyses

Espionnage Renault : Qui espionne sa voiture électrique ?

Espionnage renault voiture electrique

Alors que les deux premières Fluence ZE viennent de sortir des chaînes de l’usine turque de Renault, le constructeur défraie la chronique avec une histoire d’espionnage industriel visant son programme de véhicules électriques.

Espionnage chez Renault

3 cadres de haut niveau ont été mis à pied suite à des soupçons de diffusion d’informations touchant au programme de véhicules électriques de Renault. Selon des sources proches du dossier, ces personnes sont en charge du pilotage des avant-projets du constructeur et du véhicule. L’un de ces cadres figure même dans le comité de direction du groupe, chapeauté directement par Carlos Ghosn.

L’affaire a été révélée lundi, et les cadres ont été mis à pied le même jour. Pourtant, l’entreprise a indiqué avoir été alertée fin août 2010, et a mené une enquête interne. Elle affirme désormais avoir en sa possession des éléments de preuves suffisants pour prendre cette décision importante, estimant qu’il s’agit de faits « très graves ».

Des cadres proches du dossier voitures électriques

Même si Renault tient à protéger l’anonymat de ces 3 salariés, des noms circulent dans la presse et sur les blogs. Ainsi, il s’agirait de Jean-Michel Balthazard, le directeur « amont et projet », Bertrand Rochette, le responsable des avant-projet et Matthieu Tenenbaum, le n°2 du projet des voitures électriques, qu’Automobile Propre a d’ailleurs rencontré à plusieurs reprises.

« Sur un plan juridique, nous sommes en train d’étudier toutes les options qui conduiront inévitablement à un dépôt de plainte », a indiqué le directeur juridique du groupe, Christian Husson. Il faut dire que si la justice ne donne pas raison à Renault, ces 3 cadres auront été « traînés dans la boue » avec du pain sur la planche pour laver leur « e-reputation ».

Mais le constructeur n’est pas le seul à réagir. Selon le journal Le Monde, le ministre de l’industrie a par ailleurs déclaré avoir « demandé à l’administration de Bercy de bien vouloir renforcer les obligations de protection des entreprises industrielles qui demandent l’aide de l’Etat, qui nous demandent une contribution financière pour innover ».

À qui profite cet espionnage de Renault ?

Reste à savoir quelles sont les informations qui ont été dévoilées, et surtout à qui profite cet espionnage industriel. Le Figaro Eco cite des sources qui estiment que c’est la conception du moteur électrique et la structure des batteries pour les modèles électriques d’après 2012 qui pourraient être visés.

Selon des sources internes, Renault soupçonnerait un acteur chinois, de même que les services secrets français qui ont lancé une enquête.

Il faut dire que Renault-Nissan a investi près de 4 milliards d’euros dans son programme électrique. Le groupe aurait déposé 56 brevets sur la voiture électrique, alors 34 dépôts sont imminents et que 115 autres sont en cours d’analyse (Le Figaro).

On imagine donc aisément la portée des informations qui ont pu être divulguées, même si pour l’instant il n’y a que très peu d’éléments vérifiés dans toute cette affaire. Renault a d’ailleurs demandé à ses salariés d’éviter de communiquer sur ce qui s’apparente à une « guerre économique » selon les mots d’Éric Besson.

En tout cas, je pense que ceux qui s’imaginaient au départ qu’il s’agissait d’un « coup de pub » peuvent laisser de côté cette hypothèse ! Les plus tordus diront peut-être qu’ils ont choisi le bon moment pour l’annoncer, pile-poil quand le spot des vœux Renault électrique pour 2011 est diffusé…

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64 commentaires pour ce billet
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  1. Avatar de Yoann NUSSBAUMER
    Yoann NUSSBAUMER, l'auteur du billet, écrivait le 07/01/2011

    J’ai contacté Matthieu Tenenbaum par Twitter car ce serait intéressant d’avoir sa version des faits… J’espère que nous aurons une réponse, même si c’est un peu utopique.

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  2. irondelle écrivait le 07/01/2011

    Yoann cette affaire ne sent pas bon. Je trouve beaucoup de ressemblances avec l’affaire Kerviel – Société Générale, trop gros pour être vrai. Il y a anguille sous roche, vraiment pas clair.

    L’un des 3 salariés de Renault « abasourdi » par les accusations d’espionnage
    (AFP) – il y a 1 heure
    PARIS — Mathieu Tenenbaum, l’un des trois salariés soupçonné par Renault d’avoir diffusé à l’extérieur des informations sensibles, est « abasourdi » par ces accusations d’espionnage et attend des explications sur ce qui lui est reproché, a déclaré vendredi son avocat Me Thibault de Montbrial.
    M. Tenenbaum, directeur adjoint du programme des véhicules électriques chez Renault, « ne comprend pas ce qui lui arrive, il est abasourdi par les accusations d’espionnage et espère que les explications qu’il attend lui seront apportées dès que possible », a-t-il dit dans un communiqué à l’AFP.
    Il a été expulsé lundi de ses locaux professionnels « en quelques minutes, sans aucune justification qu’un laconique et énigmatique +on sait ce que vous avez fait, vous feriez bien d’avouer+, alors même qu’aucune explication sur la faute qui semblait lui être ainsi reprochée, ne lui était apportée », poursuit-il.
    « Ce décalage entre le mutisme de sa hiérarchie lundi et la véritable pré-déclaration de culpabilité de la communication publique de Renault depuis quatre jours le laisse perplexe », ajoute t-il.
    Renault a mis à pied lundi trois de ses cadres à la suite de la diffusion d’informations sensibles. Le constructeur a justifié cette décision par la nécessité « de protéger, sans attendre, les actifs stratégiques, intellectuels et technologiques » de l’entreprise ».
    L’affaire est liée au programme phare de Renault en matière de véhicule électrique, dans lequel le constructeur a déjà investi 4 milliards d’euros avec son allié japonais Nissan.
    Selon le quotidien Le Figaro, la « piste chinoise » est privilégiée par les services secrets et par Renault.
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  3. Avatar de JP Darwin
    JP Darwin écrivait le 07/01/2011

    Je suis d’accord que cette affaire est un peu bizard, et que la « com’ de Renault n’est une fois de plus pas à la hauteur. Ça ne va pas améliorer l’image de Renault!

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    • Avatar de Mario_Net
      Mario_Net écrivait le 07/01/2011

      Et comment voudrais tu qu’ils communiquent sur une affaire pareille, sinon avec la plus grande discrétion?
      Après peut être que l’image de Renault en pâtira, mais ils n’y sont pour rien, et il ne faudrait pas inverser les rôles dans cette histoire c’est Renault la victime.

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      • Avatar de JP Darwin
        JP Darwin écrivait le 07/01/2011

        En période de crise, il faut qu’une entreprise prenne le controle de la situation et gère la com’ (c’est pour cela que toutes les grandes entreprises américaines ont des cellules de crise composeés de professionels de la com’). Laisser les médias creuser les informations et les distiller au compte-goutte, lent et régulier, fait durer la crise et permet toutes les extrapolations. En tout cas, c’est ce que disent les professionels de la com’ aux USA.

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        • Avatar de Mario_Net
          Mario_Net écrivait le 07/01/2011

          Parce que tu crois que chez Renault il n’ y a pas des professionnels de la com, et une cellule de crise pour cette affaire?
          A mon avis dans ce genre d’affaire il faut éviter de trop communiqué, tant qu’en inerme on a pas tout démêler, ca peut nuire a l’enquête et donner des info a la partie adverse.

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  4. Avatar de Yoann NUSSBAUMER
    Yoann NUSSBAUMER, l'auteur du billet, écrivait le 07/01/2011

    Et en plus, ça divise les équipes entre Nissan et Renault :

     » Une fois l’affaire révélée, Nissan a vu rouge et l’un des responsables de la marque japonaise n’a pas hésité à s’en prendre au groupe de Carlos Ghosn. « Quelles que soient les fuites, elles concernent notre technologie et non celle de Renault », a-t-il déclaré dans le Wall Street Journal. « Nissan est à la pointe des recherches dans le domaine des voitures électriques ».  » (France 24)

    Déjà que je sentais les équipes de Nissan un peu réticentes à travailler avec Renault sur leur technologie électrique, mais alors là …

    Une grosse crise chez le constructeur qui milite le plus pour la voiture électrique … mais à qui profite le crime ?

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    • Avatar de JP Darwin
      JP Darwin écrivait le 07/01/2011

      Oui, le seul résultat positif de cette crise pourrait être une révision de la structure manageriale de Renault et Nissan. Il serait plus que temps que Nissan et Renault aient chacun leur propre CEO. Ces dernières années, il est devenu evident que Renault est le partenaire « junior » de Nissan qui « porte la culotte ».

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      • Avatar de jc
        jc écrivait le 07/01/2011

        La réaction de Nissan, une désolidarisation assez flagrante est ‘intéressante’. Il y a deux semaines, ils ont annoncés un partenariat avec Mitsubihi sur l’électrique…
        Mitsubishi étant le fournisseur de VE de PSA, les dents ont du grincer du coté de Renault et des voies se lever après cette annonce…

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        • Avatar de Mario_Net
          Mario_Net écrivait le 07/01/2011

          Faut quand même pas oublier que rien chez Nissan ne peut se faire sans l’accord de Renault qui détient la majorité dans le conseil d’administration de Nissan.

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          • Avatar de JP Darwin
            JP Darwin écrivait le 07/01/2011

            Oui, mais comme c’est Carlos Ghosn qui décide pour les deux, et qu’il a l’air de privilégier Nissan, peu importe qui contrôle qui financierement. De toute façon, il serait temps que Renault ait un CEO à temps complet (vu que Ghosn paratage son temps entre Tokyo et Paris).

          • Avatar de Mario_Net
            Mario_Net écrivait le 07/01/2011

            L’accord passé avec Mitsubihi ne porte pas sur l’électrique mais sur la distribution au japon de petites citadines, et quand bien même ça serait le cas, ce serait au moins autant préjudiciable sur les marchés ou Nissan est présent que sur ceux ou Renault est présent.
            C’est un fantasme Français de croire que CG privilégie Nissan dans l’alliance, dans le cas présent c’est bien Renault qui va profiter des technologies développées par Nissan et non l’inverse.
            Pour le CEO il existe déjà (ou équivalent) en la personne de Patrick Pélata.

          • Avatar de jc
            jc écrivait le 08/01/2011

            L’accord principal est un échange de modèle pour les marchés japonais puis des accords de constructions sur les marchés émergents. Mais deux jours après la conférence de presse présentant cet accord qui ouvrait déjà « la possibilité d’échanges sur les technologies électriques », un second communiqué plus court et concis a annoncé que les deux groupes recherchaient les axes de collaboration sur l’électrique afin d’établir un nouvel échange au plus vite…
            La seule façon d’être préjudiciable entre Nissan et Mitsu, c’est la suspicion d’entente. Les deux constructeurs sont aujourd’hui les plus en avance sur l’électrique. Renault perdrait simplement l’exclusivité des technologies mises au point avec Nissan. Technologies que Mitsubishi n’aurait pas forcément de scrupules à partager avec d’autres groupes occidentaux…
            Quant à ce qui est de Pélata, il n’a pas vraiment les coudées franches, ses décisions sont soumises à l’aval de CG que ce soit sur la stratégie, la gamme ou même les services, pour qu’on puisse le considérer comme un « PDG »…

          • Avatar de Mario_Net
            Mario_Net écrivait le 08/01/2011

            [Renault perdrait simplement l’exclusivité des technologies mises au point avec Nissan.]
            Et c’est réciproque Nissan perdrait simplement l’exclusivité des technologies mises au point avec Renault.
            S’il y a des accords c’est que c’est profitable au deux parties et je ne voit pas CG nuire volontairement a Renault (c’est ridicule) D’ailleurs il a toujours été dit que l’alliance pourraient vendre des batteries a d’autre groupes , y compris celles produites a Flims.

  5. Avatar de Yoann NUSSBAUMER
    Yoann NUSSBAUMER, l'auteur du billet, écrivait le 07/01/2011

    Selon LePoint.fr, c’est un sous-traitant automobile français qui aurait servi d’intermédiaire entre des interlocuteurs chinois et les 3 salariés mis à pied, qui auraient été rémunérés par le moyen de comptes bancaires à l’étranger. Le journal indique aussi que c’est une société privée qui a remonté la piste des fuites pour Renault.

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  6. Avatar de Edouard
    Edouard écrivait le 07/01/2011

    A ce stade, je trouve que ça fait plutôt une bonne pub pour Renault pour le grand public : une entreprise à la pointe de la technologie électrique qui se fait espionner par des concurrents qui l’envient ;-) Sans compter le gouvernement qui s’en mêle…!

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    • Avatar de jc
      jc écrivait le 08/01/2011

      oui, ou l’autre point de vue, c’est l’une des premières entreprise française, toujours avec actionnariat étatique, incapable de débusquer des taupes dans son propre conseil d’administration … sous cet angle l’image est moins flatteuse quand même..

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      • Avatar de Edouard
        Edouard écrivait le 08/01/2011

        C’est le verre à moitié plein ou à moitié vide ;-)

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  7. Avatar de JP Darwin
    JP Darwin écrivait le 07/01/2011

    « C’est un fantasme Français de croire que CG privilégie Nissan dans l’alliance, dans le cas présent c’est bien Renault qui va profiter des technologies développées par Nissan et non l’inverse. »
    La voiture électrique de Renault va sortir en France un an apres la Leaf au Japon… Comparez le developpement des ventes mondiales de Nissan et Renault depuis l’aire Ghosn. Renault est pratiquement absent du 1er marché mondial, la Chine. Absent du 2e marché mondial, les USA.

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    • Avatar de Charles
      Charles écrivait le 07/01/2011

      c’était une des raisons de l’Alliance : les deux constructeurs ont des marchés complémentaires. Cette situation a changé sur certains marchés mais reste vraie sur les USA et la Chine

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      • Avatar de Mario_Net
        Mario_Net écrivait le 08/01/2011

        Sans Nissan a ton avis combien de temps après, les japonais les chinois, ou même les américains, Renault ou constructeur Français auraient sortie sa propre voiture éléctrique, 5 ans, 10 ans?

        Après c’est pas le sujet mais (si on exepte la Chine ou il ne faut pas oublié que ce sont des co-entreprise) avec tout ce que cela implique qui vendent la bas Renault au moins autant progressé dans le monde que Nissan (Nissan etait avant l’alliance et aux USA et en Chine) On peut aussi souligner que Samsung entreprise hautement profitable qui produisaient des Nissan sous licence est tombé dans l’escarcelle de Renault et produit aujourd’hui des Renault sous licence, et que les gros contrat comme Isr

        Répondre
        • Avatar de Mario_Net
          Mario_Net écrivait le 08/01/2011

          j’ai enregistré le message par inadvertance , et sans le relire… donc je le remet en le corrigeant et en le finissant.

          JP Darwin, Sans Nissan a ton avis combien de temps après, les Japonais les Chinois, ou même les Américains, Renault ou un constructeur Français aurait sorti sa propre voiture éléctrique, 5 ans, 10 ans?

          Après ce n’est pas le sujet mais (si on exepte la Chine ou il ne faut pas oublié que ce sont des co-entreprise avec tout ce que cela implique qui vendent la bas) Renault (sous ses trois marques) a au moins autant progressé dans le monde que Nissan (Nissan était déjà avant l’alliance et aux USA et en Chine)
          On peut aussi souligner entre autre que Samsung entreprise hautement profitable qui produisait des Nissan sous licence est tombée dans l’escarcelle de Renault et produit aujourd’hui des Renault sous licence, et que les gros contrats pour l’électrique, comme Israël, on été passé au bénéfice de Renault.

          Répondre
          • Avatar de JP Darwin
            JP Darwin écrivait le 08/01/2011

            OK Mario_Net. Je te suggere de rechercher quelles etaient les ventes mondiales respectives de Renault et de Nissan au moment de la creation de l’Alliance. Compare avec les chiffres de ventes actuelles, et tu verras qui a vraiment profiter de cette Alliance.

  8. Avatar de JP Darwin
    JP Darwin écrivait le 08/01/2011

    En fait, l’Alliance Renault-Nissan a été signé en 1999.
    En 1999, Nissan vendait 2,629 millions de vehicules, Renault 2,288 millions. En 2009, Nissan a vendu 3,358 millions (+27% en 10 ans), et Renault 2,302 millions (+0,6%) (Dacia et Samsung inclus).

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    • Avatar de Mario_Net
      Mario_Net écrivait le 08/01/2011

      On ne peut pas tirer de conclusion a partir de chiffres brut il faut un minimum d’analyse pour mettre ces chiffres en perspective!
      Rapidement car ce n’est pas le sujet.
      En 1999 le japon et l’Asie du sud sont en crise
      et Nissan particulièrement touché a son plus bas niveau.
      L’Europe et la France sont en pleine croissance, et Renault particulièrement en forme a son plus haut niveau avec ses modèles phares qui créer le buzz a l’époque (monopace et Twingo).
      Il y a des quotas d’importation pour les voitures Asiatiques. les voitures japonaises n’ont pas de moteur diesel, et les marques coréennes sont quasiment inexistante en Europe (moins de 1% du marché)
      Les quotas on disparu en 2010 les constructeurs Japonais et Coréens sont passé a l’offensive en adaptant leurs modèles aux gouts des européens et en proposant des diesels sur toutes leurs gammes.
      Tout les constructeurs on sorti des monopaces et des petites citadines sympa. Sans compter que les marques Allemandes dites « premiums » sont venues marché sur les plates bande des constructeurs généraliste, en proposant des véhicules sur les segment B et C ou ils étaient absent jusqu’à lors.
      Enfin l’Asie a et en particulier la Chine ou Nissan est très présent a retrouvé la croissance, alors que l’europe c’est enfoncé dans la stagnation voir la récession.

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      • Avatar de JP Darwin
        JP Darwin écrivait le 09/01/2011

        Eh bien, voyons donc les chiffres pour PSA:
        ventes totales en 1999: 2,519 millions de véhicules
        en 2009: 3,188 millions (+26,6%)

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        • Avatar de Mario_Net
          Mario_Net écrivait le 09/01/2011

          A l’époque Citroën vendaient presque plus rien, (modèles trop décalé) En f

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          • Avatar de Mario_Net
            Mario_Net écrivait le 09/01/2011

            A l’époque Citroën vendaient presque plus rien, (modèles trop décalés) et quand on part de presque rien ce n’est pas très difficile de progresser en prenant des parts de marchés aux autres.
            les trois marques généralistes Françaises qui sont pratiquement positionnées sur les mêmes segments, devraient logiquement avoir approximativement la même part de marché en France. Or a l’époque il y avait un gros déséquilibre en faveur de Renault et un peu moins de Peugeot, ca c’est tout simplement et logiquement rééquilibre, même si Renault reste devant. Il faut aussi noter qu’a l’epoque PSA n’avait pas de monospaces en face du Scenic (aujourd’hui ils en ont deux et rien non plus en face de la Twingoo.
            Enfin PSA est présent en Chine enlevez les chiffres de la Chine, pour voir?
            Encore une fois des chiffres sans un minimum d’analyses ne veulent rien dire.
            Si on veux une vraie vision, il faut voir l’évolution des deux groupes dix ans avant, dix ans après, année par année,(il peut avoir de grosse différence d’une année sur l’autre selon que le groupe est dans une phase avec une gamme vieillissantes ou qu’il lance de nouveaux modèles) marques par marques et sur un marché donné, car il est évident que si un groupe est présent sur marché en expansion et l’autre sur un marché en récession, on aura pas les mêmes résultat.

            En Europe pour 2010 (chiffres arrêter fin novembre)
            Renault + 4,9 (+3,9 pour Renault +10,1 pour Dacia)
            PSA -2,5
            Wolsvagen -7,1
            Fiat -18,7
            Toyota -18
            Ford -13
            Opel -7,7
            Nissan +10,9
            Honda -25,4
            Mazda -13

  9. irondelle écrivait le 08/01/2011

    Bonjour,

    je viens de lire l’article du Point.fr :http://www.lepoint.fr/economie/exclusif-renault-piege-par-un-sous-traitant-francais-07-01-2011-128050_28.php

    Je suis très très sceptique :

    1- Comment ces trois cadres dirigeants de Renault auraient pu essayer vendre des secrets industriels comme les futurs dépôts de brevets ? A leur niveau, leur exposition est maximale dans l’organigramme. La prise de risque est donc maximale. S’ils se faisaient prendre, leurs carrières et leurs réputations étaient définitivement brisées.

    2- Pourquoi étaler tout ceci sur la place publique ? Comment autant de détails parviennent à la presse d’un coup ?

    cf article du Figaro où leurs noms ont été diffusés : http://www.lefigaro.fr/societes/2011/01/06/04015-20110106ARTFIG00787-espionnage-chez-renault-la-piste-chinoise.php

    Pour moi, c’est scandaleux que les journalistes aient communiqué leurs noms !

    3- Dans le passé, quel constructeur automobile dans le monde a-t-il connu une pareille affaire, étalée surtout sur la place publique ?

    Idem, en général dans l’industrie : avez-vous souvenir de cadres dirigeant inculpés ?

    4- « Les trois salariés mis à pied par Renault auraient été rémunérés au moyen de comptes bancaires à l’étranger, selon des informations obtenues par Le Point.fr. C’est une société privée, engagée par le géant de l’automobile, qui a remonté la piste des fuites.  »

    « Et l’entreprise peut se mordre les doigts : d’après nos informations, les brevets transmis étaient « dans des cartons, en attente d’être déposés ». Le constructeur ne serait donc pas protégé contre une réappropriation pure et simple de ses technologies mises au point au prix de milliards d’euros d’investissement. »

    Source Le Point.fr

    Trop gros, beaucoup trop gros : les trois cadres de Renault sont déjà jugés coupables, preuves à l’appui et la société Renault et ses dirigeants des victimes.

    Pour ma part, il existe une autre solution : une intrusion informatique, notamment via les ordinateurs de ces cadres.

    Renault aurait failli dans la protection de ses secrets industriels et des ses partenaires. Des secrets à 4 milliards d’euros, l’éventuelle faute seraient très lourde pour la direction de Renault

    Comme cela touche des brevets, inévitablement cela se serait su en interne chez Renault quand d’autres brevets analogues auront été déposés par des concurrents, qui évidement les auront déposé avec des nuances pour ne pas être accusés de vol ou de plagiat.
    Inévitablement, le scandale aurait éclaté sur la place publique, touchant la réputation de Renault et de sa direction.

    Les trois cadres seraient des boucs émissaires, sinon comment expliquer que cette affaire ai été déballée sur la place publique, avec autant de détails ?

    Pour moi, la vie professionnelle de trois hommes aurait été sacrifiée par des dirigeants terrorisés à l’idée de perdre leur place et leur réputation et surtout leurs stock options : http://domikpcf.unblog.fr/2009/03/26/renault-met-les-bouchees-doubles-sur-les-stock-options/

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    • Avatar de Yoann NUSSBAUMER
      Yoann NUSSBAUMER, l'auteur du billet, écrivait le 08/01/2011

      Je te rejoins sur un point très important : jusqu’à preuve du contraire les 3 cadres sont innocents (tant qu’il n’y a pas de décision de justice) et là leurs noms sont déjà bien salis par cette affaire.

      Je trouve ça regrettable, d’autant que j’ai rencontré Matthieu T. à plusieurs reprises et j’avais vraiment l’impression d’avoir quelqu’un de passionné et pleinement motivé par le challenge sur lequel il travaillait. Ça n’est qu’une impression très personnelle et sans fondement, mais j’ai du mal à l’imaginer envoyer des infos à un concurrent chinois.

      Ce qui est sur c’est qu’en interne ça doit être compliqué, et cela peut causer de nouveaux retards sur la sortie des modèles électriques prévus pour cette année. On ne remplace pas 3 cadres de hauts vols comme ça au pied levé.

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    • Avatar de Mario_Net
      Mario_Net écrivait le 08/01/2011

      L’affaire d’espionnage qui éclabousse le constructeur automobile français Renault est la dernière d’une longue série de scandales qui ont défrayé la chronique, depuis 20 ans, dans les milieux de l’industrie.

      L’AFFAIRE VW/GM

      En 1993, un ancien dirigeant de General Motors, Jose Ignacio Lopez de Arriortua, 52 ans, est accusé par la firme américaine d’être passé chez l’Allemand Volkswagen avec plusieurs collaborateurs en emportant des documents secrets.

      GM et Opel, sa filiale allemande, portent plainte pour « espionnage industriel », en Allemagne, puis aux Etats-Unis contre cet ingénieur, devenu directeur des achats de GM dans le monde entier.

      En 1997, VM et GM concluent un accord à l’amiable. Volkswagen, qui s’est séparé de Jose Lopez, s’engage à verser 100 millions de dollars à GM et à lui acheter des pièces détachées pour un montant d’un milliard de dollars.

      ERICSSON

      En novembre 2002, Stockholm expulse deux employés de l’ambassade de Russie dans le cadre de l’affaire d’espionnage contre l’équipementier en télécommunications Ericsson. Le 2 décembre, deux diplomates suédois sont déclarés « personae non gratae » par Moscou.

      Le 20 octobre, la Cour d’appel de Stockholm confirme la condamnation à huit ans de prison du principal accusé, Afsin Bavand.

      ESPIONNAGE INFORMATIQUE EN ISRAEL

      Le 30 mai 2005, la police israélienne arrête 20 suspects, dont de hauts responsables d’une quinzaine de sociétés israéliennes de premier rang, pour une affaire d’espionnage informatique sans précédent. Ces compagnies ont utilisé pendant 18 mois un logiciel d’un pirate informatique basé à Londres, permettant d’infiltrer et de contrôler le contenu des systèmes d’autres sociétés, à des fins commerciales.

      BOEING

      Le 15 mai 2006, le département américain de la Justice inflige une amende de 615 millions de dollars à Boeing pour une commande d’avions ravitailleurs décrochées au détriment de l’européen Airbus et une affaire d’espionnage industriel aux dépens de Lockheed Martin.

      Dans ce dernier scandale, remontant à 1997-98, Boeing est accusé d’avoir volé plusieurs milliers de pages de documents confidentiels, pour un contrat de lanceur spatial estimé à 2 milliards de dollars.

      KIA

      Le 10 mai 2007, cinq employés et anciens collaborateurs du constructeur automobile sud-coréen Kia Motors (groupe Hyundai), sont arrêtés dans le cadre d’une enquête sur 57 secrets industriels vendus à la Chine, causant des milliards de dommages potentiels à l’industrie automobile sud-coréenne.

      COCA COLA

      Le 23 mai 2007, une ex-employée de Coca-Cola, Joya Williams, reconnue coupable d’avoir tenté de vendre au concurrent Pepsi Cola des secrets de l’entreprise, est condamnée à huit ans de prison. Un de ses deux complices, Ibrahim Dimson, est condamné à cinq ans de prison.

      RIO TINTO

      En mars 2010, l’Australien Stern Hu, responsable du groupe minier anglo-australien Rio Tinto à Shanghai, est condamné par un tribunal chinois à dix ans de prison pour corruption – il aurait touché près de 700.000 euros – et espionnage industriel.

      Trois employés chinois, accusés d’avoir obtenu des « secrets commerciaux » par des moyens « illégitimes » et d’avoir touché des pots-de-vin, sont condamnés à des peines de sept à 14 ans de prison.

      MOTOROLA

      Le 22 juillet 2010, l’équipementier en télécoms chinois, Huawei, rejette des accusations de vol de secrets technologiques de son concurrent américain Motorola qui le poursuit aux Etats-Unis. Selon Motorola, l’un de ses ex-employés, Shaowei Pan, aurait informé secrètement pendant des années le fondateur de Huawei, Ren Zhengfei.

      SAS/NORWEGIAN

      Le 30 septembre 2010, la branche norvégienne de la compagnie aérienne scandinave SAS est condamnée à verser 21,9 millions d’euros à sa concurrente à bas coûts Norwegian pour exploitation illégale de données.

      Selon la justice norvégienne, SAS a, entre septembre 2002 et mars 2004, frauduleusement utilisé le système de réservation Amadeus pour prendre connaissance des offres de sa concurrente.

      Répondre
      • irondelle écrivait le 08/01/2011

        @ mario

        Dans ce que je lis dans tes exemples, aucun n’est équivalent à l’affaire Renault : trois cadres de direction en place, qui vendraient à un concurrent des informations touchant des brevets stratégiques en cours de dépôt

        Le cas Lopez VW / GM est « courant » : un cadre qui part avec des infos confidentielles chez un concurrent.

        Désolé, pour moi « la ficelle est trop grosse »

        Le scandale de Renault ne se résumera pas à l’éventuelle « trahison » de trois cadres.

        Le problème pour les 3 personnes concernées, c’est qu’il mettront des années à prouver leur innocence, sans que leurs réputations soient totalement blanchies.

        J’ai assisté deux fois à des interventions de Matthieu T : Comment un gars passionné, qui a le job le plus convoité de Renaul et de son secteur, prenne le risque de trahir son entreprise ?

        Il avait milles fois plus à gagner à se faire débaucher un jour par un concurrent, pour son expérience clé sur les véhicules électriques.

        De plus, il pouvait prétendre à des stock options Renault

        Qu’un cadre « sans avenir » ou un stagiaire soit pris la main dans le sac peut être plausible, mais des cadres dirigeants à haut potentiel : non l’histoire est trop absurde.

        A la preuve du contraire, ces trois personnes sont innocentes.

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        • Avatar de jc
          jc écrivait le 09/01/2011

          innocents peut être, mais si les fuites viennent de leurs équipes, ils sont quand même responsables.

          Répondre
          • irondelle écrivait le 09/01/2011

            Oui, mais trois personnes ne doivent pas être boucs émissaires du manquement global d’une direction !

          • Avatar de jc
            jc écrivait le 09/01/2011

            Ce sont eux, la direction amont/avant projet et VE !! La responsabilité qui les met sur le siège éjectable et les expose aux médias est l’essence même de leur poste et de leur position dans la hierarchie (et de leurs rémunérations)! Ce ne sont pas des boucs émissaires, ce sont des dirigeants à qui on reproche de ne pas avoir assuré leur missions. Personne ne les voit balancer d’eux même les infos, l’intéret pour eux serait, à première vue, limité et je ne pense pas qu’ils aient l’intention de trahir (l’automobile est un monde tout petit) ni aient le temps en cette période tendue pour Renault…
            Le fait est que les infos ont filtrées, et de leurs services ou plutôt des relations qu’entretiennent leurs services avec les fournisseurs ; relations dont ils ont la charge. Ils sont chefs, donc responsables et coupables bien que probablement personnellement innocents.

  10. Avatar de Laetitia
    Laetitia écrivait le 08/01/2011

    Je ne dirai qu’un seule chose : les journalistes et Renault savent-ils ce que veut dire la PRESOMPTION D INNOCENCE ?
    Il est simple d’accuser et de donner des noms sans preuves fondées.

    « J’espère » que les 3 cadres sont réellement coupables, sans quoi leur vie et leur carrière etc… ont été salies pour rien ! Et dans ce cas, c’est intolérable !

    Répondre
  11. Avatar de Mario_Net
    Mario_Net écrivait le 08/01/2011

    - « Nous sommes arrivés à la conclusion que nous étions face à un système organisé de collecte d’informations économiques, technologiques et stratégiques pour servir des intérêts situés à l’étranger. »

    - « Aucune pépite technologique, stratégique sur le plan de l’innovation, n’a pu filtrer en dehors de l’entreprise. (…) En revanche, nous estimons que des informations sur l’architecture de nos véhicules, sur les coûts et le modèle économique du programme peuvent avoir fuité. »

    http://www.lepost.fr/article/2011/01/08/2363863_le-n-2-de-renault-nous-sommes-victimes-d-une-filiere-organisee-internationale.html

    Répondre
  12. laurent écrivait le 08/01/2011

    La techno est d’origine Nissan. Donc, on comprend que le partenaire soit en colère.
    Qui peut imaginer un instant des espions s’intéresser à Renault dont la terre entière se contrefiche totalement ? Des chinois ? Ils sont certainement plus en avance que nous. Un concurrent ? En tout cas, ce n’est pas Ford qui va lancer 5 voitures d’ici 2013.
    Au contraire, je pense que c’est encore un coup de com’, très opportun avant le plan que Carlos Ghosn doit prononcer le 10 février.

    Répondre
    • Avatar de Mario_Net
      Mario_Net écrivait le 08/01/2011

      On vire des gens en les salissants juste pour faire un coup de com, je sais bien que le monde des affaire est impitoyable, mais ça même dans un mauvais roman ca passe pas.
      Faut arrêter le délire.

      Répondre
  13. irondelle écrivait le 08/01/2011

    @ laurent

    Ce n’est pas un coup de com : c’est un contre feu à un éventuel scandale, une fuite ou une faille gigantesque dans les mesures de sécurité et de confidentialité du groupe Renault.

    Les trois cadres sont les boucs émissaires, victimes directes de ce contre feu

    Répondre
  14. Avatar de Mario_Net
    Mario_Net écrivait le 08/01/2011

    La je crois qu’on nage en plein délire, si on veut étouffer un scandale, on s’arrange pour laver son linge sale en famille on prévient pas la presse, la jutice le contre espionnage, et surtout on ne vire pas les cadres, on les achètes, les virer c’est le meilleur moyen pour qu’ils aillent tout raconter a la presse et rajouter de l’huile sur le feu.
    Renault va porter plainte, donc il y aura enquête, ce n’est pas le meilleur moyen de cacher des choses. Faisons confiance en la justice et attendons son verdict avant de porter des jugements aussi grave que ceux que vous portez.

    Répondre
  15. irondelle écrivait le 08/01/2011

    rendez-vous dans trois ans, quand la justice aura rendu son verdict

    Répondre
  16. Avatar de JP Darwin
    JP Darwin écrivait le 09/01/2011

    @Mario_Net
    Donc pour vous, Renault est une marque régionale limitée à l’Europe depuis l’Alliance avec Nissan? Ou alors, comparez les ventes mondiales pour 2010.

    Répondre
    • Avatar de JP Darwin
      JP Darwin écrivait le 09/01/2011

      Tout ça parce que vous ne pouvez pas admettre que Renault n’a pas progressé au niveau des ventes ces 10 dernieres années. Mais les faits sont têtus! Pensez ce que vous voulez.

      Répondre
  17. Avatar de Mario_Net
    Mario_Net écrivait le 09/01/2011

    Pas du tout depuis l’alliance Renault c’est au contraire internationalisé, la part des ventes hors France et Europe a augmenté. J’ai pris l’Europe comme exemple pour illustrer le fait qu’il faut comparer sur des marchés identique.

    Je l’admet mais contrairement a vous je l’explique par le fait que Renault ne soit pas présent en Chine, et non pas parce que Nissan est privilégié au sein du groupe.

    Enfin il faut relativiser les chiffres en réalité les ventes n’ont effectivement très peu augmenté si on compare 1999 a 2009, si on compare 99 a 2007 ou 2010 on obtient déjà des chiffre plus flatteur, et c’est encore plus évident si on prend 95, 96 ou 97 comme année de référence, c’est pour cela que j’explique qu’il ne faut pas s’arrêter, sur deux dates fixe mais voir plus globalement l’évolution année après années. Trouvez moi les chiffres 95/2005 par exemple.

    Répondre
  18. tomb écrivait le 10/01/2011

    Bonjour,

    une enquête est en cours, il est donc difficile de s’exprimer sur ce sujet. Néanmoins, Yoann je rejoins ton sentiment sur M.T, je l’ai vu une fois (en mars 2009 à Lyon, conférence à l’univ lyon organisé par la chambre de commerce France-Israël Rhônes Alpes, vous pouvez le googler)exposé le projet Renault Better Place FASCINANT qui commence à prendre plus que forme aujourd’hui.

    L’article du figaro de ce soir rejoint ma perception
    « M…, adjoint du directeur du programme de la voiture électrique à 33 ans, était très apprécié et promis à une carrière exceptionnelle chez Renault »

    mon émotion,stupéfaction n’a été que très vive..
    en France, le système judiciaire est basé sur le fait qu’il faille prouver la culpabilité d’une personne.

    j’espère et souhaite juste que cette épisode n’altère en rien la volonté de changement, et la stratégie de renault et de bcp d’autres.

    Répondre
    • Avatar de Yoann NUSSBAUMER
      Yoann NUSSBAUMER, l'auteur du billet, écrivait le 11/01/2011

      En fait, ça n’est pas un problème de justice mais de communication et de média puisque la justice n’est pas encore saisie. Ces 3 cadres sont accusés de l’espionnage de Renault dans tous les médias alors qu’aucune enquête n’est en cours, si ce n’est la cuisine interne du constructeur.

      Même si j’imagine que Renault n’a pas pris cette décision sans avoir des preuves solides, je reste quand même étonné de la façon dont ça se passe.

      Les 3 cadres devraient être entendus aujourd’hui par Renault, peut-être que nous en saurons plus.

      Répondre
      • irondelle écrivait le 11/01/2011

        Source Le Parisien + Europe 1

        « Michel Balthazard s’est ainsi dit «victime d’une affaire qui le dépasse», à l’issue de son entretien avec la direction. «Renault porte contre moi des accusations très graves que je réfute totalement. Il m’a été exposé des faits que je réfute également», a-t-il déclaré à la presse. Membre du comité de direction de Renault, il a dénoncé «une atteinte grave à sa dignité et son intégrité», rapellant qu’en «trente ans de maison», il avait «toujours respecté l’éthique de Renault».

        De son côté, Matthieu Tenenbaum, directeur de programme adjoint du véhicule électrique, a indiqué par la voix de son avocat attendre «que lui soient exposés les faits qu’on lui reproche». Selon Me Thibault de Montbrial, c’est une «lettre anonyme» qui est à l’origine des accusations contre lui. Elle «indiquerait, au conditionnel, de façon indirecte et implicite, qu’il aurait reçu des pots de vin et commis des actes contraires à l’éthique», a déclaré l’avocat. Ce dernier voudrait «qu’une fois pour toutes, (son client ) soit lavé des soupçons insupportables à son encontre et qui mettent gravement en cause son honneur, sa considération et les années passées loyalement chez Renault».

        Bertrand Rochette, le troisième cadre mis en cause par Renault, a également nié en bloc mardi les accusations qui le visent. Il a affirmé être « totalement étranger à cette affaire » et « vivre un cauchemar ».

        Cela me conforte : cette affaire n’est pas du tout claire et des innocents ont été sacrifié, jetés en pâture.

        Répondre
        • Avatar de Yoann NUSSBAUMER
          Yoann NUSSBAUMER, l'auteur du billet, écrivait le 11/01/2011

          Il est temps que Renault fasse quelque chose : soit porter plainte, soit donner plus d’informations sur cette affaire « d’espionnage ».

          Répondre
  19. Avatar de Mario_Net
    Mario_Net écrivait le 12/01/2011

    Renault va porter plainte demain.

    irondelle [Cela me conforte : cette affaire n’est pas du tout claire et des innocents ont été sacrifié, jetés en pâture.]

    Encore une fois attendons les résultats de l’enquête avant de porter des accusations aussi graves. Pour qu’elles raisons renault jetterait-il gratuitement ses cadres en pâture?
    Et il ne suffit que quelqu’un affirme être innocent pour qu’il le soit vraiment.

    Répondre
    • Avatar de Yoann NUSSBAUMER
      Yoann NUSSBAUMER, l'auteur du billet, écrivait le 12/01/2011

      Effectivement, il me tarde que la justice soit saisie de l’enquête, on peut lire tout et n’importe quoi dans la presse et sur la toile. Rien n’est vérifiable de toute façon.

      Répondre
      • irondelle écrivait le 12/01/2011

        @ Mario et Yoann

        Je n’ai qu’une certitude : même si la justice innocente ces trois salariés, le mal sera fait leurs carrières seront brisées dès aujourd’hui

        Répondre
  20. Avatar de Mario_Net
    Mario_Net écrivait le 12/01/2011

    Je ne dis pas qu’ils ne sont pas innocents, je n’en sais rien et effectivement tant que l’affaire n’est pas juger ils doivent bénéficier de la présomption innocence, et il se peut qu’il le soit, mais de la a sous-entendre que Renault aurait sacrifier et salit des employés sur l’autel de je ne sais quelles intérêts supérieurs, il y a un pas que rien ne permet de franchir.

    Répondre
    • irondelle écrivait le 12/01/2011

      @ Mario

      La présomption d’innocence n’est pas respectée en France. Si les faits très graves qui sont reprochés à ces trois salaries s’avèrent inexacts, après les 2 à 3 ans de procédure judiciaire, seront-ils rembauchés par Renault ?

      Qu’aurais-tu fait si tu étais un des trois salariés ?

      Comment expliques-tu leur déclarations : ils crient à leur innocence depuis le début.

      Jérôme Kerviel n’a jamais dénié sa responsabilité dans l’affaire de la Société Générale. Mais la justice l’a jugé seul coupable. Aucun de mes amis qui travaillent dans les salles de marchés ne croient au scénario de l’homme seul qui engage la banque sur 50 milliards d’euros, ce qui s’est soldé par une perte de 5 milliards quand les dirigeants
      ont défait ses positions.

      La justice français a protégé la réputation de la banque et de la place financière de Paris.

      L’affaire de Renault a des similitudes avec l’affaire Kerviel / Société Générale

      Mais je ne comprend toujours pas que Renault ait utilisé une société privée pour faire son enquête, au moins à un moment donné ils auraient du faire appel à la police judiciaire pour les prendre en flagrant délit.
      En cas d’affaire d’espionnage international, Renault aurait du faire appel à la DCRI.

      Ce n’est absolument pas le cas : c’est cela que je trouve louche. Pour preuve, le ministre de l’industrie monsieur Besson n’était absolument pas au courant.(cf le canard enchainé du 12/01/11) Si la DCRI avait été impliqué, cela n’aurait pas été le cas.

      J’ai vu les sommes qu’ils auraient perçues : elles sont ridicules par rapport à leurs salaires et aux éventuelles informations qu’ils auraient transmises. Ils avaient des jobs en or, au coeur d’une rupture technologique. Ils auraient pu être débauché par la concurrence avec des ponts en or.

      Sincèrement, je ne serait pas surpris que la direction de Renault soit jugée responsable, encore faut-il qu’il la justice aille jusqu’au bout.

      Les trois salariés sont des boucs émissaires, leurs carrières sont brisées.

      En plus, Je ne serait pas surpris qu’une procédure de conciliation stoppe l’affaire. Les 3 salariés vont toucher une indemnité et nous ne sauront jamais le fin mot de l’histoire. Ces 3 salariés en voudront toujours à leurs dirigeants. Mais ils ne feront jamais de tort à Renault et à leurs collègues. Perdu pour perdu, ils accepteront un chèque et protégerons leurs collègues et la réputation de Renault.

      Aujourd’hui la crédibilité des salariés de Renault et du Technocentre de Guyancourt est au plus bas : la confidentialité est clé dans la R & D.

      Si la police judiciaire et la DCRI avait été impliquées en amont de la mise à pied des trois salariés, je n’aurais jamais lancé cette hypothèse inverse. Encore moins, si les 3 salariés avaient gardé le silence. La stagière chinoise de l’affaire d’espionnage de Valeo n’a jamais clamé son innocence.

      Je suis aussi très sceptique sur les « preuves » : s’ils avaient reçu de l’argent c’est via des comptes anonymes, certainement pas des comptes nominatifs, ce serait des gens fous ou bêtes pour avoir fait cela.

      Examine point par point les faits et les informations : rien n’est crédible.

      Sincèrement cette affaire me désole et j’imagine le pire : « les ingénieurs français sont incapables de garder un secret, délocalisons la R & D chez des ingénieurs chinois, japonais ou indiens »

      A qui profite le crime ?

      Répondre
  21. irondelle écrivait le 12/01/2011

    @ mario

    Je viens d’imaginer autre chose : qu’aurions nous fait à la place de la direction de Renault ?

    Scénario de base

    Nous apprenons des soupçons d’espionnage via des cadres dirigeants à la tête du projet stratégique de Renault, 4 milliards d’euro, partagés avec notre partenaire Nissan.

    Nous faisons appel éventuellement à une société privée pour être discret au début. Les preuves s’accumulent ou les soupçons sont forts, nous faisons ensuite appel à la police judiciaire et à la DCRI. Les preuves sont réunies : c’est indiscutable les personnes soupçonnées ne peuvent nier les faits.

    Nous convoquons discrètement les salariés, en présence des enquêteurs. Ils reconnaissent les faits, signe une décharge, et ont pour consigne de prendre discrètement des vacances ou des congés maladies, sans accès aux locaux ou au réseau informatique. Puis séparément, étalé dans le temps ils posent leurs démissions.

    La réputation de Renault est sauvée.

    Si l’un des salariés refuse, il part aussitôt encadré par des enquêteurs pour une garde à vue, plainte à la clé.

    Rien de cela ne s’est produit

    Scénario inverse

    Nous apprenons une faille majeur dans notre sécurité informatique, nos concurrents ont pu lire comme dans un livre ouvert tous nos secrets. Toute la direction a perdu sa crédibilité, les faits vont tôt ou tard transpirer. Que faire ? Trouver des boucs émissaires et monter des preuves. Leur carrière brisées et restant solidaires de Renault et de leurs anciens collègues, ils cèdent lors d’une procédure de conciliation.

    Mais nous ne mettons surtout pas au courant la police judicaire ou la DCRI, car ils vont très vite démonter notre manoeuvre et nos « preuves ».

    Le gouvernement mis devant le fait accompli, couvre les dirigeants de la société. Exactement pour l’affaire Kerviel / Société Générale. Le gouvernement a été mis au courant au dernier moment.

    De plus, toutes les sociétés de conseil en intelligence économique ou de contre espionnage témoigneront sur les plateaux télé en défendant les victimes que sont Renault et ses dirigeants abusés, trop content d’alimenter leur business : « que voulez vous les salariés sont si cupides »

    Plus c’est gros plus ça marche.

    Répondre
  22. irondelle écrivait le 13/01/2011

    Le scénario inverse se précise, je suis tombé de ma chaise ce matin.

    Vu dans les Echos

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/auto-transport/actu/0201068409107-espionnage-renault-reporte-d-une-journee-le-depot-de-sa-plainte.htm

    12/01/11 | 18:51 | Ingrid Francois
    Espionnage : Renault reporte d’une journée le dépôt de sa plainte

    « La confusion est de plus en plus grande sur le dossier Renault. »

    « D’après une source judiciaire, le constructeur se trouverait dans une situation délicate, puisqu’à partir du moment où il saisit la justice, il sera contraint d’exposer ses preuves. Mais encore faudrait-il que ces preuves aient été obtenues de façon légale. »

    Selon plusieurs sources concordrantes, le constructeur voulait à l’origine régler l’affaire en interne, en toute discrétion. Alerté par son système de « whistle blowing », un dispositif anti-fraude hérité des anglo-saxons et reposant sur la dénonciation en interne, Renault a visiblement mené sa propre enquête en faisant appel à une société de sécurité privée, l’objectif étant de régler l’affaire à l’amiable plutôt que par le biais judiciaire.
    Mais la presse a eu vent de l’affaire après la mise à pied des salariés concernés. « Lorsque la sécurité générale arrive pour demander à trois cadres de partir, beaucoup de personnes peuvent être témoin », remarque un responsable syndical. D’après « Le Figaro », les services spécialisés de police ont appris l’existence de l’affaire par la presse. Le ministère de l’Industrie n’aurait été informé que le 5 janvier, soit deux jours après la mise à pied des cadres.

    Autre élément surprenant : selon une source, le rapport interne sur la base duquel les trois cadres ont été accusés n’a été remis au comité exécutif que le 6 janvier. »

    ….

    « Durant leur entretien, il a été lu aux salariés un papier indiquant de quoi ils sont accusés, mais il ne leur a été apporté aucune preuve, ni aucun document ».

    Enorme !!!!! Aux prud’hommes, ils vont gagner, car sans avance de preuves lors de l’entretien préalable au licenciement pour faute lourde, l’annonce définitive, 48 heures plus tard, est illégale. Vice de procédure. En principe, une plainte est déposée contre X, puis après enquête judiciaire, on lance le process de licenciement.

    Une enquête privée est limite, au pire elle doit être en amont d’une enquête judiciaire, plainte ou pas plainte pour éviter la publicité du scandale.

    Répondre
  23. irondelle écrivait le 13/01/2011

    Deux contradictions :

    « Renault a visiblement mené sa propre enquête en faisant appel à une société de sécurité privée, l’objectif étant de régler l’affaire à l’amiable plutôt que par le biais judiciaire. »

    Et ensuite  » « Lorsque la sécurité générale arrive pour demander à trois cadres de partir, beaucoup de personnes peuvent être témoin », remarque un responsable syndical. »

    Génial !

    Tu veux être discret en utilisant les services d’une société d’enquête privée, mais ensuite tu convoques les salariés encadrés par la sécurité : cela veut dire que tu ne veux pas être discret. Tu peux forcer tes salariés fautifs de prendre des vacances ou des congés maladies pour rester discret, puis de démissionner, étalé dans le temps « pour des raisons personnelles ou de santé ».

    Dernière contradiction : « Le rapport interne sur la base duquel les trois cadres ont été accusés n’a été remis au comité exécutif que le 6 janvier. »

    Trois jours après la convocation des salariés, tu communique au comité exécutif le rapport interne qui justifie le licenciement.

    Je ne sais pas si l’intégralité du comité exécutif a été mis au courant avant ce rapport interne, mais cela veut dire deux choses :

    seulement quelques cadres dirigeants ont pris la décision de licencier publiquement des salariés, très loin de la discrétion souhaitée pour un tel scandale.

    parce que cette affaire n’a pas été communiquée dans les détails au comité exécutif, que Renault ne peut pas faire confiance sur les membres de son comité exécutif pour garder des affaires confidentielles, espionnage compris.

    Les trois salariés sont de plus en plus à mes yeux innocents

    Attendons la suite…

    Répondre
  24. georges profond écrivait le 13/01/2011

    Bravo pour ce blog. Bravo Irondelle, continuez votre réflexion. Si on s’intéresse en détail au profil des trois personnes concernées, on s’aperçoit aussi du malaise : ca ne correspond pas. Quasiment toutes les affaires précédentes de ce type il y avait une faille, faiblesse, clairement identifiée dans la personne « retournée ». De plus, jamais plusieurs personnes en même temps, trop risqué. Et enfin pas des profils à haut potentiel reconnus et présent depuis longtemps dans l’entreprise, en tout cas quasiment jamais. Et là on a quoi? 3 cadres dont l’entourage, et les connaissances directes et indirectes, vantent leur engagement total et leur passion sur leurs projets (notamment M.T.)… Et ces 3 là auraient mis en danger leurs vies (le terme n’est pas trop fort vu le torrent médiatique et le contexte économique actuel) pour 500 000 euros? 500 000 euros ca doit être le salaire annuel de M.Balthazar les bonnes années de vente (comme cette année d’ailleurs). Désolé pour MarioNet mais ca ne m’a pas l’air aussi clair et simple que ce raconte BFMTV…

    Répondre
  25. Avatar de Yoann NUSSBAUMER
    Yoann NUSSBAUMER, l'auteur du billet, écrivait le 13/01/2011

    La plainte de Renault est déposée, et elle ne cible pas directement les 3 cadres puisqu’il s’agit d’une plainte contre X. Voici le communiqué de presse qu’à diffusé le constructeur pour ceux qui suivent l’affaire :

     » Renault porte plainte contre X pour des faits constitutifs d’espionnage industriel, de corruption, d’abus de confiance, de vol et recel, commis en bande organisée.

    Conformément à ce qui avait été annoncé par Renault, l’entreprise a porté plainte contre X ce jour pour des faits constitutifs d’espionnage industriel, de corruption, d’abus de confiance, de vol et recel, commis en bande organisée. Cette plainte fait suite à la découverte d’agissements graves, portant préjudice à l’entreprise, en particulier sur ses actifs stratégiques, technologiques et intellectuels.

    Cette plainte a été déposée entre les mains du Procureur de la République de Paris, qui peut désormais confier aux services compétents le soin de réaliser les investigations nécessaires.

    Cette affaire relève maintenant de la justice. Afin de permettre à la procédure judiciaire de se dérouler dans un climat de sérénité, Renault ne participera d’aucunes surenchères polémiques et réservera exclusivement les éléments en sa possession aux services compétents chargés de l’enquête. « 

    Répondre
  26. Yoni écrivait le 14/01/2011

    Salut,

    Voila un petit sondage que j’ai trouvé, concernant l’espionnage contre Renault:

    http://www.actualite-sondages.fr/france/pensez-vous-que-la-chine-soit-a-lorigine-de-lespionnage-contre-renault?controller=polls

    Répondre
    • Laetitia écrivait le 14/01/2011

      Pour le moment, il ne vaut pas grand chose ce sondage… trop peu de participants…

      Répondre
  27. tomb écrivait le 15/01/2011

    L’enquête est en cours donc il faut laisser le temps à la justice d’éclaircir ses zones d’ombres. Sans vouloir prendre partie je trouve la démarche du blogueur intéressante et le ton juste :

    http://jeromechoain.wordpress.com/2011/01/11/soutien-a-matthieu-tenenbaum-jusqua-preuve-du-contraire-renault/

    Répondre
Et si vous laissiez un commentaire ?