Analyses

New Beetle Bio-bug : propulsée par des excréments

La Volkswagen Bio-Bug

La Bio-Bug, qui fonctionne au méthane produit par des excréments humains.

Il faut croire que Doc et sa Delorean fonctionnant avec des déchets dans « Retour vers le futur » ont marqué les esprits des ingénieurs qui ont conçu cette Bio-Bug. Elle fonctionne au méthane produit par des excréments humains !

Cette New-Beetle a été modifiée par la société GENeco pour rouler au biogaz. Elle démarre d’abord à l’essence pour chauffer le moteur puis embraye automatiquement sur le méthane. Mohammed Saddiq, qui a travaillé sur le développement du prototype, affirme que des conducteurs ne sentent pas la différence.

GENeco indique en effet que pour la première fois dans une voiture qui roule au méthane, les performances d’origine du véhicule ne sont pas altérées. Cela s’explique par le fait qu’auparavant le méthane obtenu n’était pas suffisamment propre pour alimenter efficacement le moteur thermique.

L’entreprise indique que les excréments d’à peine 70 foyers sont suffisants pour alimenter la Bio-Bug afin de parcourir environ 16 000km, l’équivalent de la moyenne annuelle d’un automobiliste. Avec ces résultats, l’entreprise pense qu’il s’agit d’une alternative crédible à la voiture électrique et estime pouvoir bientôt se servir de déchets ménagers …

Alors, est-ce la solution miracle que tout le monde attend pour rouler « propre » ? Je ne crois pas qu’il soit très bon pour l’atmosphère de brûler du méthane à tout va. Rappelons que c’est un gaz à effet de serre qui est considéré comme le 3ème gaz responsable du dérèglement climatique après le CO2 et les fréons (source : Wikipedia).

Dommage, l’idée était séduisante, surtout pour un fan de « Retour vers le futur » !

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23 commentaires pour ce billet
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  1. Marc-André KOEHNLEIN écrivait le 09/08/2010

    Le biogaz est une alternative très sérieuse pour l’avenir. La Suisse et l’Italie limitrophe sont par exemple déjà très bien équipées sur tout le territoire en infrastructures biogaz.

    Le biogaz se produit à partir de n’importe quel déchet d’origine organique; cela laisse de belles possibilités.

    Par contre je pense que c’est une erreur que de vouloir toujours imaginer étendre une source énergétique à des millions voir des milliards d’utilisateurs. Consommer de l’énergie sera toujours un « luxe » coûteux, polluant et nuisible pour l’environnement. On pourra cependant atténuer ces nuisances en développant des solutions combinant un mix énergétique varié et intelligent.

    Le biogaz c’est du méthane issu de la dégradation biologique de matière organique, c’est une énergie renouvelable. Oui le méthane est un gaz à effet de serre beaucoup plus puissant que le CO2. Mais pour produire de l’énergie je rappel que on le brûle, cela donne le résultat de combustion suivant :

    CH4 + 1/2 O2 –> CO2 + H2O

    Autrement dit brûler du méthane ne produit que du CO2 et de la vapeur d’eau…

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  2. martin écrivait le 11/08/2010

    CH4 + 2O2 → CO2 + 2H2O pour que l’equation soit équilibrée, non ? (1 C, 4 H et 4 O de chaque côté) :-)

    Mais oui l’essentiel est là, méthane brûlé ==> CO2 et eau

    donc à première vue, sans être chimiste, la combustion du méthane est même un bienfait pour l’environnement comparé aux effets du méthane non brûlé !

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    • abcmoteur écrivait le 11/08/2010

      Je pense aussi que tu as raison.

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    • Charles écrivait le 19/08/2010

      Je pensais que le CO2 était justement ce gaz à effet de serre qu’on, cherchait à réduire.
      Si en brulant du méthane, on produit du CO2, ce ne me parait pas être profitable pour l’environnement, non ??

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      • Martin écrivait le 19/08/2010

        /improvisation chimiste, donc à prendre au conditionel/

        Le méthane, gaz, tout comme l’octane, hydrocarbure principal composé de l’essence, sont des matieres composées d’atome de Carbone (C) et d’hydrogène (H). D’où le nom d’hydro(H) Carbure (C).

        Leur combustion, c’est à dire la réaction chimique du composant avec l’oxygène (O) à une certaine température, casse l’hydrocarbure: les atomes Carbone et l’oxygène vont former du CO2, et les atomes d’hydrogène et d’oxygène vont former de l’eau H2O.

        Dans les deux cas nous avons donc de l’eau, H2O, inoffensive, et du CO2, gaz présent également naturellement (cf. la respiration…) mais dont la quantité excessive à des effets néfastes sur la nature. Il faut encore rajouter tout un tas de cochonneries lié au fait que, pour faire simple, « ce n’est pas si simple » /on ne brule pas du méthane ou de l’octane « pur »/.

        Donc tu as raison: ce n’est pas « propre », dans les deux cas, on se retrouve dans une equation similaire, à quelques atomes de carbone et d’hydrogène près.

        Maintenant la question est posée différement. Déjà, premier constat, le méthane dans l’atmosphère a un effet encore plus néfaste que le CO2. As-tu déjà entendu parler de l’impact des excréments des animaux de l’agriculture sur l’atmosphère, l’effet de serre et l’environnement en général ? On peut envisager que plutot que laisser ce gaz se diffuser, le bruler permettrait un impact plus faible, et le bruler inteligemment permettrait d’utiliser cette energie: dans un moteur de voiture, la faisant ainsi avancer, par exemple.

        Les emissions de CO2 et de « cochonneries » ne seraient alors peut etre pas meilleur que la combustion du petrole (encore que cela reste à démontrer, je n’ai pas la compétence), mais on aura tout d’abord limité l’impact du méthane et surtout, on aura recyclé une matière existante /par necessité/ plutot qu’utiliser une energie fossile.

        Pour résumer, l’idée est qu’à impact ecologique équivalent du vehicule (emissions de CO2), dans un cas tu auras foré, transporté, transformé une energie fossile de plus en plus rare, dans l’autre cas tu auras recyclé du déchet présent « par nécessité » sur tout le globe et encore plus néfaste pour l’environnement sous sa forme de déchet que brûlé. Et je ne parle pas du critère économique. Le bilan total pourrait être largement à la faveur du biogaz, même si ce dernier n’est pas une energie propre.

        Les questions immédiates seraient de savoir exactement quel impact a la combustion du méthane comparé à l’essence, l’effort et l’energie nécessaire à la transformation déchet ==> biogaz.

        Ce bilan total d’ailleurs valable pour toutes les energies: imaginez un monde de rêve ou nous roulons tous en voitures électriques performantes et autonomes, et surtout « propres ». Et que l’electricité serait issue de centrale thermique fonctionnant au fioul…ridicule !

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  3. Bernard écrivait le 11/08/2010

    Encore une m… !! C’est le cas de le dire.
    Que ce soit du méthane, de l’éthane, du propane, du butane ou autres carburants à molécule de carbone comme notre essence ou notre gasoil ou encore les biocarburants (Cn H2n+2), la combustion se fait certes avec de l’oxygène, donc avec production de CO2, mais oxygène pris dans l’air qui nous entoure, c-à-d avec une grande quantité d’azote !!
    La quantité d’oxygène est en défaut dans nos moteurs moyen-âgeux à piston et vilebrequin, ce qui génère des imbrûlés (particules, suie, ..). La combustion est imparfaite et l’azote de l’air produit des NOx variables avec la température atteinte par les gaz. Ceux-ci rejetés dans l’atmosphère produisent des acides avec l’eau de pluie …
    Je m’arrête là !!
    Qu’on en vienne vite, vite, vite à la voiture électrique à pile à hydrogène, vraie solution ZERO émission.

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    • JP écrivait le 13/08/2010

      Bernard, vous pouvez démenager à Los Angeles et rouler en Honda FCX pour $600 par mois!

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  4. Marc-André KOEHNLEIN écrivait le 11/08/2010

    Ok pour la pile à hydrogène, mais il me semble que l’hydrogène ne se trouve pas naturellement dans l’environnement. Du coup pour avoir de l’hydrogène dans les voitures il faudra…de l’énergie….!

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    • Avatar of Yoann NUSSBAUMER
      Yoann NUSSBAUMER, l'auteur du billet, écrivait le 14/08/2010

      Effectivement, il va falloir de l’énergie pour produire l’hydrogène … c’est un peu le serpent qui se mort la queue :-/

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      • Belprius écrivait le 28/01/2011

        L’énergie n’est pas le problème tant quelle ne génère pas de CO2 fossile pendant sa production. Mais c’est vrai que concrètement le réflexe actuel est encore trop souvent de recourir a des énergie fossiles comme le gaz, le pétrole ou le charbon, ce qui entraîne forcément une production de CO2 également fossile. Par contre si vous brûler du bois, pas de problème puisqu’il ne dégage pas de CO2 fossile mais du bio CO2 qu’il à pris dans l’atmosphère pendant les années de sa croissance (vérifiable par la richesse en Carbone 14). Notez que certains combustibles donnent lieu à polémique comme la tourbe. Elle est intermédiaire entre fossile et non fossile car le carbone a été prélevé à l’atmosphère mais pendant des milliers d’années, ce qui tend à en faire un combustible fossile. C’est un véritable hybride. Inversement un gaz comme le biogaz n’est pas du tout fossile alors qu’il a le même aspect parce qu’il provient de la décomposition de substances organiques récentes. Pour l’hydrogène, la question ne se pose pas puisqu’il n’est qu’un vecteur, mais malheureusement il faut le considérer comme un combustible fossile car industriellement c’est à partir de gaz, de pétrole ou de charbon qu’il est produit. L’électricité est bien trop chère pour en faire de l’hydrogène à l’échelle industrielle, d’ailleurs cela n’existe nulle part. Personne ne produit par électrolyse ce qui peut être produit par une autre voie à une fraction du coût. Bien sur au niveau d’un labo ou d’une petite unité ça peut toujours servir pour épater la galerie. Ne soyez cependant pas dupe, quand ton ne dit rien, c’est d’un combustible fossile que l’on parle et si le CO2 n’est pas visible chez vous c’est à l’usine qu’il est sorti. C’est un peu pareil pour l’électricité mais là, la fraction non fossile, entre autre nucléaire, est réellement significative ainsi d’ailleurs que d’autres sources réellement non fossile.

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  5. Laetitia écrivait le 12/08/2010

    « les conducteurs ne sentent pas la différence » ?? Au sens premier, ça doit quand même pas sentir super bon tout ça ?

    Je trouve l’idée plutôt intéressante, mais je pense qu’on est encore loin de l’image de Doc qui vide une poubelle dans son réservoir de voiture. Dommage…

    Voilà un article qui m’a bien fait sourire en tout cas ! Merci Yoann !

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    • JP écrivait le 13/08/2010

      J’ai eu le même sourire en lisant cette phrase…

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      • fabke écrivait le 02/09/2010

        PS: le gaz, purifié ne sent rien (cf. les intoxications l’hiver…) C’est beaucoup plus facile à faire que les hybrides mais c’est pas taxé pareil. CQFD

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  6. Franck écrivait le 12/08/2010

    Il vaut mieux effectivement brûler le Méthane que de le laisser s’échapper dans l’atmosphère. Le méthane s’échappant des stations d’épuration ou autres décharges est une ressource d’énergie perdue et participant pour 5 fois plus que le CO2 à l’effet de serre.
    A Lille les bus roulent grâce au biogaz produit par les déchets ménagés de la ville !!!
    Nos voisins Suisses et Allemands ont déjà plus de 18% de biogaz dans le GNV (Gaz Naturel pour Véhicule) distribué dans les stations.
    En France nous avons un formidable potentiel biogaz simplement de part les déchets agricoles (déchets verts, lisiers…).
    Mais en France nous n’avons pas de pétrole mais… des pétroliers….
    Francky.

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  7. martin écrivait le 13/08/2010

    « Mais en France nous n’avons pas de pétrole mais… des pétroliers…. » tellement bien dit !

    Je rajouterais que le méthane/les déchets contrairement au pétrole n’est pas une energie fossile.

    Et de plus cette « matière première » est créée, on peut le dire, « par obligation », et il faut bien s’en occuper.

    Contrairement au pétrole qu’on ira forer, le traitement des déchets est indispensable. On peut laisse le pétrole où il est, si on n’en a plus besoin, mais, on se passera jamais de nos excréments. S’ils sont néfastes, alors il faut les rendre moins néfastes, si en plus cela permet de faire avancer une voiture qui aujourd’hui utilise une énergie plus polluante, je pense que c’est gagnant-gagnant.

    Donc les questions à se poser sont:

    1. Le traitement « classique » des déchets permet-il un meilleur rendement energétique que sa transformation en biogaz ?
    2. Le traitement « classique » des déchets permet-il la réduction de l’effet de serre provoqué par les gaz émis par ces déchets ?
    3. La transformation en biogaz et son utilisation permet-elle de meilleurs résultats que le traitement classique ?
    4. L’utilisation en tant que carburant en lieu et place du pétrole permet-elle une amélioration sur énergétique / écologique ?

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    • Avatar of Yoann NUSSBAUMER
      Yoann NUSSBAUMER, l'auteur du billet, écrivait le 14/08/2010

      Voila 4 questions auxquelles je voudrais bien avoir des réponses !

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    • fabke écrivait le 02/09/2010

      Rien que la décharge de Marseille, qui est la plus grande d’Europe, produit des centaines de M3 de biogaz par jours. Ils ont même fait des cheminées dedans pour ne pas qu’il y ait des coups de grisous !!!
      mais rien n’est fait pour le récupérer alors que ca couterait 3 francs 6 sous.
      Questions:
      1/est-ce que la taxe professionnelle payée par la raffinerie total juste à côté à un effet dissuasif sur les élus? je le pense
      2/ il n’y a pas d’IPP sur le Biogaz et notre gouvernement vit pratiquement que de ca. le reste n’étant qu’un tour de passe-passe : salaire-taxe-allocations sociales + dette pour boucler la boucle.

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  8. Christian écrivait le 14/08/2010

    Bonjour à tous
    Avant tout, je précise que je suis un lecteur de la première heure de ce site.
    Bien évidemment, je partage entièrement les avis de Frank et de Martin. A tel point que je me demande depuis un certain temps quels sont les financiers de ce site uniquement orienté « électrique »!
    Même si l’actualité « gaz » est très peu fournie, je suis obligé de constater qu’il n’y en a que pour les véhicules électriques d’un coût exorbitant et qui seront subventionnés par nos impôts!(sans commune mesure avec les aides pour l’achat d’un véhicule GNV) et sans parler des amis du pouvoir qui vont en profiter.
    Les questions que pose Martin sont les bonnes.
    A quand un site qui parle sans parti pris de toutes les possibilités offertes et qui ne réduit pas le gaz (entre autres) à des excréments (serait-ce une énergie de m…e)?
    Comme toujours, le combat continue…

    Répondre
    • Avatar of Yoann NUSSBAUMER
      Yoann NUSSBAUMER, l'auteur du billet, écrivait le 14/08/2010

      Tout d’abord, merci pour ta fidélité à Automobile Propre Christian :-)

      Pour répondre à ta question sur les « financiers » derrière le site, je te rassure, il n’y a pas de grosse boite derrière tout cela – à part ma modeste TPE ;-)

      Au niveau de la voiture électrique, c’est vrai qu’on en parle souvent, car elle fait l’actualité. C’est aussi le domaine que je connais le mieux, et il m’est difficile de trouver des experts pour rédiger des billets sur le GNV par exemple.

      Néanmoins, je tiens à te rassurer, la mission d’Automobile Propre est bien de couvrir, dans la mesure du possible, TOUTES les technologies (mais aussi les usages) qui représentent un progrès environnemental pour l’automobile.

      Aujourd’hui, le site n’atteint pas encore cet objectif, mais je te confirme qu’il s’agit de la vision qui guide le développement de ce site.

      Répondre
    • Charles écrivait le 19/08/2010

      Il me semble que le site est « Automobile Propre » et pas « Véhicule Electrique », ca inclut bien tous les véhicules qui peuvent être considérés comme propre. Resterait à être bien sûr de ce qu’est un « véhicule propre »… dans son utilisation … et sa fabrication!

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      • Avatar of Yoann NUSSBAUMER
        Yoann NUSSBAUMER, l'auteur du billet, écrivait le 19/08/2010

        Malheureusement, la voiture propre n’existe pas, et n’existera jamais. Il faut prendre le titre du site comme un idéal vers lequel il faut tendre !

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  9. Manuts écrivait le 17/06/2011

    Il faut être clair, il est plus intéressant en termes de gaz à effet de serre de brûler le méthane naturel que de le laisser s’échapper à l’air libre. Il vaut mieux émettre du CO2 que du CH4, c’est pourquoi je ne comprends pas que la filière biométhane carburant ne se développe pas et qu’on ait supprimé l’aide à l’achat pour les véhicules GNV!! on peut en effet penser qu’une voiture qui brûle du méthane « naturel » qui serait sinon envoyé dans l’atmosphère participe à « réduire » l’effet de serre!! Sur les centres d’enfouissement technique (décharges) il existe parfois des torchères pour bruler le méthane à l’air libre, une énergie inutilisée. Pour enfoncer le clou, il faut savoir que les véhicules fonctionnant au gaz naturel (GNV) sont au point et que ce sont les véhicules les moins polluants du marché globalement et surtout pour les particules fines, problèmes prégnant en France!! Ce choix politique du tout électrique pour les véhicules « propres » a réellement des parfums de scandale…

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  10. Manuts écrivait le 17/06/2011

    il faudrait d’ailleurs changer la fin de votre article qui est inexacte, il est en réalité meilleur pour l’effet de serre de bruler le méthane que de le laisser s’échapper à l’air libre.

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